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Adèle Akierman

Texte pour ecartement lateral

Montreuil 93100 Seine-Saint-Denis
Nom de naissance: Akierman
Nom d'épouse: Schaffier
Date de naissance: 1933 (Paris)
Aidé ou sauvé par : - Théomir Devaux - Albert Gendron - Marie-Louise Gendron - Auguste Landeau - Marie-Rose Landeau
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Histoire

La famille Gendron, le père, Albert Gendron*, ouvrier agricole, la mère, Marie-Louise* née Porteboeuf, ouvrière dans une laiterie, ses deux enfants issus d’un premier mariage, Fernand et Suzanne Choplain, 19 et 17 ans et leur fils, Bernard Gendron, 13 ans, habitent à Requeil (Sarthe) au lieu dit Le Couran.
 
Chaim Akierman vient s’installer en France au début des années 20, accompagné d’une petite fille Chana dite Clara (1914-2000), née d’un premier mariage.
Syma Taubé rejoint Chaim Akierman en France. Germaine est le premier enfant à y naître en 1925 ; suivront Jeanne (1927) Bernard (1930), Adèle (1933), et Roger (1941). 
La famille Akierman habite au 6, rue Hoche à Montreuil. Chaim Akierman est cordonnier.
 
En septembre 1939, Chaim Akierman s’engage dans la Légion Etrangère (Matricule  10100) affecté au 21 ème Régiment de Marche de Volontaires Étrangers à Septfonds, dans le Tarn-et-Garonne, mais il ne sera pas appelé au combat.
 
En 1941, à l’âge de quatorze ans et un jour, Jeanne Akierman commence à travailler à l’usine Dantzer à Montreuil où elle rejoint sa soeur Germaine Akierman.
Au printemps 1941, des rumeurs persistantes font état d’arrestation des juifs étrangers. Chaim Akierman dit Paul,  part se réfugier à Castelsarrasin (chez Mr Ballarin, grainetier ) et il ne sera jamais inquiété.
 
En  juin 1942, Syma Taubé Akierman est convoquée au Commissariat de Police pour recevoir les  étoiles jaunes, remises contre des tickets de rationnement. La famille doit porter l’étoile jaune. Cette mesure vexatoire s’ajoute à toutes les interdictions qui les frappent déjà (ne pas faire les courses après 18h, ne pas entrer dans les parcs et jardins publics, obligation de prendre le dernier métro, etc.).
Adèle se rends à l'école Jean-Jaurès le lendemain. Dans la cour, les fillettes juives subissent des quolibets de la part d’élèves. La directrice, Mme Perrin convoque  toutes les classes, menaçant les élèves d’exclusion immédiate si de tels faits se reproduisaient. Il n’y eut plus jamais de tels débordements.
Étant établi que Chaim Akierman  est porté «disparu », Germaine Akierman, citoyenne française, est  déclarée « soutien de famille », grâce à l’intervention d’une assistante sociale qui est mandatée par son employeur, Madame Dantzer. Germaine reçoit alors des subsides des Allocations Familiales du régime de Vichy.
 
Le 16 juillet 1942, deux agents en uniforme viennent prévenir les Akierman de préparer leurs valises. Ils reviennent l’après-midi et emmènent Syma Akierman et ses enfants à l’école Marcelin-Berthelot où un Commissaire de Police, chargé d’accueillir les Juifs, leur signifie leur arrestation.
Interrogeant Syma qui ne parle pas bien le français, il ne comprend pas pourquoi ses enfants portent le nom de leur père alors qu'elle est listée comme "Rosenberg". Germaine Akierman lui explique que ses parents se sont mariés en Pologne religieusement et non civilement.
Le policier, excédé, les renvoie chez eux.
De juillet 1942 à février 1944, la famille mène une vie «normale » : Germaine et Jeanne travaillent, et les plus jeunes vont à l’école.
 
Au début du mois de juillet 1942, la sœur de  Syma, Gitla Finkelstein vient vivre quelques jours à Montreuil avec son fils Bernard. Le père Maurice Finkelstein était resté à Paris rue Charlot.
Après  quelques jours, Gitla Finkelstein et son fils Bernard décidèrent de retourner chez eux. Quelques jours plus tard , ils furent tous trois arrêtés lors de la rafle du 16 juillet et déportés sans retour à Auschwitz. Maurice Finkelstein fut déporté le 31 juillet 1942  par le convoi 13, Gitla Finkelstein  le 3 août par le convoi 14 et Bernard le  24 août par le convoi 23.
 
Le 4 février 1944, les Allemands viennent frapper à la porte de l’appartement à Montreuil. Ce jour là, étaient présents Syma, ses filles Germaine, Jeanne et Adèle et ses fils, Bernard et