Profession: Prêtre, supérieur des pères de Notre-Dame-de-Sion Qualité: Résistant Religion : Catholique Date de naissance: 1885 (Castillon)
Date de décès: 1967
Théomir Devaux* est un prêtre et résistant français.
Ordonné prêtre en 1911, il appartient à la congrégation des pères de Notre-Dame de Sion dont il est le supérieur entre 1925 et 1937. En 1928, il fonde la revue Question d'Israël, qui œuvre en faveur d'un rapprochement entre les Églises et lutte contre l'antisémitisme. Cette revue est interdite en 1940 par la Gestapo.
Supérieur des pères de Notre-Dame-de-Sion à Paris, il consacra la plus grande partie de son existence au développement des relations judéo-chrétiennes. Pendant l'Occupation, il coopéra avec les représentants de la Wizo clandestine afin de procurer des faux papiers aux enfants et trouver des institutions ou des familles chrétiennes disposées à les accueillir et les cacher, notamment en Sarthe.
Son journal, Les Cahiers sioniens, contribua à la préparation de l'encyclique Nostra Aetate sur les Juifs, qui fut promulguée par le pape Jean XXIII.
Dora et Touvia Majteles quittent l'Allemagne pour se réfugier en France, abandonnant leur atelier rempli de nombreuses machines à coudre, où ils avaient de nombreux employés.
Arrivés en France, ils s'installent à Strasbourg où ils vont rester un an.
Ils arrivent à Paris et habitent dans un hôtel du 4e arrondissement où va naître leur fille Shoshana (Rosa-Anne) le 12 septembre 1934.
Ils trouvent ensuite une location dans le 11e arrondissement où va naître leur troisième enfant, Avraham (André) le 3 janvier 1941. Touvia ouvre un petit atelier de couture à son domicile et fait des costumes pour homme tandis que Dora trouve du travail comme assistante dans une clinique dentaire. Michel naîtra en 1942.
Touvia, juifs étrangers, ne se présente pas au commissariat de police lors de la rafle du "billet vert". Aidé par la concierge de leur immeuble, il se cache dans le grenier.
Alors que les persécutions s’étendent aux familles, Touvia sort de sa cachette et donne beaucoup d’argent à la concierge afin qu’elle s’occupe de sa famille. Touvia est arrêté par les allemands au début de 1942 et interné à Drancy.
Alors que les rafles s'intensifient, les allemands viennent chercher Dora et les enfants. Ils éclatent en pleurs.
L’officier prend pitié d’eux et leur donne 24 heures pour se préparer.
Dora prend immédiatement contact avec son amie Léontine Tiercelin*, infirmière, membre de la résistance, afin qu’elle cache les enfants.
Le père Théomir Devaux* vient chercher Armand, Rose-Anne, André et le petit Michel et les conduit à travers les égouts jusqu’à la Cathédrale Notre-Dame. Sur place les religieux enlevèrent les étoiles jaunes et donnèrent aux enfants des vêtements propres. Ils les soignèrent et leur enseignèrent les prières chrétiennes. Dora part quant à elle se cacher chez Léontine Tiercelin*, qui parviendra de plus à faire sortir Touvia de Drancy.
Léontine Tiercelin*, emmène Armand, Rose-Anne, André et le petit Michel au couvent du Château de l’Ermitage dans le département de la Sarthe avec sa traction avant Citroën noire ressemblant aux véhicules de la Gestapo. Auguste* et Marie-Rose Landeau* vont alors prendre en charge les enfants, et les placer à Mansigné chez Albert* et Marie-Louise Busson*. Albert* et Marie-Louise Busson* sont agriculteurs à Mansigné et vivent dans une modeste ferme dite "Chandelier" où ils élèvent des poules, des oies et des lapins. Ils ont quatre enfants Jean, Gérard, Carlette et Cécile.
Ils s’occuperont avec dévouement des quatre enfants juifs. Armand, l'aîné, aidera dans les travaux de la ferme, tandis que les pus jeunes aide dans les travaux domestiques. Les enfants y resteront jusqu’à la fin de la guerre.
Léontine Tiercelin*, parviendra à transférer Touvia jusqu'à Yvré-le-Polin où il restera caché jusqu’à la fin de la guerre.
Chronologie[Ajouter]
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse7 pages,
réalisation 2013 Auteur :
Thierry Noël-Guitelman
- terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les
communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants
sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
2 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. ) 3 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André ) 4 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
5 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
6 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
7 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem. Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période. C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
8 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
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