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Toulouse en 1939-1945

Texte pour ecartement lateral
Code postal : Toulouse 31000
Sous-préfecture : Toulouse
Canton : Toulouse - Haute-Garonne
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Toulouse en 1939-1945
Les toits de Toulouse
source photo : Tonio94
crédit photo : D.R.
Toulouse en 1939-1945
Rue de l'Homme-Armé, à Toulouse. Ce nom est aussi le titre d'une comédie-vaudeville en 4 actes d'Eugène Labiche (Rue de l'Homme-Armé, numéro 8 bis) présentée pour la 1re fois en 1849
source photo : LPLT
crédit photo : D.R.
Toulouse en 1939-1945
Place de la Trinité, fontaine et maison par l'architecte Urbain Vitry
source photo : Tonio94
crédit photo : D.R.
Toulouse en 1939-1945
Fronton du Capitole à Toulouse
source photo : Eric Pouhier
crédit photo : D.R.
Toulouse en 1939-1945
Entrée du Théâtre du Capitole
source photo : Pinpin
crédit photo : D.R.
Toulouse en 1939-1945
Des délégués Quakers de l’American Friends Service Committee (le Secours Quaker américain) qui mit en œuvre une opération de secours et de sauvetage à Toulouse. France, janvier 1941.
source photo : United States Holocaust Memorial Museum
crédit photo : USHMM
Toulouse en 1939-1945
Rue Saint-Jacques
source photo : Havang(nl)
crédit photo : Domaine public

Voir l'histoire du département de la Haute-Garonne
Histoire
Toulouse est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, appelée la "ville rose" en raison de la couleur du matériau de construction traditionnel local, la brique de terre cuite.

19/06/2009

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Toulouse dans la tourmente

Après la défaite de la France, la région Midi-Pyrénées et la Haute-Garonne sont en zone libre.
Avant la guerre, les Juifs sont assez peu nombreux dans la région, mais dès 1939, un grand nombre de réfugiés commencent à affluer venant s'ajouter aux réfugiés espagnols arrivés dans la région à partir de 1936 et placés à partir de 1939 et de la défaite des républicains dans des camps de la région.

Le 5 août 1942, le gouvernement de Vichy demande aux préfets de faire transporter en zone occupée les "Israélites allemands, autrichiens, tchèques, polonais, estoniens, lituaniens, lettons, dantzigois, sarrois, soviétiques et réfugiés russes entrés en France après le 1er janvier 1936...".
Des rafles sont alors organisées dans toute la zone libre les 26, 27 et 28 août, dans les régions de Limoges, Clermont-Ferrand, Lyon, Grenoble, Toulouse, Montpellier, Marseille et Nice. Hommes, femmes et enfants juifs arrêtés seront acheminés à Drancy et déportés vers Auschwitz.
Pour la seule année 1942 dans toute la France, 41 951 Juifs, en majorité étrangers, seront déportés (805 rescapés en 1945).

Mgr Saliège fut le premier archevêque a prendre position contre la déportations des Juifs, le STO et les exactions nazies et à s'élever contre la politique d'exclusion de l'État français.
En août 1942, il ordonne la lecture dans toutes les paroisses de son diocèse d'une lettre pastorale intitulée Et clamor Jerusalem ascendit.

A partir de novembre 1942, la zone sud est occupée par les Allemands.

La ville est épargnée par les combats, mais la résistance s'y développe fortement. Les troupes d'occupation allemandes l'abandonnent le 19 août 1944 peu après le débarquement de Provence.

09/03/2010

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Et clamor Jerusalem ascendit

Le 23 août 1942, Mgr Saliège, archevêque de Toulouse ordonne la lecture dans toutes les paroisses de son diocèse d'une lettre pastorale intitulée Et clamor Jerusalem ascendit.

«  LETTRE DE S.E. MONSEIGNEUR SALIEGE ARCHEVEQUE DE TOULOUSE SUR LA PERSONNE HUMAINE

Mes très chers Frères,
Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine qui impose des devoirs et reconnaît des droits. Ces devoirs et ces droits, tiennent à la nature de l’homme. Ils viennent de Dieu. On peut les violer. Il n’est au pouvoir d’aucun mortel de les supprimer.
Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et des mères soient traités comme un vil troupeau, que les membres d’une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle.
Pourquoi le droit d’asile dans nos églises n’existe-t’il plus ?
Pourquoi sommes-nous des vaincus ?
Seigneur ayez pitié de nous.
Notre-Dame, priez pour la France.

Dans notre diocèse, des scènes d’épouvante ont eu lieu dans les camps de Noé et de Récébédou. Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos Frères comme tant d’autres. Un chrétien ne peut l’oublier.
France, patrie bien aimée France qui porte dans la conscience de tous tes enfants la tradition du respect de la personne humaine. France chevaleresque et généreuse, je n’en doute pas, tu n’es pas responsable de ces horreurs.
Recevez mes chers Frères, l’assurance de mon respectueux dévouement.
Jules-Géraud Saliège
Archevêque de Toulouse
13 août 1942

A lire dimanche prochain, sans commentaire. 
»

04/03/2009

[Compléter l'article]

La communauté espagnole

Les Espagnols représentent l'une des plus importantes communautés étrangères de Toulouse avec près de 20 000 à 25 000 personnes,
Toulouse a été la principale destination de l'exil des Républicains Espagnols dès les années 1930 pour certains et surtout lors de la "retirada" à partir de février 1939. C'est ainsi que plus de 15 000 Espagnols s'installent à Toulouse.
L'empreinte espagnole est donc forte à Toulouse, faisant d'elle la plus grande ville espagnole de France avec Montpellier. L'espagnol est ainsi la deuxième langue parlée à Toulouse.

19/06/2009

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Le réseau Bertaux

Le réseau Bertaux a été, dans la région toulousaine, le premier groupe résistant à pouvoir bénéficier en 1941 des parachutages de la France libre.

La librairie de Silvio Trentin, rue du Languedoc à Toulouse est un lieu de rencontres et de réflexions pour de nombreux intellectuels, locaux ou réfugiés, qui cherchent à réagir. A un moment où la Résistance n’ est encore qu’une idée, un petit groupe d’une quinzaine de personnes se forme autour de Pierre Bertaux, professeur d’allemand à la faculté des Lettres de Toulouse, l’éditeur Louis Vaquer et l’ancien conservateur du musée d’Art moderne Jean Cassou.

Au printemps 1941, le groupe Bertaux est déjà bien structuré. Les tâches sont réparties ainsi Pierre Bertaux s’occupe de la coordination et des liaisons, la propagande relève de Jean Cassou, l’organisation militaire de Vaquer. Toutes les formes d’actions possibles sont envisagées dés la création du réseau avec des objectifs clairement définis et ambitieux : rassembler et fournir des renseignements, organiser des passages, s’engager dans l’action directe.

A cette fin, Marcel Vanhove, un syndicaliste chrétien chef d’entrepôt à la Compagnie industrielle des pétroles met à la disposition du groupe 10000 litres d’essence prélevée sur ses stocks

Fernand Lefebvre, ancien pilote d’essai trouve des terrains de parachutages.

A partir de juillet 1941, la liaison avec Londres est mise en place. Le premier parachutage a lieu à Fonsorbes le 13 au 14 octobre durant la nuit. Deux agents de la France libre sont largués, des containers d’armes et d’explosifs sont réceptionnés.

Au début de Décembre 1941, un dépôt d’armes est découvert dans la commune de Fonsorbes. Ce dépôt est très important : 2 parachutes, explosifs, grenades, détonateurs, 12 bombes, mèches, cordons, matraques, objets incendiaires, L’enquête est menée par le service de la Surveillance du Territoire aboutit à l'arrestation de 12 personnes dont Pierre Bertaux, qui est emprisonné au secret. Il est mené à pied, enchaîné, dans les rues de Toulouse, pour se rendre aux interrogatoires. L’enquête établi qu’ils font partie d’une organisation qui communiquait avec l’Angleterre au moyen d’un poste émetteur-récepteur clandestin de T.S.F. et de laquelle ils ont reçu, armes, munitions et explosifs dans le but de préparer un mouvement séditieux et de commettre des attentats. Le Tribunal Militaire qui juge les 12 inculpés les 30 et 31 Juillet 1942 à Toulouse condamne Pierre Bertaux à 3 ans de prison et 15.000 francs d’amende Le 26 octobre 1942 Pierre Bertaux est révoqué de ses fonctions de professeur à la Faculté des Lettres de Toulouse pour actes de nature à nuire à la Défense Nationale.

Pierre Bertaux et Jean Cassou sortent de prison en 1943. Jean Cassou reprend immédiatement ses activités clandestines, alors que Bertaux se met en retrait à la campagne.

Dans la nuit du 19 août 1944 Pierre Bertaux devient commissaire régional de la République. Le dimanche 20 août, Toulouse se libère. A 20h.30, dans une allocution à Radio Toulouse Pierre Bertaux explique le protocole de transition administrative prévu par le Gouvernement Provisoire de la République française GPRF, appelle la population à l’ordre, affirme, dans le contexte d’isolement, (la route de Paris restera coupée jusqu’au 22 septembre), sa détermination républicaine.

Discours de Pierre Bertaux, 20 août 1944
"Aujourd’hui 20 août 1944, les Forces Françaises de l’Intérieur ont permis l’installation à Toulouse d’autorités françaises. Aujourd’hui 20 août 1944, en qualité de commissaire de la République, au nom du Gouvernement provisoire de la République et en accord avec le Comité de Libération de Toulouse, j’ai pris possession de la Préfecture. Le Préfet de Vichy a été arrêté. Peu à peu des autorités françaises, émanation de la nation française, seront installées. Au nom de tous ceux qui sont morts pour la cause de la France et de la liberté, au nom de ceux qui ont souffert et lutté, au nome de tous ceux qui souffrent et luttent encore, je vous demande ceci : Que votre joie soit profonde, mais qu’elle soit grave. Trop de sang a coulé, trop de larmes ont été versées ; trop de sang coule encore ; trop de larmes sont encore versées, pour que nous risquions de donner un spectacle de désordre, d’indiscipline ou de laisser aller. Pas de pillage. Pas d’actes individuels. Les traîtres seront châtiés, en vertu des lois de la République. Chaque jour, les autorités de la République, celles qui émanent de vous, peuple de France, feront avec vous un pas dans l’accomplissement de leur tâche. Pour le moment nous n’avons pas de chemin de fer, les routes sont coupées. Nous avons du pain pour huit jours. Il faut continuer la guerre. Nous aurons à manger, nous continuerons la guerre. Les autorités républicaines ont besoin que chaque citoyen, désormais libre, soit à son poste de combat. Tous ensemble, nous achèverons l’œuvre de la libération de Toulouse et l’instauration de notre République."

26/12/2010
Lien : AFMD

[Compléter l'article]

Les camps et les lieux d'internement de la Haute-Garonne

124e-155e-156e CTE - 513e GTE de la Poudrerie 31410 Le Fauga
18e-19e-134e-135e CTE - 652e GTE de Mauzac 31410 Mauzac
29e CTE - 402e GTE de la caserne Pelet 31000 Toulouse
502e GTE 31660 Bessières
503e GTE 31490 Léguevin
507e GTE 31170 Tournefeuille
509e GTE 31450 Fourquevaux
511e GTE 31620 Cépet
512e GTE 31570 Bourg-Saint-Bernard
513e GTE 31600 Muret
560e GTE 31570 Tarabel
561e GTE de Clairfond 31120 Portet-sur-Garonne
60e CTE - 562e GTE de la Poudrerie 31000 Toulouse
652e GTE 31410 Mauzac
Camp de Clairfond 31120 Portet-sur-Garonne
Camp de Noé 31410 Noé
Camp Maury 31410 Mauzac
Caserne Caffarelli 31000 Toulouse
Hippodrome de Toulouse 31000 Toulouse
Hôpital de l'Hôtel-Dieu 31000 Toulouse
Hôpital de Saint-Gaudens 31800 Saint-Gaudens
Le Fauga 31410 Le Fauga
Le Récébédou 31120 Portet-sur-Garonne
Prison militaire de Furgol 31000 Toulouse
Prison Saint-Michel 31000 Toulouse
Stade du TOEC (Toulouse Olympique Employés Club) 31000 Toulouse

Les lieux de sauvetage de la Haute-Garonne

Abbaye de Sainte-Marie-du-Désert 31530 Bellegarde-Sainte-Marie
Armée Juive 31000 Toulouse
Armée secrète 31000 Toulouse
Camp volant de Revel 31250 Revel
Centre médico-social de Toulouse 31000 Toulouse
Château de Seyre 31560 Seyre
Couvent Notre-Dame-de-la-Compassion 31000 Toulouse
École Saint-Pierre 31340 Villemur-sur-Tarn
Institut catholique 31000 Toulouse
Maison des Pupilles de la Nation 31160 Aspet
Noviciat des Jésuites 31000 Toulouse
Organisation Juive de Combat 31000 Toulouse
Paroisse Saint-Exupère 31000 Toulouse
Paroisse Saint-Michel 31000 Toulouse
Réseau Westerweel 31000 Toulouse


Les 74 Justes parmi les Nations de la Haute-Garonne

Élie Armengaud (Toulouse) Maria Féraud  (Palaminy) Marie Pagnon (Toulouse) (Lagardelle-sur-Lèze)
Auguste Arribat  (Villemur-sur-Tarn) Marcelle Fraysse  (Villemur-sur-Tarn) Honorine Pagnon Abribat (Toulouse) (Lagardelle-sur-Lèze)
Jeannette Augendre  (Montréjeau) Anne Frechengues  (Bordes-de-Rivière) Jeanne Pariset (Toulouse)
Marien Augendre  (Montréjeau) Émile Frechengues  (Bordes-de-Rivière) Jean Philipe (Toulouse) (Beaumont-de-Lomagne)
Madame Baccalerie (Toulouse) Gilberte Frechengues  (Bordes-de-Rivière) Madame Ramel  (Lodes)
Raymond Baccalerie  (Toulouse) Marcelle  Frechengues (Toulouse) Louis  Ramel  (Lodes)
Maria Baccalerie (Toulouse) Alfred  Fréchengues (Toulouse) Noémie Ramondou  (Villematier)
Jean-Bernard Bonnet  (Cintegabelle) André Fréchengues  (Bordes-de-Rivière) Alice Resch (Toulouse) (Gurs)
Marie Bonnet  (Cintegabelle) Georges  Guichard  (Barbazan) Jeanne  Rey  (Lieoux)
Pierre Boué  (Bruguières) Marie  Guichard  (Barbazan) Mathieu  Rey  (Lieoux)
May Magdeleine-Louise Charretier (Toulouse) (Paris) (Marseille) Helga Holbeck (Toulouse) (Gurs) Victoria  Rey  (Lieoux)
Louis de Courrèges d'Ustou (Toulouse) Catherine Laborderie  (Bruguières) Germaine Ribière  (Lyon) (Toulouse) (Les Billanges)
René de Naurois (Toulouse) Jeanne Marceillac (Toulouse) Maurice  Roulleau   (Nailloux)
Johnaan  de Stegge (Toulouse) Jean-François  Marty (Toulouse) Yvette Roulleau  (Toulouse)
Jean Desplan  (Melles) Marie-Louise Massoc  (Estadens) Denise Roy  (Montréjeau)
Marie Desplan  (Melles) Roger Massoc  (Estadens) Pierre Roy  (Montréjeau)
Juliette Doumeng (Toulouse) Françoise Mazas (Toulouse) Jules Saliège (Toulouse)
Maurice Dubois (Toulouse) Jacques Mazas (Toulouse) Alice  Schneider Broudin-Ober (Toulouse)
Andréa Dufor   (Montréjeau) Raymond Mazas (Toulouse) Marie Sentenac Diu  (Miremont)
Jean-Bertrand Dufor  (Montréjeau) Adrien Montet  (Villematier) Charles Suran  (Boulogne-sur-Gesse)
Marina  Fallou (Toulouse) Louisa Montet  (Villematier) Pierre Thomas (Toulouse)
Jean Fenayrol (Toulouse) Jean Olivier  (Saint-Julia-de-Gras-Capou) André  Thouroude (Toulouse)
Marie Fenayrol (Toulouse) Clémence-Berthe Ordy  (Gouzens) Henriette  Vaur   (Cadours)
Marie Fenayrol (Toulouse) Jean-Marie Ordy  (Gouzens) Raymond Viadieu (Toulouse)
Gabriel Féraud  (Palaminy) Bertand Pagnon (Toulouse) (Lagardelle-sur-Lèze)

Maires de Toulouse

Antoine Ellen-Prévot   (11/05/1935-08/1940)
André Haon   (08/1940-09/06/1944)
Albert Ginesty   (09/06/1944-20/08/1944)
Raymond Badiou   (08/1944-09/1958)

Cultes à Toulouse

Jules-Géraud Saliège *  Cardinal, archevêque de Toulouse ( 1928-1956 ) Dénonça les déportations de Juifs, le STO ou les exactions nazies. (24/02/1870-04/11/1956). Nommé Juste parmi les Nations
Louis de Courrèges d'Ustou *  Évêque auxiliaire  Évêque auxiliaire de Mgr Saliège. Nommé Juste parmi les Nations
Bruno de Solages  Recteur de l'Institut catholique ( 1942 ) (1895-1983)
Moïse Cassorla  Rabbin ( jusqu'en mars 1943 )
Nathan Hosanski  Rabbin ( 03/1943 - 01/1944 ) 30 ans, arrêté en janvier 1944 et déporté sans retour avec le convoi n° 73 du 15 mai 1944
Abbé Johnaan de Stegge *    Nommé Juste parmi les Nations

Familles réfugiées à Toulouse [Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible.

9 Familles arrêtées (Toulouse) [Compléter]
01/1944
Famille Amselle - Pierre, né le 20 septembre 1916 à Sezanne (Marne), Juif, habitait Charleville-Mézières. Sa famille est réfugiée à Gaillac (Tarn), tandis qu'il habite à Toulouse. Résistant, il est arrêté à la gare de Toulouse en janvier 1944 et emprisonné à la prison Saint-Michel de Toulouse. Il sera transféré au Fort Montluc à Lyon, dans la maison des otages. En représailles à un attentat commis le 8 juillet 1944 au centre SNCF de Portes-lès-Valence, il est fusillé le jour-même sur les lieux même de l'attentat avec 19 autres otages.    
Date d'exécution :
08/07/1944

05/1944
Famille Cisinski - Paul, 27 ans, d'une famille originaire de Varsovie arrivée en France en 1920, est arrêté dans une chambre d’hôtel, à Toulouse en 1944, transféré à Drancy le 14 mai 1944 et déporté le 15 mai par le convoi 73 qui fut dirigé d’abord sur Kovno (Kaunas) en Lituanie, où la moitié du convoi resta sur place et fut rapidement anéantie par les S.S. dans la forteresse de la ville, et dans le camp de Pravieniskès. L’autre moitié du convoi fur dirigée sur Reval (Tallinn), en Estonie. Enfermés et condamnés à des travaux extrêmement pénibles, les prisonniers furent presque tous assassinés par les S.S.
Déportation :
15/05/1944   convoi no 73

02/1944
Famille Gauthier - Jean, né en 1918 à Pamiers, est militaire de carrière (aviation) jusqu’en 1942. Il entre, ensuite, au Service du Ravitaillement à Foix. Très tôt, il prend contact avec les résistants de Franc- Tireur (Amouroux et Cazalé). Ami de Pierre Labarthe (Groupe Morhange), il découvre, aussi, le groupe de résistants du Ravitaillement (de Nattes). Il est arrêté à Toulouse lors de la rafle de l’imprimerie Lion (février 1944). Déporté à Flossenbourg, il meurt le 7 décembre 1944. Une rue de Pamiers porte son nom.    
JO :
L'Etat en Ariège

01/1944
Famille Hosanski - Nathan, 30 ans, né en 1914 en Pologne, de nationalité française, rabbin de Toulouse, depuis mars 1943 est arrêté en janvier 1944. Interrogé sous la torture puis transféré à Drancy, il est déporté sans retour par le convoi n° 73 du 15 mai 1944 composé d'hommes uniquement et qui finit à Kaunas et Reval en Estonie.
Déportation :
15/05/1944   convoi no 73

09/05/1944
Famille Juptzer - Salomon, dit Sénia, 30 ans, est né le 27 septembre 1913 à Odessa, en Russie. Ses parents arrivent à Paris en 1922 et s'installent à Saint-Mandé. Résistant du réseau Charrette, dirigé par Michel Cailliau, il rejoint sa famille à Toulouse en 1943. Le 9 mai 1944, Sénia est arrêté par la Gestapo à la suite d’une dénonciation. Transféré au camp de Drancy, il sera déporté le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 dirigé d’abord sur Kovno (Kaunas) en Lituanie, où la moitié du convoi resta sur place et fut rapidement anéantie par les S.S. dans la forteresse de la ville, et dans le camp de Pravieniskès. L’autre moitié du convoi fur dirigée sur Reval (Tallinn), en Estonie. Enfermés et condamnés à des travaux extrêmement pénibles, les prisonniers furent presque tous assassinés par les S.S.
Déportation :
15/05/1944   convoi no 73

>> Voir les 9 familles arrêtées dans la commune <<


Chronologie [Ajouter]

19/04/1941 - Création de quinze préfectures régionales par décret en zone non occupée à Lyon, Marseille, Montpellier, Clermont-Ferrand, Toulouse et Limoges ; en zone occupée, à Angers, Dijon, Orléans, Rennes, Rouen, Poitiers, Bordeaux ; en zone interdite, à Nancy, Laon, Châlons-sur-Marne et à Lille, préfecture rattachée à l’administration militaire de Bruxelles.
22/08/1943 - Meurtre perpétré par les unités allemandes d’occupation et recensé par la Commission d’enquête des crimes de guerre. (Voir Crimes de guerre en Haute-Garonne communes par communes).
06/06/1944 - En juin 1944, un réfugié juif a essayé de passer la ligne de démarcation à Chaum où il s'est fait tuer par les gardes frontière. Sa tombe est dans le cimetière de Chaum, il venait, semble-t-il, de Pologne. Son nom peut être retrouvé sur sa tombe. Il aurait été dénoncé. Ce témoignage se base sur le livre D'Emilienne Eychenne et des témoins du village.chaum France
07/1944 - Meurtres perpétrés par les unités allemandes d’occupation et recensés par la Commission d’enquête des crimes de guerre. (Voir Crimes de guerre en Haute-Garonne communes par communes).
19/08/1944 - Destructions perpétrées par les unités allemandes d’occupation et recensées par la Commission d’enquête des crimes de guerre. (Voir Crimes de guerre en Haute-Garonne communes par communes).

Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

En savoir plus…

Pas de travaux actuellement sur ce sujet… Vous pouvez mettre le votre en ligne sur le site ajpn.org.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Toulouse sur Wikipedia 
2 La libération de Toulouse : souvenirs d'un commissaire de la République (Pierre BERTAUX (ancien Résistant, ancien Commissaire de la République à la Libération) fait le récit dans une longue interview, non dénuée d'humour, de cette époque troublée de la libération de la ville… )

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Vous recherchez une personne

***  Recherches Germain SUBRA

    Bonjour,
    J'effectue actuellement des recherches sur mon grand-père : Germain Augustin SUBRA, né à Béziers le 27 08 1895, commissaire divisionnaire et chef de la police judiciaire de Toulouse, mort en déportation le 5 (ou 8) mai 1945 à Mauthausen (Camp de Gusen II - BergKrystall). Matricule 99143.
    Incarcéré à la prison de Saint Michel à Toulouse, il est parti le 3 juillet 1944 avec «le train fantôme» (dernier convoi pour les camps). Il passa plusieurs jours à la synagogue de Bordeaux avec les codétenus du train fantome. Ce train fantôme est parti de Bordeaux le 9 août 1944 et est arrivé à Dachau le 28 août 44. Transféré vers Dachau, puis le 14 septembre 1944 vers Mathausen et Gussen, Il serait décédé le 08/05/45 d’après les registres de Mathausen, une mention «décédé avant rapatriement» figure aussi sur ce registre.
    Voila pour les informations "officielles".
    Ce que je sais de lui, d'après la mémoire familiale : Mon père l'a vu se faire arrêter par le Gestapo dans un train dans les environs de Toulouse, suite à cela il ne l'a jamais revu.
    Une association d'anciens combatants nous a fait savoir qu'il aurait été fusillé à Bordeaux (peur de la débacle), puis que son corps aurait été enregistré "vivant" à Mathausen. Cela s'est avéré faux.
    Il était donc commissaire divisionnaire et chef de la police judiciaire (nommé le 27 12 1941) de Toulouse, et responsable de la sécurité de Pétain pour cette zone (j'ai des photos de lui avec le M Pétain) et aussi résistant (double casquette). Il aurait favorisé le passage de personnes vers l'Espagne, et aurait participé activement à la résistance, mais je ne trouve rien concernant ces faits.
    Il est cité plusieurs fois dans un livre dont je ne connais pas le nom - livre évoquant des entretiens dans le commissariat de Toulouse concernant le passage de français et juifs vers l'Espagne.
    Le besoin de mémoire est donc nécessaire, je cherche aujourd'hui à clarifier son passé, si vous avez quelques renseignements qui pourraient m'avancer, merci de me le faire savoir.
    Je cherche particulièrement à savoir s'il eu des décorations, et quelles furent ses activités (le pourquoi de sa déportation).
    Par avance merci
    Renaud SUBRA
    subra.renaud@orange.fr
    [répondre]
    Bonjour . Je viens de lire votre mail et je n'ai malheureusement pas de réponses à vous donner , mais si je réponds à votre message , c'est que moi aussi je suis à la recherche de l'historique de mon oncle. En effet , celui-ci voulait passer en Espagne et fût dénoncé . Il fût interné aussi à Mathausen où il y mourut en avril 1945 . Auriez-vous peut être , la possibilité de savoir s'il existe des documents écrits sur cette période et surtout , si votre grand-père aurait laissé des preuves soit d'actes de résistances , soit des dénonciations écrites , concernant des arrestations de 1943 sur des individus de Périgueux ou de Boulazac ( 24000 )et que je pourrais consulter ? D'après mon père ( décédé depuis 5 ans ) son frère Gérard SAINT-MARTIN aurait été dénoncé par peut être le ''passeur''...
    Si vous savez où et à qui je peux demander ces renseignements ...je vous en remercie de tout mon cœur , car je sais ce que nous descendant de ses héros pouvons ressentir . Je vous souhaite d'avoir vos propres renseignements et d'honorer sa mémoire comme vous le désirez . Meilleurs salutations . Jef SAINT-MARTIN
      [répondre]


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Haute-Garonne

Région :
Midi-Pyrénées
Département :
Haute-Garonne

Préfets :
Maurice Georges Bézagu
(14/11/1941 - 17/11/1944) Préfet délégué de Haute-Garonne (1880-1969)
Pierre Cassagneau
(21/08/1944 - 31/12/1944) Préfet de Haute-Garonne (1887-1963)
Camille Vernet
(29/12/1944 - 04/01/1946) Préfet de Haute-Garonne (1884-1957)
Frédéric Atger
(21/09/1935 - 13/10/1940) Préfet de Haute-Garonne
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)

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