En septembre 1939 débute la Seconde Guerre mondiale.
Le 10 mai 1940, l'Allemagne envahit la Belgique et la Hollande. Des centaines de milliers de personnes fuient devant les chars et les bombes.
A partir du 20 mai plus de 1200 réfugiés belges arrivent à Revel et dans les autres communes du canton. La France est envahie et Pétain signe l'armistice le 22 juin 1940.
Le 10 juillet, la quasi totalité des parlementaires rassemblés à Vichy lui confie les pleins pouvoirs pour instaurer "l'État français".
Tandis que de nombreux réfugiés belges repartent chez eux dès septembre 1940, les familles juives restent dans le canton de Revel.
Mais, après un premier statut des Juifs (une initiative de Vichy ne répondant à aucune demande des occupants), datée du 3 octobre, la loi du 4 octobre autorise les préfets à interner "les ressortissants étrangers de race juive". Un recensement des juifs étrangers du canton de Revel est effectué dès septembre. Une circulaire du préfet engage un véritable processus d'épuration ethnique en supprimant les allocations aux réfugiés étrangers ou apatrides.
Ainsi, en octobre et novembre 1940, de nombreux étrangers juifs sont internés dans un des multiples camps de la région (Noé, Récebédou, Septfonds, etc.) ou assignés à résidence.
La politique raciale de Vichy se poursuit : un second statut des juifs du 3 juin 1941 aggrave encore leur situation. Un commissariat général aux questions juives est crée. La loi de juillet 1941 établit le recensement obligatoire des juifs en zone sud, qu'ils soient français ou étrangers. Une "aryanisation" des biens juifs est organisée pour faire main basse sur leurs entreprises ou commerces.
Pendant l'été 1942, les persécutions s'accélèrent. René Bousquet, secrétaire général de la police, prépare avec Karl Oberg, chef de la police et de la S.S. en France, une vaste opération visant à faire arrêter par la police française
25.000 juifs étrangers ou apatrides de Paris et de la banlieue. C'est la rafle du Vel d'hiv du 16 juillet 1942 qui aboutit à l'arrestation de 13.000 juifs qui seront déportés à Auschwitz, environ la moitié des prévisions.
Beaucoup d'hommes informés ont pu se cacher, ignorant la décision de Vichy du 10 juillet 1942 de déporter des familles entières "Dans une intention d'humanité, le chef du gouvernement a obtenu - contrairement aux premières propositions allemandes - que les enfants y compris ceux de moins de 16 ans soient autorisés à accompagner leurs parents".
C'est ainsi que le 26 août 1942, des familles juives sont arrêtées dans le canton de Revel. Toutes ces arrestations ont lieu en zone dite "libre". Après un bref séjour à Noé puis à Drancy, ces familles sont déportées le 4 septembre 1942, par le convoi n° 28 composé de près de 1.000 personnes vers Auschwitz.
Avant l'arrivée de ce convoi, environ 200 hommes sont sélectionnés pour les camps de travaux forcés. Le reste du convoi est immédiatement gazé.
1 Familles réfugiées à Revel[Compléter]
1940 / 1945 Famille Soletchnik - Jules et ses parents sont réfugiés à Revel en 1940. Son père, Nicolas, 45 ans, né en février 1899, sera arrêté parce que juif à Toulouse, le 25/07/1944 et déporté sans retour, et sa mère Maria, 44 ans, née Gherchanoc en 1900, décèdera des suites d'une maladie à Revel le 24/11/1944 où elle sera enterrée. Jules sera sauvé. 2 Familles arrêtées (Revel)[Compléter]
26/08/1942Famille Flesik - Abraham David, 56 ans, né le 4 mars 1886 à Varsovie, son épouse Tova, 56 ans, née Stzroch à Varsovie le 1er janvier 1886, et leur fille Feiga , 22 ans, née à Varsovie le 5 octobre 1917, de nationalité Belge, réfugiés de Bruxelles, sont assignés à résidence à Revel. Arrêtés parce que juifs le 26 août 1942, ils sont déportés sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 28. Déportation : 04/09/1942 convoi no 28 JO : DAF-ED
26/08/1942Famille Schaffer - Benjamin Schaffer, son épouse Sali, née le 3 juillet 1901 à Kiev, et leurs deux enfants, Paul, 17 ans, ébéniste, né le 27 novembre 1924, et Anna Erika, 18 ans, née à Tarnopol le 1er août 1923, de nationalité autrichienne, arrivent en mai 1940 de Bruxelles. Ils sont arrêtés à Revel par les gendarmes français parce que juifs et emmenés au camp de Noé. Benjamin Schaffer, malade, sera hospitalisé. Sali, 41 ans, et ses enfants, Paul et Ericka seront déportés le 4 septembre 1942 via Drancy par le convoi n° 28 vers Auschwitz. Seul Paul survivra. De retour à Revel en 1945 il y apprendra la mort de son père des suites de sa maladie. Déportation : 04/09/1942 convoi no 28 JO : DAF-ED
03/03/1944 -Arrestation, déportation et perquisitions commises par la division Waffen S.S. Das Reich et recensées par la Commission d’enquête des crimes de guerre. (Voir Crimes de guerre en Haute-Garonne communes par communes). 28/03/1944 -Arrestation, déportation et perquisitions commises par la division Waffen S.S. Das Reich et recensées par la Commission d’enquête des crimes de guerre. (Voir Crimes de guerre en Haute-Garonne communes par communes). 29/04/1944 -Arrestation commise par la division Waffen S.S. Das Reich et recensée par la Commission d’enquête des crimes de guerre. (Voir Crimes de guerre en Haute-Garonne communes par communes). 06/05/1944 -Arrestation commise par la division Waffen S.S. Das Reich et recensée par la Commission d’enquête des crimes de guerre. (Voir Crimes de guerre en Haute-Garonne communes par communes). 06/06/1944 -En juin 1944, un réfugié juif a essayé de passer la ligne de démarcation à Chaum où il s'est fait tuer par les gardes frontière. Sa tombe est dans le cimetière de Chaum, il venait, semble-t-il, de Pologne. Son nom peut être retrouvé sur sa tombe.
Il aurait été dénoncé. Ce témoignage se base sur le livre D'Emilienne Eychenne et des témoins du village.chaum France 07/1944 -Arrestations commises par la division Waffen S.S. Das Reich les 19, 29 et 30 juillet 1944 et recensées par la Commission d’enquête des crimes de guerre. (Voir Crimes de guerre en Haute-Garonne communes par communes). 14/07/1944 -Le 14 juillet 1944, défilés à Revel (Haute-Garonne) et à Dourgne (Tarn) provoquant une réaction allemande. 08/1944 -Arrestations commises par la division Waffen S.S. Das Reich les 4 et 12 août 1944 et recensées par la Commission d’enquête des crimes de guerre. (Voir Crimes de guerre en Haute-Garonne communes par communes).
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Maurice Georges Bézagu
(14/11/1941 - 17/11/1944) Préfet délégué de Haute-Garonne (1880-1969)
Pierre Cassagneau
(21/08/1944 - 31/12/1944) Préfet de Haute-Garonne (1887-1963)
Camille Vernet
(29/12/1944 - 04/01/1946) Préfet de Haute-Garonne (1884-1957)
Frédéric Atger
(21/09/1935 - 13/10/1940) Préfet de Haute-Garonne
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
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