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Juste parmi les Nations

Marie-Françoise Borel


Dossier Yad Vashem : 11509
Remise de la médaille de Juste : 15/03/2009
Sauvetage : Romainville Ferme de Ville Vert 93230 - Seine-Saint-Denis
Vert-le-Petit 91710 - Essonne
Profession: Caneuse de chaises
Religion : Catholique
Nom de naissance: Lech'vien
Nom d'épouse: Borel
Date de naissance: 06/08/1877 (Plouézec (22))
Date de décès: 29/11/1964 (Romainville (93))
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Marie-Francoise-Borel
Marie-Françoise Borel*
source photo : Arch. fam. Borel
crédit photo : D.R.
Marie-Francoise-Borel
Faiga et Wolf Kwiatek et Marie-Françoise Borel* (à droite)
source photo : Arch. fam. Kwiatek
crédit photo : D.R.
Notice

Marie-Françoise Lech’vien* était née à Plouézec en 1877. Elle était caneuse de chaises.
Le 31 juillet 1896, Marie-Françoise* avait épouse Camille Ulysse Marcel Bore, ébéniste,l né en 1873 à Besançon (25). Ils auront trois enfants : Maurice Marcel né en 1896 (décédé en 1930), Arthur Edmond né en 1897 et René Marcel* né en 1903.

Esther et Eugène Kaufman s'était mariés en Pologne en 1934. Ils arrivent en France après la naissance de leur fille Hélène en 1936 quittent la Pologne antisémite et s'installent près de la Place des Lilas à Paris.

Esther Kaufman fût arrêtée parce que juive par la police parisienne en 1942 et envoyée à Drancy. Eugène Kaufman réussit à l’en faire sortir.

Esther et Eugène Kaufman étaient fourreurs et travaillaient en sous-main pour une maison qui fournissait les besoins allemands. Eugène Kaufman fit valoir que sa modeste production se ressentirait de l’absence d’Esther qui fût relâchée en raison du réel besoin de gants fourrés et autres pelisses pour la vie au front.

Esther et Eugène Kaufman étaient amis avec la famille Kwiatek. Wolf Kwiatek, un fabricant de chapeaux et de gants de Pologne, s'était installé en 1933 aux Lilas avec sa femme, Faiga, et leurs deux filles, Paulette née en 1936 et Thérèse née en 1940.
Faiga Kwiatek s'était retrouvée seule avec ses deux filles après l'arrestation le 14 mai 1941 de Wolf Kwiatek lors de la rafle des étrangers.
Wolf Kwiatek avait passé l’hiver 1941-1942 au camp de Pithiviers. Il sera envoyé vers Auschwitz le 19/08/1942 par le convoi n° 21. Par chance, il reviendra e 1945.
Afin de continuer à travailler pour nourrir la famille, Faiga Kwiatek confiait ses deux filles aux soins d'une nourrice-voisine la nuit.

Esther et Eugène Kaufman décidèrent de se mettre à l'abri avec leur fille Hélène.
Esther Kaufman en parla avec son amie Faiga Kwiatek qui les mit en contact avec leur amie et voisine Marie-Françoise Borel*, veuve.
Marie-Françoise Borel* leur offrit son bien modeste deux pièces à Romainville (93) et se replia dans la petite ferme que son fils louait pour elle dans l’Essonne.
Ils y resteront de juin 1942 à août 1944.

En juin 1943, la nourrice qui gardait Paulette et Thérèse, a été dénoncé.
Le 15 juin 1943, la police française est venue chercher les deux petites filles âgées de 7 et 3 ans pour les emmener au Centre de l'UGIF Lamarck. Un commissaire de police, ami de Eugène Kaufman, arrache les deux fillettes du Centre de l'UGIF Lamarck juste avant leurs départ pour le camp de Beaune-la-Rolande

Marie-Françoise Borel* propose alors à son amie Faiga Kwiatek et à ses deux filles un refuge dans sa petite maison de campagne de Vert-le-Petit (91) près de Limours où elles vont rester de juin 1943 à 1945.
Faiga Kwiatek participait aux tâches agricoles et Paulette et Thérèse furent traitées comme les petites-filles de Marie-Françoise Borel*.

Après la libération, Faiga Kwiatek et sa fille aînée, Paulette sont retournées aux Lilas, tandis que Thérèse a continué à vivre avec Marie-Françoise Borel* pendant encore quelques mois.
Wolf Kwiatek, revenu en 1945, viendra alors chercher sa fille Thérèse. Ils se retrouveront tous aux Lilas.

Marie-Françoise Borel* sauva ces deux familles qui resteront chez elle jusqu’à la libération tandis que son fils René Borel* travaille à Lyon pour l'OSE où il est trésorier et organise une filière pour sauver les enfants juifs en leur faisant passer la frontière Suisse.
En novembre 1952, René Borel, son épouse Fernande née Prud'Homme et leurs enfants Philippe et Marie-Françoise partent vivre à Montréal au Canada. Après le décès de son épouse en 1979, René Borel revient seul en France.

Le 15 mars 2009, l'Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Juste parmi les Nations à Marie-Françoise Borel* et à son fils René Borel*, trésorier de l'OSE, le 22 juin 2011.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem


Histoire
Eugene and Esther Kaufman were married in 1934. After the birth of their daughter Helene in 1936, Eugene and Esther migrated to Paris, France, where they worked as furriers in the Parisian district of Les Lilas.

In 1942, Esther Kaufman was arrested by the German authorities and imprisoned in The Drancy Internment Camp in Paris, where Jews were held prior to being deported to extermination camps. Since Eugene Kaufman’s fur trade was in high demand by the occupation authorities, Eugene was successful at freeing his wife, claiming he needed her help in his trade as a furrier.

Esther’s experiences in the camp brought home the stark and tragic reality that the Jews of Paris were in grave danger. As a result, Eugene and Esther decided it was time for their family to search for a safe shelter.

Fortunately, the Kaufmans’ good friends- the Kwiatek family- put them in contact with their friend and neighbour, Marie Francoise Borel. Marie Francoise offered Eugene, Esther and their little girl refuge in a small house with two rooms in Romainville, close to Paris. The Kaufmans lived there from June 1942 to August 1944. It was clear that Marie’s selfless act had saved the Kaufman family, as their previous apartment was “visited” and “sealed” by the German authorities.

Soon after, the Kwiatek family was faced with mortal danger of their own. Mr. Kwiatek, a hat and glove maker from Poland had moved to Les Lilas with his wife, Faiga, and two young daughters, Paulette and Therese, in 1933.

In June of 1941, Mr. Kwiatek was jailed in the Pithiviers camp and then transported to Auschwitz. Mrs. Kwiatek, now alone, was fortunate to receive some aid from her gentile neighbours; at night, Faiga Kwiatek would leave her two daughters in the care of a wet nurse. However, in June of 1943, an informant disclosed the location of the two young girls, and Paulette and Therese, age 7 and 3 at the time, were arrested by the Gendarme (French police) and taken to Paris. Fortunately, a family friend intervened and the girls were released.

Following this event, Marie Francoise offered Faiga Kwiatek and her two daughters shelter in her little country home in the area of Ville Vert near Limours (today part of the Essonne province) where they lived from June 1943-1945.

Faiga assisted with the agricultural duties and the family enjoyed the loving and protective treatment from all of their surrounding neighbours, who well knew the circumstances of how the Kwiatek family came to their village. They lived a sheltered and calm life and Marie Francoise treated Paulette and Therese like her natural grandchildren.

After liberation, Mrs. Kwiatek and her eldest daughter, Paulette, returned to Les Lilas, while Therese continued to live with Marie Francoise for a few more months. In time, Mr. Kwiatek, who had survived Auschwitz, came to reclaim his daughter Therese and the two returned to Les Lilas, where the family was reunited.

Helene Kaufman and Therese Hollander (nee Kwiatek) asked Yad Vashem to award Mrs. Marie Francoise Borel with the Righteous Among the Nations title, in recognition of her actions in saving the lives of Eugene, Esther and Helene Kaufman and Faiga, Paulette and Therese Kwiatek.

23/11/2011
Lien : Yad Vashem Canada

[Compléter l'article]
Réseau de sauvetage
Arthur Borel
René Borel
 
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Marie-Françoise Borel
Esther Kaufman
Hélène Kaufman (Fille de Eugène et Esther)
Eugène Kaufmann
Faiga Kwiatek
Paulette Kwiatek (Fille de Wolf et Faiga)
Thérèse Kwiatek (Fille de Wolf et Faiga)

Chronologie [Ajouter]
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

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Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse 7 pages, réalisation 2013
Auteur : Thierry Noël-Guitelman - terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. )
2 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Jacques Altmann (Né en 1923, Jacques Altmann est l'aîné de cinq garçons. Ses parents Dina et Suscher et ses quatre plus jeunes frères sont déportés sans retour à Auschwitz le 3 novembre 1942. Jacques Altmann les rejoint le 10 février 1944 après avoir séjourné dans les camps parisiens annexes de Drancy, Austerlitz et Lévitan. Il sera libéré en 1945. )

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