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Patrick Cabanel



 
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Histoire

CHÈRE MADEMOISELLE... ALICE FERRIÈRES ET LES ENFANTS DE MURAT, 1941-1944

"Chère Mademoiselle... Alice Ferrières et les enfants de Murat, 1941-1944", de Patrick Cabanel : une "Juste" au jour le jour
LE MONDE DES LIVRES | 08.04.10 |

Alice Ferrières. Ce nom vous est inconnu ? C'est normal. Il ne disait rien, non plus, au rabbin de Clermont-Ferrand, à qui cette protestante de 31 ans adressa, en mai 1941, la lettre suivante : "Monsieur le Rabbin, je me permets de vous écrire afin que vous sachiez toute l'indignation que nous sommes heureusement nombreux à ressentir au sujet du Statut des juifs en zone occupée. (...) Mes ancêtres ont subi les conséquences de la révocation de l'édit de Nantes en 1685 et les terribles dragonnades dont les Cévennes gardent encore le souvenir épouvanté. Le sacrifice de mes ancêtres et la fidélité à leur foi jusque dans leur sort ont permis à leurs descendants de vivre en paix. J'espère que les israélites n'attendront pas si longtemps le droit de prier selon leur coeur, car le Français a trop le goût de la liberté et le sentiment de la justice pour supporter sans protester un tel mépris de la personne humaine. (...) Je vous serais reconnaissante si vous vouliez bien me mettre en relation avec un organisme (d'entraide) ou avec une famille, afin que je puisse soulager dans la mesure du possible quelques misères matérielles et morales - jusqu'à ce que l'épreuve soit terminée."

Le rabbin ne répondit pas. Mais il transmit immédiatement la lettre à ses amis du Comité d'assistance aux réfugiés, une association fondée en 1936 pour aider les juifs allemands victimes de persécutions. Là, c'est une dénommée Mme Bloch qui se chargea de prendre la plume. D'abord pour dire sa gratitude envers la bienveillante inconnue ("Combien cela fait du bien de voir que nous ne sommes pas seuls dans les terribles épreuves que nous traversons..."). Puis pour lui parler du cas d'un certain M. Stilling. Ce brave monsieur, expliquait Mme Bloch, était autrefois traducteur à l'agence Havas. Protestant mais d'"ascendance juive" - donc visé par les lois antisémites de Vichy -, il avait été licencié du jour au lendemain et, depuis, était sans ressources. Alors, suggérait Mme Bloch, "peut-être connaîtriez-vous des personnes auxquelles cet homme instruit, fils d'un célèbre professeur d'université, pourrait faire des travaux de traduction".

Alice Ferrières ne tarda pas à réagir. Une semaine plus tard, elle informait sa correspondante qu'elle avait écrit à M. Stilling et déjà contacté deux personnes susceptibles de l'aider. Elle terminait en réitérant sa proposition : "Je serai toujours à votre entière disposition, si éventuellement je puis collaborer avec vous pour trouver du travail à ceux qui sont brusquement privés de leur gagne-pain."

Belle-soeur du philosophe résistant Jean Cavaillès (1903-1944), Alice Ferrières (1909-1988) fut, en 1964, la première femme en France à être reconnue comme "Juste parmi les nations" par le Mémorial de Yad Vashem. Depuis, quelque 3 000 Français ont été ajoutés à la liste, qui comprend au total un peu plus de 22 000 noms. Curieusement, pourtant, leurs faits et gestes restent mal connus. "L'absence d'une histoire des Justes mutile l'histoire de la Shoah", affirmait ainsi Lucien Lazare dans un entretien accordé au Monde, en 2003, lors de la parution de son Dictionnaire des Justes de France (Fayard/Yad Vashem). A l'adresse des chercheurs, il ajoutait qu'un "immense travail" restait à faire sur les milliers d'anonymes qui, dans les campagnes, avaient risqué leur vie pour sauver des juifs.

Héros ordinaires

Nommée en 1938 professeur de mathématiques à Murat, un petit bourg du Cantal, Alice Ferrières appartient à ces héros ordinaires qui contribuèrent à faire en sorte que trois quarts des juifs de France aient survécu à la Shoah. Or ce qui est exceptionnel, dans son cas, est que nous savons tout, absolument tout, de son activité. Parce qu'elle a conservé les dizaines de lettres qu'elle a reçues de ceux qu'elle appelait affectueusement ses "protégés". Parce qu'elle a gardé les doubles de toutes celles qu'elle leur a adressées. Parce qu'elle a constitué des fiches pour chacun d'eux. Et enfin parce qu'elle a tenu un journal d'une précision hallucinante, qui permet de suivre ses faits et gestes au jour le jour, parfois même à l'heure près. Ce sont tous ces documents, conservés aujourd'hui au Mémorial de la Shoah, à Paris, que vient d'éditer avec un soin de bénédictin l'historien Patrick Cabanel.

Ces pages, poignantes d'authenticité, forment un témoignage sans équivalent sur ce que voulait dire, concrètement, aider les juifs sous l'Occupation. Une chose, par exemple, est de savoir que des colis furent envoyés dans les camps d'internement. Une autre est de voir comment se noue, par voie épistolaire, une relation presque filiale entre un vieux juif polonais prisonnier dans un camp de Haute-Garonne et sa bienfaitrice du Cantal. De lire le premier supplier la seconde de lui "envoyer au plus vite du fromage, du chocolat, de la marmelade et de la graisse" parce qu'il meurt de faim. D'apprendre comment celle-ci a convaincu ses amies de se priver de leur ration de savon au profit du malheureux. Et de tomber, pour finir, sur la lettre du directeur du camp expliquant sèchement à la jeune femme qu'il est désormais inutile d'envoyer des colis dans la mesure où le "nommé Goldschlag Moses" vient de partir pour une "destination inconnue"...

Il en va de même pour les enfants cachés. Aucun livre d'histoire ne peut restituer, comme ces textes écrits sur le vif, le mélange d'angoisse, de tristesse et d'apaisement que pouvaient ressentir des parents séparés de leurs petits mais rassurés à l'idée de les savoir en sûreté à la campagne. Aucune étude rédigée après coup ne peut en dire autant sur la détresse de certains enfants cachés que cette lettre d'une fillette juive suppliant "Mademoiselle Ferrières" de la sortir de l'internat religieux où on l'oblige à "prier toute la journée". Et seule une plongée dans les archives de l'époque permet de comprendre le jeu parfois sordide des familles d'accueil, avec lesquelles la jeune femme bataillait quand elles montaient trop les prix pour prendre en pension un gamin traqué par la police...

"Toutes ces persécutions n'auront qu'un temps, j'en suis convaincue. (...) D'ici là, il s'agit de vivre, de garder son courage, de se cramponner", écrivait Alice Ferrières à l'été 1941. Au-delà des colis envoyés aux affamés, de l'argent donné aux plus démunis et des chocolats chauds offerts à ses protégés le dimanche après-midi, c'est aussi cette inébranlable foi en l'avenir, cette confiance confinant à l'inconscience, qui rend cette femme si attachante. "Il en faudrait beaucoup des comme elle", confia à l'une de ses amies un rabbin à qui elle venait de rendre visite, en juin 1942.

CHÈRE MADEMOISELLE... ALICE FERRIÈRES ET LES ENFANTS DE MURAT, 1941-1944 de Patrick Cabanel.
Préface de Mona Ozouf.
Calmann-Lévy- Mémorial de la Shoah, 558 p., 26,90 €.

09/04/2010
Auteur : Thomas Wieder Lien : Le Monde

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Titre

Histoires des Justes en France

Histoires des Justes en France

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Auteur   Patrick Cabanel  
Édition   Armand Colon  
Année   2012  
Genre   histoire  
Description   3 300 Français ont reçu le titre de Justes. On ne mettra jamais assez à l'honneur ces héros, dont la résistance a été civile, pacifique, humanitaire et spirituelle, bien au delà des clivages politiques et religieux. Un ouvrage bouleversant qui revient sur l'histoire de ces hommes, ces femmes, ces protestants, ces catholiques, ces enseignants, ces commerçants, ces communistes qui ont refusé de rester passifs et qui ont agi au nom de la tolérance et de l'humanité.  

Titre

Histoire régionale de la Shoah en France : Déportation, sauvetage, survie

Histoire régionale de la Shoah en France : Déportation, sauvetage, survie

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Auteurs   Patrick Cabanel -Jacques Fijalkow  
Édition   Les Editions de Paris-Max Chaleil  
Année   2011  
Genre   histoire  
Description   L'histoire de la Shoah en France est de mieux en mieux connue dans ses traits généraux. Mais il reste bien des zones d'ombre, qu'il s'agisse des assignations à résidence, des rafles et déportations dans les villes moyennes ou petites, du sauvetage sur le terrain. Le recours aux archives départementales, voire aux enquêtes orales, s'impose dès lors que l'on entend toucher au grain de l'histoire. C'est ce que propose, pour la première fois, cet ouvrage issu du cinquième colloque de Lacaune (Tarn), en 2009 : écrire une histoire régionale de la Shoah, dans les zones occupée et non occupée. Après une série d'éclairages généraux, les contributions permettent de parcourir successivement le Midi provençal et languedocien, le Sud-Ouest, le Massif central, l'Ouest (de l'Anjou à la Normandie), le Centre, les Alpes et l'Alsace. La diversité des sources et des approches, la variété des destins départementaux ou régionaux, la qualité des auteurs (Serge Klarsfeld, Jacques Sémelin, Renée Dray-Bensoussan, Martin de la Soudière...), font de ce livre un complément indispensable à la connaissance de la Shoah en France.

Patrick Cabanel est professeur d'histoire contemporaine à l'université de Toulouse-Le Mirait. Il dirige la revue semestrielle Diasporas. Histoire et sociétés. Il a publié, entre autres, Juifs et protestants en France, les affinités sélectives XVIe- XXIe siècles (2004), Chère Mademoiselle... Alice Ferrières et les enfants de Murât, 1941-1944 (2010).
Jacques Fijalkow est professeur émérite de psychologie à l'université de Toulouse-Le Mirail. Il préside l'Association des amitiés judéo-lacaunaises et a dirigé les actes des quatre premiers colloques co-organisés par cette association. Il a publié Vichy, les Juifs et les Justes (2003), Les femmes dans les années quarante - juives et non-juives, souffrances et résistance (2005), Les enfants de la Shoah (2007), Transmettre la Shoah (2009).
 

Titre

Chère Mademoiselle... Alice Ferrières, Juste des Nations, et les enfants de Murat, 1941-1944

Chère Mademoiselle... Alice Ferrières, Juste des Nations, et les enfants de Murat, 1941-1944

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Auteur   Patrick Cabanel  
Édition   Mémorial de la Shoah / Calmann-Lévy  
Année   2010  
Genre   histoire  
Description   Le parcours exemplaire et quotidien d’une Juste des nations Alice Ferrières (1909-1988), issue d’une famille des Cévennes liée au grand résistant Jean Cavaillès, est professeur de mathématiques au collège de jeunes filles de Murat, dans le Cantal, au moment où éclate la guerre. C’est l’annonce du deuxième Statut des Juifs, en juin 1941, qui la fait basculer : souhaitant apporter son aide aux victimes de l’antisémitisme de Vichy, elle se met en contact avec des rabbins et des associations juives de Clermont-Ferrand, Nîmes et Montpellier. Alice Ferrières envoie tout d’abord lettres et colis à des intellectuels juifs français victimes du statut et contraints au chômage ; très vite, elle noue des relations, parfois même une véritable amitié, avec des Juifs étrangers assignés à résidence, ou internés dans les camps de Gurs, Noé, Rivesaltes, La Guiche, et dont certains n’ont pu échapper à la déportation. Le 6 janvier 1943, arrivent à Murat les premiers enfants ou adolescents juifs qu’il faut cacher dans les collèges de la ville ou dans des familles des environs. Alice travaille alors en étroite collaboration avec les jeunes assistant(e)s de l’Œuvre de secours aux enfants (OSE), notamment avec Raymond Winter, qui allait être martyrisé par la Gestapo en juin 1944. Deux de ses plus proches collègues, Marie Sagnier et Marthe Cambou, faites elles aussi Justes des nations, lui prêtent main-forte, mais aussi ses élèves, le directeur du collège de garçons et une partie de la population. La maison d’Alice ne désemplit plus, d’autant qu’il s’y tient des cours d’hébreu et que les enfants le dimanche y apprennent les chants sionistes… Mémorialiste scrupuleuse – mais inconsciente, pour notre plus grand bonheur ! –, Alice a conservé toutes les lettres que ses « protégés » lui ont adressées, ainsi que les brouillons de ses réponses. Avec l’arrivée des enfants juifs, elle tint également un Journal où elle notait chacune de ses activités, heure par heure, pendant les deux dernières années de l’Occupation : c’est un extraordinaire document où se donne à voir, pour la première fois, la vie et l’action d’une Juste. Les historiens ont parlé de la « banalité du bien » : on peut ici évoquer sa quotidienneté.  

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La tour de Constance et Le Chambon-sur-Lignon, l'oubli et le royaume

La tour de Constance et Le Chambon-sur-Lignon, l'oubli et le royaume

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Auteur   Patrick Cabanel  
Édition   Editions La Louve, Flaujac-Poujols (Lot)  
Année   2007  
Genre   histoire  
Description   P. Cabanel invite le lecteur à découvrir deux sommets du Midi biblique : la tour de Constance à Aigues-Mortes et le plateau de Chambon-sur-Lignon. Dans la première se trouvent deux cents femmes captives, pour avoir refusé de dire oui à Louis XIV. Sur le second, des héritiers de ces femmes ont soustrait des centaines de juifs à la traque du moderne pharaon.

Quatrième de couverture
"Le soir viendrait, puis la nuit aux étoiles dures, nous saurions qu'il n'est pas d'histoire morte."
Après nous avoir guidés dans les Cévennes, Patrick Cabanel nous convie à decouvrir deux autres sommets du Midi biblique : la tour de Constance à Aigues-Mortes, vigie de pierre blonde, doigt de dieu au bord de la mer, et le plateau du Chambon-sur-Lignon, ce toit couvert de prairies et de neiges à mille mètres d'altitude. Dans la première se trouvent quelque deux cents femmes captives, jusqu'à quarante ans de leur vie, parfois avec leur enfant, pour avoir refusé de dire "oui" au Roi. Sur le second, des héritiers de ces femmes ont soustrait des centaines de juifs à la traque du moderne Pharaon. De 1685 à 1942, deux catastrophes ont noué ici leurs destins, deux sources d'espérance ont mêlé leurs eaux. L'auteur a tenté d'entrer à Aigues-Mortes en compagnie des mortes vivantes, en élevant les yeux, par moments, sur la montagne des justes.
 

Titre

Cévennes - Terre de Refuge 1940-1944

Cévennes - Terre de Refuge 1940-1944

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Auteurs   Philippe Joutard -Jacques Poujol -Patrick Cabanel -Gilbert Badia  
Édition   Nouvelles Presses du Languedoc  
Année   2006  
Genre   histoire  
Description   On connaît le rôle du Chambon-sur-Lignon en faveur des juifs, pendant la période de l'Occupation ; on avait oublié que les Cévennes n'étaient pas seulement une terre de résistance armée, mais aussi une terre d'accueil.
Ici, dans les montagnes du Gard et de la Lozère, des centaines de persécutés ont trouvé refuge. Echappés des camps d'internement ou des rafles, seuls ou en famille, juifs français et étrangers, mais aussi Allemands ou Autrichiens antinazis, la plupart ont survécu grâce à l'efficacité du " réseau " des pasteurs protestants et à la complicité active ou passive de toute une population qui, au-delà de ses clivages religieux, politiques et sociaux, a fait bloc dans sa volonté d'hospitalité.
C'est cette histoire, pratiquement inconnue il y a vingt ans encore, qu'a cherché à ressusciter le Club Cévenol en mettant à jour les documents écrits et en interrogeant au début des années 1980 des dizaines de survivants. À travers le foisonnement des témoignages recueillis, la tragédie existe, heureusement rare ; l'angoisse, souvent présente, n'exclut pas le sourire, mais émergent surtout la tendresse et une générosité qui éclairent ces années sombres.
Publié pour la première fois en 1987, deux fois réédité, ce livre, devenu classique, était introuvable, alors même qu'il offre une somme de regards et d'informations sur les juifs et les Justes et propose un exemple réussi d'articulation entre mémoire et histoire. En voici la nouvelle version, augmentée de plusieurs textes inédits.

Président d'honneur du Club Cévenol, historien, promoteur de l'histoire orale en France, Philippe JOUTARD a publié notamment La Légende des Camisards (Gallimard, 2e éd. 1985), et Ces voix qui nous viennent du passé (Hachette, 1983). II a dirigé avec François Marcot Les Étrangers dans la résistance en France (Besançon, musée de la Résistance et de la Déportation, 1992) et, avec François Drouin Monseigneur Théas, évêque de Montauban, les juifs, les Justes (Privat, 2003).

Historien, ancien résistant, Jacques POUJOL a été secrétaire général de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français (1983-1990).
II a dirigé avec Henri Dubief La France protestante. Histoire et lieux de mémoire (Les Éditions de Paris et La Cause, 2005, 3e éd. ) et publié notamment Protestants dans la France en Guerre, 1939-1945. Dictionnaire thématique et biographique (Les Éditions de Paris, 2000).

Patrick CABANEL, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Toulouse-Le Mirail, directeur de la revue Diasporas. Histoire et sociétés, a publié notamment Juifs et protestants en France, les affinités électives XVIe-XXIe siècle (Fayard, 2004) et Cévennes. Un jardin d'Israël (La Louve éd. , 2e éd. , 2006). II a dirigé avec Laurent Gervereau La Deuxième Guerre mondiale, des terres de refuge aux musées, Le Chambon-sur-Lignon, Sivom Vivarais-Lignon, 2003.
 

Titre

Cévennes, un jardin d'Israël

Cévennes, un jardin d'Israël

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Auteur   Patrick Cabanel  
Édition   Editions La Louve, Flaujac-Poujols (Lot)  
Année   2006  
Genre   histoire  
Description   Résumé
L'auteur, professeur d'histoire, est originaire des Cévennes. Amoureux de cette terre, il retrace ici, dans une écriture poétique mais parfois violente, l'histoire de ce pays marqué par une foi exigeante, le sang des camisards, le fer et le feu des persécutions, mais aussi terre d'accueil des Juifs se cachant de la terreur nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.
Prix Cabri d'or 2005.

Quatrième de couverture
L'écriture de Patrick Cabanel est souple, poétique, violente parfois. Elle traverse les Cévennes et leur histoire de foi et de sang : la foi exigeante et le sang des camisards, le fer et le feu des persécutions, le drame des années noires aussi, durant lequel ce pays peut s'honorer d'avoir été terre de refuge. Ce livre est une promesse de voyage et de découverte. Les mots, ici, sont choisis avec le cœur : amour d'une terre, amour de ceux qui l'ont habitée ou l'habitent encore, passion vécue pour un paysage unique, sens de l'image qui fait aussi respirer le schiste et le châtaignier. Qui lira ce livre ne pourra qu'aimer les Cévennes, même s'il n'y est jamais allé, car il les aura vues et senties.

 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )



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