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Pierre Sudreau



 
Paris 75000 - Paris
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Pierre-Sudreau
Pierre Sudreau, 1945
source photo : Arch. fam.
crédit photo : D.R.
Histoire

Formation

Pierre Sudreau naît le 13 mai 1919 dans une famille d'industriels de la Région parisienne. Son père meurt lorsqu'il a quatre ans. Sa mère reprend la société familiale et place son fils en pension au lycée Hoche de Versailles. Pour échapper à la "longue désespérance" de son enfance, comme il le raconte dans ses souvenirs, il lit beaucoup. À douze ans, il écrit à Saint-Exupéry pour lui faire part de l'émotion ressentie à la lecture de Vol de nuit. Ce dernier lui répond, l'invite à discuter ; se forme alors une amitié qui marquera profondément Pierre Sudreau. Saint-Ex se serait inspiré de Pierre pour son personnage du Petit Prince.

Après le bac, il fréquente l'École libre des sciences politiques. Il est licencié en droit et en lettres.

25/02/2012
Lien : Wikipedia

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Résistant du réseau Brutus

Après des études de droit et de sciences politiques, Pierre Sudreau suit en juin 1940, au moment de l'armistice, un stage à l'École de l'Air, alors repliée sur le terrain des "Landes de Bussac" près de Bordeaux.
Choqué par la défaite de son pays et par la demande d'un armistice, il souhaite immédiatement poursuivre la lutte ; marié et alors père d'un enfant, il hésite cependant à suivre ses camarades de l'École de l'Air, désireux de rejoindre Londres par l'avion. Il reste en France et participe en août 1940 à la récupération d'armes sur la base aérienne de "stockage" d'Agen, et prend contact en septembre avec quelques officiers à Toulouse, parmi lesquels Henri Frenay.

Lorsqu'il rencontre en mai 1941 à Marseille André Boyer, jeune avocat socialiste, organisateur avec Pierre Fourcaud - agent du BCRA en mission, d'un réseau de renseignement qui se dénomme alors "Lucas", Sudreau est toujours mobilisé dans l'Armée de l'Air (jusqu'en 1942).

Créé en janvier 1941 ce réseau se distingue par sa composition et quelques-uns de ses objectifs de la plupart des autres réseaux de résistance. De fait il recrute essentiellement ses agents dans les milieux socialistes des grandes villes de la zone Sud (Marseille, Toulouse) A la suite de l'arrestation de Pierre Fourcaud en août 1941, son frère Boris, puis André Boyer, prennent la direction du réseau pour l'ensemble de la zone Sud. Aidé par un collègue avocat, également socialiste, Gaston Defferre ("Danvers") Boyer développe les activités du réseau - devenu entre-temps "Brutus" - à Toulouse, à Lyon ainsi que dans le Sud-Ouest (en particulier dans le Lot), où se créent progressivement des groupes d'action armés, les "groupes Véni".
En juin 1942, Boris Fourcaud, André Boyer et Gaston Defferre projettent la création d'un Comité national regroupant des représentants des partis politiques, des mouvements et des syndicats, et chargé d'unifier le rôle et l'action de la résistance. La proposition soumise à Londres est d'abord écartée par Jean Moulin, qui rejette la présence des anciens partis politiques, mais elle initie et préfigure le futur C.N.R.

Bien développé en zone Sud le réseau "Brutus" cherche à étendre ses activités de renseignement à la zone occupée.
Au début de l'année 1942, Pierre Sudreau rencontre à plusieurs reprises, par l'intermédiaire d'André Boyer et de Gaston Defferre, Eugène Thomas ("Tulle"), ancien député socialiste, responsable du réseau pour la région de Toulouse, ainsi qu'Augustin Laurent, responsable du CAS à Lyon et à Paris. Eugène Thomas et Augustin Laurent lui fournissent une liste de personnes sûres et le chargent d'organiser le recrutement du réseau "Brutus" en zone Nord et à Paris. Pierre Sudreau devient alors "Saillans" et engage quelques amis, Pierre Bernard, Michel Bauer et André Clavé. Ce dernier, homme de théâtre, ami de Pierre Schaeffer, et ancien camarade de Pierre Sudreau à l'École de l'Air, est recruté en septembre 1942. La mission de Brutus consiste à transmettre à Londres de nombreux renseignements dont ceux sur la construction du "Mur de l'Atlantique". Pierre Sudreau parvient à s'introduire à la délégation du ministère de l'Intérieur comme "rédacteur auxiliaire", prenant connaissance des rapports secrets des préfets de la zone occupée et de leurs informations militaires.

Parallèlement à ces activités de renseignements, Pierre Sudreau participe avec Louis Armand, responsable de la Résistance ferroviaire, à quelques opérations de sabotage dans le Nord et dans l'Est.

A partir du printemps 1943 le réseau fait face à une première vague d'arrestations, d'abord en zone Sud par la police de Vichy, puis en zone Nord et à Paris par la Gestapo. Infiltré par un agent double de l'Abwehr, "Carré" - à l'origine du démantèlement du réseau du "Musée de l'Homme" -, "Brutus " subit de nouvelles arrestations à l'automne 1943 ; à celles de Pierre Sudreau et de Jean Maurice Hermann, le 10 novembre, succèdent les arrestations d'André Boyer et d'André Clavé quelques jours plus tard. D'abord torturé par la Gestapo, qui recherche Gaston Defferre, Pierre Sudreau est enfermé à la prison de Fresnes, mis au secret pendant six mois. Il parvient cependant à faire parvenir un message à l'extérieur de la prison prévenant les autres membres du réseau de la trahison de Carré. Ce dernier sera exécuté en avril 1944 par un groupe franc de "Combat".

Au mois de mai 1944 Pierre Sudreau est interné au camp de Royallieu près de Compiègne; il y retrouve non sans bonheur, après six mois de prison, André Boyer et André Clavé. Le 12 Mai, tous les trois sont déportés à Buchenwald, dans le même convoi que celui de nombreux résistants communistes. Une tentative d'évasion du convoi juste avant la frontière allemande échoue ; transféré à la gare de Sarrebrück dans un wagon métallique, en compagnie d'André Clavé et d'André Boyer, Pierre Sudreau souffre de la chaleur et tombe très malade. Il est sauvé par ses deux amis :

Arrivé à Buchenwald le 14 mai 1944, au bout d'un mois Pierre Sudreau est séparé de ses amis qui sont dirigés vers l'annexe de Dora. André Boyer meurt en avril 1945 sous les bombardements.

25/02/2012
Lien : Le réseau Brutus

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Rapatrié en mai 1945

Rapatrié en mai 1945, Pierre Sudreau est nommé sous-préfet puis sous-directeur au ministère de l'Intérieur.
De 1951 à 1955, il est préfet de Loir-et-Cher.
De 1955 à 1958, il est commissaire à la Construction et à l'Urbanisme de la région parisienne.

Il est ministre de la Construction du général de Gaulle puis de Michel Debré à partir de 1958. Ministre de l'Éducation nationale du 15 avril au 15 octobre 1962, dans le gouvernement de Georges Pompidou, Pierre Sudreau s'oppose au projet de référendum sur l'élection du président de la République au suffrage universel et démissionne.

Président de la Fédération des industries ferroviaires pendant trente ans, il est à l'origine du lancement du TGV.

25/02/2012

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Titre

Sans se départir de soi

Sans se départir de soi

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Auteur   Pierre Sudreau  
Édition   Éditions Tirésias  
Année   2004  
Genre   témoignage  
Description   Quelques vérités sans concession Entretiens avec François George Pierre Sudreau s’engage dans la Résistance dès juin 1940 et anime le réseau « Brutus ». Arrêté en 1943, déporté à Buchenwald, sauvé par un compagnon tchèque, à peine rentré à Paris il est reçu par le général de Gaulle qui en fait un préfet – et, lors de son retour au pouvoir en 1958, son ministre. Mais il démissionne en 1962, défavorable à l’élection du président de la République au suffrage universel. Ce grand acteur et témoin du siècle a accepté de retracer son itinéraire exceptionnel en répondant aux questions de François George.  

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )



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