L'ancienne place Royale, rebaptisée place des Vosges en 1800, est une place du Marais, faisant partie des 3e et 4e arrondissements parisiens
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Les Archives nationales, Hôtel de Soubise
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Conservatoire national des Arts et Métiers (entrée principale, rue Saint-Martin)
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Le 3e, dit "arrondissement du Temple", s'étend sur 1,17 km2.
Aux XIXe et XXe siècles, c'est l'un des arrondissements de Paris les plus industrieux : vêtement et cuir, bonneterie, chapeau, casquette, orfèvrerie et bijouterie, ferronnerie, bimbeloterie, matériel de précision et de mesure, travail du verre.
Il devient en même temps un point important de convergence d'immigrants, originaires de nombreux pays.
Le Carreau du Temple construit en 1863. Lieu de transactions entre les marchands du Temple et les fripiers des rues, ce marché connaît une effervescence populaire représentative de l'essor commercial du quartier.
Dès 1800, les mairies d'arrondissement, dont le nombre est passé de 12 à 20 en 1860, ont constitué des centres administratifs importants et les principaux relais territoriaux de la préfecture de la Seine.
Le chantier de la mairie du 3e est confié à Victor Calliat, inspecteur de l'Hôtel de Ville, et à qui l'on doit le bâtiment de la Préfecture de Police de Paris. Eugène-Alexandre Chat, concepteur du Lycée Turgot, en assurera l'achèvement de 1865 à 1867. Le bâtiment constitue une illustration parfaite de l'architecture officielle du XIXe siècle.
Les quatre quartiers administratifs de l'arrondissement sont : Arts et Métiers, Enfants Rouges, Archives et Saint-Avoye.
Lors du recensement de 1936, le 3e arrondissement comptait 66 233 habitants.
Le 3e arrondissement a été profondément marqué par la Seconde Guerre mondiale, l'occupation allemande et les déportations.1
C'est au milieu d’une des rues les plus populaires et industrieuses de l’arrondissement, qu’une des plus grandes synagogues d’Europe se niche en retrait des immeubles alentours.
Situe 15, rue Notre-Dame-de-Nazareth, c’est la première synagogue construite par le Consistoire israélite de Paris grâce à une autorisation délivrée par Louis XVIII en 1819. Le bâtiment est érigé en 1822 sur les plans de l’architecte Thierry.
Pendant la 2e guerre mondiale, bien qu’ayant été victime d’attentats en 1941 et voisine des bureaux de la Gestapo, la synagogue, qui abritait le bureau du Consistoire, n’a pas souffert de dégradations.
Le Grand Rabbin Joseph Saks et son épouse, seront tous deux déportés et morts en déportation.
A la Libération, la synagogue intacte rouvrira ses portes.
Familles réfugiées à Paris 75003[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible. 8 Familles arrêtées (Paris 75003)[Compléter]
1942Famille Adamowicz - Abraham, né le 08/01/1893 en Pologne, tailleur, habitait 46, rue Notre-Dame-de-Nazareth à 75003 Paris, avec son épouse Cypora (Tzipora) née Proszowski en 1896 à Lodz (Pologne) et leurs enfants Marcel, né le 29/09/1928 à Lodz, Esther, née le 14/09/1930 à Lodz (Pologne), Myriam (Marie), née le 23/02/1936 à Paris, et Sarah (Céline), née le 24/12/1938 à Paris. Arrêtés parce que juifs, ils sont internés à Pithiviers. Abraham, 49 ans, sera déporté sans retour de Pithiviers à Auschwitz par le convoi n° 13 du 31/07/1942 qui transporte 1 049 personnes, dont 146 enfants. Son épouse, Cypora, 46 ans, et ses enfants, Esther, 11 ans, Myriam, 6 ans, et Sarah, 3 ans, seront déportés sans retour de Drancy à Auschwitz par le convoi n° 20 du 27/08/1942 qui transporte 1 000 personnes, dont 581 enfants. Seul Marcel Adamowicz, échappera à l'arrestation et sera pris en charge par l'OSE. Déportation : 31/07/1942 convoi no 13 et 20 JO : Mémorial de la déportation des Juifs de France
16/07/1942Famille Aktor - Chaim, né le 19/11/1905 à Lodz (Pologne), habitait 81, rue du Temple à 75003 Paris avec son épouse Zelda, née le 28/12/1909 à Lodz, et leurs deux filles Maria (Marie), née le 10/04/1930 à Paris, et Rachel, née le 08/02/1940 à Paris sont arrêtés parce que juifs le 16/07/1940. Ils sont internées à Beaune-la-Rolande. Chaïm, 36 ans, sera déportée de Pithiviers à Auschwitz par le convoi n° 13 du 31/07/1942 qui transporte 1 049 personne, dont 146 enfants. Zelda, 32 ans, Maria, 12 ans, et Rachel, 2 ans, seront déportées sans retour de Drancy à Auschwitz par le convoi n° 23 du 24/08/1942 qui déporte 1 000 personnes, dont 580 enfants. Déportation : 24/08/1942 convoi no 13 et 23 JO : Mémorial de la déportation des Juifs de France
1943Famille Bornstein - Gédalie, né le 21/07/1886 à Wloclawek (Pologne), et son épouse Rachel, née Apter le 09/11/1892 à Tarnopol (Autriche) habitaient 83, rue du Temple à Paris dans le 3e arrondissement et ont deux fils, Max et Jacques. Ils sont commerçants et Max travaille avec eux. Gédalie et Rachel seront arrêtés parce que juifs et déportés sans retour de Drancy à Auschwitz par le convoi n° 61 du 28/10/1943. Déportation : 28/10/1943 convoi no 61
1942Famille Douani - Ange-Mardochée Douani, né en 1901 à Tunis (Tunisie), habitait au 70, boulevard Sébastopol dans le 3e arrondissement à Paris. Arrêté parce que juif, il est déporté sans retour à Auschwitz par le convoi n° 1 au départ de Compiègne ou Drancy le 27/03/1942.
Déportation : 27/03/1942 convoi no 1 JO : Alain Nedjar
1942Famille Hopensztand - Rachel, née le 10/09/1929 à Paris, habitait 134, rue du Temple à 75003 Paris. Arrêtée parce que juive avec ses parents, ils sont internés à Drancy et déportés sans retour de Drancy à Auschwitz par le convoi n° 19 du 14/08/1942 qui transporte 991 personnes, dont 117 enfants.
Déportation : 14/08/1942 convoi no 19 JO : Mémorial de la déportation des Juifs de France
7/04/1942 -François Molet, fusillé le 7 avril 1942 au Mont Valérien ( les Nazis) né le 14 mars 1905 à Beaurevoir aisneMont-Valérien France 14/06/1940 -La Wehrmacht fait son entrée dans Paris. 10/1940 -Le recensement effectué par les services de la préfecture de Police de la Seine (réparti aujourd'hui entre Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), dénombre 149 734 hommes, femmes et enfants juifs, dont 64 070 Juifs de nationalité étrangère. 19/10/1940 -Le Préfet de Police ordonne d’apposer la mention "juif" à l’encre rouge sur les cartes d’identité des Juifs résidant en zone occupée. 14/05/1941 -Première grande rafle de Juifs à Paris: 3 710 personnes sont envoyées dans les camps du Loiret, à Pithiviers et à Beaune-la-Rolande. 20/08/1941 -Ouverture du camp de Drancy en région parisienne 29/11/1941 -Loi française instituant l’Union Générale des Israélites de France (UGIF). Elle regroupe obligatoirement toutes les associations culturelles et cultuelles. 12/12/1941 -Rafle dite des notables à Paris, 700 Juifs sont arrêtés. 29/05/1942 -Ordonnance allemande instituant le port de l’étoile jaune aux Juifs de plus de 6 ans, en zone occupée. 16/07/1942 -16 et 17 juillet 1942, la rafle du Vel’ d’Hiv’ à Paris et dans son agglomération, le "Jeudi noir" comme l’appelle les Juifs, l’opération "Vent printanier" selon le code allemand, visant les familles juives étrangères. 13.000 arrestations dont 4 000 enfants. 17/08/1942 -997 juifs, en majorité d’origine polonaise, sont déportés de Paris au camp d’extermination d’Auschwitz pour y être gazés. 21 enfants de moins de quatre ans figurent parmi les déportés. 20/08/1942 -Du 20 au 25 août, arrestations massives de Juifs étrangers à Paris. 4 232 hommes sont internés à Drancy par la police française, à la demande des Allemands. 14/07/1943 -Bombardements aériens alliés sur la Région Parisienne. 10/08/1944 -Du 10 au 25 août 1944, le quartier du 3e arrondissement participe à la Libération de Paris. Le 25 août 1944, le quartier est libéré.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse7 pages,
réalisation 2013 Auteur :
Thierry Noël-Guitelman
- terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.
1 Paris 75003 sur
Wikipedia 2 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les
communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants
sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
3 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. ) 4 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André ) 5 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
6 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
7 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
8 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem. Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période. C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
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