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Paris

Région :
Île-de-France
Département :
Paris

Préfets :
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(1934 - 1940) Achille Joseph Henri Villey-Desmeserets, Préfet de la Seine (1878-1953)
Charles Paul Magny
(13/10/1940 - 19/08/1942) Préfet de la Seine (1884-1945)
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(14/05/1941 - 01/06/1942) Amiral François Marc Alphonse Bard, Préfet de police de la Seine (1889-1944)
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(01/06/1942 - 19/08/1944) Préfet de police de la Seine lors de la rafle du Vél d’Hiv (1886-1953)
René Bouffet
(19/08/1942 - 19/08/1944) Préfet de la Seine. Arrêté et révoqué par la Résistance le 19 août 1944 (1896-1945)
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(1944 - 1946) Préfet de la Seine (1892-1971)
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L'Oeuvre de Secours aux Enfants (OSE) sous l'Occupation en France. Du légalisme à la résistance 1940-1944

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Au commencement de la Résistance : Du côté du musée de l'Homme 1940-1941

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Le sauvetage des enfants juifs pendant l'Occupation, dans les maisons de l'OSE 1938-1945

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Organisation d’entraide humanitaire de la communauté juive

Dates : Depuis 1912

OSE
durant la Seconde Guerre mondiale (WWII)

Œuvre de secours aux enfants
Texte pour ecartement lateralCommune : 75000 Paris
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OSE
Oeuvre de Secours aux Enfants
source photo : OSE
crédit photo : D.R.
Direction : Georges Garel, réseau Garel
Léon Gurvic, directeur de l'OSE
Aron Lourié
Joseph Millner, secrétaire général
Eugène Minkowski
Joseph Weill, chef du service médico-social

Personnel : René Borel, trésorier
Valentine Cremer
Élisabeth Hirsch
Simone Kahn
Docteur Lanzenberg
Charles Lederman (jusqu’en avril 1942)
Jenny Masour Ratner
Hélène Matorine, secrétaire de l’OSE
Jacqueline Levy-Geneste
Jeanine Lévy
Jacques Ratner, fichier des enfants
Andrée Salomon
Dr Falk Walk
Simone Weill-Lipman

Histoire

L’OSE

L’Œuvre de Secours aux Enfants est bien connue pour son importante contribution au sauvetage des enfants juifs de France pendant la Seconde guerre mondiale. Depuis sa création en Russie, en 1912, sous le nom d’OZE, après un passage par Berlin où elle devient l’Union mondiale OSE, elle poursuit encore aujourd’hui son travail d’aide sociale et médicale. Créée par des médecins juifs dans le sillage du mouvement hygiéniste de l’époque, cette organisation, qui dans l’immédiat après guerre était constituée d’une trentaine de filiales, peut être considérée à juste titre comme la première ONG du XXe siècle au service des populations juives en difficulté.L’activité de l’OSE en France débuta en 1934, par une colonie de jour à Montmorency, un dispensaire à Paris, ainsi qu’un patronage d’observation psychologique pour soigner les traumatismes des enfants immigrés. Dès le mois de janvier 1939, l’OSE se vit confier près de trois cents enfants allemands, autrichiens et tchèques réfugiés en France sans leurs parents qu’elle sut mettre à l’abri.Pendant la guerre, la ligne de démarcation coupe également l’OSE en deux :Le Comité OSE de zone occupée fonctionna autour du Docteur Eugène Minkowski, au vu et au su de la Gestapo pour porter assistance à la population juive parisienne. Il étendit son activité au placement individuel des enfants dans des familles non-juives.En zone libre, forte de deux cents trente employés, médecins, éducateurs, assistantes sociales l’OSE créa de nombreux centres médico-sociaux ainsi que des maisons d’enfants, des pouponnières, des sanatoriums et des patronages pour assurer la protection de plusieurs centaines d’enfants « abandonnés » ou de familles réfugiées sans ressources.Les étapes du sauvetage des enfants par l’OSE se caractérisent par l’ouverture de quatorze maisons pour les enfants sortis des camps d’internement, puis la création, à partir de 1943, de circuits de placements clandestins, dont le célèbre circuit Garel. Celui-ci utilisa de nombreuses assistantes ou convoyeuses non-juives qui reçurent à ce titre la distinction de « Justes des Nations ». Beaucoup se trouvent dans le sud-ouest de la France.Environ deux mille cinq cents enfants purent être cachés et un millier furent évacués par petits convois vers la Suisse. Au total près de cinq mille enfants furent aidés d’une manière ou d’une autre par cette organisation qui perdit plus d’une trentaine de ses collaborateurs arrêtés et déportés sans retour.

24/08/2011
Auteur : Katy Hazan, historienne

[Compléter l'article]

OSE-Circuit Garel

L'Œuvre de secours aux enfants OSE-Circuit Garel
L'Œuvre de secours aux enfants fut fondée en 1912 par un groupe de médecins juifs afin d'améliorer l'état sanitaire de la population juive de l'empire tsariste. Son rôle devint important pendant la Première Guerre mondiale, lorsqu'elle eut en charge des enfants en bas âge, des malades et des blessés.
Après la guerre, elle poursuivit son action en Pologne, en Lituanie et en Roumanie et transféra son siège social international à Berlin. L'Union-OSE (Oeuvre de secours aux enfants) s'installa à Paris en 1923, où fut créée une branche française. Celle-ci se spécialisa dans la médecine infantile et l'action médico-sociale familiale grâce à l'expérience des médecins russes et allemands réfugiés en France. Limitée au début à un seul dispensaire, à des patronages et à des colonies de vacances pour les familles parisiennes nécessiteuses, cette action s'étendit à partir de 1938 à la création de cinq maisons d'enfants, à Montmorency et à Eaubonne, pour les enfants allemands, tchèques et autrichiens envoyés en France par leurs parents.
À partir de début de la Seconde Guerre mondiale, l'action de OSE-France s'étendit à toute la France, occupée et non-occupée. Cette action concernait non seulement le sauvetage des enfants juifs, mais revêtait aussi un caractère médico-social important destiné à aider les populations juives de la région parisienne, ainsi que celles réfugiées dans de nombreuses villes de province, comme Chambéry, Grenoble, Limoges, Lyon, Marseille, Montpellier, Nice, Toulouse et Périgueux.
Le sauvetage des enfants juifs par l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) est un des volets les plus importants de la Résistance juive contre le gouvernement de Vichy et l'occupation allemande. Il revêtit quelquefois des aspects spectaculaires, comme à Marseille, à Nîmes ou à Vénissieux, mais ce fut essentiellement une action quotidienne, menée par des volontaires, souvent d'origine alsacienne et lorraine, conscients des menaces nazies pesant sur l'ensemble des Juifs, français et étrangers.
Cette action comprit plusieurs phases successives au fur et à mesure de l'extension des mesures prises contre les Juifs et des informations sur la « solution finale » parvenues à Léon Gurvic, directeur de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants), et au Dr Joseph Weill, chef du service médico-social. On peut distinguer huit phases :
1° Assistance aux enfants sans parents, puis aux enfants de parents internés, puis aux enfants internés avec leurs parents dans les camps créés par le régime de Vichy. Tous les enfants de moins de quinze ans, soit plus d'un millier, furent ainsi sortis des camps de Gurs et de Rivesaltes en 1941 et 1942 ;
2° Placement des enfants confiés à l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) dans des maisons d'enfants successivement créées dans le centre et le sud de la France, dont certaines à caractère strictement religieux ;
3° Rattachement à l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants), devenue en 1941 l'une des directions de l'UGIF, de maisons dépendantes d'autres organismes juifs d'aide à l'enfance ;
4° Élaboration des dossiers de visas pour les 1 000 enfants susceptibles de partir pour les États-Unis ou d'autres pays d'Amérique du Nord et du Sud. Environ 320 enfants de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) parvinrent à émigrer officiellement aux États-Unis par l'Espagne et le Portugal, avec l'aide des Quakers, en 1941-1942 ;
5° Sauvetage de nombreux enfants arrêtés avec leurs parents lors des rafles de juillet à novembre 1942, avec l'aide d'organisations non juives, religieuses ou laïques, et début de l'action clandestine de camouflage des enfants sous de fausses identités ;
6° À partir de 1943, création de deux réseaux parallèles et complémentaires, dits A et B, destinés à donner de fausses identités à tous les enfants juifs, à les placer dans une famille ou une institution non juives et à organiser des filières clandestines de passage vers la Suisse et, si possible, l'Espagne ; fermeture progressive de toutes les maisons d'enfants, devenues trop dangereuses ;
7° En 1944, l'assistance médico-sociale aux familles resta la seule façade légale de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants), dont tout le reste de l'activité (fabrication de fausses identités, surveillance des enfants placés, filières de passage, formation des convois aux frontières, transferts de fonds, etc.) fut désormais entièrement clandestin ;
8° L'action de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) en zone Nord, dirigée par le Dr Minkowski, fut restreinte à la région parisienne, avec des moyens d'intervention de plus en plus difficiles en raison des mesures anti-juives de Vichy, et de l'activité du commandement militaire allemand, de la Gestapo et de la Milice. Elle continua d'assurer une aide médicale aux enfants et aux familles, grâce aux dispensaires, ainsi que des distributions de vivres et des animations récréatives. Environ 600 enfants purent être sauvés en passant clandestinement en zone Sud, puis pour certains en Suisse. Malheureusement, des ordres de l'UGIF, trop fidèlement suivis, provoquèrent l'arrestation et la déportation d'environ 300 enfants sur les 500 restant à la charge de l'OSE-Nord, peu avant la Libération.
Bien que l'histoire complète de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) pendant la guerre reste encore mal connue dans les détails, son activité en zone Sud a été mieux étudiée.
Au cours de la première période, qui va de 1939 à 1942, l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) se préoccupa de mettre à l'abri 300 enfants déjà recueillis depuis 1939 dont les parents avaient été internés comme "ressortissants ennemis", puis, après la défaite de 1940, comme Juifs étrangers. Ils étaient détenus principalement dans les camps de Gurs et de Rivesaltes, où régnait une affreuse misère matérielle et morale. Avec l'aide d'assistants et d'assistantes volontaires, parmi lesquels Charles Lederman, Ruth Lambert, Vivette Samuel-Hermann et Annette Weil-Lipman, et la collaboration de plusieurs associations charitables françaises, américaines et suisses, qui se préoccupaient des familles et des vieillards, l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) entreprit de faire sortir les enfants des camps grâce aux "certificats d'hébergement" et aux "congés non libérables", formules administratives inventées pour détourner la réglementation de Vichy.
Afin de pouvoir les accueillir, l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) ouvrit à partir de 1939 une quinzaine de homes et d'institutions spécialisées :
– dans la Creuse, les maisons de Chabannes (Saint-Pierre-de-Fursac), de Chaumont (Mainsat), du Masgelier (Grand-Bourg) ;
– en Haute-Vienne, celles de Montintin (Château-Chervix), de Mas-Jambot (Limoges), de Poulouzat (Condat-sur-Vienne) et de Le Couret (La Jonchère) ;
– dans l'Allier, celle de Morelles (Broût-Vernet) ;
– en Savoie et en Haute-Savoie, celles des Lutins (Moûtiers-Salins) et La Chaumière (Saint-Paul-en-Chablais) ;
– dans le Var, la Villa Mariana (Saint-Raphaël) et La Feuilleraie (Boulouris).
L'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) créa également un internat et une pouponnière à Limoges, et recueillit les enfants de plusieurs fondations charitables, comme celles de Quincy, de La Guette (réfugiée à La Bourboule sous la direction de Flore Loinger) et de l'orphelinat de Neuilly, ainsi que quatre maisons rattachées à l'UGIF (Les Granges à Crocq, Chaumont, Méribel en Savoie, et le Solarium de Palavas-les-Flots).
En 1942, l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) gérait ainsi près de vingt homes et maisons qui accueillaient environ 1 600 enfants, la plupart libérés des camps de la zone Sud : Gurs, Rivesaltes et Les Milles.
À partir de juillet-août 1942, les arrestations massives suivies des premières déportations obligèrent l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) à concevoir une stratégie pour convaincre les parents de disperser les enfants, leur fabriquer de fausses identités, trouver des personnes et des institutions disposées à les cacher, tout en organisant des filières permettant de les transférer dans ces cachettes, ou de passer clandestinement les frontières. Les premiers enfants cachés furent ceux sauvés du camp de Vénissieux le 24 août 1942 par un comité de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) composé du Dr Joseph Weill, de Charles Lederman, de Claude Gutmann (des EIF), de l'abbé Glasberg* (Amitiés chrétiennes), reconnu en 2004 Juste parmi les nations, de Germaine Ribière* (Action catholique), reconnue en 1967 Juste parmi les nations, et de Gilbert Lesage* (Service social des étrangers), reconnu en 1985 Juste parmi les nations. Cette expérience tragique convainquit le Dr Joseph Weill et Léon Gurvic de créer différents réseaux.
Le circuit dirigé par Andrée Salomon, chef du service social, fabriquait les fausses identités et convoyait les enfants vers des cachettes provisoires ou définitives afin de vider progressivement les maisons de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants).
Le circuit créé par l'ingénieur Georges Garel, dit Gasquet, devait à partir de décembre 1942 choisir les institutions ou les familles d'accueil et maintenir les contacts avec les enfants cachés, afin de pouvoir les surveiller, régler les frais d'entretien, rassurer les familles encore joignables et retrouver les enfants à la fin de la guerre. Ce réseau, composé de volontaires en partie non-juifs, fonctionna de manière étroitement structurée jusqu'à l'automne 1944, sous forme de quatre échelons régionaux jouissant d'une grande autonomie et subdivisés en échelons départementaux. Mgr Jules-Géraud Saliège*, archevêque de Toulouse (reconnu en 1969 Juste parmi les nations), confia à Georges Garel des adresses d'institutions charitables, parmi lesquelles l’Œuvre diocésaine de Sainte-Germaine et l'Aide aux mères de Saint-Étienne, qui purent cacher rapidement 300 enfants. Le circuit Garel se développa ensuite sur plus de trente départements, avec l'appui d'une douzaine d'organisations catholiques, protestantes, et laïques, officielles ou privées, et permit de sauver plus de 1 260 enfants de l'arrestation ; seuls quatre enfants furent arrêtés. En revanche, sur une centaine de membres du circuit, près de trente furent assassinés ou déportés ; la disparition la plus tragique fut celle de Pauline Gaudefroy* (reconnue en 1976 Juste parmi les nations).
Le circuit OSE (Oeuvre de secours aux enfants)-Passages en Suisse : Garel avait à faire face à des problèmes avec des enfants religieux qui refusaient d'être intégrés dans des familles ou institutions non juives, et d'autres enfants stressés qui étaient incapables d'assumer leur nouvelle identité obligatoire pour leur sécurité. Le Dr Joseph Weill, médecin-chef de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants), lui conseilla de créer une filière de passage en Suisse. L'Union-OSE (Oeuvre de secours aux enfants) installée à Genève les prendrait en charge. Il lui conseilla de confier cette tâche à Georges Loinger. Celui-ci se rendit à Annemasse, où il sut intéresser Jean Deffaugt*, le maire de la ville (reconnu en 1966 Juste parmi les nations), qui l'aida à trouver des passeurs expérimentés. Georges Loinger créa une structure d'accueil pour les enfants en collaboration avec des cheminots de la gare d'Annemasse et avec M. Balthazar, directeur du centre d'accueil du Secours national, où les enfants passaient la nuit. Cette filière fonctionna sans problème sérieux de 1943 à la Libération. De nombreux enfants juifs furent ainsi sauvés.
D'autre part, un seul convoi de 74 enfants de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) put être tardivement organisé vers l'Espagne, sous la direction d'Élisabeth Hirsch en juillet 1944.
Les chiffres concernant les enfants sont toujours fournis par les documents en fonction d'une date donnée, et ne sont donc jamais définitifs : on estime cependant que, de 1938 à 1944, l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) prit en charge, de façon temporaire ou définitive, entre 5 500 et 6 000 enfants, et qu'elle en sauva au moins autant de la déportation, en les envoyant aux États-Unis, en les cachant ou en leur faisant passer les frontières d'Italie, de Suisse et d'Espagne.
Il n'est pas possible, dans cette courte introduction, de donner le nom de tous les membres de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) qui s'illustrèrent en France dans cette action de sauvetage ; une trentaine d'entre eux, sur plus d'une centaine de collaborateurs, ont péri, assassinés sur place ou déportés. En Europe centrale, où l'Union-OSE (Oeuvre de secours aux enfants) avait plus d'un millier de membres, plus de 900 périrent durant la guerre.
On doit rappeler aussi que l'action de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) ne put s'accomplir sans l'aide de dix associations protestantes américaines, de sept organisations juives américaines, principalement le Joint, de trois organisations suisses, de douze organisations religieuses catholiques, protestantes ou laïques françaises, d'un grand nombre d'associations juives françaises, et d'une vingtaine d'autres associations qui lui apportèrent leur soutien de manière plus ponctuelle ; sans parler des personnalités, célèbres ou modestes, qui aidèrent au camouflage des enfants ou lors du passage des frontières.

04/09/2010
Auteur : Tsilla Hersco, avec Lien : Organisation juive de combat : Résistance-sauvetage. France 1940-1945

[Compléter l'article]

Rafle du 8 février 1944 du bureau de l'OSE à Chambéry

Chambéry, n'est plus en zone italienne.
Le 8 février 1944, une rafle a lieu au siège du bureau Chambéry-Grenoble de l'UGIF, au sein duquel œuvre le personnel de l'OSE.

Plusieurs juifs qui travaillent au bureau central de Chambéry sont arrêtées, tous sont français : Alain Mossé, le directeur du bureau, Julien Abrahamer, Fanny et Simone Scheidman, Simone Sadik et Georges Epstein (le mari de Renée, souffrante), Émeric Fiser, éducateur.
René Borel, trésorier, catholique, fut laissé libre, ainsi que la jeune secrétaire juive qui avait ramassé la veille dans la rue une image sainte. Les Allemands la laissèrent partir.

La Gestapo revint le lendemain pour saisir les dossier et la comptabilité de l'OSE, mais les dossiers des enfant avaient disparu et il fut décidé de déplacer les enfants dans d'autres caches.

L'OSE bascule alors dans la clandestinité totale. Les quelques maisons encore en fonction sont fermées, celle d'Izieu reste en activité mais les liens avec l'OSE sont coupés.

L'OSE poursuivra ses activités clandestines jusqu'à la libération.

01/10/2010

[Compléter l'article]

2 Familles hébergées, cachées ou sauvées à l' OSE [Compléter]
1942 / 1945
Famille Dores Mirelle,Mata - The person claims that was in OSE in SAI- Normandy. Please provide the nessesary info- we shall be very obliged to you.
1942
Famille Kirchheimer - Gunther Kirchheimer né le 03/06/1932 à Berwangen (Allemagne).

Familles arrêtées (OSE) [Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
4 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
5 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
6 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
7 Marianne Cohn (Page dédiée à Marianne Cohn et à ses compagnons de résistance. Un mois avant d"être arrêtée, elle a sauvé ma tante Eva et mon père Maurice Finkelstein )
8 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.

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***  ENFANTS ABANDONNES A VICHY en JANVIER 1945

    Bonjour,

    Née à VICHY le 29 Janvier 1945 et abandonnée le 31, j'ai été remise à la FONDATION D'HEUCQUEVILLE à Paris quelques jours après en vue de mon adoption. N'ayant jamais retrouvé mon dossier à cette Oeuvre et ses "successeurs", je voulais savoir s'il y avait eu à VICHY à cette époque d'autres Organismes que l'OSE-AIPH qui auraient pu se charger de mon transfert.

    J'ai pu obtenir des documents non identifiants sur mon passage à l'Hôpital de VICHY qui ont confirmé que ma mère biologique, nommée : "X5", avait séjourné à la maternité du 29 Janvier au 17 Février 1945. Après des recherches dans les journaux de l'époque, j'ai pu contacter en 1985 une voisine de chambre qui a donné une deSCRLPTion succincte de ma mère : elle avait la peau très mate avec des cheveux bruns frisés ; ce qui ne me ressemble pas !

    Je serais très heureuse que vous puissiez m'éclairer .... A bientôt !
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