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Bordeaux en 1939-1945

Texte pour ecartement lateral
Code postal : Bordeaux 33000
Caudéran
Sous-préfecture : Bordeaux
Canton : Bordeaux
- Gironde
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Bordeaux en 1939-1945
Animation musicale des nazis sur la Place de la Comédie, 1942
source photo : Deutsches Bundesarchiv - Photo Reitzner
crédit photo : D.R.
Bordeaux en 1939-1945
Bordeaux, fin juin 1940. Une sentinelle allemande.
source photo : Inconnu
crédit photo : D.R.
Bordeaux en 1939-1945
La petite Gironde du 17 juin 1940
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
Bordeaux en 1939-1945
Piédestal du monument à la mémoire des Girondins
source photo : Bernard Lhoumeau
crédit photo : Bernard Lhoumeau
Bordeaux en 1939-1945
Hôtel de ville de Bordeaux (Palais Rohan), vu du jardin de la mairie
source photo : Bernard Lhoumeau
crédit photo : Bernard Lhoumeau
Bordeaux en 1939-1945
Hôtel de ville de Bordeaux, façade principale
source photo : Bernard Lhoumeau
crédit photo : Bernard Lhoumeau
Bordeaux en 1939-1945
Hôtel de Nesmond, en 1907, il devient l’hôtel particulier du Préfet, en 1914 et à nouveau en 1940, il abritera la Présidence de la République française. Et c’est entre ses murs que le maréchal Pétain formera son gouvernement. Pendant la Seconde Guerre Mondiale il est occupé par les Allemands. À la Libération, l’hôtel est laissé à l’abandon et ce n’est qu’en 1952 qu’il redevient résidence des préfets de la Gironde, qui sont également, depuis un décret de 1964, préfets d’Aquitaine.
source photo : Bernard Lhoumeau
crédit photo : Bernard Lhoumeau
Bordeaux en 1939-1945
Le fort du Hâ, aujourd'hui dans l'enceinte de l'école nationale de la Magistrature.
source photo : Bernard Lhoumeau
crédit photo : Bernard Lhoumeau

Voir l'histoire du département de la Gironde
Histoire
Bordeaux est une commune française située dans le département de la Gironde.

12/03/2009

[Compléter l'article]

Bordeaux dans la tourmente de la défaite

Le nom de Bordeaux se décline souvent dans la mémoire collective avec celui de défaite. Cette vision des événements de mai-juin 1940 se veut trop simplificatrice. Archives et témoignages révèlent une histoire beaucoup plus complexe qui se divise en trois grandes phases chronologiques.

Avec la débâcle militaire, des millions de civils, originaires de Belgique, du Luxembourg, de Lorraine, du Nord et de la région parisienne fuient sur les chemins de l’exode, venant s’ajouter aux réfugiés espagnols arrivés en Gironde depuis 1936, aux émigrés juifs du IIIe Reich internés dans les camps de Bassens et de Libourne, aux évacués de Meurthe-et-Moselle accueillis en septembre 1939. En quelques semaines, la population bordelaise est multipliée par deux, passant de 300 000 à 700 000 habitants. La ville se transforme en une cohue indescriptible : "tout le centre de la ville n'était qu’une foire en plein vent" résume Léon Blum, "un entassement humain de centaines de milliers de migrants déboussolés, à la recherche d’un boulanger" se souvient Charles Tillon. Les exilés bivouaquent dans les parcs et sur les trottoirs, des centaines de véhicules, de voitures à cheval et de bicyclettes aux chargements les plus hétéroclites envahissent les rues et le port.
Les moyens mis en œuvre se révèlent bien vite insuffisants. Plus d’un million de repas sont distribués quotidiennement. Mais la pénurie menace, l’eau est rationnée, les hébergements, même de fortune, font défaut.
La débâcle frappe également les entreprises, à l’image des usines Peugeot. Aux termes d’un accord entre le ministère de l’Air et le groupe Peugeot, de nombreuses machines sont transférées dans l'agglomération bordelaise à partir du printemps 1939 pour alimenter un vaste complexe aéronautique militaire. En juin 1940, 4 000 salariés des usines Peugeot de Sochaux ainsi qu’une partie des archives sont évacués sur Bordeaux. La banque de France y transfère son siège social, de nombreuses succursales, leurs réserves en billets. L’eau lourde, utilisée par Frédéric Joliot-Curie dans son laboratoire du collège de France, est également transportée en Gironde.

À partir du 14 juin, l'appareil d'État se replie à son tour en Gironde.
Bordeaux, après les épisodes de la Commune en 1870-1871 et du repli de septembre-décembre 1914, s'improvise capitale de la France pour la troisième fois de son histoire.
Plus de 1 100 fonctionnaires s’établissent dans la cité où 300 bureaux sont réquisitionnés.
Le président de la République, Albert Lebrun, s’installe dans l’hôtel de préfecture et le président du Conseil, Paul Reynaud, également ministre des affaires étrangères, de la Défense nationale et de la Guerre, dans l’hôtel du commandant de la XVIIIe région militaire, deux bâtiments situés rue Vital-Carles, "seule voie calme,
selon les souvenirs du journaliste Alfred Fabre-Luce, barrée par la police, où siège le gouvernement".
Les autres ministères sont hébergés dans divers hôtels particuliers du centre-ville tandis que la Chambre des députés et le Sénat sont éloignés dans des immeubles périphériques et inadaptés. De même, le Conseil d’État, privé de ses archives et isolé dans le sud du département, à Monségur, est contraint de suspendre ses activités.
Les détenus des prisons du Cherche-Midi et de la Santé sont transférés au Fort du Hâ. Quatre d'entre eux, condamnés à mort pour trahison par le 3e Tribunal militaire de Paris, sont exécutés le 22 juin, sur le champ de tir de Verthamon, à Pessac.
Les gouvernements en exil de Pologne, du Luxembourg et de Belgique trouvent refuge dans le département. Ce dernier, établi à Sauveterre-de-Guyenne, refuse de poursuivre la guerre et se prononce le 27 juin en faveur d’un rapatriement. Les ambassades et les légations étrangères font escale dans 70 châteaux vinicoles du Bordelais, de la juridiction de Saint-Émilion, du Sauternais et du Médoc. Ainsi, l’ambassadeur du Portugal et son personnel logent au château Lamarselle à Saint-Émilion.
L’angoisse grandit encore lorsque les premiers détachements de l’armée française traversent la région dans le désordre le plus complet. Le 14 juin 1940, le général Sikorski, son état-major et un millier d’hommes se replient à Libourne. Plus de 200 officiers, autant de sous-officiers et 3 000 hommes de troupes sont recensés à Bazas, au sud de Bordeaux, entre le 19 et le 21 juin. Les 236e et 237e divisions légères d’infanterie installent leur cantonnement entre Sainte-Foy et Bergerac.

C’est dans ce contexte, aggravé par les manigances du maire de Bordeaux, Adrien Marquet, et les intrigues de Pierre Laval, que se délite le tissu national et se trament des décisions politiques lourdes de sens. Le clan des pacifistes, bientôt rejoint par les germanophiles et les Maurrassiens, complotent déjà en sousmain contre la République et entendent instaurer un ordre nouveau. Le débat entre partisans de l'armistice et partisans d’une capitulation militaire puis d’un départ en Afrique du Nord pour continuer la lutte tourne à l’avantage des premiers. Marquet multiplie volontiers les réunions pour réclamer l’arrêt des hostilités : "il faut arrêter la boucherie […]. Assez ! Assez ! Il faut traiter. Toute résistance est impossible, […] il n’y a plus rien à faire."

Le 17 juin, Paul Reynaud démissionne, aussitôt remplacé par le maréchal Pétain qui invite le jour même les Français "à cesser le combat". Rassurée, par la présence à la tête du pays du vainqueur de Verdun qui apparaît pour beaucoup comme l'homme providentiel, l’opinion publique dans sa grande majorité exprime un certain soulagement de voir la guerre se terminer.
L'ampleur de la défaite et l'exode avec ses longs convois hétéroclites ont, il est vrai, fortement ébranlé les consciences, profond traumatisme qui oriente durablement l'opinion vers le maréchalisme.
Vingt-sept parlementaires – dont Édouard Daladier, Georges Mandel arrêté le 17 juin et accusé d’avoir fomenté un coup d'état, Jean Zay, Pierre Mendès France – refusent cependant de suivre le maréchal Pétain et appareillent du Verdon, à bord du Massilia, le 21 juin pour Casablanca, sous les insultes de l’équipage.

Le 18 juin, une autre voix se fait l’écho de Pétain depuis Londres : le général de Gaulle, sous-secrétaire d’État à la Guerre dans le gouvernement Reynaud, parti de l’aérodrome de Beutre-Mérignac. Il appelle les Français au micro de la BBC à poursuivre le combat. L'attrait du littoral et la proximité de l'Espagne font alors de l'Aquitaine une plaque tournante de l'évasion et de l'exil.

Entre le 21 et le 24 juin 1940, plus de 260 civils et militaires s'embarquent à Bayonne et à Saint-Jean-de-Luz sur des navires belges et polonais à destination de l'Angleterre. Parmi eux, René Cassin, Daniel Cordier et Raymond Aron, figures majeures de la France Libre. Un autre appel à la Résistance, moins connu, est lancé à Bordeaux le 17 juin par Charles Tillon, en marge de la ligne politique du parti communiste, pour dénoncer la trahison de la bourgeoisie française, refuser la guerre des capitalistes et "former un gouvernement populaire, luttant contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, s’entendant avec l’URSS, pour une paix équitable, luttant pour l’indépendance nationale et prenant des mesures contre les organisations fascistes".
La ville de Bordeaux est bientôt rattrapée par les réalités de la guerre. La ville est bombardée par la Luftwaffe dans la nuit du 19 au 20 juin. Le bilan est lourd : 63 morts et 185 blessés. De nombreux ponts sont détruits par l’armée française pour protéger sa retraite et retarder l’ennemi, comme dans le pays foyen.
Une ligne de démarcation, conformément à la convention d'armistice franco-allemande du 22 juin, divise la région en deux zones.
Pour des impératifs économiques et stratégiques, le littoral atlantique, pourtant éloigné de la ligne de front atteinte par la Wehrmacht, est englobé dans la zone occupée.
Ainsi, les Allemands mettent la main sur Bordeaux et son port qui, malgré un certain déclin, conservent un rayonnement international. L’occupation du département assure également aux autorités allemandes d’importants atouts économiques : le négoce du vin, des industries stratégiques (complexes pétrolier et aéronautique), un large arrière-pays agricole.

Capitale provisoire de la France encore pour quelques jours, la ville de Bordeaux est déclarée ville ouverte par le maréchal Pétain. Des postes munis de drapeaux blancs sont installés aux entrées de la ville. Le 26 juin, le haut commandement allemand fait savoir au ministère de la Guerre que l'agglomération bordelaise ne serait pas occupée avant le 1er juillet. Seul le commandant allemand de la place de Bordeaux, le général Von Faber du Faur, prend possession de ses bureaux le 28 juin. Le lendemain, le gouvernement quitte Bordeaux pour Vichy.
Adrien Marquet appelle ses concitoyens au calme, à la discipline, à l'ordre et à la dignité.
Le 1er juillet, l'occupation de la ville devient effective. Traumatisée, humiliée, la population subit les événements comme l’écrit dans le Figaro, François Mauriac témoin privilégié des événements depuis sa propriété de Malagar : "Les défilés de troupes allemandes, ce n'était guère pour eux qu'un effet de cinéma. Cela faisait partie d'un pittoresque qui ne concernait personne entre la Loire et les Pyrénées".

25/03/2010
Auteur : Philippe Souleau Lien : Editions Quatorze

[Compléter l'article]

Bombardements des 19 et 20 juin 1940

Bordeaux, capitale provisoire de la France, terre d'asile de milliers de réfugiés est bombardée par les Allemands. Il n'y a apparemment pas de cibles particulières visées. Il ne s'agit que de terroriser la population.

Au petit matin, Bordeaux comptera 68 morts et 185 blessés.

12/11/2009

[Compléter l'article]

Bombardements des 22 et 23 novembre 1940

32 bombardiers anglais ont pour objectif la base aérienne, l'usine SNCASO et le port de Bordeaux.

Dix tonnes de bombes sont larguées par des passages successifs détruisant des bâtiments.
Les bombardiers sont gênés par les ripostes des tirs allemands.

On dénombre des morts et des blessés.

12/11/2009

[Compléter l'article]

Bombardements de décembre 1940

Des bombardiers anglais attaquent les installations italiennes de la Betasom dont les sous-marins sont engagés au large de l'Irlande et l'aérodrome de Mérignac dans la nuit du 8 au 9 décembre 1940.
20 tonnes de bombes ont été larguées.
Le cargo allemand "Usaramo" est coulé et de nombreux dégâts sont enregistrés. On dénombre 16 morts et 67 blessés.

Les bombardements alliés reprennent dans la nuit du 11 au 12, qui feront 7 blessés, dans la nuit du 16 au 17, et du 26 au 30 décembre 1940. Ces bombardement provoquent des victimes civiles.

12/11/2009

[Compléter l'article]

Bombardements en 1941

Des bombardements anglais ont lieu les 4/5 février 1941, les 10/11 avril 1941, les 10/11 avril 1941 sur Bacalan, les 12/13 avril 1941, provoquant 1 mort et 4 blessés, du
13 au 15 avril 1941, provoquant 20 morts et 39 blessés, les 11/12 mai 1941, les 10/11 octobre, provoquant 6 mots et 13 blessés.

12/11/2009

[Compléter l'article]

Bombardements en 1942

Dans la nuit du 26 au 27 janvier 1942, les Anglais bombardent Bordeaux. 25 maisons seront détruites sans faire de victimes.

12/11/2009

[Compléter l'article]

Bombardements en 1943

Des bombardements alliés ont lieu à partir des 26/27 janvier 1943.
Les Anglais lâchent 10 tonnes de bombes sur le port. Aucun bateau n'est touché, aucun sous-marin n'est atteint; seules quelques annexes portuaires situées le long des quais sont endommagés.
Les Américains équipés de 34 bombariers, commencent à bombarder la ville le 17 mai 1943. On dénombre 184 morts et 276 blessés.
Les bombardements américains se prousuivent les 24 août 1943, 16 septembre 1943 et 5 décembre 1943.

12/11/2009

[Compléter l'article]

Les bombardement pour la Libération en 1944

A partir du début du mois de janvier 1944, Bordeaux est bombardé par les alliés.
Le 5 janvier 1944, des bombardiers américains provoquent 11 morts et 32 blessés.
Le 21 mars 1944 et le 27 mars 1944, de nouveaux bombardements américains vont provoquer 9 morts et 24 blessés.
Du 28 au 30 avril 1944, ce sont des bombardiers anglais qui tirent sur la ville. On déplore 2 morts et 3 blessés.
Le 15 juin 1944, les bombardiers américains et anglais touchent la base de Mérignac. Le 19 juin 1944, les bombardiers américain larguent des bombes qui ratent leurs cibles et tombent à Toctoucau et Beaudésert.
Du 4 au 5 août 1944, les Anglais bombardent les installations portuaires de Bassens et Ambés. On dénombre 55 morts et 60 blessés.
Du 10 au 13 août 1944, nouveaux bombardements anglais. Ils feront 5 morts et 16 blessés.
Le 18 août 1944, les Anglais bombardent la base sous-marine. 121 tonnes de bombes sont larguées, occasionnant des dégâts à Bordeaux.

12/11/2009

[Compléter l'article]

Les camps et les lieux d'internement de la Gironde

111e-143e-144e-145e-211/6-212e-219e CTE 33160 Saint-Médard-en-Jalles
114/5e CTE 33840 Captieux
222e CTE de Lacanau-Océan 33680 Lacanau
69e CTE du Camp de Souge 33127 Martignas-sur-Jalle
Camp de Bassens 33530 Bassens
Camp de Beau-Désert 33700 Mérignac
Camp de Joué-en-Gironde 33830 Belin-Béliet
Camp de Jouhanet 33113 Saint-Symphorien
Camp de La Burthe 33113 Saint-Léger-de-Balson
Camp de La Réole 33190 La Réole
Camp de Libourne 33500 Libourne
Camp de Souge 33160 Saint-Médard-en-Jalles
Caserne Boudet 33000 Bordeaux
Caserne coloniale - Quai de Bacalan 33000 Bordeaux
Citadelle de Blaye 33390 Blaye
Fort du Hâ 33000 Bordeaux
Frontstalag 221 33650 Saint-Médard-d'Eyrans
Frontstalag 221 33000 Bordeaux
Frontstalag 221 S 33000 Bordeaux
OT Lager Otto Weddigen 33000 Bordeaux
Prison Jules-Ferry 33500 Libourne
Saint-Symphorien 33113 Saint-Symphorien
Stalag 221 33160 Saint-Médard-en-Jalles
Synagogue de Bordeaux 33000 Bordeaux
Talence 33400 Talence

Les lieux de sauvetage de la Gironde

Asile des sourdes-muettes 33000 Bordeaux
Collège de garçons 33220 Sainte-Foy-la-Grande
Solarium 33170 Gradignan


Les 45 Justes parmi les Nations de la Gironde

Germaine-Thérèse Ballini (Bordeaux) Aristides de Sousa Mendes (Bordeaux) (Bayonne) (Hendaye) Amélie Lacampagne  (Bazas)
Mauricette Beaucaillou  (Hure) Étienne Dumarchat (Bordeaux) Robert Lacoste (Bordeaux)
René Beaucaillou  (Hure) Gilberte Dumarchat (Bordeaux) Madeleine Ladevèze (Bordeaux)
Marcel Bernadac (Bordeaux) Léopold Dumas  (Faleyras) Marcel Lagarde  (Pleine-Selve)
Maurice Bouchereau  (Gensac) Marthe Dumas  (Faleyras) Georges Mitteau  (Villenave-d'Ornon)
Thérèse Bouchereau  (Gensac) Jacques Ellul  (Martres) Lucienne Mitteau  (Villenave-d'Ornon)
Yvonne Bourdeix  (Sainte-Foy-la-Grande) Anne-Marie Estève  (La Réole) (Agen) (Montagnac-sur-Lède) Marc Monthuzet  (Bègles)
René Boussat  (Libourne) Marguerite Farges Lajugie (Bordeaux) Jeanne Pinet (Bordeaux)
Thérèse Boussat Goux  (Libourne) Asunta Guilhem  (Sainte-Foy-la-Grande) Eduardo Propper de Callejón (Bordeaux)
Georges Cadapeaud  (Cazaugitat) Maurice Hautefaye (Bordeaux) Raymonde Sauviac Fanouillaire  (Bouliac)
Jeanne Cadapeaud  (Cazaugitat) Émile Herpe  (Sainte-Foy-la-Grande) (Bonneville-et-Saint-Avit-de-Fumadières) Hélène Schweitzer Rosenberg  (Lezay) (Strasbourg) (Bordeaux)
Édith Cérézuelle (Bordeaux) Georgette Herpe  (Sainte-Foy-la-Grande) (Bonneville-et-Saint-Avit-de-Fumadières) René Tauzin  (Illats)
Henriette Chignac  (Pineuilh) Jacqueline Jay  (Sainte-Foy-la-Grande) Lucie Vergnaud  (Saint-Avit-Saint-Nazaire)
Léon Chignac  (Pineuilh) Pierre Jay  (Sainte-Foy-la-Grande) Paul Vergnaud  (Saint-Avit-Saint-Nazaire)
Henri Daigueperse (Bordeaux) (Bon-Encontre) Jean Lacampagne  (Bazas) Pierrette Vincelot Laurens  (Montagoudin)

Maires de Bordeaux

Adrien Marquet   (de 1925 à 1944)
Jean-Fernand Audeguil   (1944-1947)
Jacques Chaban-Delmas   (19/10/1947-19/06/1995)

Cultes à Bordeaux

Joseph Cohen  Grand Rabbin de Bordeaux ( de 1920 à 1975 )
Maurice Feltin  Archevêque de Bordeaux ( 1935-1949 )
Hébert Roux  Pasteur de Bordeaux 

Familles réfugiées à Bordeaux [Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible.

292 Familles arrêtées (Bordeaux) [Compléter]
Famille Aaron - Paul (sur le mur des noms des Juifs arrêtés et déportés de Bordeaux).    

06/11/1940
Famille Abel - Louis Abel est né le 13 août 1899 à Magrie (Aude). Il habite 26 rue Auguste Merillon à Bordeaux. Louis Abel, résistant, est arrêté le 6 novembre 1940, à Bordeaux, à son domicile, pour "aide à l'ennemi" et "activité gaulliste". Il est interné à la prison de Rheinbach (au sud-ouest de Bonn) et libéré le 17 janvier 1942. Louis Abel est à nouveau arrêté le 21 avril 1942 et interné au Fort du Hâ. Remis aux autorités allemandes, il est interné au Camp de Compiègne Royallieu le 26 mai 1942. Il sera déporté sans retour à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des "45000" composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes et d’une cinquantaine d’otages juifs.1
Déportation :
06/07/1942   

Famille Abramovici - Fernand et Irène (sur le mur des noms des Juifs arrêtés et déportés de Bordeaux).    

07/1942
Famille Ach - Gilbert (Georges), 19 ans, né le 20 février 1923 à Bordeaux, habite 139, cours Victor-Hugo. Raflé parce que juif, il est déporté sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 7 le 19/07/1942.
Déportation :
19/07/1942   convoi no 7
JO :
JO1989p07510-07512

Famille Acher - Haïm et Simma (sur le mur des noms des Juifs arrêtés et déportés de Bordeaux).    

>> Voir les 292 familles arrêtées dans la commune <<


Chronologie [Ajouter]

14/06/1940 - Le gouvernement français de Paul Reynaud se replie de Tours à Bordeaux alors que l'armée allemande fait son entrée dans Paris. Il quittera Bordeaux pour Vichy le 1er juillet 1940.
16/06/1940 - Paul Reynaud, le Président du Conseil, démissionne. Le maréchal Philippe Pétain (84 ans) est chargé de former un nouveau gouvernement.
17/06/1940 - Aristides de Sousa Mendes, consul du Portugal à Bordeaux, décide de donner des visas à tous ceux qui fuient l'invasion nazie.
17/06/1940 - Le Maréchal Pétain annonce depuis le studio de la radio de Bordeaux qu'il faut cesser le combat et qu'il "fait à la France, le don de sa personne pour atténuer son malheur".
17/06/1940 - Le général de Gaulle embarque à Mérignac dans un avion à destination de Londres.
20/06/1940 - La Luftwaffe bombarde Bordeaux.
27/06/1940 - Les Allemands entrent à Bordeaux.
30/06/1940 - les troupes allemandes entrent dans Bordeaux avec, à leur tête, le colonel Kreschner.
19/04/1941 - Création de quinze préfectures régionales par décret en zone non occupée à Lyon, Marseille, Montpellier, Clermont-Ferrand, Toulouse et Limoges ; en zone occupée, à Angers, Dijon, Orléans, Rennes, Rouen, Poitiers, Bordeaux ; en zone interdite, à Nancy, Laon, Châlons-sur-Marne et à Lille, préfecture rattachée à l’administration militaire de Bruxelles.
21/10/1941 - A Bordeaux, le Dr Reimers, conseiller de l'administration militaire à Bordeaux, est abattu par des membres de la résistance. En représailles, 50 otages seront exécutés au Camp de Souges à Saint-Médard-en-Jalles près de Bordeaux le 24 octobre 1941. C’est la première exécution massive de civils.
19/10/1942 - La préfecture de Bordeaux ordonne des rafles de juifs à Bordeaux et des communes avoisinantes les lundi 19 et mardi 20 octobre 1942. Le 26 octobre, 73 juifs seront déportés à partir de la gare de Bordeaux.
07/12/1942 - Incursion de commando sur le port de Bordeaux par des troupes britanniques.
17/05/1943 - Bombardements aériens alliés de Bordeaux.
10/01/1944 - Rafle de Juifs de nationalité française à Bordeaux par la police française.
16/09/2008 - Inauguration d'une place des Justes sur l'esplanade de la gare Saint-Jean à Bordeaux

Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

En savoir plus…

Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog 2 pages, réalisation 2011
Auteur : Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Bordeaux sur Wikipedia 
2 Nos ports ressuscitent (La Pallice - accostage du Liberty-ship "G Collins". Port de Bordeaux. Barrage des navires coulés à Lagrange… )
3 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes
4 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence. Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
5 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. )
6 Jacky Tronel, Séjour surveillé pour « indésirables français » : Le château du Sablou en 1940 (La politique de répression mise en place par la IIIe République à l’encontre des individus jugés “dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique” se traduit par la création de “centres de séjour surveillé pour indésirables français”. En Dordogne, le “Camp du château du Sablou” voit ainsi le jour. Il fonctionne du 17 janvier au 30 décembre 1940, soit une année à peine… Suffisamment longtemps pour marquer la mémoire du lieu, ainsi que celle des trois à quatre cents internés, détenus “par mesure administrative” (in Arkheia, revue d'histoire). )
7 Victime en représailles à Mussidan
8 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )

Notes

- 1 - Voir Louis Abel, déportés politiques à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 par Claudine Cardon-Hamet.

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***  Disparu

    Recherche le nom des personnes disparues lors Des bombardements anglais ont lieu les 4/5 février 1941, les 10/11 avril 1941, les 10/11 avril 1941 sur Bacalan, les 12/13 avril 1941, provoquant 1 mort et 4 blessés, du
    13 au 15 avril 1941, provoquant 20 morts et 39 blessés, les 11/12 mai 1941, les 10/11 octobre, provoquant 6 mots et 13 blessés.
    [répondre]

***  Essai d'annonce webmaster

    Il était une fois une femme, une épouse qui avait trois filles : une jeunette, une donzelle et petite [répondre]

***  RECHERCHE PARENTS bordeaux

    Je recherche mes grands parents maternels.
    ma mère est née le 21.04.1943 à bordeaux chez une sage femme mme corand qui la place en nourrice à pessac chez mme gillarès.
    1 an après elle est declarée abandonnée et recuillie par mme hoarau de la source du sauvetage de l'enfance.elle est baptisée en secret avec comme parrain antoine de terrasson de montleau (5 ans à l'époque et neuveu de mme de la source) et christiane neurisse.
    elle est adoptée très vite par m et mmr cayron à st sever.
    si quelqu'un sais qquelque chose merci de me contacter au 0689022496
    [répondre]

***  les juifs épargnés

    une famille très amie de mon père (Roger Duhard), dont tout le monde savait que le mari (Marcel Ligier) avait des ascendances juives, ne fut (heureusement) pas inquiétée ; peut-être parce qu'il fut mobilisé et prisonnier en Allemagne (comme mon père)
    Quelqu'un aurait-il des précisions à ce sujet ?
    merci
    [répondre]


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Gironde

Région :
Aquitaine
Département :
Gironde

Préfets :
Marcel Bodeman
(01/06/1937 - 1940) Préfet de Gironde
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
François Pierre-Alype
(01/08/1940 - 1942) Marie François Jules Pierre dit Pierre-Alype, Préfet de Gironde et à partir d'août 1941, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1886-1956) Directeur de cabinet : Olivier Reige
Maurice Sabatier
(01/05/1942 - 1944) Maurice Roch Antoine Sabatier, Préfet régional de la région de Bordeaux (Basses-Pyrénées, Gironde et Landes) (1897-1989)
Maurice Papon
(06/1942 - 05/1944) Secrétaire général de la préfecture de la Gironde et dirige le Service des questions juives. Il est condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l'humanité (1910-2007)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
Léon Coursin
(Mai 1944 - 30/08/1944) Préfet de Gironde
Gaston Cusin
(30/08/1944 - 18/05/1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1903-1993)
Désiré Jouany
(18/05/1945 - 11/03/1947) Préfet de Gironde
Jacques Soustelle
(Mai 1945 - Juin 1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1912-1990)

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Paroles d'étoiles - Mémoire d'enfants cachés (1939-1945)
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