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Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France
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Seine-Saint-Denis

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Département de la Seine-Saint-Denis en 1939-1945


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Departement de la Seine-Saint-Denis en 1939-1945
La sous-préfecture de Nogent-sur-Marne
source photo : www.fdpi.eu
crédit photo : DR
Departement de la Seine-Saint-Denis en 1939-1945
La sous-préfecture de L'Häy-les-Roses
source photo : www.fdpi.eu
crédit photo : Nicolas O.
Departement de la Seine-Saint-Denis en 1939-1945
La préfecture de Seine-Saint-Denis, Bobigny
source photo : www.fdpi.eu
crédit photo : Reno 974
Histoire
Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.
L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg, pourtant neutre, et les Pays-Bas le 10 mai 1940.

Le gouvernement désemparé se replie de Paris à Bordeaux dès le 11 juin.
La France est envahie. C’est l’exode vers le sud.
Le président du Conseil, Paul Reynaud, est contraint de démissionner. Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement et obtiendra les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie.

Le 14 juin 1940, les troupes allemandes défilent à Paris, sur les Champs-Élysées.
Le 20 ils sont à Brest, le 22 à La Rochelle, à Lyon...
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice.

Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands. La ligne de démarcation traverse treize départements sur 1 200 km : Ain, Allier, Charente, Cher, Dordogne, Gironde, Indre-et-Loire, Jura, Landes, Loir-et-Cher, Pyrénées-Atlantiques, Saône-et-Loire, Vienne.
La Demarkationsline disparaîtra le 11 novembre 1942, après l’occupation totale de la France.

Les proscrits du régime
Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, sont pourchassés et persécutés parce que Juifs. Ils seront massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront. Les Tsiganes sont internés dans les camps français. Les Francs-maçons et les Communistes, considérés comme "indésirables" sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration, pourchassés, arrêtés et internés.
A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.

Près de 76 000 Juifs dont plus de 11 000 enfants seront arrêtés et déportés de France, dont 38 000 à Paris.


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Toutes les communes de la Seine-Saint-Denis

Les camps et les lieux d'internement de la Seine-Saint-Denis

Asile de Maison-Blanche 93330 Neuilly-sur-Marne
Camp de Drancy 93700 Drancy
Camp de Saint-Denis 93200 Saint-Denis
Fort de Romainville 93230 Romainville
Frontstalag 111 Drancy 93700 Drancy
Frontstalag 220 Saint-Denis 93200 Saint-Denis
Ilag Drancy 93700 Drancy
Ilag Saint-Denis 93200 Saint-Denis

Les lieux de sauvetage de la Seine-Saint-Denis

Centre de l'UGIF Montreuil 93100 Montreuil
Institution Ségaux 93260 Les Lilas
Pension Clerbois 93110 Rosny-sous-Bois
Pensionnat de jeunes filles Beau Séjour 93340 Le Raincy

Les 68 Justes parmi les Nations de la Seine-Saint-Denis


6 Familles hébergées, cachées ou sauvées de la Seine-Saint-Denis[Compléter]

Les Pavillons-sous-Bois

01/06/1940 - 31/08/1944 Famille SONKIN - - Madame SONKIN,venue de Lithuanie avec son époux et ses enfants, veuve, avait confié ses deux fils Emile et Albert à Monsieur et Madame GARDIANOT, des amis qui habitaient la même ville des Pavillons-sous-bois, parce qu'en 1944 ils ne pouvaient plus être sous la protection d'un fonctionnaire de police qui ignorait à présent la date des rafles opérées directement par les chefs nazis. Cette famille était protégée jusqu'en 1944 par la population de son quartier aux Pavillons-sous-bois et d'un fonctionnaire de policie qui les avertissait des rafles. La famille GARDIANOT s'étant réfugiée à GIEN dès le début de la guerre, ils accueillirent les deux adolescents Emile et Albert SONKIN dans la petite maison qu'ils occupaient à Briquemont jusqu'à la fin de la guerre. La petite fille de ces personnes a fait ouvrir un dossier auprès de Yadvashem à Paris. Comme il ne restait qu'un seul témoin, la démarche pour la reconnaissance de ses grands-parents au titre de JUSTE n'a pas été à son terme. En 2011, elle a organisé une r

Montfermeil

1942 - 1944 Famille Gelbard - La famille Gelbard arrive de Pologne en 1918. Le père, Maurice Gelbard, né en 1895, et la mère, Eva Kohn, se rencontrent à Paris et se marient. Lui est imprimeur et elle couturière. Ils habitent au 1 rue Ferdinand Duval à Paris dans le 4e arrondissement. Ils auront trois filles : Sonia, née en 1929, Marguerite en 1931 et Rosette en 1932.
Ils seront protégés.

Rosny-sous-Bois (Témoignage d'Henri Berman)

03/1943 - 1945 Famille Berman - Henri, né en octobre 1942, et son père Ephraïm (Fernand) sont cachés à la pension Clerbois. Henri, âgé de 6 mois, est le plus jeunes des enfants cachés à Clerbois. Ephraïm, après avoir été démobilisé de l'armée française, a vécu sous les toits. Ils y resteront jusqu'à la Libération.

1943 - 1944 Famille Coronel - David Coronel, adolescent juif, est recueilli par les instituteurs Marcel* et Lucienne Clerbois*. David Coronel se souvient : "En 1942 ma sœur et moi, nous sommes passés en zone libre par Salis-de-Bearn, pour rejoindre un oncle habitant à Pau. Pau, ville où les allemands n'étaient pas encore. Cet oncle a été déporté par le dernier convoi en 1944. De là, je suis parti à Roanne où j'ai été caché au lycée pendant l'année scolaire 1942-1943 dans la classe de 6e de Monsieur Jacquard. La zone libre n'étant plus libre, je suis revenu me cacher à Rosny-sous-Bois où Marcel Clerbois* m'a gardé et protégé pendant l'année scolaire 1943-1944, année de mon certificat d'études. La pension Clerbois était face aux rails et à

Famille Gordon - Yves Gordon, adolescent juif, est recueilli par les instituteurs Marcel* et Lucienne Clerbois*.

Famille Rozenfarb - Jacques Rozenfarb, adolescent juif, muni de faux papiers au nom de "Jacques Bontemp", est recueilli par les instituteurs Marcel* et Lucienne Clerbois*.


18 Familles arrêtées dans le département [Compléter]

Aubervilliers
06/1941 Famille Huzard - Adrien Huzard, élu municipal et militant aux Jeunesses communistes puis à la CGTU, entre en résistance. Il rédige des tracts, des journaux, et organise des planques pour les hommes recherchés comme pour le matériel. Mais en juin 1941, il est arrêté et condamné à cinq ans de travaux forcés. Envoyé à la centrale de Caen, il y restera jusqu’en janvier 1942. Transféré à l’abbaye de Fontevrault jusqu’en juillet 1943, il est ensuite envoyé à la centrale de Blois. Conduit à Compiègne, il sera déporté à Mauthausen, d'où il est libéré le 9 mai 1945 par les Russes.1

Bagnolet
1942 Famille Alpern - Nechamya, née le 27/04/1928 à Lublin et Marcelle, née le 18/01/1931 à Paris, habitaient au 226, rue Noisy-le-Sec à Bagnolet. Arrêtées parce que juives, Nechamya, 14 ans, sera déportée sans retour par le convoi n° 16 du 7 août 1942 et Marcelle, 11 ans, par le convoi n° 22 du 21 août 1942.
Déportation : 07/08/1942 convoi no 16 et 22


1942 Famille Azar - Alexandre, né à Tyre (Turquie) en 1904, commerçant, son épouse Perla, née Alalouf à Izmir (Turquie) en juillet 1908, et leurs enfants, Régine, née le 13 août 1932 à Paris 12e et Samuel, né le 8 juin 1935 à Paris 14e, habitent 19, rue Victor-Hugo à Bagnolet. Arrêtés parce que juifs, Alexandre, 38 ans, Perla, 34 ans, Régine, 10 ans et Samuel 7 ans, sont déportés sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 45 du 11 novembre 1942.
Déportation : 11/11/1942 convoi no 45


22/07/1942 Famille Konstantyner - Chaim, 40 ans, né à Sokolow (Pologne) en 1902, fils de Hersz et de Rachla, brocanteur, et son épouse Estera, 43 ans, née Rosentraub le 3 janvier 1899 à Lodz (Pologne), fille de Mordka et de Bela, couturière, habitaient à Bagnolet, 96, rue de la Fraternité avec leurs enfants, Marcel, né à Bagnolet en 1927 et son petit frère né en 1932. Chaïm et Estera sont arrêtés parce que juifs le 22 juillet 1942, puis déportés sans retour vers Auschwitz. Ils ne sont jamais revenus. Marcel, 15 ans, et son frère, 10 ans seront recueillis par une tante jusqu’en 1944.

Le Pré-Saint-Gervais
17/07/1942 Famille Joinovici - Marc, 48 ans, né le 07/09/1894 à Moinesti (Roumanie), tailleur, habitait avec sa famille 10, rue Charles-Nodier au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis). Il est arrêté parce que juif le 16/07/1942 et déporté sans retour vers Auschwitz le 29/09/1942 par le convoi n° 38 au départ de Drancy. Son épouse Brajna, 41 ans, née Lipka à Ostrow (Pologne) en 1901, Anna, 12 ans, née en 1930 à Paris (14e) et Albert, 11 ans, né le 22 janvier 1931, seront arrêtés le 12 octobre 1942 à Château-du-Loir parce que juifs et déportés sans retour à Auschwitz par le convoi n° 42 du 6 novembre 1942. Seul Henri parviendra à échapper à la rafle.
Déportation : 29/09/1942 convoi no 38

>> Voir les 18 familles arrêtées dans le département <<

Chronologie [Ajouter]

7/04/1942 - François Molet, fusillé le 7 avril 1942 au Mont Valérien ( les Nazis) né le 14 mars 1905 à Beaurevoir aisneMont-Valérien France
10/1940 - Le recensement effectué par les services de la préfecture de Police de la Seine (réparti aujourd'hui entre Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), dénombre 149 734 hommes, femmes et enfants juifs, dont 64 070 Juifs de nationalité étrangère.
20/08/1941 - Ouverture du camp de Drancy en région parisienne
16/07/1942 - 16 et 17 juillet 1942, la rafle du Vel’ d’Hiv’ à Paris et dans son agglomération, le "Jeudi noir" comme l’appelle les Juifs, l’opération "Vent printanier" selon le code allemand, visant les familles juives étrangères. 13.000 arrestations dont 4 000 enfants.


Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Jacques Altmann (Né en 1923, Jacques Altmann est l'aîné de cinq garçons. Ses parents Dina et Suscher et ses quatre plus jeunes frères sont déportés sans retour à Auschwitz le 3 novembre 1942. Jacques Altmann les rejoint le 10 février 1944 après avoir séjourné dans les camps parisiens annexes de Drancy, Austerlitz et Lévitan. Il sera libéré en 1945. )

Notes

- 1 - Témoignage d'Adrien Huzard

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***  zazou

    bonjour,
    je suis réalisatrice et je prépare un film documentaire sur les zazous pendant la guerre. Certains d'entre eux ont été déportés au camp de Drancy en 1942 pour voir arboré une étoile jaune détournée. J'aimerais comprendre ces "amis des juifs" que la jeunesse a d'instinct poussé à un acte intuitif et subversif de solidarité. Merci de tous les renseignements, conseils sources et témoignages que vous pourrez me donner pour raconter l'histoire de cette jeunesse là.
    [répondre]

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