La bibliothèque de l'AJPN est en partie en vente, retrouvez le catalogue sur Amazon en cliquant ICI...
space  Mot de passe oublié    S'inscrire
  Recherche de personne, de lieu : affiche la page   Recherche type Google : propose des pages 
 
 
Page d'accueil Les communes de France durant la  Seconde Guerre mondiale  
Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France
326 annonces de recherche Actualités  -  Revue de presse
39/45 en France
base des données identifiées par AJPN.org
Nouveaux articles
Une page au hasard
36593 communes
95 départements
1148 lieux d'internement
636 lieux de sauvetage
33 organisations de sauvetage
3854 Justes de France
742 résistants juifs
8768 personnes sauvées, cachées
Expositions pédagogiques AJPN Exposition pédagogique 2e guerre mondiale : la guerre, l'occupation, la vie quotidienne, les lois antisémites, les rafles, les justes, les enfants cachés, les rescapés, les témoins L'enfant cachée
Das versteckte Kind

Chronologie 1905/1945
En France dans les communes
Les Justes parmi les Nations
Républicains espagnols
Tsiganes français en 1939-1945
Les lieux d'internement
Les sauvetages en France
Bibliographie Cartographie
Vichy en Aquitaine
Glossaire
Audience : Xiti  -  Online Plan du site
Ajouter ce site à vos favoris Signaler un problème technique
Imprimer cette page

Juste parmi les Nations

Marguerite Bernes


Mère Marguerite
Dossier Yad Vashem : 898
Remise de la médaille de Juste : 1974
Sauvetage : Paris 75000 - Paris
Profession: Religieuse française, assistante de la mère supérieure du couvent de San Giacomo à Rome
Religion : Catholique
Nom de naissance: Bernes
Date de naissance: 30/09/1901 (Algérie)
Date de décès: 01/04/1999 (Alexandrie (Egypte))
[Créer un nouvel article et/ou ajouter une photo]

Marguerite-Bernes
Mère Marguerite
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
Notice

Marguerite Bernes, une religieuse française, passa la guerre en Italie où elle était l'assistante de la Mère supérieure du couvent San Giacomo à Rome. Ses fonctions consistaient en fait à diriger le monastère. C'est ainsi qu'elle réussit, en prenant des risques considérables, à cacher dans ses bâtiments des Juifs et des Italiens persécutés et, de la sorte, sauva de nombreuses vies humaines. En septembre 1943, après l'occupation de Rome par les Allemands, Anita Finzi s'enfuit de chez elle avec ses enfants. Après bien des difficultés, elle entendit parler du couvent. Sœur Bernes l'accueillit chaleureusement, la logea avec d'autres réfugiés juifs dans une grande pièce tandis qu'elle cachait d'autres Juifs et Italiens pourchassés par les Allemands dans le campanile d'une église voisine. Elle assura le ravitaillement de tous les fugitifs, fit de son mieux pour qu'ils ne manquent de rien et se fit même un devoir d'aider les Juifs à observer les pratiques de leur religion. Les Allemands, qui se doutaient de la présence de Juifs dans les environs, perquisitionnaient régulièrement dans les couvents et les églises. La religieuse française et ses collègues italiennes étaient parfaitement au courant; pourtant leur sens du devoir et leur esprit de charité les poussa à continuer à risquer leur vie pour les malheureux qui leur avaient demandé assistance. En effet, à peu près au moment où les Finzi venaient frapper à la porte du couvent, les Allemands avaient arrêté un prêtre "coupable" d'avoir caché des Juifs dans un monastère du voisinage - et l'avaient condamné à mort "pour l'exemple". Il se trouva un mouchard pour révéler aux Allemands que des Juifs se cachaient à San Giacomo. La Gestapo fit, à l’improviste, une descente en force et arrêta nombre des réfugiés. Quelques uns, dont les enfants Finzi, réussirent à fuir. Sœur Marguerite leur trouva une nouvelle cachette dans un autre couvent. Au printemps 1944, Rosetta Sermoneta, une juive italienne, fuyant les Allemands, vint chercher refuge auprès de Sœur Bernes, dont elle avait entendu parler par une amie commune catholique. La religieuse l'accueillit chaleureusement, la logea dans une grande pièce avec d'autres fugitifs et l'aida à s'habituer à la vie du couvent, lui permettant de suivre gratuitement les cours de l'école. Plusieurs années après la guerre, Soeur Marguerite Bernes fut transférée à Jérusalem comme Mère supérieure du couvent Saint Vincent d'Ein Karem, un foyer pour enfants handicapés mentaux. Elle se vit attribuer le titre de « Citoyenne d'honneur de Jérusalem » pour son oeuvre. Pourtant, elle ne mentionna jamais ses activités pendant la guerre, convaincue que d'autres avaient plus de titres qu'elle à la gratitude du peuple juif. « Dans ma jeunesse, devait-elle déclarer, Dieu m'a demandé de vouer mon existence au service de mes pauvres frères qui souffrent, dans l'humilité et le silence... le peu que j'ai fait durant les longs mois de l'Holocauste a déjà été amplement récompensé, chose à laquelle je ne m'attendais pas... » La famille Finzi resta en contact avec la religieuse française et vint lui rendre visite à Jérusalem.

Le 15 août 1974, Yad Vashem a décerné à Marguerite Bernes le titre de Juste des Nations.

Source : justes-parmi-les-nations/les-justes-de-france/dossier-898/>Comité français pour Yad Vashem.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem



Erreur requête - select * from ajpn_triersanspeine where idsession='1416796457' order by champ5