Lucien* et Marie Noël* habitent à Noisy-le-Grand.
Lucien est employé de la compagnie de gaz à Paris.
La famille Vigder vit à Paris et habite 13 rue de la Forge Royale, dans le 11e arrondissement.
Le père, David Vigder, né le 15 décembre 1897 à Botsani (Roumanie) est artisan.
David Vidger est arrêté à leur domicile en janvier 1943 parce que juif. Il sera déporté sans retour par le convoi n° 64 de Drancy vers Auschwitz le 7 décembre 1943.
Son épouse, Ita Vigder, reste seule avec leurs deux enfants, Clairette, 7 ans et son petit frère Isidore, presque 2 ans.
Après l'arrestation de David Vigder, des policiers se présentent au domicile de Ita Vigder en lui annonçant qu'ils viendraient la chercher dès qu'Isidore aurait atteint l'âge de 2 ans. Clairette qui ne peut pas sortir passe des heures à dessiner sur tous supports, y compris sur des boîtes de camembert.
Ita Vigder confie des affaires personnelles et les dessins de Clairette à un voisin pour les mettre en sécurité. Elle est alors prise en charge par une organisation juive qui va la cacher à Paris, tandis que les deux enfants sont placés à Noisy-le-Sec, mais traités durement et insuffisamment nourris.
Durant l'été 1943, Clairette et Isidore furent confiés à Lucien* et Marie Noël* où ils furent choyés. Lucien Noël* était en contact avec la mère des enfants puisqu'il était à Paris tous les jours pour son travail. Les enfants ont ainsi pu correspondre avec Ita.
Après la guerre Ita retrouve ses enfants.
Lorsqu'elle revient dans son immeuble, elle apprend que le voisin s'était débarrassé de tout, à part les dessins de Clairette... dont celle-ci a fait don à Yad Vashem en 2009.
Clairette Vigder, a seven-year-old girl living in Nazi-occupied Paris, devoted hours to drawing what she was not permitted to go out and see in person – brightly colored birds and the sun. With arrests of Jews commonplace in Paris, Clairette was confined indoors by her parents, where she devoted hours of her time to drawing. With paper scarce, Clairette drew colorful images on materials immediately available – including the covers from packages of Camembert cheese.
Soon after her father was deported, Clairette’s mother decided they had to leave their home, and arranged for Clairette and her younger brother to go into hiding. Her mother gave the family's personal belongings, including Clairette’s drawings, to a neighbor for safekeeping, but fearing discovery, the neighbor disposed of everything – except for Clairette’s artwork. The children were reunited with their mother at the end of the war. Their father was murdered in Auschwitz in 1943. In 2009, Clairette gave a number of the colorful paintings, along with several other personal items, to Yad Vashem for safekeeping and preservation.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Etoile jaune: le silence du consistoire centrale , Mémoire ou thèse7 pages,
réalisation 2013 Auteur :
Thierry Noël-Guitelman
- terminal
Lorsque la 8e ordonnance allemande du 29 mai 1942 instaure l'étoile jaune en zone occupée, on peut s'attendre à la réaction du consistoire central. Cette étape ignoble de la répression antisémite succédait aux statuts des juifs d'octobre 1940 et juin 1941, aux recensements, aux rafles, aux décisions allemandes d'élimination des juifs de la vie économique, et au premier convoi de déportés pour Auschwitz du 27 mars 1942, le consistoire centrale ne protesta pas.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les
communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants
sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
2 Juifs en psychiatrie sous l'Occupation. L'hospitalisation des Juifs en psychiatrie sous Vichy dans le département de la Seine (Par une recherche approfondie des archives hospitalières et départementales de la Seine, l'auteur opère une approche critique des dossiers concernant des personnes de confession juive internées à titre médical, parfois simplement préventif dans le contexte des risques et des suspicions propres à cette période. La pénurie alimentaire est confirmée, influant nettement sur la morbidité. Ce premier travail sera complété par un examen aussi exhaustif que possible des documents conservés pour amener une conclusion. ) 3 Héros de Goussainville - ROMANET André (Héros de Goussainville - Page ROMANET André ) 4 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
5 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
6 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques. Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
7 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ? Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem. Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période. C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
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