En décembre 1943, prévenus par Paule Boivin, médecin, résistante, les Capiod accueillent César Chamay, ainsi que les frères Maurice et Francis Pluntz et Félix Dratwa.
Les quatre Juifs étaient des résistants œuvrant dans la région de Toulouse.
César Chamay avait été arrêté le 12 décembre 1942 à Toulouse, par la police allemande, alors qu'il convoyait un groupe qui ralliait les forces du général de Gaulle par l'Espagne. César Chamay, torturé par la Gestapo est envoyé à la prison Saint-Michel à Toulouse, transféré au fort du Hâ à Bordeaux, puis au camp de Mérignac, avant d'être envoyé à Drancy le 25 novembre 1943.
Félix Dratwa est arrêté par la Gestapo le 13 février 1943 alors qu'il effectuait un passage en Espagne à Saint-Pé-de-Bigorre. Interrogé au siège de la Gestapo de Pau, villa Worms, il est interné au fort du Hâ à Bordeaux, puis à Mérignac et transféré à Drancy le 25 novembre 1943.
Le 8 décembre, César Chamay, Maurice et Francis Pluntz et Félix Dratwa font sauter les barreaux de leur wagon et, dans la région de Metz, s'évadent du convoi n° 64 de déportation des Juifs pour Auschwitz parti de Drancy le 7 décembre.
Les Capiod* leur procurent un petit appartement dans l'immeuble et Henri Capiod* se charge pour leur compte des contacts avec les mouvements de résistance juive et remplit pour eux des missions.
En effet, les hommes sont rasés et en état de grande faiblesse et ne pourraient sortir sans être immédiatement repérés.
Francis Pluntz restera deux semaines, avant de rejoindre le maquis, tandis que César Chamay rejoint l'OJC (Organisation Juive de Combat) de Paris et Félix Dratwa rejoint l'AJ (Armée Juive) de Paris tout en continuant à être cachés par les Capiod* jusqu'à l'été 1944.
L'appartement des Capiod* sert aussi de lieu de réunion aux chefs de l'OJC : Maurice Brener, André Amar, Jacques Lazarus, Henry Pohorylès...
Le 18 juillet 1944, des résistants Juifs, dont César Chamay et des membres de l'OJC sont arrêtés rue Erlanger, tombés dans un guet-apens.
Incarcérés à Fresnes, puis à Drancy, ils seront déportés le 17 août 1944 par le convoi des 51 otages.
Le 20 août 1944, ils s'évadent dans la région de Saint-Quentin, après avoir arraché les barreaux de la lucarne du wagon et rentrent à Paris.
Le 19 juillet 1944, Paule Boivin tombe dans la souricière de l'Hôtel Beauséjour, 1, rue de la Fontaine-au-Roi. Elle réussit à s'échapper.
L'appartement des Capiod* qui servait à la fois de cache d'armes et de cache de documents fut perquisitionné par la Gestapo quelques jours plus tard mais n'y trouva rien.
Grâce à la complicité d'Henri Capiod*, le dépôt d'armes avait déménagé 46, rue de la Tour dans le XVIe arrondissement et Henri Capiod* avait dissimulé tout ce qui aurait pu être compromettant pour ses compagnons de l'OJC.
En décembre 1943, Henri Capiod* non-juif, prévenu par Paule Boivin, amie de César Chamay, recueille à son domicile César Chamay, Félix Dratwa et les frères Francis et Maurice Pluntz qui se sont évadés d'un train de déportation vers Auschwitz le 8 décembre 1943. Il leur procure un logement dans son immeuble. Il leur permet de reprendre contact avec leur organisation et remplit pour eux des missions car, marqués par des mois d'incarcération – tête rasée, état de faiblesse –, il n'est pas question qu'ils sortent. Son appartement servira de lieu de réunion aux chefs de l’Organisation juive de combat (OJC) de Paris : Maurice Brener, André Amar, Jacques Lazarus, Henry Pohorylès, etc. C'est avec la complicité d'Henri Capiod* qu'un dépôt d'armes est installé au 46, rue de la Tour à Paris, dans le XVIe arrondissement. Lors de l'arrestation des responsables de l'Organisation Juive de Combat (OJC) de Paris, Henri Capiod* parvient à dissimuler les armes cachées au cours d'une perquisition du sd. Au péril de sa vie, il déménage ces armes et les remet aux rescapés du groupe parisien de l'Organisation Juive de Combat (OJC). Il a été reconnu en 1991 Juste parmi les nations par Yad Vashem Jérusalem.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
1 Henri Capiod (Mémoire et espoirs de la Résistance, association créée en 1994 à l’initiative de la Fondation de la Résistance, s’efforce de pérenniser au plan national les héritages humanistes de la Résistance Française. )