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Hélène Berr



 
Paris 75007 - Paris
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Hélène-Berr
Hélène Berr
source photo : Mémorial de la shoah/CDJC – coll. Job
crédit photo : D.R.
Hélène-Berr
Hélène
source photo : Mémorial de la shoah/CDJC – coll. Job
crédit photo : D.R.
Hélène-Berr
De gauche à droite, Jean Morawiecki, François Job, Hélène Berr et Jean Pineau. 1942 à Aubergenville
source photo : Mémorial de la shoah/CDJC – coll. Job
crédit photo : D.R.
Histoire
Hélène Berr est née dans une famille juive de vieille souche française.
Son père, Raymond Berr (1888-1944), polytechnicien (X 1907), ingénieur du corps des Mines, blessé lors de la Grande guerre, fait toute sa carrière à la société Kuhlmann (devenue Péchiney). Entré à 31 ans comme directeur-général, il en devient vice-président.
Sa mère, Antoinette est la fille d'un industriel polytechnicien.
Raymond Berr et Antoinette Berr auront cinq enfants : Jacqueline (1915-1921), Yvonne (1917-2001), Denise (1919-2011), Hélène, née en 1921, et Jacques (1922-1998). Yvonne, mariée à Daniel Schwartz, leur fils Maxime Simon (X 1961) et Jacques ont rejoint la zone libre. Denise a épousé en 1943 François Job, polytechnicien (X 1938).

Hélène Berr prépare l'agrégation d'anglais qu'elle ne pourra pas passer en raison des lois antisémites de Vichy sur le statut des Juifs.

Le 7 avril 1942, à l'occasion d'une dédicace qu'elle obtient de Paul Valéry, Hélène Berr entame ce jour là un journal. Truffé de citations de Shakespeare ou de Lewis Carroll, elle raconte la vie quotidienne, les week-ends dans la maison familiale d'Aubergenville, les épreuves et la guerre qui n'est d'abord qu'un mauvais rêve.
Hélène est fiancée à Jean Morawiecki, futur diplomate.
"Écrire toute la réalité et les choses tragiques que nous vivons, en leur donnant toute leur gravité nue sans déformer par les mots, c’est une tâche très difficile et qui exige un effort constant".
Hélène Berr écrit "par devoir", et aussi pour Jean.
Elle portera l’étoile jaune fixée par un bouquet tricolore et écrira : "Mon Dieu, je ne croyais pas que ce serait si dur. J’ai eu beaucoup de courage toute la journée. J’ai porté la tête haute, et j’ai si bien regardé les gens en face qu’ils détournaient les yeux. Mais c’est dur. D’ailleurs, la majorité des gens ne regardent pas. Le plus pénible c’est de rencontrer d’autres gens qui l’ont… Il me semblait brusquement que je n'étais plus moi-même, que tout était changé, que j'étais devenue étrangère, comme si j'étais en plein dans un cauchemar".

Raymond Berr est arrêté le 23 juin 1942 au prétexte que son étoile jaune, obligatoire depuis le 8 juin, était agrafée et non cousue. Il est libéré le 22 septembre 1942 après un internement de trois mois au camp de Drancy, et le versement d’une caution par l’entreprise Kuhlmann dirigée alors par René Duchemin. Il est alors contraint de travailler de son domicile.

Hélène Berr, qui ne peut poursuivre ses études, se présente au siège de l'Union générale des israélites de France (Ugif) où elle recrutée comme assistante sociale bénévole le 6 juillet 1942.

Hélène Berr et ses parents sont arrêtés à leur domicile 5, avenue Elisée-Reclus dans le 7e arrondissement de Paris, le 8 mars 1944.
Internés au camp de Drancy, ils sont tous les trois déportée sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 70 le 27 mars 1944, le jour du 23e anniversaire d'Hélène Berr.
Sa mère Antoinette est gazée le 30 avril 1944.
Son père Raymond, atteint d'un phlegmon au genou, est assassiné par le médecin-chef polonais du camp d'Auschwitz III - Monowitz le 27 septembre 19441.
Hélène Berr, est transférée d'Auschwitz le 31 octobre 1944 et arrive le 3 novembre à Bergen Belsen.
Un matin, ne pouvant se lever à l'heure de l'appel, elle est battue à mort par une gardienne, quelques jours avant la libération du camp par les troupes anglaises qui a lieu le 10 avril 1945. Souffrant de typhus et de mauvais traitements, elle meurt début avril 1945.

Mariette Job, nièce d'Hélène Berr, retrouve le manuscrit chez Jean Morawiecki en 1992, et ce dernier la rend légataire du Journal. En 2002, elle le remet au Mémorial de la Shoah. Il est publié en France début janvier 2008 chez Tallandier (vendu dans les premiers mois à 100 000 exemplaires), et à l'étranger dans près de 25 pays.

26/08/2011

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Titre

Le Journal d'Hélène Berr : 1942-1944

Le Journal d'Hélène Berr : 1942-1944

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Auteur   Hélène Berr  
Édition   Tallandier  
Année   2011  
Genre   témoignage  
Description   D’avril 1942 à février 1944, cette jeune femme juive a tenu son journal au jour le jour. Un texte d’une qualité littéraire exceptionnelle, où se mêlent l’expérience quotidienne de l’insoutenable et le monde rêvé des lettres, où alternent à chaque instant l’espoir et le désespoir. Ses derniers mots, le 15 février 1944, « Horror ! Horror ! Horror ! », sont un pressentiment de l’inéluctable. Arrêtée le 8 mars 1944, elle est déportée à Auschwitz-Birkenau avec son père et sa mère. Elle survit presque jusqu’au bout à l’épreuve, succombant à l’épuisement à Bergen-Belsen en avril 1945, quelques jours avant la libération du camp.

Plus de soixante documents couleur et noir et blanc – photos de famille, de Paris sous l’Occupation et pages manuscrites – viennent illustrer de larges extraits du Journal d’Hélène Berr.

« Un témoignage d’une force rare. » LE FIGARO
« Un texte immense. » LE JOURNAL DU DIMANCHE
« Dans ce journal, la jeune fille pose un regard ébloui sur la beauté du monde, en même temps qu’un regard horrifié, mais qui ne cède pas devant le danger qui se rapproche. […] Des pages exceptionnelles par leur clairvoyance et leur qualité littéraire. » LIBÉRATION
« Plus d’un demi-siècle s’est écoulé depuis, mais nous sommes, à chaque page, avec elle, au présent. » LE NOUVEL OBSERVATEUR
« D’une écriture lumineuse, Hélène Berr forge des pensées qui mériteraient toutes d’être citées. Elle s’avère digne d’une Simone Weil dans son empathie ardente ; elle devance les travaux d’Hannah Arendt quand elle analyse l’engrenage de l’extermination, les responsabilités collectives et individuelles. » LA CROIX
« De cette époque que l’on voit schématiquement en noir et blanc, Hélène Berr nous restitue la couleur, un monde complexe où, d’un quartier à l’autre, d’une rue à l’autre, on passe du bleu de la liberté au gris de la persécution. » LE FIGARO MAGAZINE
« Un Journal bouleversant d’intelligence et de lucidité. » TÉLÉRAMA
« Hélène Berr, un journal, un monument. […] Cette voix bouleversante est ressuscitée dans une œuvre littéraire remarquable. » THE JERUSALEM POST
 

Titre

Journal 1942-1944, suivi de Hélène Berr, une vie confisquée

Journal 1942-1944, suivi de Hélène Berr, une vie confisquée

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Auteur   Hélène Berr  
Édition   Points  
Année   2009  
Genre   témoignage  
Description   Journal 1942-1944 : Suivi de Hélène Berr, une vie confisquée par Mariette Job

Avril 1942, Hélène Berr débute l'écriture de son journal. Elle y décrit, avec une pudeur et une sensibilité extrêmes, son quotidien de jeune juive parisienne : cours à la Sorbonne, lectures et promenades, amours naissantes. Le port de l'étoile jaune, l'application des lois antijuives et la peur des rafles envahissent brutalement sa vie. Jusqu'à son arrestation, en mars 1944. La lucidité et le talent littéraire d'Hélène Berr font de ce témoignage un document exceptionnel.

Biographie de l'auteur
Née en 1921, Hélène Berr est morte à Bergen-Belsen, en avril 1945, quelques jours avant la libération du camp. Son Journal a obtenu un grand succès critique et public. Il est traduit dans vingt-six pays.
 

Titre

Hélène Berr. Journal suivi d'un dossier pédagogique

Hélène Berr. Journal suivi d'un dossier pédagogique

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Auteur   Hélène Berr  
Édition   Points  
Année   2009  
Genre   témoignage  
Description   Hélène Berr a vingt et un ans lorsqu'elle commence à écrire son journal. L'année 1942 et les premières lois antijuives de Vichy marquent la fin de l'insouciance. Contrainte de porter l'étoile jaune, elle narre au quotidien son existence dans le Paris de l'Occupation. Déportée en mars 1944, elle meurt à Bergen-Belsen, quelques jours avant la libération du camp. Soixante ans durant, ce manuscrit est demeuré enfoui comme un douloureux trésor familial. Publié en 2008, le journal d'Hélène Berr est devenu un texte mythique. Il est donné à lire ici dans une version abrégée.  

Titre

Journal. Helene Berr

Journal. Helene Berr

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Auteur   Hélène Berr  
Édition   MacLehose - 1st Edition  
Année   2009  
Genre   témoignage  
Description   Translated from the French by David Bellos with an Introduction and an Essay by David Bellos and an Afterword by Mariette Job.  

Titre

Journal, Hélène Berr. Livre audio

Journal, Hélène Berr. Livre audio

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Auteur   Hélène Berr  
Édition   Audiolib  
Année   2008  
Genre   témoignage  
Description   "Il y avait sûrement en 1942 des après-midi où la guerre et l'Occupation semblaient lointaines et irréelles. Sauf pour une jeune fille du nom d'Hélène Berr, qui savait qu'elle était au plus profond du malheur et de la barbarie ; mais impossible de le dire aux passants aimables et indifférents. Alors, elle écrivait un journal. Avait-elle le pressentiment que très loin dans l'avenir, on le lirait ?" Patrick Modiano
Cette "voix" étouffée par la barbarie, la grande comédienne qu'est Elsa Zylberstein lui donne vie, avec une sobriété qui multiplie l'émotion.
Postface inédite de Mariette Job, nièce d'Hélène Berr.
Prix "Lire dans le Noir" 2009.
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Hélène Berr. Une vie confisquée (Exposition, sur le site du mémorial de la Shoah. )
2 Une vie confisquée par Véronique Chemla
3 Pour une étude du Journal d’Hélène Berr en oeuvre intégrale (Le Journal d’Hélène Berr a connu un très grand succès à sa publication, au mois de janvierÞ2008. Le texte, écrit par une jeune femme juive pendant l’Occupation, a surpris par sa qualité littéraire mais aussi et surtout par la qualité du témoignage sur des années terribles qui apparaissent, sous la plume de la narratrice, comme un condensé d’émotions contradictoires. En effet, la tragédie de l’exclusion et des persécutions antisémites, organisées par le gouvernement de Vichy, côtoie le bonheur de vivre, l’amour et le goût
pour les oeuvres les plus raffinées. Le Journal est un texte qui brûle, le récit d’un destin tracé, de certitudes et d’angoisses qui vont grandissant.
Une séquence didactique au sens le plus traditionnel est proposée ici, comme on le ferait pour une oeuvre "ordinaire", mais des pistes pour réfléchir et travailler avec une classe de troisième sur ce livre qui marque. Voulant respecter cette alternance entre le bonheur et le tragique, nous proposons de suivre un plan d’étude qui imite ce mouvement propre à la jeune diariste. )
4 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
5 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
6 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
7 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
8 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )

Notes

- 1 - David Rousset, Les Jours de notre mort, 1947, Éd. du Pavois, rééd. Hachette, coll. Pluriel, 2005.



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