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Rhône

Région :
Auvergne-Rhône-Alpes
Département :
Rhône

Préfets :
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962) (1893-1962)
(24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, dénoncé par la Milice, il est arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Henri Longchambon
(1944 - 1946) Préfet du Rhône puis commissaire de la République pour la région Rhône-Alpes (1896-1969)

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Juste parmi les Nations

Pierre Bockel


Monseigneur Bockel
Dossier Yad Vashem : 3703
Remise de la médaille de Juste : 05/09/1988
Sauvetage : Lyon 69000 - Rhône
Toulouse 31000 - Haute-Garonne
Type d'aide: Faux papiers et refuge
Profession: Prêtre
Qualité: Résistant du Réseau Martial, dit "Pierrot"
Religion : Catholique
Date de naissance: 03/10/1914 (Saint-Amarin)
Date de décès: 13/08/1995 (Strasbourg)
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Pierre-Bockel
Insigne tissé de la Brigade Alsace Lorraine
source photo : Ctruongngoc
crédit photo : Domaine public
Pierre-Bockel
Le Cahier "Alsace et Lorraine terres françaises", rédigé clandestinement par Pierre Bockel en 1943.
source photo : Coll. C. Truong-Ngoc
crédit photo : Domaine public
Pierre-Bockel
Pierre Bockel, 1944
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
Pierre-Bockel
Pierre Bockel
source photo : Ctruongngoc
crédit photo : D.R.
Notice

Pierre Bockel* est né le 3 octobre 1914 à Saint-Amarin (68).
Fils aîné de Louis Bockel, notaire à Thann et conseiller général et de Valérie Rothenburger, Pierre Bockel* fait ses études primaires au collège de la ville, puis, enfant de nature turbulente1, il est envoyé au collège marianiste de la Villa-Saint-Jean à Fribourg en Suisse.
Lors de vacances à Thann en 1929, il rencontre dans le train l’homme qui sera à l’origine de sa vocation, l’abbé Jean Flory, un prêtre originaire de la ville :
"Je soutenais mal son regard perçant d’intelligence et de malicieuse bonté qui s’obstinait sur moi. Ma timidité de garçon de quinze ans, mal dans sa peau, tourmenté, complexé, me rendait insupportable ce face à face silencieux. Enfin, il se mit à parler : "N'est-ce pas que la vie est belle ?" me demanda-t-il. "Oh ! que non !" lui répondis-je d’instinct et d’un ton d’adolescent malheureux à qui l’internat ne laissait le choix qu’entre le rêve mystique et la tristesse romantique. La riposte fut aussi rapide qu’inattendue : une gifle… mais avec un tel sourire ! J’avais trouvé en l’abbé Jean Flory mon maître et mon grand ami.2

Suite à l’annexion de fait de l’Alsace-Lorraine par les allemands, Pierre Bockel* est expulsé d’Alsace par les Allemands le 10 décembre 1940 avec toute sa famille, il commence son séminaire aux Carmes à Paris.
Il s'engage dans le réseau de résistance de Témoignage chrétien autour du jésuite Pierre Chaillet*. Il rédige et diffuse clandestinement depuis 1941 les Cahiers du Témoignage chrétien, publication clandestine dont l’influence dépasse de beaucoup les milieux chrétiens.

Pierre Bockel* est jeune séminariste à Lyon lorsqu'il s’engage avec d’autres camarades alsaciens dans la Résistance, au sein du "Réseau martial".

En septembre 1942, lorsque Charles Schwed, sa femme Alice, ses enfants, juifs de Colmar, s’étaient réfugiés à Lyon, Pierre Bockel* n’hésita pas à leur procurer des faux papiers d’identité et leur trouva un refuge. Quelques mois plus tard lorsque leur fils, Pierre, étudiant en médecine, fut arrêté par les autorités de Vichy, il intervint auprès d’un inspecteur de police connu pour être favorable à la cause juive et Pierre fut relâché.

Pierre Bockel* est ordonné prêtre 24 juin 1943 en la cathédrale Notre-Dame de Fourvière à Lyon.
En septembre 1943, il est envoyé à Toulouse pour devenir l’aumônier des alsaciens-lorrains réfugiés dans la ville. Pierre Bockel protégea de la même façon une famille juive réfugiée à Toulouse et sauva du massacre leurs deux petits enfants, alors que la mère fut abattue par la Gestapo dans leur appartement. Ensuite il guida le père et les enfants jusqu’à Crest dans la Drôme, pour les confier à une de leur tantes, qui accepta de les cacher.
Au début de l’année 1944, Pierre Bockel* tira d’affaire David Weill, un avocat juif, sa femme et leur fillette, sérieusement menacés. Il a également fourni de nombreuses fausses cartes d’identité à d’autres juifs.
Il a sauvé également M. Isaac et sa fille Monique et Georges Lévy, sa femme et ses beaux-parents.

Pierre Bockel* est aussi actif dans les réseaux constitués par les Alsaciens réfugiés dans le zone sud, qui ont à leur tête le colonel Berger (André Malraux). Pendant 5 mois, de septembre 1944 à février 1945, la brigade Alsace Lorraine participera aux violents combats d'Alsace et s’illustrera lors de la prise de Dannemarie, de la défense de Strasbourg lors de la contre offensive de von Rundstedt et de la marche sur Colmar. La brigade est constituée du Chanoine Pierre Bockel* (aumônier de la Brigade), d'André Bord, de Germain Muller, d'Antoine Diener Ancel, de Jean Claus, de Bernard Metz...

Le père Pierre Bockel*, deviendra archiprêtre de Strasbourg.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem


Histoire

L'enfance et le début de l’aventure spirituelle

Fils aîné de Louis Bockel, notaire à Thann et conseiller général et de Valérie Rothenburger, Pierre Bockel fait ses études primaires au collège de la ville, puis étant un enfant de nature turbulente il est envoyé au collège marianiste de la Villa-Saint-Jean à Fribourg en Suisse.
Lors de vacances à Thann en 1929, il rencontre dans le train l’homme qui sera à l’origine de sa vocation, l’abbé Jean Flory3 4, un prêtre originaire de la ville : "Je soutenais mal son regard perçant d’intelligence et de malicieuse bonté qui s’obstinait sur moi. Ma timidité de garçon de quinze ans, mal dans sa peau, tourmenté, complexé, me rendait insupportable ce face à face silencieux. Enfin, il se mit à parler : “ N‘est-ce pas que la vie est belle ? “ me demanda-t-il. “ Oh ! que non ! ” lui répondis-je d’instinct et d’un ton d’adolescent malheureux à qui l’internat ne laissait le choix qu’entre le rêve mystique et la tristesse romantique. La riposte fut aussi rapide qu’inattendue : une gifle… mais avec un tel sourire ! J’avais trouvé en l’abbé Flory mon maître et mon grand ami".5

30/11/2012
Lien : Wikipedia

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Les années de séminaire

Suite à l’annexion de fait de l’Alsace-Lorraine par les Allemands, Pierre Bockel est expulsé d’Alsace le 10 décembre 1940 avec toute sa famille.
Il commence son séminaire au Séminaire des Carmes à Paris. Il fait ensuite ses années de service militaire et est capturé en juin 1940, captivité suivie de l’expulsion d’Alsace avec toute sa famille en décembre de la même année.
Il poursuit ensuite ses études de théologie au Séminaire Universitaire de Lyon et est ordonné prêtre en la cathédrale de Fourvière de Lyon le 24 juin 1943.
La devise qu’il a fait graver sur la patène de sa première messe est "Ut omnes unum sunt ! Que tous soient un !"

30/11/2012
Lien : Wikipedia

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L’engagement dans la Résistance

Conjointement à ses études de séminariste, Pierre Bockel* commence son activité dans la Résistance.
Le Réseau Martial
Le Réseau "7ème colonne d’Alsace" fondé par Paul Dungler, membre de l’Action française, deviendra le "Réseau Martial"6. "Pierrot" Bockel* est responsable avec Bernard Metz du "Réseau Martial" de la Zone Sud à Clermont-Ferrand où s’était repliée l’Université de Strasbourg7.
Les Cahiers du Témoignage chrétien, 1941-1943
Pierre Bockel* fait partie du réseau qui, autour du jésuite Pierre Chaillet*, rédige et diffuse clandestinement depuis 1941 les Cahiers du Témoignage chrétien8, publication clandestine dont l’influence dépasse de beaucoup les milieux chrétiens, et certains jeunes ayant cheminé loin de l’esprit du gouvernement de Vichy, y puisèrent le courage de passer à la Résistance en constituant en 1943, les "Groupes mobiles d’Alsace" dans le Périgord et à Toulouse.
En septembre 1943, entouré d’une petite équipe, Pierre Bockel* rédige en une semaine le volume XX-XXIII des Cahiers du Témoignage chrétien : Alsace et Lorraine, terres françaises, qui paraîtra en octobre.
"Dans les premiers jours du mois de septembre 1943, le Père Chaillet* […] m’accordait une semaine pour rédiger un témoignage sur la situation de l’Alsace et de la Lorraine annexées par l’Allemagne national-socialiste, en vue d’informer les Français que la presse et la radio d’alors tenaient à l’écart de la vérité. […] La rapidité de la rédaction, et peut-être aussi la passion qui m’animait alors, furent aux dépens du style et de la forme. Fernand Belot9 et moi-même avions d’abord donné à cet ouvrage le titre de "Trahison". Le Père Chaillet* l’a ensuite transformé en "Alsace et Lorraine terres françaises". L’édition clandestine fut tirée à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. La France en fut inondée."

Le sommaire est le suivant :
  1. L’Alsace-Lorraine dans le cadre des conventions d’Armistice.

  2. Or, qu’en ont-ils fait ?

  3. Trois ans sous la botte.

  4. Et Vichy ?

  5. Mais les Alsaciens et les Lorrains résistent au mépris des souffrances et des répressions les plus cruelles.

  6. Ce que sont et ce que veulent demeurer l’Alsace et la Lorraine.



Ce Cahier est le seul qui déborde largement le cadre religieux. Il n’hésite pas à dénoncer le silence et l’hypocrisie de Vichy et à les condamner. Bourré de documents et de témoignages vérifiés, ce dossier de 64 pages est un cas unique. Il reçut une couverture cartonnée et fut imprimé à 60 000 exemplaires, soit le double du tirage habituel et immédiatement diffusé dans la France entière. 800 exemplaires furent acheminés par péniche vers l’Alsace-Lorraine10.

Aumônier le la Brigade Alsace-Lorraine, 1944-1945
La Résistance existe aussi parmi les Alsaciens réfugiés dans la zone sud : ils forment les "Groupes mobiles d’Alsace"11, qui seront en butte aux coups de filet des Allemands et des auxiliaires de Vichy. Ces maquisards Alsaciens de la zone sud montent le projet de créer une "Brigade Alsace-Lorraine"12. dont l’action ne s’arrêtera qu’avec la libération totale du territoire français. Ce projet va trouver un homme providentiel qui lui donne corps et organisation : le "colonel Berger", alias André Malraux13, qui en prend le commandement en septembre 1944. De l’aveu même de Malraux, celui-ci s’est retrouvé à la tête de la Brigade de manière fortuite, cherchant surtout à écrire un livre sur la Libération de l’Alsace vue de l’intérieur !14
Les 2 000 volontaires, combattants indisciplinés, mal équipés, font souffler un esprit d'Espagne sur cette brigade qui s'intègre dans la 1re armée du général de Lattre de Tassigny. Pendant cinq mois, de septembre 1944 à février 1945, la "Brigade Alsace-Lorraine" participe aux violents combats d’Alsace et s’illustre lors de la prise de Dannemarie, de la défense de Strasbourg lors de la contre-offensive de Von Rundstedt et de la charge sur Colmar. André Bord, l’abbé Bockel* qui sera l’aumônier de la Brigade, Antoine Diener Ancel, Jean Claus, et Bernard Metz en font partie.15

La rencontre et l’amitié d’André Malraux
Pierre Bockel* et André Malraux se rencontrèrent en juillet 1944, alors que prenait forme la brigade Alsace-Lorraine dont l’abbé Bockel* allait devenir l’aumônier catholique et André Malraux le commandant. De cette période naîtra une amitié qui ne finira plus.
Après la guerre, les deux hommes se revirent souvent et parfois dans des circonstances tragiques : ainsi, en mai 1961, après la mort accidentelle des deux fils d’André Malraux, Pierre-Gauthier et Vincent, pour lesquels le père Bockel* célébra une messe.
En 1973, André Malraux écrivit une préface particulièrement substantielle pour le récit autobiographique que le père Bockel L’Enfant du rire (Grasset, 1973). André Malraux y écrit notamment : "Chacun sait, à Strasbourg (et quelques-uns savent, ailleurs) que l'abbé Bockel* est un prêtre selon l’Évangile. Toute sa vie exemplaire nous interroge sur ce qui l’anime."16

Un "Juste parmi les Nations"
"Sous la chape de haine et de nuit tombée sur la France dans les années d’occupation, des lumières, par milliers, refusèrent de s’éteindre. Nommés « Justes parmi les nations » ou restés anonymes, des femmes et des hommes, de toutes origines et de toutes conditions, ont sauvé des juifs des persécutions antisémites et des camps d'extermination. Bravant les risques encourus, ils ont incarné l'honneur de la France, ses valeurs de justice, de tolérance et d’humanité".17

Jeune séminariste Pierre Bockel* s’engage avec d’autres camarades alsaciens au sein du "Réseau Martial" dans la Résistance. Il va prendre une part active au sauvetage de plusieurs juifs, qu’ils fussent de sa connaissance ou anonymes.
En septembre 1942, lorsque Charles Schwed, sa femme, ses enfants, juifs de Colmar, s’étaient réfugiés à Lyon, il n’hésita pas à leur procurer des faux papiers d’identité et leur trouva un refuge. Quelques mois plus tard lorsque leur fils, Pierre, étudiant en médecine, fut arrêté par les autorités de Vichy, il intervint auprès d’un inspecteur de police connu pour être favorable à la cause juive et Pierre fut relâché.
En septembre 1943, il vient d’être ordonné prêtre. Il est envoyé à Toulouse pour devenir l’aumônier des alsaciens-lorrains réfugiés dans la ville. Pierre Bockel* protégea de la même façon une famille juive réfugiée à Toulouse et sauva du massacre leurs deux petits enfants, alors que la mère fut abattue par la Gestapo dans leur appartement. Ensuite il guida le père et les enfants jusqu’à Crest dans la Drôme, pour les confier à une de leur tantes, qui accepta de les cacher. Au début de l’année 1944, Pierre Bockel* tira d’affaire David Weill, un avocat juif, et sa famille, qui se trouvaient sérieusement menacés. Il a également fourni de nombreuses fausses cartes d’identité à d’autres juifs.18 Pierre Bockel*, titulaire de la Médaille de la Résistance, a été élevé en 1988 à la dignité de "Juste parmi les nations".19

30/11/2012
Lien : Wikipedia

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Pèlerin dans les pas du Christ, fondateur de

En 1957, le chanoine René Lecomte, doyen de la faculté de théologie de Lille et l’abbé Pierre Bockel, lancent la revue Bible et Terre sainte. C'est la grande époque des pèlerinages de masse comme celui du Centre Richelieu, dirigé par Maxime Charles.
Passionnés de la Terre sainte, les concepteurs de la revue voulaient permettre aux pèlerins de se tenir au courant des découvertes archéologiques et de faire connaissance avec les sites bibliques. Pour la première fois, une revue francophone présentait le résultat des fouilles du Proche-Orient à partir de reportages photographiques de première main et de textes rédigés par les archéologues et épigraphistes qui travaillaient sur les sites ou qui déchiffraient les manuscrits.
Dès 1957 un numéro fut consacré entièrement aux Manuscrits de la mer Morte. En 1958, un reportage concernait le site de Jéricho dont les fouilles de Kathleen Kenyon (en) venaient tout juste de s’achever. En 1959, Yigaël Yadin présentait ses fouilles de Hazor et Avi-Yonah décrivait le site de Massada dont il venait de diriger les fouilles.
En 1977 la revue devient Le Monde de la Bible.

30/11/2012
Lien : Wikipedia

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L’écrivain

En 1973, il publie son premier livre L’Enfant du rire qui sera préfacé par son ami André Malraux.

30/11/2012
Lien : Wikipedia

[Compléter l'article]
À la fin du conflit, Pierre Bockel célèbrera la messe de la Libération à Mulhouse puis prononcera l’homélie de la messe de la Libération totale de Strasbourg, le 18 janvier 1945 en la cathédrale Notre-Dame enfin rendue au culte20. Retrouvant son diocèse qu’il avait dû quitter au moment de son expulsion d’Alsace, c’est tout naturellement qu’il est appelé par son évêque, Mgr Charles Ruch, à exercer son apostolat auprès des étudiants de Strasbourg.
- Aumônier au Collège moderne et technique de Colmar en 1945 puis au Lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg en 1951.
- Aumônier diocésain de la jeunesse étudiante chrétienne (JEC)
- Aumônier diocésain de l’Université de Strasbourg de 1952 à 1966. En 1952, il fonde le Cercle Universitaire Georges Bernanos de Strasbourg.

En 1967, une nouvelle mission l’attends, archiprêtre de la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. Lui qui n’a jamais exercé en paroisse va se trouver confronté à de nouveaux défis.
- Archiprêtre de la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg de 1967 à 1986.21

En 1977, sur proposition de Mgr Léon-Arthur Elchinger, évêque de Strasbourg, le pape Paul VI l’honorera du titre de Prélat d’honneur de Sa Sainteté. Dès lors, le jeune « Pierrot » de la Résistance est devenu pour tous Mgr Bockel quoiqu’il ait toujours préféré qu’on l’appelle Père.
Il sera aussi délégué épiscopal pour le diocèse de Strasbourg, délégué régional pour l’œcuménisme et président d’honneur du Colloque européen des paroisses de 1986 à 1993.
Pierre Bockel prend sa retraite en 1993. Atteint d’un cancer, Pierre Bockel décède le 13 août 1995 à l’Hôpital civil de Strasbourg. Il est enterré à Thann.

30/11/2012
Lien : Wikipedia

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Personnes sauvées

Charles Schwed
Alice Schwed (épouse Schick)
Pierre Schwed
Monique Isaac
Monsieur Isaac
Georges Levy
Madame Levy
David Weill
Madame Weill
Maxime Schneider

21/08/2013
Lien : Yad Vashem

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Réseau de sauvetage
Pierre Chaillet (Père Chaillet)
Jean Flory
 

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Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" )
2 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. )
3 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
4 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
5 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. )
6 Là où coule le Gier (La guerre, énorme chaos bouleversant les vies. Tel est le décor dans lequel évoluent René et Aima. De leur jeunesse à leurs combats, l'auteur nous invite à les suivre dans cette aventure où chacun fera preuve d'un courage incroyable. Ce roman, basé sur des faits réels, nous emmène de la Vallée du Gier dans la Loire à Clermont-Ferrand et nous fait traverser certains camps de concentration en Allemagne en suivant le parcours de deux jeunes gens que la vie a forgé pour combattre aussi bien dans l'univers ouvrier des années 30 que pendant la seconde guerre mondiale avec leur implication dans la résistance. Cette plongée dans le passé a nécessité de nombreuses recherches suivies d'une longue enquête menée sur la vie de ces deux personnages. )
7 Marianne Cohn (Page dédiée à Marianne Cohn et à ses compagnons de résistance. Un mois avant d"être arrêtée, elle a sauvé ma tante Eva et mon père Maurice Finkelstein )
8 L'attentat de la Poterne du 8 mars 1944 (Page consacrée à l'ouvrage "L'attentat de la Poterne, un drame au cœur de Clermont" (2015).
Cette étude sur l'attentat de la Poterne du 8 mars 1944 recoupe des documents d'archive à des témoignages oraux et écrits. Elle reprend de manière chronologique les évènements, de l'attentat de résistants sur un détachement allemands à l'immensité des représailles qui ont suivi : incendie d'immeubles, nombreuses arrestations, déportations et condamnations à mort. )

Notes

- 1 - L’Enfant du rire, Grasset, 1973 (préfacé par André Malraux) : "Mon penchant naturel m’eût conduit vers le cirque. Le métier de clown m’eut ravi."
- 2 - L’Enfant du rire, Grasset, 1973, pp. 25-26.
- 3 - L’Abbé Jean Flory, archiprêtre de Montbéliard, est né à Lure en 1886 de parents thannois. Il exerça une influence profonde comme prêtre et comme éducateur sur la jeunesse locale durant la période de l’entre-deux guerres. Il est mort en 1949.
- 4 - Chrétiens et Juifs sous Vichy, 1940-1944 : sauvetage et désobéissance civile, Limore Yagil, Éd. du Cerf, Paris 2005, pp.601 et suiv. (ISBN 9782204075855).
- 5 - L’Enfant du rire, préface d’André Malraux, in-8, 204 p, Grasset, Paris 1973. Réédité en 1991. (ISBN 9782246003526), pp.25-26.
- 6 - Paul Dungler, industriel du textile établi à Thann, entreprit alors de constituer un réseau à partir de ses relations d’Action française. Le 1er septembre, il fonde la “7e colonne d’Alsace”, ou réseau Martial. Animé d’une foi profonde, très patriote, attaché à sa terre alsacienne, c’est un homme résolu qui possède le sens de l’organisation et son franc-parler. Il est persuadé dès l’été 1940 de la défaite future de l’Allemagne et entend préparer dans l’ombre des combattants qui résisteront à l’emprise de l’occupant. Le réseau Martial fonctionnera selon un cloisonnement rigoureux, avec des gens absolument sûrs. Il ne se livrera pas à au actions violentes. Il organisera en profondeur la résistance, assurant la protection des prisonniers évadés et des jeunes Alsaciens qui fuient la conscription dans l’armée allemande. Pierre Pujo, Des hommes d’Action française dans la Résistance alsacienne. L’Action française 2000 - 19 juin 2003.
- 7 - Marcel Kibler, alias Commandant Marceau, raconte la Résistance alsacienne. Ed. Jérôme Do Bentziger, 2008. (ISBN 9782849601372) et "Bulletin des anciens de la Brigade Alsace-Lorraine".
- 8 - Renée et François Bédarida, La Résistance spirituelle, 1941-1944 : Les Cahiers clandestins du "Témoignage Chrétien", Paris, Albin Michel, 2001, 275-280 p. (ISBN 2226117113).
- 9 - Fernand Belot est né à Besançon en 1917. Il était élève au lycée Victor-Hugo puis étudiant en médecine à Nancy, il sera mobilisé lors de la déclaration de guerre. Lors de la débâcle, il se dévoue au service des blessés et civils en fuite. Fait prisonnier à deux reprises en 1940, il s’évade deux fois et rejoint Lyon, où il rencontre François de Menthon, qui lançait alors la publication résistante Liberté, dont Fernand devint diffuseur clandestin. A l’automne 1941, le père Chaillet*, lui aussi Franc-Comtois, souhaite lancer une nouvelle publication : les « Cahiers du Témoignage chrétien ». Fernand Belot le suit dans cette aventure, met sur pied un réseau de distributeurs et installe l’imprimerie clandestine à Pont-de-Roide, chez les Vernier. Durant des mois, Fernand Belot a transporté dans ses valises, ces fameux cahiers clandestins, qu'il apportait aux distributeurs. Fin 1943, un traître infiltre le réseau des diffuseurs et dénonce Fernand Belot. Arrêté et sauvagement torturé par les hommes de Klaus Barbie, Fernand, pourtant porteur de tous les secrets d’un des plus importants réseaux clandestins de la Résistance, ne dit rien. Le 9 juin 1944, trois jours après le débarquement de Normandie, Fernand est fusillé au bord d'une route, près de Lyon. Il avait 26 ans. (Avant propos de la réédition de 1975).
- 10 - La Résistance spirituelle, 1941-1944, op. cit. pp. 273-275.
- 11 - Jean-Pierre Spenlé, "Une page de la Résistance en Alsace : les Groupes Mobiles d'Alsace".
- 12 - Léon Mercadet, La Brigade Alsace-Lorraine, Paris, Grasset, 1984, 285 p. (ISBN 978-2246308119).
- 13 - Pour la période 1940-45, voir l'article "André Malraux" de Pierre Laborie in Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, 2006, p.473.
- 14 - Marcel Kibler, op. cité.
- 15 - La Libération de l’Alsace, Fernand L'Huillier, pp 47/48. Coll. "La Libération de la France", Hachette Littérature, Paris 1975. (ISBN 2010022602) - (ISBN 978-2010022609).
- 16 - Œuvres complètes, t. VI d’André Malraux, Bibliothèque de la Pléiade, p. 625-633.
- 17 - Inscription gravée sur une plaque au Panthéon.
- 18 - Chrétiens et Juifs sous Vichy, 1940-1944 : sauvetage et désobéissance civile, Limore Yagil, Éd. du Cerf, Paris 2005, p. 133. (ISBN 9782204075855) et "Pierre Bockel ou la lumière du Juste", Christiane Rœderer, in Écrivains d'Alsace, de Lorraine et du Territoire de Belfort, n° 64, 1995, Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg, Cotes : M.501.071 - 8 ECR (05) - M.501.826.
- 19 - Dossier 1988/3703 consulté sur le site yadvashem-france.org.
- 20 - « C’est l’heure de l’action de grâce. […] Ainsi en cette messe solennelle, chantée par les soldats de la Brigade Alsace-Lorraine, en présence de leur chef André Malraux, nous rendions à sa destinée séculaire ce noble sanctuaire qu’Hitler avait livré au silence de la mort et dont il projetait de faire, au mépris de toute vérité, le temple profane du germanisme. Je mesure le privilège que j’eu de prononcer l’homélie pour célébrer un événement qui s’insère dans l’histoire de la cathédrale de Strasbourg ». in «L’Enfant du rire, op. cit, p. 83.
- 21 - L’Enfant du rire, op. cit. pp. 168 et suiv.

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***  Je recherche mon père

    Anna, ma mère biologique, Ukrainienne, et un jeune homme Belge francophone se sont connus en Allemagne à Stuttgart entre 1942 et 1945. Ma mère travaillait comme STO à l'entreprise Robert Bosch. Je ne sais pas si ce jeune homme y travaillait, ou vivait à proximité, mais ils devaient se marier et aller vivre en Belgique. Ils se sont perdus à la fin de la guerre. Je suis née fin septembre 1945 à l'hôpital Bichat à Paris et Anna est décédée le 7 octobre 1945. Merci infiniment de m'aider dans mes recherches. Retrouver les traces de mon père biologique m'aiderait à me reconstruire totalement. [répondre]

    Elle s'appelait Anna KATELNIKOWA et avait 18 ans.
    merci pour votre réponse.
      [répondre]
    Bonjour et merci de votre réponse.
    Ma mère s'appelait Anna Katelnikowa ou Kotelnikowa. Je ne suis pas sûre de la nationalité belge de son ami de l'époque et les survivants de ma famille Ukrainiennes n'ont pas été très précis à ce sujet.
    Je double ce message pour être bien sûre que vous le receviez. Cordialement. MP
      [répondre]
    Bonjour
    Connaissez-vous son nom, svp ?
    Mon grand-père a également connu une ukrénienne mais je ne sais pas où. Je sais qu'elle était institutrice et lui travaillait dans une ferme. Mais il n'était pas belge !
    F. V.
      [répondre]
    Bonjour,
    Avez-vous sur votre extrait de naissance une indication des nom et prénom de votre père ?
    Vous pourriez rechercher les archives de l'entreprise dans laquelle travaillait votre mère et voir si un homme du signalement de votre père y travaillait.
    Vous n'avez aucune lettre ?
    Les contemporains de cette période sont-ils encore en vie ? Bonnes recherches. Cordialement,
      [répondre]
    Merci Jocelyne de votre intérêt pour mon annonce. Non je n'ai aucune lettre ni autre trace concernant mon père. Ma mère étant "fille mère", je ne fus déclarée que sous son seul nom. Après son décès, je fus adoptée par une famille française. Récemment, J'ai tenté un courrier auprès de la Société Bosch, mais sans succès. Il m'a été répondu que ces archives ne pouvaient en aucun cas être divulguées. Je n'abandonne pas, mais pour le moment je ne vois pas comment et où m'adresser pour trouver une piste. Je ne me décourage pas et espère toujours. Très cordialement.  [répondre]
    Bonjour,
    Pourquoi ne pas tenter de faire une demande de recherches à la Croix-Rouge Française, au Département RLF (Rétablissement des Liens Familiaux)- 98 rue Didot 75014 Paris.
      [répondre]
    Bonsoir,
    Merci infiniment pour votre réponse que je viens de découvrir et qui me permet d'envisager une nouvelle piste. La Croix Rouge de Bad Arolsen en Allemagne m'a permis de retrouver ma famille du côté maternel. Sur votre bon conseil, je vais prendre contact avec le département RLF AU 98, rue Didot à Paris qui pourra peut-être m'ouvrir de nouveaux axes d'investigation pour la branche paternelle. Un grand merci à vous. Très cordialement.
      [répondre]

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