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Frida Wattenberg



 
Paris 75000 - Paris
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Frida-Wattenberg
Frida en 2008
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire

La résistance juive

Né en 1924 à Paris, Frida Wattenberg a 16 ans quand elle commence des actions de résistance.

Frida est élève en troisième, pensionnaire au Lycée de Poitiers lorsqu'elle apprend la défaite de l’armée française et qu'elle voit arriver l’armée d’occupation.
C'est là qu'elle entend l'appel du général de Gaulle dans une cave à Poitiers. "Dans cette cave il n’y avait que des vieillards, des femmes et des enfants. Les vieillards avaient fait la guerre de 14-18 et discutaient entre eux. Ils pensaient qu’un accord existait entre Pétain et De Gaulle, l’un étant resté en France et l’autre étant parti à l’extérieur pour pouvoir jouer sur les deux tableaux. Comme quoi, on n’avait pas tous la même lecture de l’appel du 18 juin 1940."

En juillet 1940, elle rentre à Paris alors que la capitale est occupée depuis juin.

A la rentrée, en octobre 1940, le statut des Juifs est promulgué et elle intègre le Lycée Victor Hugo et adhère à la toute nouvelle cellule gaulliste. Elles sont peu nombreuses et "leur travail" consiste surtout à mettre des tracts dans les poches des vêtements accrochés dans les couloirs.
Les Juifs ne peuvent plus exercer de fonctions dans l'administration et son professeur de latin au Lycée, Renée Lévy quitte sa fonction.
Renée Lévy, résistance, sera dénoncée en décembre 1941, remise par les autorités de Vichy aux Nazis qui l’ont condamnée à mort, transférée en Allemagne, elle sera décapitée à Cologne en Août 1943.

Les premières rafles ont lieu le 15 mai 1941 et plus de 3 000 Juifs sont internés dans les camps du Loiret, à Pithiviers et Beaune-la-Rolande.

Fin 1941, Frida Wattenberg rejoint l’OSE (Œuvre de secours aux enfants) qui vient en aide aux enfants démunis. Depuis 1940 les enfants juifs ne peuvent plus entrer dans les squares, les piscines, les musées... Frida dirige un patronage et emmène les enfants dans la vallée de Cheuvreuse ou à Gif sur Yvette pour leur apprendre à nager.

En juin 1942, les Juifs sont contraints à porter l'étoile jaune.

Le 15 juillet 1942, Frida passe l'oral du bac avec succès.
La mère de Frida est inquiète, des bruits de rafle prévue pour le lendemain. Elle envoie son frère dormir chez sa nourrice en banlieue.
Mais le 16 juillet 1942, lors de la première grande rafle à Paris, dite rafle du Vel d’Hiv, à 5 heures du matin, les policiers français viennent chercher sa mère, polonaise, pour l’emmener au camp de Drancy.
Frida réussit à la faire libérer quelques jours plus tard en prouvant qu’elle travaille dans une usine utile pour l’effort de guerre allemand. Grâce à la solidarité d’un ancien prisonnier de guerre, "un simple ouvrier communal", sa mère rejoint la zone libre et s’y cache jusqu’à la fin de la guerre.

Frida rencontre alors Joseph Migneret*, directeur de l’Ecole de la place des Hospitalières St Gervais et résistant actif, et l'aide quelques heures par semaine à faire des fausses cartes d’identité pour les familles juives et aident des familles qui veulent rejoindre la zone libre en les accompagnant à la gare de Lyon et la gare d'Austerlitz.
Joseph Migneret* établi de faux papiers, carte d’identité, carte d’alimentation à Frida, à sa mère et à son frère. Ils peuvent ainsi quitter Paris pour la zone non occupée.

Arrivée à Grenoble, elle rejoint les rangs de la Résistance Juive qui lutte à la fois contre l'occupant et pour la sauvegarde des Juifs en danger.
Elle se rend dans de nombreuses communes de l'Isère demander de l'aide. Des maires, amis, donnent des tickets d'alimentation, qui changent chaque mois de couleur, et elle trouve des familles prêtes à accueillir des personnes en danger.

Les informations d'Europe de l'Est sont alarmantes. Des femmes et des enfants Juifs sont assassinés dans des camps.
Il est alors décidé de disperser les enfants Juifs accueillis dans les maisons d'enfants en les plaçant chez des particuliers, dans des institutions laïques ou religieuses. Mais certains de ces enfants sont observant, mangent casher et sont difficile à placer. Il faut alors trouver une filière pour les faire passer en Suisse.

Georges Loinger contacte Jean Deffaugt*, le maire d’Annemasse une petite ville frontière, nommé par le gouvernement du Maréchal Pétain. Après avoir écouté, Jean Deffaugt* se tourne vers le portrait du Maréchal et dit « vous savez monsieur le Maréchal, que je vous suis fidèle, mais je ne peux laisser des enfants dans la misère. » Et les passages en Suisse se sont succédés.
Les premiers passages sont difficiles. Frida se souvient : "Un jour, elles se retrouvent deux jeunes filles sur le même quai à avoir exactement la même (fausse) carte d’identité, mis à part la photo. Après, on a bien fait attention à ce genre de choses."

Le 31 mai 1944, une accompagnatrice, Marianne Cohn est arrêtée par les Allemands à la frontière avec 28 enfants de 4 à 15 ans. Ils sont internés à l’Hôtel Pax dont les Allemands avaient fait leur Kommandantur et leur prison.
Jean Deffaugt* intervient et grâce à lui, les petits seront placés dans un couvent, les aînés resteront à Annemasse, s’ils étaient arrivés à Lyon, ils auraient été déportés sans retour.
Jean Deffaugt* cherche à faire évader Marianne qui refuse pour éviter des représailles sur les enfants.
Quelques jours avant la libération de la région, la Gestapo de Lyon vient chercher Marianne dont on retrouvera plus tard la dépouille mutilée dans un charnier.

A la libération de la région par les FFI, Jean Deffaugt* fera partir les 28 enfants dans un camion vers la Suisse.

Quand Toulouse est libérée, elle revient de mission, c’est la liesse. Quelques jours auparavant, rue de la Pomme, ses amis avaient été pris par des miliciens et fusillés. Par habitude peut-être, elle retourne dans un café place du Capitole où elle passait des fausses pièces d’identité et de l’argent sous la table. Le café offrait à tout le monde un pot, pour fêter la libération. Le serveur : "vous croyez qu’on ne le voyait pas votre manège ?".

Frida est déjà envoyée pour tenter de récupérer les informations pour garder des traces du génocide juif. Le lendemain de la libération, elle va de Toulouse à Clermont-Ferrand en auto-stop, se rend au bureau aux questions juives pour récupérer les archives et les registres, les listes de recensement, d’arrestation, les convois.

D’où venait l’argent ? D’une société caritative juive américaine, le Joint. L’argent arrivait en France par différents canaux clandestins. Les membres du Joint ont fait savoir à tous les juifs qui avaient de l’argent que s’ils prêtaient, ils seraient remboursés. "On faisait des reçus en trois exemplaires". Un exemplaire pour le donneur, un autre qui était emporté près de Nîmes "où étaient enterrés tous nos trésors", un autre en Espagne, pour délégué général du Joint. "Tout cet argent a été rendu jusqu’au dernier centime aux personnes ou aux ayants droit". Avec ces ressources, elle perçoit un salaire qui correspond à celui d’un employé moyen de préfecture, qui lui permet de louer une chambre, manger, s’habiller. Elle fait aussi des kilomètres avec des valises pleines d’argent, pour tenter d’évacuer in extremis des familles juives par car ou par taxi quand la zone libre est envahie.
Quant aux armes, elles sont parachutées. Elle apprend ainsi à plastiquer des trains grâce à des volontaires américains et anglais parachutés, qui leur enseignent à manier le matériel.

07/06/2009

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Témoignage

Je me présente : Frida Wattenberg, née à Paris il y a 83 ans.

Pendant la « drôle de guerre », j’étais élève en troisième, pensionnaire au Lycée de Poitiers où j’ai appris la défaite de l’armée française et vu arriver l’armée d’occupation.

A la rentrée, en octobre 1940, j’ai réintégré le Lycée Victor Hugo où j’ai immédiatement adhéré à la cellule gaulliste qui venait d’être créée.
Nous étions peu nombreuses, notre travail consistait surtout à mettre des tracts dans les poches des vêtements accrochés dans les couloirs.
Dès octobre 1940 le statut de Juifs a été promulgué. Entre autres, on ne leur permettait plus des métiers en rapport avec le public. C’est ainsi que Renée Lévy, professeur de latin au Lycée a quitté sa fonction. Déjà résistante, elle a été dénoncée en décembre 1941, remise par les autorités de Vichy aux Nazis qui l’ont condamnée à mort, transférée en Allemagne où elle a été décapitée à Cologne en Août 1943. Elle repose dans la crypte du Mont Valérien.

Fin 1941, j’ai contacté l’O.S.E., Organisation de Secours aux Enfants, organisation juive, car je voulais aider. J’ai alors dirigé un patronage (aujourd’hui on dit un centre aéré).
Les enfants juifs étaient interdits de tous les loisirs, ni jardin, ni piscine, ni musée. D’importantes rafles avaient déjà eu lieu le 15 mai 1941sous prétexte de vérifier leurs pièces d’identité, plus de 3000 hommes ont été internés dans les camps du Loiret à Pithiviers et Beaune la Rolande, puis un peu plus tard, de nombreux hommes ont été pris simplement dans un bouclage des rues du XI° arrondissement par la police.

En juin 1942, nous avons été obligés de porter l’étoile jaune avec le mot « juif » imprimé en noir.

Le 15 juillet, je revenais de l’oral du bac (à cette époque on le passait en 2 années avec chaque fois un écrit et un oral de toutes les matières). J’arrive chez nous, ma mère me dit « on ne parle pas du bac, un bruit circule que demain il y aura une rafle » et elle avait envoyé mon frère dormir chez nos parents nourriciers en banlieue. Mais le lendemain c’est ma Mère qui était toujours polonaise qu’on vient arrêter. J’ai pu la faire libérer quelques jours plus tard.
Cette rafle dont vous avez sûrement entendu parler est la tristement célèbre Rafle du Vel d’Hiv.
Je continuais toujours mon activité au patronage. La mère d’un enfant vient me demander en Yiddish d’intervenir auprès du directeur de l’école du quartier car elle sait qu’il fabrique gratuitement des faux papiers pour aider ses élèves juifs et leurs familles. Cette femme m’explique qu’elle veut partir en zone non occupée avec sa famille, elle connaît un passeur pour la ligne de démarcation, elle a déjà un lieu où habiter et du travail, mais ne peut partir avec leurs papiers marqués du tampon « Juif » ou « Juive ». C’est ainsi que j’ai rencontré Monsieur Joseph Migneret le directeur de l’Ecole de la place des Hospitalières St Gervais. Dans ce groupe scolaire laïc, avec maternelle filles et garçons, on allait en classe le jeudi et pas le samedi. Nous savons aujourd’hui que près de 500 élèves de cette école ont été déportés. Monsieur Migneret, déjà résistant actif, est très affecté quand il voit les nombreuses places vides de ses élèves. Il a essayé après la Rafle du Vel d’Hiv d’aider tous ceux qui s’adressaient à lui, en leur offrant le gîte dans une chambre qu’il avait à Paris, ou dans son appartement en banlieue à Antony, en leur établissant les faux papiers. Il m’a demandé de l’aider ce que j’ai fait plusieurs heures par semaine.
Je connais 2 élèves revenus adolescents d’Auschwitz, ils ont retrouvé leur directeur très abattu, il est mort peu après les avoir revus.
Les anciens élèves ont fait nommer Juste parmi les Nations Monsieur Joseph Migneret (dossier n°4628 établi le 28 mars 1990). Monsieur Migneret nous a aussi établi nos faux papiers, carte d’identité, carte d’alimentation à ma mère, à mon frère et à moi-même lorsque nous avons quitté Paris pour la zone non occupée.
Je suis arrivée alors à Grenoble où j’ai rejoint les rangs de la Résistance Juive. Comme tous les résistants de France nous luttions contre l’occupant et de plus nous nous occupions de sauver les juifs en danger constant. C’est ainsi que j’allais dans les différentes mairies de l’Isère, des deux Savoie demander de l’aide. Les maires, amis, nous donnaient chaque mois des tickets d’alimentation. En effet chaque mois les feuilles de tickets changeaient de couleur et nous ne pouvions les prévoir. De plus dans ces villages, j’arrivais à trouver des volontaires pour abriter des personnes en danger. Ces volontaires n’étaient pas des héros, mais simplement des êtres humains prêts à aider ceux en danger même au péril de leur vie.

Nous avons su à cette époque que dans l’Est de l’Europe on tuait aussi les femmes et les enfants juifs. Il a été décidé alors de disperser les maisons d’enfants, en les plaçant chez des particuliers, dans des institutions laïques, dans des institutions religieuses, mais il y avait des enfants impossibles à placer, car ils voulaient vivre dans l’observance que leurs parents leur avaient enseignée à savoir par exemple la nourriture rituelle casher.
C’est à ce moment que nous avons cherché les filières pour le passage en Suisse.
C’est alors que notre ami, aujourd’hui notre président des Anciens de la Résistance Juive en France, Georges Loinger a contacté Mr Jean Deffaugt maire d’Annemasse une petite ville frontière. S’il était maire, cela signifiait qu’il avait été nommé par le gouvernement du Maréchal Pétain ; on avait dit à Georges Loinger qu’il pouvait essayer de l’approcher. En effet après avoir écouté, Monsieur Deffaugt s’est tourné vers le portrait du Maréchal et lui a dit « vous savez monsieur le Maréchal, que je vous suis fidèle, mais je ne peux laisser des enfants dans la misère. »
Et les passages en Suisse se sont succédés. Le 31 mai 1944, une accompagnatrice, Marianne Cohn est arrêtée par les Allemands à la frontière avec 28 enfants de 4 à 15 ans. Ils sont internés à l’Hôtel Pax dont les Allemands avaient fait leur Kommandantur et leur prison. Monsieur Deffaugt est intervenu, grâce à lui, les petits seront placés dans un couvent, les aînés resteront à Annemasse, s’ils étaient arrivés à Lyon, ils auraient été déportés sans retour.
Monsieur Deffaugt veut faire évader Marianne qui refuse pour éviter des représailles sur les enfants. Quelques jours avant la libération de la région, la Gestapo de Lyon vient chercher Marianne dont on retrouvera plus tard la dépouille mutilée dans un charnier.

A la libération de la région par les FFI, Monsieur Deffaugt fera partir les 28 enfants dans un camion vers la Suisse. Monsieur Deffaugt a été fait Juste le 25 février 1966 (dossier178).

Je vous ai ainsi donné des exemples d’aide apportée aux personnes persécutées et pourchassées. Mais pour ce travail, il nous fallait de très nombreuses aides comme ceux qui ont abrité nos enfants, ceux qui ont fermé les yeux quand ils les ont vus se déplacer en groupe dans un petit village frontalier. Oui fermer les yeux était une aide importante.

Je vais finir en vous racontant une histoire presque amusante si le contexte de l’époque le permettait.
J’ai été mutée à Toulouse. Un jour, je suis avec un ami dans le bus, nous voyageons séparés de nos colis comme nous en avons la consigne. Inconscients, nous descendons du bus oubliant un petit paquet plein de fausses cartes. Nous décidons d’aller au terminus pour essayer de le récupérer. Le préposé auquel nous demandons s’il a trouvé un petit paquet nous demande ce qu’il contient. Léon, mon camarade répond « si on vous le demande, vous direz que vous ne savez pas ». Cet homme nous rend le paquet déjà ouvert, en nous disant « soyez plus sérieux les enfants ». Cette aide nous a été précieuse, s’il nous avait dénoncés, il y avait là des photos de personnes qu’on aurait pu retrouver, nous aurions été arrêtés et torturés, qui sait la suite. Oui cet homme nous a apporté son aide précieuse.

Ces aides, spontanées ou bien réfléchies, ont permis aux trois quarts des Juifs en France de survivre. Mais n’oublions pas que plus de 76 000 Juifs ont été déportés dont plus de 11400 enfants. Des déportés de France seulement 2551 ont survécu.

15/07/2009

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Résistante juive

Période de Résistance
De 1940 à la Libération (Paris, Grenoble, Toulouse)

Réseaux
Mouvement de la jeunesse sioniste (MJS)
Armée Juive (AJ)
OSE (Oeuvre de secours aux enfants)

Responsables
Mme Averbouh, Eugène Minkowski, Joseph Migneret, Otto Giniewski (Toto), Georges Schnek, Léon Roitman, Jo Fuks

Dès octobre 1940, Frida Wattenberg adhère à la cellule gaulliste du lycée Victor Hugo. Elle participe le 11 novembre 1940 au collage d'affiches dans toutes les classes pour appeler les jeunes à la Résistance. Recrutée en 1941 par Mme Averbouh et le Pr Eugène Minkowski de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants), elle crée le patronage de la rue des Rosiers qui regroupe les enfants aux heures de liberté, ce qui leur évite de traîner dans les rues et de risquer d'être arrêtés. Elle fabrique des faux papiers avec Joseph Migneret. Celui-ci, directeur de l'école des Hospitalières-Saint-Gervais, fréquentée en majorité par des élèves juifs, sera reconnu en 1990 Juste parmi les nations. Recherchée, Frida Wattenberg se réfugie dans la zone italienne où elle est recrutée par Sacha Racine (la sœur de Mila). À Grenoble, au MJS (Mouvement de la jeunesse sioniste) sous les directives de Toto Giniewski puis de Georges Schnek, elle conduit des groupes d'enfants à Annemasse pour leur passage en Suisse. Comme elle n'a pas le « physique juif », d'après les Allemands et leurs collaborateurs, elle est employée dans des missions délicates telles que porter des colis de nourriture dans les prisons. Elle se rend auprès de maires et de secrétaires de mairie de l'Isère et de Savoie, qui lui fournissent régulièrement des cartes d'alimentation et de temps en temps des faux papiers enregistrés. Agent de liaison, Frida Wattenberg arrive à Nice avec une valise remplie de billets de banque le jour où Jacques Weintrob est arrêté. Cet argent, remis à Henry Pohorylès, aide à sauver des Juifs menacés par l'arrivée d'Aloïs Brunner à Nice. Frida Wattenberg est mutée à Toulouse où elle travaille avec l'Armée Juive (AJ). Dans son logement, une armoire pleine de vêtements et une autre de chaussures de montagne, dérobés dans les Chantiers de jeunesse de Pétain, serviront à équiper ceux qui traversent les Pyrénées vers l'Espagne. Elle se rend dans le port de Bordeaux, où se trouve un camp d'internés astreints à travailler dans des cloches au fond de la mer pour construire une base sous-marine. Elle apporte des vivres aux prisonniers, mais, repérée par la Gestapo, elle doit cesser son action. En Haute-Garonne, avec Léon Roitman et Jo Fuks, elle continue à assister les Juifs en détresse. Dès la Libération, elle est envoyée à Clermont-Ferrand pour y prendre les dossiers du Commissariat général aux questions juives, puis elle commence à rechercher les enfants cachés.
Chevalier de l'ordre national du Mérite, carte de Combattant, carte de Combattant volontaire de la Résistance 

23/08/2017
Auteur : Frida Wattenberg Lien : Organisation juive de combat : Résistance-sauvetage. France 1940-1945

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Titre

Organisation juive de combat : Résistance-sauvetage. France 1940-1945

Organisation juive de combat : Résistance-sauvetage. France 1940-1945

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Auteurs   Georges Loinger -Frida Wattenberg -Jean Brauman  
Édition   Autrement  
Année   2008  
Genre   Histoire  
Description   À travers plus de 600 témoignages, ce livre révèle comment et pourquoi une part importante de la population juive de France a pu survivre, entre autre grâce à l'action d'une résistance spécifiquement juive, née dès 1940. Cette nouvelle édition a été entièrement revue, augmentée d'un réseau et de nouvelles biographies. Partageant les idéaux de la Résistance, dix réseaux de résistance spécifiquement juifs ont vu le jour dans les associations juives existantes et ont mené un combat peu connu jusqu'à ce jour : action d'entraide et de sauvetage, formation de cadres, missions de liaison, fabrication de faux papiers, organisation de corps francs, services de passage d'enfants en Suisse, participation aux combats des Forces françaises de l'intérieur. " La Résistance juive, celle de quelques ghettos polonais exceptée, n'est pas suffisamment représentée dans les récits de la plus meurtrière des catastrophes de notre Histoire. Mais vous comblez ce manque. Votre livre est une somme. " Elie Wiesel
Ce livre est l'œuvre de membres actifs au sein de l'Association des Anciens de la Résistance Juive en France (ARJF-OJC). L'instigateur et le responsable légal de l'ouvrage est Georges Loinger, Président de l'association. Jean Brauman, Secrétaire général, est responsable de l'organisation et de la recherche des fiches individuelles présentées dans ce livre. Frida Wattenberg, Déléguée à la mémoire de l'ARJF, a initié une partie des recherches, vérifié et complété les informations, puis composé et rédigé les textes. Historien, ancien membre de l'OJC, Lucien Lazare, auteur du texte introductif, est membre de la commission pour la désignation des justes de France pour le Mémorial Yad Vashem de Jérusalem.

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1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )



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