Soissons est l’une des villes martyres de la Première Guerre mondiale après l'offensive du Chemin des Dames.
Déportations
Au cours de l’Occupation durant la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive de Soissons est déportée lors de deux grandes rafles : la première, le 17 juillet 1942, est opérée par la police soissonnaise, en même temps que la rafle du Vél d'Hiv, tandis que la Gestapo réalise la seconde le 4 janvier 1944.1
La Résistance à Soissons
Des réseaux de résistance se mirent en place à Soissons, de juin à août 1940. Le 25 novembre 1941, la Gestapo organisa des rafles à Paris, Blois et Soissons. Les résistants sont torturés et incarcérés à Fresnes. Le 15 avril 1942 s’ouvre le premier procès d’un réseau de résistance. Le 23 octobre 1942, le commandant Coqueugniot, le Comte de Launay, Pierre Stumm de Paris, Daniel Douay, Jean Vogel, Émile Louys sont fusillés à la caserne Balard. Le 5 décembre 1942, dans la forteresse de Brandebourg, le capitaine Descamps est décapité ainsi que Maurice Moreau en 1943. D’autres Soissonnais périront en camp de concentration : Aimé Dufour, Gilbert Jordana, Eugène Delhaye, André Meurghe, Ludovic Pluche et Louis Leseigneur; ainsi que Roger Ambroise de Berzy-le-Sec. La ville de Soissons a voulu honorer ce réseau en donnant son nom à une rue.2
Août 1944 : libération de Soissons
Le 23 août 1944, vers minuit, des maquisards du groupe "Aurèle" commandés par Lucien Berger sont guidés par Madame Delhaye et Madame Douay (dont les maris, résistants du "Réseau Vérité Française" ont été fusillés) vers des caches d’armes. Un arsenal de fusils, mitrailleuses, grenades, un mortier et un char démontés (de quoi équiper mille hommes) ont été mis en lieu sûr dès juillet 1940 par les résistants « de la première heure » (entre autres, le capitaine Descamps, Messieurs Meurghe, Moreau, Vogel tous arrêtés en 1941 et exécutés) dans l’usine Zieckel où M. Delhaye était ingénieur, au cimetière de la ville, dans des carrières, etc. Les armes sont chargées sur des tombereaux recouverts de fumier. Deux agriculteurs de la région se chargent de les faire entrer dans la ville pour les mener à Pasly. Arrivés place de la République, ils sont interpellés par une patrouille allemande qui les laissent passer. Quelques jours après, Soissons sera libérée.
A la Libération, la résistance joue un grand rôle et "Roberte" (nom de résistance de Raymonde Fiolet) est maire de Soissons durant quelques mois entre 1944 et 1945.3
Fernand Marcquigny
(1919-1942)
Georges Muzart
(1942-1944)
Raymonde Fiolet
(1944-1945) Résistante sous le nom de Roberte
Louis Roy
(1945-1965)
Cultes à Soissons
Ernest Victor Mennechet
Évêque de Soissons ( 1928-1946 )
1 Familles réfugiées à Soissons[Compléter]
18/07/1942 Famille Glas - Pinches Glas, né le 4 janvier 1894 à Szydlo - Wiez et son épouse Handler, née Brogowska, habitent 37, rue des Cordeliers où ils ont leur commerce.
Lors de l'arrestation des Juifs étrangers, en juillet 1942, ils sont cachés à Charles Letoffe, ancien gardien de la Paix, qui les garde chez lui du 18 au 26 juillet 1942.
Par la suite, le même Charles Letoffe les prévient dès qu'une rafle est imminente, et leur sauvera ainsi la vie. 3 Familles arrêtées (Soissons)[Compléter]
04/01/1944Famille Cahen - Paul (Salomon), 62 ans, né le 29/05/1882 à Lille, et son épouse Fernande, 54 ans, née Taubmann à Reims le 6 novembre 1889, sont commerçants. Ils tiennent un magasin à Soissons, 23 rue du Collège. Ils sont arrêtés par la Gestapo parce que juifs et déportés sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 67 du 03/02/1944. Déportation : 03/02/1944 convoi no 67
01/1944Famille Gochberg - Pauline, 37 ans, née le 24 Septembre 1907 à Paris est arrêtée parce que juive en janvier 1944 avec ses enfants Albert, 8 ans, né le 31 octobre 1935 à Soissons et Nelly, 3 ans et demi, née le 14 mars 1940 à Soissons. Ils habitaient 41, avenue de Coucy. Ils sont déportés le 3 février 1944, par le convoi n° 67 et seront assassinés à Auschwitz. Leur père, David, avait été arrêté et déporté avant eux. Déportation : 03/02/1944 convoi no 67
17/07/1942Famille Wajsfelner - Après la guerre 14-18, Jankiel, né à Krzepice le 23/11/1899, et son épouse Bella, née à Grodno (Pologne) émigrent de Pologne avec leur fils Charles, né à Grodno en 1924. Ils s'installent en France et Maurice naît le 06/06/1933 à Chamy. La famille arrive à Crouy vers 1934-1935. Les Wajsfelner emménagent 15 rue Saint-Quentin à Soissons. Bella est arrêtée parce que juive le 17 juillet 1942 à six heures du matin. Jankiel parvient à s'échapper par les toits. La police française laisse Maurice, 9 ans. Jankiel fait revenir Charles à Soissons, alors qu'il se trouvait en zone libre, et le persuade de se rendre avec lui à la gendarmerie pour retrouver sa mère. Jankiel, 42 ans, Bella et Charles, 20 ans, seront déportés sans retour de Drancy vers Auschwitz par le convoi du 29 juillet 1942. Maurice, resté avec sa tante et sa cousine qui vivaient dans le même appartement que les Wajsfelner. En janvier 1944, la Gestapo vient arrêter Maurice, 11 ans, et la famille qui l'hébergeait, les Gochberg. Ils sont emmenés à Drancy et seront déportés sans retour vers Auschwitz le 03/02/1944 par le convoi n° 67. Déportation : 29/07/1942
22/06/1940 -Signature de l’armistice dans la forêt de Compiègne, à Rethondes. 17/07/1942 -Rafle des Juifs à Soissons, opérée par la police soissonnaise en même temps que la rafle du Vel d'Hiv à Paris. Arrêtés, ils sont déportés vers Auschwitz par l'un des 15 convois partis de Drancy entre le 19 juillet et le 30 août 1942. 04/01/1944 -Rafle des Juifs à Soissons, menée par la Gestapo. 29/08/1944 -Le Général Patton atteint l'Aisne.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Histoire des Communautés Juives du Nord et de Picardie , Mémoire ou thèse148 pages,
réalisation 2009 Auteurs :
Frédéric Viey, Franck d'Almeyda
- terminal
Cette Histoire des Juifs du Nord et de Picardie relate le quotidien des Juifs dans le Nord de la France à partir du Moyen-Âge jusqu'à nos jours. Durant la Seconde Guerre Mondiale, les Communautés Juives de ces régions ont payé un lourd tribu en perte humaine : la déportation et l'exécution après être passé par le Camp des Malines. Aujourd'hui dans toutes les Communautés un monument rappelle les sacrifices faits par le Peuple Juifs. Après la Seconde Guerre Mondiale, la population juive de France est exsangue. Les survivants vont essayer de faire revivre leur patrimoine religieux et culturel.
- 1 - Dominique Natanson, La Mémoire juive en Soissonnais, Éd. Mémoires, 1992.
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S'il vous plait, si vous voulez bien nous aider. Nous sommes les etudiantes de l'ecole des roches et nous sommes tres interesses par l'histoire de notre ecole, especiallement au temps de La Seconde Guerre Mondiale. On sait qu'elle etait demenage a Maslacq, et on a aussi entendu qu'en place d'une de nos maisons il y avait l'hopital, et maintenant on a trouve plein de tranchées, si vous connaissez quelque-chose connectez nous, s'il vous plait! nasta-klkv@yandex.ru
[répondre]
Amédée Bussière
(19/05/1940 - 20/05/1942) Préfet de l'Aisne après l'offensive allemande. Nommé le 21 mai 1942 préfet de police de Paris (1886-1953)
Jean Quenette (08/08/1940 - 12/05/1942) Jean François Quenette, Préfet de l'Aisne et Préfet régional de Saint-Quentin (Aisne, Somme, Oise, Ardennes) à partir de 09/1941 (1903-1971).
Émile Pelletier
(12/05/1942 - 27/03/1943) Émile Amédee Pelletier, Préfet de la région de Laon-Saint-Quentin (Aisne, Ardennes, Oise et Somme) (1898-1975)
Gaston Umber
(27/03/1943 - 08/06/1944) Gaston Jules Antoine Mumber, Préfet de la région de Laon-Saint-Quentin (Aisne, Ardennes, Oise et Somme) (1897-1970)
Roger Homo
(08/06/1944 - 1944) Roger Marie Calentin Paul Homo, Préfet de la région de Laon-Saint-Quentin (Aisne, Ardennes, Oise et Somme) (1892-1977)
Pierre Pène
(1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Laon-Saint-Quentin (Aisne, Ardennes, Oise et Somme) (1898-1972)
Hyacinthe Tomasini
(18/11/1944 - 22/06/1945) Préfet de l'Aisne
Jacques Samana
(22/06/1945 - 24/09/1946) Préfet de l'Aisne
Camille Ernst
*
(24/09/1946 - 09/05/1947) Préfet de l'Aisne
René Hudeley
(09/05/1947 - 02/11/1950) Préfet de l'Aisne
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