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Bordeaux en 1939-1945

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Code postal : Bordeaux 33000
Caudéran
Sous-préfecture : Bordeaux
Canton : Bordeaux
- Gironde
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Bordeaux en 1939-1945
Animation musicale des nazis sur la Place de la Comédie, 1942
source photo : Deutsches Bundesarchiv - Photo Reitzner
crédit photo : D.R.
Bordeaux en 1939-1945
Bordeaux, fin juin 1940. Une sentinelle allemande.
source photo : Inconnu
crédit photo : D.R.
Bordeaux en 1939-1945
La petite Gironde du 17 juin 1940
source photo : Arch.
crédit photo : D.R.
Bordeaux en 1939-1945
Piédestal du monument à la mémoire des Girondins
source photo : Bernard Lhoumeau
crédit photo : Bernard Lhoumeau
Bordeaux en 1939-1945
Hôtel de ville de Bordeaux (Palais Rohan), vu du jardin de la mairie
source photo : Bernard Lhoumeau
crédit photo : Bernard Lhoumeau
Bordeaux en 1939-1945
Hôtel de ville de Bordeaux, façade principale
source photo : Bernard Lhoumeau
crédit photo : Bernard Lhoumeau
Bordeaux en 1939-1945
Hôtel de Nesmond, en 1907, il devient l’hôtel particulier du Préfet, en 1914 et à nouveau en 1940, il abritera la Présidence de la République française. Et c’est entre ses murs que le maréchal Pétain formera son gouvernement. Pendant la Seconde Guerre Mondiale il est occupé par les Allemands. À la Libération, l’hôtel est laissé à l’abandon et ce n’est qu’en 1952 qu’il redevient résidence des préfets de la Gironde, qui sont également, depuis un décret de 1964, préfets d’Aquitaine.
source photo : Bernard Lhoumeau
crédit photo : Bernard Lhoumeau
Bordeaux en 1939-1945
Le fort du Hâ, aujourd'hui dans l'enceinte de l'école nationale de la Magistrature.
source photo : Bernard Lhoumeau
crédit photo : Bernard Lhoumeau

Voir l'histoire du département de la Gironde
Histoire
Bordeaux est une commune française située dans le département de la Gironde.

12/03/2009

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Bordeaux dans la tourmente de la défaite

Le nom de Bordeaux se décline souvent dans la mémoire collective avec celui de défaite. Cette vision des événements de mai-juin 1940 se veut trop simplificatrice. Archives et témoignages révèlent une histoire beaucoup plus complexe qui se divise en trois grandes phases chronologiques.

Avec la débâcle militaire, des millions de civils, originaires de Belgique, du Luxembourg, de Lorraine, du Nord et de la région parisienne fuient sur les chemins de l’exode, venant s’ajouter aux réfugiés espagnols arrivés en Gironde depuis 1936, aux émigrés juifs du IIIe Reich internés dans les camps de Bassens et de Libourne, aux évacués de Meurthe-et-Moselle accueillis en septembre 1939. En quelques semaines, la population bordelaise est multipliée par deux, passant de 300 000 à 700 000 habitants. La ville se transforme en une cohue indescriptible : "tout le centre de la ville n'était qu’une foire en plein vent" résume Léon Blum, "un entassement humain de centaines de milliers de migrants déboussolés, à la recherche d’un boulanger" se souvient Charles Tillon. Les exilés bivouaquent dans les parcs et sur les trottoirs, des centaines de véhicules, de voitures à cheval et de bicyclettes aux chargements les plus hétéroclites envahissent les rues et le port.
Les moyens mis en œuvre se révèlent bien vite insuffisants. Plus d’un million de repas sont distribués quotidiennement. Mais la pénurie menace, l’eau est rationnée, les hébergements, même de fortune, font défaut.
La débâcle frappe également les entreprises, à l’image des usines Peugeot. Aux termes d’un accord entre le ministère de l’Air et le groupe Peugeot, de nombreuses machines sont transférées dans l'agglomération bordelaise à partir du printemps 1939 pour alimenter un vaste complexe aéronautique militaire. En juin 1940, 4 000 salariés des usines Peugeot de Sochaux ainsi qu’une partie des archives sont évacués sur Bordeaux. La banque de France y transfère son siège social, de nombreuses succursales, leurs réserves en billets. L’eau lourde, utilisée par Frédéric Joliot-Curie dans son laboratoire du collège de France, est également transportée en Gironde.

À partir du 14 juin, l'appareil d'État se replie à son tour en Gironde.
Bordeaux, après les épisodes de la Commune en 1870-1871 et du repli de septembre-décembre 1914, s'improvise capitale de la France pour la troisième fois de son histoire.
Plus de 1 100 fonctionnaires s’établissent dans la cité où 300 bureaux sont réquisitionnés.
Le président de la République, Albert Lebrun, s’installe dans l’hôtel de préfecture et le président du Conseil, Paul Reynaud, également ministre des affaires étrangères, de la Défense nationale et de la Guerre, dans l’hôtel du commandant de la XVIIIe région militaire, deux bâtiments situés rue Vital-Carles, "seule voie calme,
selon les souvenirs du journaliste Alfred Fabre-Luce, barrée par la police, où siège le gouvernement".
Les autres ministères sont hébergés dans divers hôtels particuliers du centre-ville tandis que la Chambre des députés et le Sénat sont éloignés dans des immeubles périphériques et inadaptés. De même, le Conseil d’État, privé de ses archives et isolé dans le sud du département, à Monségur, est contraint de suspendre ses activités.
Les détenus des prisons du Cherche-Midi et de la Santé sont transférés au Fort du Hâ. Quatre d'entre eux, condamnés à mort pour trahison par le 3e Tribunal militaire de Paris, sont exécutés le 22 juin, sur le champ de tir de Verthamon, à Pessac.
Les gouvernements en exil de Pologne, du Luxembourg et de Belgique trouvent refuge dans le département. Ce dernier, établi à Sauveterre-de-Guyenne, refuse de poursuivre la guerre et se prononce le 27 juin en faveur d’un rapatriement. Les ambassades et les légations étrangères font escale dans 70 châteaux vinicoles du Bordelais, de la juridiction de Saint-Émilion, du Sauternais et du Médoc. Ainsi, l’ambassadeur du Portugal et son personnel logent au château Lamarselle à Saint-Émilion.
L’angoisse grandit encore lorsque les premiers détachements de l’armée française traversent la région dans le désordre le plus complet. Le 14 juin 1940, le général Sikorski, son état-major et un millier d’hommes se replient à Libourne. Plus de 200 officiers, autant de sous-officiers et 3 000 hommes de troupes sont recensés à Bazas, au sud de Bordeaux, entre le 19 et le 21 juin. Les 236e et 237e divisions légères d’infanterie installent leur cantonnement entre Sainte-Foy et Bergerac.

C’est dans ce contexte, aggravé par les manigances du maire de Bordeaux, Adrien Marquet, et les intrigues de Pierre Laval, que se délite le tissu national et se trament des décisions politiques lourdes de sens. Le clan des pacifistes, bientôt rejoint par les germanophiles et les Maurrassiens, complotent déjà en sousmain contre la République et entendent instaurer un ordre nouveau. Le débat entre partisans de l'armistice et partisans d’une capitulation militaire puis d’un départ en Afrique du Nord pour continuer la lutte tourne à l’avantage des premiers. Marquet multiplie volontiers les réunions pour réclamer l’arrêt des hostilités : "il faut arrêter la boucherie […]. Assez ! Assez ! Il faut traiter. Toute résistance est impossible, […] il n’y a plus rien à faire."

Le 17 juin, Paul Reynaud démissionne, aussitôt remplacé par le maréchal Pétain qui invite le jour même les Français "à cesser le combat". Rassurée, par la présence à la tête du pays du vainqueur de Verdun qui apparaît pour beaucoup comme l'homme providentiel, l’opinion publique dans sa grande majorité exprime un certain soulagement de voir la guerre se terminer.
L'ampleur de la défaite et l'exode avec ses longs convois hétéroclites ont, il est vrai, fortement ébranlé les consciences, profond traumatisme qui oriente durablement l'opinion vers le maréchalisme.
Vingt-sept parlementaires – dont Édouard Daladier, Georges Mandel arrêté le 17 juin et accusé d’avoir fomenté un coup d'état, Jean Zay, Pierre Mendès France – refusent cependant de suivre le maréchal Pétain et appareillent du Verdon, à bord du Massilia, le 21 juin pour Casablanca, sous les insultes de l’équipage.

Le 18 juin, une autre voix se fait l’écho de Pétain depuis Londres : le général de Gaulle, sous-secrétaire d’État à la Guerre dans le gouvernement Reynaud, parti de l’aérodrome de Beutre-Mérignac. Il appelle les Français au micro de la BBC à poursuivre le combat. L'attrait du littoral et la proximité de l'Espagne font alors de l'Aquitaine une plaque tournante de l'évasion et de l'exil.

Entre le 21 et le 24 juin 1940, plus de 260 civils et militaires s'embarquent à Bayonne et à Saint-Jean-de-Luz sur des navires belges et polonais à destination de l'Angleterre. Parmi eux, René Cassin, Daniel Cordier et Raymond Aron, figures majeures de la France Libre. Un autre appel à la Résistance, moins connu, est lancé à Bordeaux le 17 juin par Charles Tillon, en marge de la ligne politique du parti communiste, pour dénoncer la trahison de la bourgeoisie française, refuser la guerre des capitalistes et "former un gouvernement populaire, luttant contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, s’entendant avec l’URSS, pour une paix équitable, luttant pour l’indépendance nationale et prenant des mesures contre les organisations fascistes".
La ville de Bordeaux est bientôt rattrapée par les réalités de la guerre. La ville est bombardée par la Luftwaffe dans la nuit du 19 au 20 juin. Le bilan est lourd : 63 morts et 185 blessés. De nombreux ponts sont détruits par l’armée française pour protéger sa retraite et retarder l’ennemi, comme dans le pays foyen.
Une ligne de démarcation, conformément à la convention d'armistice franco-allemande du 22 juin, divise la région en deux zones.
Pour des impératifs économiques et stratégiques, le littoral atlantique, pourtant éloigné de la ligne de front atteinte par la Wehrmacht, est englobé dans la zone occupée.
Ainsi, les Allemands mettent la main sur Bordeaux et son port qui, malgré un certain déclin, conservent un rayonnement international. L’occupation du département assure également aux autorités allemandes d’importants atouts économiques : le négoce du vin, des industries stratégiques (complexes pétrolier et aéronautique), un large arrière-pays agricole.

Capitale provisoire de la France encore pour quelques jours, la ville de Bordeaux est déclarée ville ouverte par le maréchal Pétain. Des postes munis de drapeaux blancs sont installés aux entrées de la ville. Le 26 juin, le haut commandement allemand fait savoir au ministère de la Guerre que l'agglomération bordelaise ne serait pas occupée avant le 1er juillet. Seul le commandant allemand de la place de Bordeaux, le général Von Faber du Faur, prend possession de ses bureaux le 28 juin. Le lendemain, le gouvernement quitte Bordeaux pour Vichy.
Adrien Marquet appelle ses concitoyens au calme, à la discipline, à l'ordre et à la dignité.
Le 1er juillet, l'occupation de la ville devient effective. Traumatisée, humiliée, la population subit les événements comme l’écrit dans le Figaro, François Mauriac témoin privilégié des événements depuis sa propriété de Malagar : "Les défilés de troupes allemandes, ce n'était guère pour eux qu'un effet de cinéma. Cela faisait partie d'un pittoresque qui ne concernait personne entre la Loire et les Pyrénées".

25/03/2010
Auteur : Philippe Souleau Lien : Editions Quatorze

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Bombardements des 19 et 20 juin 1940

Bordeaux, capitale provisoire de la France, terre d'asile de milliers de réfugiés est bombardée par les Allemands. Il n'y a apparemment pas de cibles particulières visées. Il ne s'agit que de terroriser la population.

Au petit matin, Bordeaux comptera 68 morts et 185 blessés.

12/11/2009

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Bombardements des 22 et 23 novembre 1940

32 bombardiers anglais ont pour objectif la base aérienne, l'usine SNCASO et le port de Bordeaux.

Dix tonnes de bombes sont larguées par des passages successifs détruisant des bâtiments.
Les bombardiers sont gênés par les ripostes des tirs allemands.

On dénombre des morts et des blessés.

12/11/2009

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Bombardements de décembre 1940

Des bombardiers anglais attaquent les installations italiennes de la Betasom dont les sous-marins sont engagés au large de l'Irlande et l'aérodrome de Mérignac dans la nuit du 8 au 9 décembre 1940.
20 tonnes de bombes ont été larguées.
Le cargo allemand "Usaramo" est coulé et de nombreux dégâts sont enregistrés. On dénombre 16 morts et 67 blessés.

Les bombardements alliés reprennent dans la nuit du 11 au 12, qui feront 7 blessés, dans la nuit du 16 au 17, et du 26 au 30 décembre 1940. Ces bombardement provoquent des victimes civiles.

12/11/2009

[Compléter l'article]

Bombardements en 1941

Des bombardements anglais ont lieu les 4/5 février 1941, les 10/11 avril 1941, les 10/11 avril 1941 sur Bacalan, les 12/13 avril 1941, provoquant 1 mort et 4 blessés, du
13 au 15 avril 1941, provoquant 20 morts et 39 blessés, les 11/12 mai 1941, les 10/11 octobre, provoquant 6 mots et 13 blessés.

12/11/2009

[Compléter l'article]

Bombardements en 1942

Dans la nuit du 26 au 27 janvier 1942, les Anglais bombardent Bordeaux. 25 maisons seront détruites sans faire de victimes.

12/11/2009

[Compléter l'article]

Bombardements en 1943

Des bombardements alliés ont lieu à partir des 26/27 janvier 1943.
Les Anglais lâchent 10 tonnes de bombes sur le port. Aucun bateau n'est touché, aucun sous-marin n'est atteint; seules quelques annexes portuaires situées le long des quais sont endommagés.
Les Américains équipés de 34 bombariers, commencent à bombarder la ville le 17 mai 1943. On dénombre 184 morts et 276 blessés.
Les bombardements américains se prousuivent les 24 août 1943, 16 septembre 1943 et 5 décembre 1943.

12/11/2009

[Compléter l'article]

Les bombardement pour la Libération en 1944

A partir du début du mois de janvier 1944, Bordeaux est bombardé par les alliés.
Le 5 janvier 1944, des bombardiers américains provoquent 11 morts et 32 blessés.
Le 21 mars 1944 et le 27 mars 1944, de nouveaux bombardements américains vont provoquer 9 morts et 24 blessés.
Du 28 au 30 avril 1944, ce sont des bombardiers anglais qui tirent sur la ville. On déplore 2 morts et 3 blessés.
Le 15 juin 1944, les bombardiers américains et anglais touchent la base de Mérignac. Le 19 juin 1944, les bombardiers américain larguent des bombes qui ratent leurs cibles et tombent à Toctoucau et Beaudésert.
Du 4 au 5 août 1944, les Anglais bombardent les installations portuaires de Bassens et Ambés. On dénombre 55 morts et 60 blessés.
Du 10 au 13 août 1944, nouveaux bombardements anglais. Ils feront 5 morts et 16 blessés.
Le 18 août 1944, les Anglais bombardent la base sous-marine. 121 tonnes de bombes sont larguées, occasionnant des dégâts à Bordeaux.

12/11/2009

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Les camps et les lieux d'internement de la Gironde

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