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Françoise Siefridt



 
Paris 75000 - Paris
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Françoise-Siefridt
Françoise Siefridt portant l'étoile jaune et la bande "Amie des juifs" après sa sortie à Drancy
source photo : Archives privées de F.Siefridt
crédit photo : D.R.
Histoire

Amie des Juifs

Françoise Siefridt, lycéenne originaire de Sanvic, commune indépendante rattachée au Havre en 1955, est en hypokhâgne au lycée Fénelon et membre de la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC).

Le 29 mai 1942 le Militärbefehshaber in Frankreich commandement militaire allemand en France, promulgue la 8ème ordonnance anti-juive portant sur le "signe distinctifs pour les Juifs" obligeant tous ceux de plus de 6 ans vivant en zone occupée à porter l’étoile jaune à partir du dimanche 7 juin.

Le jour même de l’ordonnance nazie imposant le port d’un insigne à tous les Juifs, Françoise Siefridt une étudiante chrétienne âgée de 19 ans décide d’arborer une étoile jaune pour en dénoncer le caractère barbare et humiliant. Les autorités ont donné l’ordre d’interpeller toute personne non-juive, "tout Aryen" faisant un salut ostensible aux Juifs, portant une étoile de façon indue ou arborant un insigne détourné... "« Le 7 juin 1942, à 11 heures, je me promenais sur le Boul’ Mich’ avec Paulette, arborant chacune une magnifique étoile jaune de notre fabrication. J’avais écrit sur la mienne "Papou". Au passage, on nous disait "bravo" ou bien on nous gratifiait d’un sourire approbateur. Mais, un agent que nous venions à peine de dépasser nous fit signe : "Si je vous emmenais au poste ?" Un civil qui marchait derrière nous ajouta : "Emmenez-les au poste central" et, comme s’il craignait que l’agent ne nous abandonne en route : "Je vous accompagne", ajouta-t-il. Je les suivis sans crainte, bien persuadée qu’après une bonne remontrance nous serions relâchées."

Françoise Siefridt, arrêtée, sera détenue, au dépôt d’un commissariat, puis à la caserne des Tourelles et au camp de Drancy jusqu’au 31 août 1942. Elle est forcée d’arborer sur la poitrine la bande "Amie des Juifs".
Cet internement lui permit, malgré elle, de découvrir la réalité des rafles et de côtoyer hommes, femmes et enfants juifs sur le point d’être déportés, ainsi que des politiques.
De juin à septembre 1942, au cours de son internement aux camps des Tourelles, puis de Drancy, elle a tenu son journal.

A partir de juin 1940 la vie des Juifs en France va se réduire à une succession d’interdictions : sortir entre certaines heures, changer de résidence, posséder une bicyclette ou un poste TSF, exercer certaines professions...
En juillet 1942 l’accès aux restaurants, cafés, théâtre cinémas, concerts,cabines téléphoniques publiques, marchés, piscines, plages, musées, bibliothèques, expositions, châteaux, manifestations sportives, champs de courses, lieux de camping et parcs leur sera également proscrit.

A Drancy, Françoise elle réussira à faire du grec et à lire Pascal et militera dès sa sortie de Drancy à Témoignage Chrétien...

08/04/2012

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Titre

J'ai voulu porter l'étoile jaune : Journal de Françoise Siefridt, chrétienne et résistante

J'ai voulu porter l'étoile jaune : Journal de Françoise Siefridt, chrétienne et résistante

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Auteur   Françoise Siefridt  
Édition   Robert Laffont  
Année   2010  
Genre   témoignage  
Description   C'est le jour même de l'ordonnance nazie imposant le port d'un insigne à tous les Juifs que Françoise Siefridt, une étudiante chrétienne de dix-neuf ans, décide d'arborer l'étoile jaune avec l'inscription " Papou ", pour en dénoncer le caractère barbare et humiliant. Un geste de solidarité courageux qui lui vaut d'être aussitôt arrêtée par la police française. De juin à août 1942, au cours de son internement comme " amie des Juifs " aux camps des Tourelles puis de Drancy, Françoise Siefridt a tenu un Journal dans lequel elle rapporte les scènes poignantes dont elle a été témoin.

Jacques Duquesne, journaliste, écrivain, ancien cofondateur puis P-DG du Point et président du Conseil de surveillance de L'Express, est l'auteur de plus de trente livres dont : Les Catholiques français sous l'Occupation (Grasset, 1966), Jésus (Flammarion, 1994), Judas et le Diable (Pion, 2007 et 2009). Il préside aujourd'hui l'association qui chapeaute l'ensemble du groupe Ouest-France. Cédric Gruat, historien, né en 1973, spécialiste de la France des années 1930 et 1940, a enseigné et travaillé au Mémorial de la Shoah. Auteur-réalisateur du documentaire Ami des Juifs (Planète), conseiller historique pour la collection n Mystères d'Archives (Ina /Arte), il est l'auteur d'Amis des Juifs. Les résistants aux étoiles (en collaboration avec Cécile Leblanc, 2005, éditions Tirésias).
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )



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