Le 5e, dit "arrondissement du Panthéon" est le plus ancien quartier de Paris : il recouvre la plus grande partie du quartier latin, construit par les Romains sous l'Antiquité. Il est situé sur la rive gauche, au bord de la Seine.
Le découpage administratif de Paris établit en 1860 vingt arrondissements, au lieu de douze.
L'arrondissement est divisé en 4 quartiers : Saint-Victor, le Jardin-des-Plantes, le Val-de-Grâce et la Sorbonne.
La mairie du 5e arrondissement est construite au XIXe siècle par l'architecte Jean-Baptiste Guénepin et terminée par Jacques Ignace Hittorff1.
A la fin du Second Empire, 1866-1870, Victor Caliat, architecte de l'arrondissement, termina les aménagements intérieurs et la décoration.
La grande Mosquée de Paris s'installe 6, rue Georges-Desplas, dans le quartier du Jardin-des-Plantes en 1926.2
Lors du recensement de 1936, le 5e arrondissement comptait 107 120 habitants.
Daniel Pezeril
*
Prêtre de l'Église Saint-Étienne-du-Mont
2 Familles réfugiées à Paris 75005[Compléter] Famille Assouline - Albert Assouline aurait été abrité par la Mosquée sous l’Occupation. Il en témoigne en 1983.
1942 / 1945 Famille Halali - Le chanteur Simon Halali, né le 30 juillet 1920 à Annaba en Algérie, arrivé en France depuis 1937, fut sauvé par le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Si Kaddour Benghabrit, serait parvenu à dissimuler ses origines juives en lui fournissant une fausse attestation de musulman et en gravant le nom de son défunt père sur une tombe anonyme du cimetière musulman à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Kaddour Benghabrit aurait également engagé "Salim" Halali au café maure de la mosquée où il se produisit en compagnie de grands artistes tels Ali Sriti et Ibrahim Salah. Familles arrêtées (Paris 75005)[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.
7/04/1942 -François Molet, fusillé le 7 avril 1942 au Mont Valérien ( les Nazis) né le 14 mars 1905 à Beaurevoir aisneMont-Valérien France 14/06/1940 -La Wehrmacht fait son entrée dans Paris. 10/1940 -Le recensement effectué par les services de la préfecture de Police de la Seine (réparti aujourd'hui entre Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), dénombre 149 734 hommes, femmes et enfants juifs, dont 64 070 Juifs de nationalité étrangère. 19/10/1940 -Le Préfet de Police ordonne d’apposer la mention "juif" à l’encre rouge sur les cartes d’identité des Juifs résidant en zone occupée. 14/05/1941 -Première grande rafle de Juifs à Paris: 3 710 personnes sont envoyées dans les camps du Loiret, à Pithiviers et à Beaune-la-Rolande. 20/08/1941 -Ouverture du camp de Drancy en région parisienne 29/11/1941 -Loi française instituant l’Union Générale des Israélites de France (UGIF). Elle regroupe obligatoirement toutes les associations culturelles et cultuelles. 12/12/1941 -Rafle dite des notables à Paris, 700 Juifs sont arrêtés. 29/05/1942 -Ordonnance allemande instituant le port de l’étoile jaune aux Juifs de plus de 6 ans, en zone occupée. 16/07/1942 -16 et 17 juillet 1942, la rafle du Vel’ d’Hiv’ à Paris et dans son agglomération, le "Jeudi noir" comme l’appelle les Juifs, l’opération "Vent printanier" selon le code allemand, visant les familles juives étrangères. 13.000 arrestations dont 4 000 enfants. 17/08/1942 -997 juifs, en majorité d’origine polonaise, sont déportés de Paris au camp d’extermination d’Auschwitz pour y être gazés. 21 enfants de moins de quatre ans figurent parmi les déportés. 20/08/1942 -Du 20 au 25 août, arrestations massives de Juifs étrangers à Paris. 4 232 hommes sont internés à Drancy par la police française, à la demande des Allemands. 14/07/1943 -Bombardements aériens alliés sur la Région Parisienne.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse7 pages,
réalisation 2013 Auteur :
Thierry Noël-Guitelman
- terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.
1 Paris 75005 sur
Wikipedia 2 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les
communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants
sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
3 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. ) 4 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André ) 5 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
6 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
7 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
8 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem. Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période. C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
Notes
- 1 - Né à Cologne, l'architecte Jacques Ignace Hittorff (1792- 1867) a laissé à Paris une œuvre abondante et de grande qualité. Il réalisa sous Louis-Philippe la rénovation de la place de la Concorde avec ses fontaines, ses statues et ses colonnes rostrales ; celle des quinconces des Champs-Élysées : fontaines, cafés-concerts et panorama; l'église Saint-Vincent de Paul, la salle Favart et le théâtre de l'Ambigu dramatique. Pendant le Second Empire, il fut chargé d'élever le Cirque d'Eté des Champs-Élysées et le Cirque d'Hiver. Il donna le dessin général de la place de l'Étoile et de ses hôtels. Il édifia la fondation Eugène Napoléon et la nouvelle gare du Nord.
- 2 - Dans un documentaire, Derri Berkani rapporte que durant la Seconde Guerre mondiale, et l'occupation de la France par l'Allemagne nazie, la Mosquée de Paris sert de lieu de résistance pour les musulmans vivant en France.
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