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Paul Schaffer



 
Revel 31250 - Haute-Garonne
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Paul-Schaffer
Revel : Paul Schaffer, ses parents et sa soeur Erika.
source photo : "Mémorial de la Shoah, photographies et témoignages". Ed. du Chêne, 2005
crédit photo : D.R.
Histoire
Né et élevé à Vienne, Paul Schaffer a vécu une enfance heureuse, entouré de sa sœur, ses parents et sa grand-mère. Sa vie change brutalement avec l’occupation de Vienne par les nazis et l’annexion de l’Autriche. Il découvre les humiliations, les persécutions et s’exile une première fois avec sa famille en Belgique.

En mai 1940, les Allemands attaquent la France par la Belgique et la Hollande. La famille Schaffer décide de quitter Bruxelles et se rend à Revel, un village du Sud-ouest de la France, non loin de Toulouse. La vie s’organise peu à peu : Paul, qui ne va plus à l’école, s’occupe du jardinage, effectue divers travaux domestiques et apprend le métier d'ébéniste.
A la fin de l’année 1940, les Schaffer sont « invités » à rejoindre « un camp de famille », le camp d’internement d’Agde, essentiellement composé de Juifs réfugiés d’Allemagne et d’Autriche. Une amie de la famille, habitante de Revel, use de son influence auprès de la préfecture, permettant ainsi à la famille de quitter le camp pour être assignée en résidence surveillée. Les Schaffer, peu informés, ne cherchent pas à quitter la France et ne se doutent pas du sort qui les attend.
A la suite de la rafle du Vel’ d’Hiv’, les Allemands font pression sur Laval, alors à la tête du gouvernement de Vichy, pour que les Juifs étrangers de la zone Sud soient ajoutés à la liste des déportations. C’est ainsi que Paul est arrêté le 26 août 1942. Sur les murs du camp de Drancy, où il reste quelque jours, il relève plusieurs inscriptions gravées par des déportés qui le marqueront à jamais : « Lorsqu’il n’y a plus rien à espérer, c’est là qu’il ne faut pas désespérer » et une autre assertion tragique « on entre, on crie et c’est la vie ; on crie, on sort et c’est la mort ».

Le 4 septembre 1942, par le convoi 28, Paul est déporté à Auschwitz avec sa mère et sa sœur qui sont gazées dès leur arrivée. Il échappe à ce sort : il est interné dans deux camps de travaux forcés, satellites d’Auschwitz : Tarnovitz, puis Schoppinitz, avant de rejoindre Birkenau en novembre 1943. C’est là qu’il se trouve confronté à la réalité de l'extermination.
Au terme d’un insupportable séjour de six mois, Paul est transféré sur le site de Bobrek, où la société Siemens, profitant de la main d’œuvre bon marché, dispose d’une usine construite par des déportés. Les conditions y sont beaucoup moins pénibles qu’à Birkenau. A Bobrek, Paul rencontre Simone Veil (Jacob), sa soeur et sa mère.

En janvier 1945, Paul participe à la « marche de la mort » vers le camp de Gleiwitz. Il est ensuite transporté vers l’ouest dans un wagon à ciel ouvert, mais réussit à sauter du train avec un ami et rejoint après quelques jours le front germano-soviétique. En attendant d’être rapatriés en France par l’armée française, Paul et son ami resteront à Cracovie jusqu’au mois d’avril 1945, heureux d’être libres à nouveau.

Une fois en France, Paul retourne à Revel, lieu de son arrestation. Il y apprend la mort de son père et découvre ce qui s’est passé durant la guerre. Au bout de deux mois, il quitte Revel pour Toulouse où il commence à travailler. Il obtient une bourse et reprend ses études en 1945. D’abord électronicien, il entamera ensuite une brillante carrière d’industriel, après avoir été enseignant dans une école juive de l'ORT (Organisation, Reconstruction, Travail ). A la demande des élèves auprès desquels il a témoigné, Paul a pris la décision de raconter son histoire dans un livre bouleversant et authentique intitulé Le soleil voilé (éd. Société des Ecrivains, 2003).

Le récit de Paul Schaffer est disponible en français et en allemand sur le site : www.schafferpaul.com

17/04/2009
Lien : Mémorial de la Shoah

[Compléter l'article]

68ème anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv

Discours de Paul Schaffer, président du comité Yad Vashem en France, lors de la cérémonie de la Rafle de Vel d’Hiv, dimanche 18 juillet 2010 à Paris

Monsieur le Ministre,
Messieurs les représentants des Cultes, des Elus, des Associations,
Madame Simone Veil, très chère Simone,
Monsieur le Préfet,
Monsieur le Maire de Paris,
Mes amis, mes camarades de déportation,
Mesdames, Messieurs,

Nous commémorons en ce jour le 68ème anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv.
Comme chaque année je me souviens de l’important discours, tenu ici même il y a 15 ans, par le Président Jacques Chirac. Ses propos m’avaient incité à lui écrire spontanément, pour exprimer ma reconnaissance, car j’attendais vainement, depuis 53 années, dans l’inquiétude et la déception, la mise au point qu’il venait d’énoncer.

En effet, arrêté par des Gendarmes à Revel, Haute Garonne, en zone non occupée, le 26 août 1942, j’ai été déporté le 4 septembre par le convoi n° 28, vers Auschwitz, avec ma mère et ma sœur ainée, âgée de 19 ans.

Ce convoi emportait 999 personnes. En 1945 vingt-sept seulement sont revenues: je suis l’un d’eux et l’unique survivant de ma famille.

Or si je prends la parole aujourd’hui devant vous, c’est justement pour que nous nous souvenions ensemble du drame peu connu et jusqu’ici jamais commémoré: la rafle massive des Juifs étrangers, du mois d’août 1942, qui s’est déroulée en zone non-occupée et qui a atteint les Juifs dans les communes les plus reculées du territoire.

Décidée et exécutée par le gouvernement de Vichy, cette rafle avait pour objectif de livrer à la Gestapo les Juifs étrangers se trouvant sous sa responsabilité. Il s’agissait de compléter les 13.152 personnes arrêtées et regroupés au Vélodrome d’hiver et d’atteindre le nombre de 22 000 Juifs, exigé par l’occupant.

Consacrant définitivement le déshonneur du régime de Vichy.

Il me parait inutile de rappeler ici que ces étrangers sont venus en France espérant y trouver secours et protection.

Ainsi 10.587 hommes, femmes, vieillards et enfants furent arrêtés, la plupart lors des rafles du 26 août et déportés via Drancy dans des conditions abominables, pour être presque tous assassinés dans les chambres à gaz des camps d’extermination.

De ces 10.587 déportés, seuls 270 ont survécu.

Ainsi, aux horreurs des arrestations, dites du Vel d’Hiv, s’ajoutent celles du mois d’Aout 1942. Les deux plus grandes rafles ont mené vers les camps d’extermination, en l’espace de ces deux mois, quelque 23 800 personnes, c’est presqu’un tiers des 76 000 Juifs déportés de France, durant toutes les années de l’occupation.

La haine des Juifs, amplifiée par la propagande nazie, avait trouvé un écho favorable auprès de certains Français qui se sont fait leurs complices, aboutissant à la Shoah.

Néanmoins et dans le même temps, d’autres Français, par simple humanité, avec bonté et abnégation ont sauvé, souvent au péril de leur vie, des Juifs de la déportation et de la mort.

Identifiés, ils ont reçu de l’Etat d’Israël le titre de Juste parmi les Nations.

Parmi ces Justes, reconnus ou restés anonymes- l’autre dimension de cette journée de souvenir- je souhaite rappeler plus particulièrement la mémoire de Mgr Saliège de Toulouse et de Mgr Théas de Montauban. Les arrestations du mois d’Août donnèrent lieu à la rédaction de leurs lettres pastorales : elles furent lues dans toutes les églises de leurs diocèses. Ils y dénonçaient ces actes qui portaient atteinte à la dignité humaine et ils appelaient les Chrétiens de France à ne pas être complices de pareils forfaits.

Nous le savons, les Justes de France furent de toute obédience et appartenaient à des milieux religieux, culturels et sociaux différents. Ils furent nombreux, même si la plupart resteront dans l’ombre, faute de ne pas avoir raconté à temps ou par modestie leur histoire.

Pourtant, je suis heureux, comme Président du Comité français pour Yad Vashem, de pouvoir instruire aujourd’hui encore, bien que tardives, des nouvelles demandes qui continuent de nous parvenir et que Yad Vashem Jérusalem décidera d’honorer du titre de Justes.

Mais le temps n’efface pas notre reconnaissance, leurs actions sont et resteront une leçon à tout jamais.

Ils ont sauvé l’honneur de la France !

Dans un monde où les actes de haine, la confusion des valeurs, la diabolisation d’Israël se manifestent, le rappel des principes qui ont guidé les Justes d’hier s’impose, et exige de nous de défendre la vérité, la justice et la paix.

Tout en le déplorant, il faut que j’évoque aussi aujourd’hui un acte qui s’est produit lors d’une récente remise de diplôme de Justes, dans une petite ville de la province française. Alors qu’un couple d’agriculteurs ayant caché des Juifs pendant la guerre était honorés, un groupe d’individus est venu perturber l’atmosphère chaleureuse et émouvante de cette cérémonie, distribuant des tracts agressifs, distillant leur haine et proférant des slogans antisémites.

Jamais je n’aurais pu imaginer que ce genre de démonstrations puisse se produire après la Shoah. Ayant vécu la Nuit de cristal à Vienne, âgé alors de 14 ans, ayant encore dans ma mémoire le souvenir des discours de haine, je sais à quelle incontrôlable catastrophe ces manifestations conduisent, si elles ne sont pas dénoncées, sanctionnées et éradiquées à temps.

Ces comportements sont indignes et contraires à l’esprit de notre République.

Aujourd’hui, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les élus, si nous voulons donner un sens à nos commémorations et ne pas seulement évoquer le passé, nous devons tous, autorités politiques, autorités morales et citoyens, assumer un impérieux devoir : celui de combattre toutes les manifestations de haine et de violence.

Reproduit avec l'aimable autorisation de Paul Schaffer.

22/07/2012

[Compléter l'article]

 


Titre

Als ich in Auschwitz war - Bericht eines Überlebenden (Le soleil voilé - Auschwitz 1942-1945 ; en langue allemande)

Als ich in Auschwitz war - Bericht eines Überlebenden (Le soleil voilé -  Auschwitz 1942-1945 ; en langue allemande)

ACHETER EN LIGNE

Auteur   Paul Schaffer  
Édition   Metropol Verlag Ansbacher Strasse 70 D- 10777 Berlin Reihe Bibliothek der Erinnerung Band 20  
Année   2011  
Genre   Témoignage  
Description   "Zu unserer kleinen Gruppe aus dem Block 11 in Birkenau kamen noch etwa 250 Männer und 30 Frauen in das neue Lager. Die Frauen befanden sich in einem Gebäude, dass mit einem Gitter von dem Bereich der Männer getrennt war. Nachdem ich zwanzig Monate lang im Freien gearbeitet hatte, war ich nun zum ersten Mal wieder vor den Unbilden der Witterung und den ständigen gewalttätigen Übergriffen der Kapos und SS-Wachen geschützt.

Das Essen war hier etwas besser und die am meisten begrüßte und am wenigsten erwartete Änderung war die Einführung eines freien Sonntages alle zwei Wochen.

Die Wachleute waren weniger angriffslustig. Der Lagerführer, der SS-Mann Anton Lukaschek schien seinen ganzen Zorn bei den vorherigen Häftlinge abreagiert zu haben. Seine Hauptbeschäftigungen waren nun das Vermeiden einer Abkommandierung an die Ostfront und das Beschaffen alkoholischer Getränke um sich vollaufen zu lassen.

Die tägliche Gegenwart von Zivilarbeitern der Firma Siemens-Schuckert und die zwingende Vorgabe der Firma, dass eine regelmäßige Produktion stattfinden musste, beides trug dazu bei, dass unser Leben weniger hart wurde.

Wie früher hatte ich das Vorrecht mir aussuchen zu dürften, wie groß die Maschine war, an der ich arbeiten sollte. Ich wählte die kleinste, weil ich dachte, dass ich mit ihr am einfachsten umgehen könnte. Diese Annahme war grundfalsch; die Größe hatte aber auch gar nichts damit zu tun, wie schwer es war etwas an der Maschine herzustellen, eher im Gegenteil. Bei der Herstellung meines ersten Werkstückes vertat ich mich um zehn Millimeter! Dieser Riesenfehler trug mir eine sehr ernste Mahnung meines deutschen Kontrolleurs ein:
„Ein zweiter Fehler und du findest dich in Auschwitz wieder!“

Seine Drohung wirkte. Ich habe mich nie wieder vertan.

Zwischen den Häftlingen entwickelten sich nun vertrauensvollere Beziehungen und ein größeres Zusammengehörigkeitsgefühl. Die Anwesenheit von Frauen trug viel dazu bei, das Klima zu ändern und uns zu trösten. Die Frauen hatten sämtlich eine bewundernswerte Haltung und eine große Würde. Und das, obwohl ihr Leben unter diesen Umständen unendlich viel schwerer zu ertragen war, als das unsere, das der Männer."
 

Titre

Le soleil voilé - Auschwitz 1942-1945

Le soleil voilé -  Auschwitz 1942-1945

ACHETER EN LIGNE

Auteur   Paul Schaffer  
Édition   LK éditions  
Année   2010  
Genre   Témoignage  
Description   Extrait

Après six mois, brusquement nous avons été transférés au camp de Schoppinitz, non loin de là, plus sinistre encore que Tarnowitz. Je fus séparé de Rachel sans pouvoir lui faire mes adieux et lui dire, comme j’aurais tant aimé le faire, combien sa fidèle amitié m’avait été précieuse durant tous ces mois.

Schoppinitz se trouvait dans un angle, délimité par deux voies de chemin de fer qui semblaient se rejoindre à l’horizon. Le ciel y était bas et toujours sombre.

De nombreux trains passaient devant le camp. Certains transportaient des Ukrainiens vers l’Allemagne pour y travailler. Les portes coulissantes de leurs wagons étaient souvent ouvertes, et lorsque nous nous trouvions à proximité nous leur quémandions de quoi manger. Émus par notre aspect, ils nous lançaient des morceaux de pain, parfois moisis. Nous les avalions néanmoins avec avidité. Ils devaient avoir quitté leurs foyers depuis fort longtemps…

D’autres convois, plus sinistres, transportaient des Juifs dans des wagons semblables à ceux qui nous avaient amenés ici, les emportant vers la mort. Impuissants, nous entendions leurs pleurs et leurs gémissements. Nous pouvions parfois entrevoir un visage amaigri à travers les petites lucarnes grillagées.
 

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