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Strasbourg en 1939-1945

Texte pour ecartement lateral
Code postal : Strasbourg 67000
Strossburi - Straßburg - Strassburg
Sous-préfecture : Strasbourg-Ville
Canton : Chef-lieu de dix cantons
- Bas-Rhin
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Strasbourg en 1939-1945
L'écluse de la Petite France à Strasbourg
source photo : Carte postale
crédit photo : D.R.
Strasbourg en 1939-1945
La synagogue Consistoriale du quai Kléber avant sa destruction en 1940
source photo : Jewish Encyclopedia
crédit photo : D.R.
Strasbourg en 1939-1945
Avis d'évacuation de la Préfecture du Bas-Rhin
source photo : Inconnu
crédit photo : D.R.
Strasbourg en 1939-1945
Carte de l'évacuation par le train de la ville de Strasbourg et de Schiltigheim, Bischheim et Hoeinheim de la Préfecture du Bas-Rhin
source photo : Inconnu
crédit photo : D.R.
Strasbourg en 1939-1945
Revue de troupes à Strasbourg, place de la gare (1940)
source photo : Deutsches Bundesarchiv (German Federal Archive). O. Ang.
crédit photo : D.R.
Strasbourg en 1939-1945
En mémoire des 86 victimes juives assassinées en 1943 au Struthof par August Hirt, professeur à la Reichsuniversität nazie de Strasbourg. Leurs dépouilles reposent au cimetière israélite de Cronenbourg. La Faculté de Médicine française de Strasbourg annexé était repliée à Clermont-Ferrand.
source photo : Sancho Panza XXI
crédit photo : D.R.

Voir l'histoire du département du Bas-Rhin
Histoire

La drôle de guerre et l'occupation

Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.

520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.

Le 2 septembre 1939, le gouvernement français fait évacuer de la ville 120 000 personnes.

  • Les habitants du Bas-Rhin sont évacués vers la Dordogne, l'Indre et la Haute-Vienne.
  • Les fonctionnaires et leurs familles, les services privés et les habitants des 1er et 3e arrondissements de Strasbourg sont évacués sur Périgueux.
  • Les habitants des autres arrondissements de Strasboug sont envoyés sur les cantons de Brantôme, Hautefort, Montpon, Montignac, Ribérac et Vergt.
  • Les habitants en surnombre des 1er et 3e arrondissements de Strasbourg sont envoyés sur les cantons de Nontron et de Sarlat.

Le maire de Strasbourg, Charles Frey, originaire de Kork en Allemagne, élu depuis 1935, demeure dans sa ville abandonnée, où il ne reste que 3 500 personnes, considérant qu'un capitaine ne peut quitter son navire pour veiller à la sauvegarde des biens laissés par les évacués et à l'entretien de la cité pour y éviter les dégâts.

Le 15 juin 1940, devant l'avancée allemande, Charles Frey, sera contraint à rejoindre ses administrés à Périgueux où il restera toute la guerre.

L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940.

Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice. Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.

Le 28 juin 1940, jour anniversaire du Traité de Versailles, le Chancelier Hitler est à Strasbourg et la ville devient le siège de l'administration allemande sous l'autorité du Gauleiter de Bade-Alsace. Elle va subir une politique de germanisation très dure, sous l’impulsion de Robert Wagner.

Lorsqu’en juillet les premiers réfugiés reviennent à Strasbourg, seuls les habitants d’origine alsacienne sont acceptés. Les juifs sont refoulés et la synagogue est incendiée. Les noms des rues sont traduits en allemand, la langue française est interdite et les vies associative et religieuse disparaissent.

La propagande s'intensifie et toute trace de la culture française doit disparaître.

Tous les dimanches, les formations politico-militaires traversent le Rhin pour défiler dans les rues des villes alsaciennes : la Hitlerjugend  (jeunesse hitlérienne), la S.A. (Sturmabteilung : section d’assaut) , la S.S. (Schutzstaffel : section de protection), la NSKK (Nationalsoziolistisches Kraftfahrerkrops : association des conducteurs)....

Le 10 juillet 1940, les vacances scolaires sont fixées au 15 juillet et la date de la rentrée correspondra à celle en vigueur en Allemagne.

Le 15 juillet 1940 commencent les premières expulsions de Juifs, réalisées par la Gestapo et le 17 juillet 1940 le Gauleiter Wagner déclare "le problème de l’Alsace n’existe plus. Le destin de l’Alsace est définitivement réglé. Le peuple alsacien parle de nouveau la langue allemande, sa langue maternelle".

Les réglementations se suivent.

  • Le 26 juillet 1940, la consommation de produit alimentaire est déterminée par des cartes d'alimentations.
  • Le 27 juillet 1940, les associations sportives, à caractère confessionnel ou politique sont interdites. Pour les autres associations, elle doivent se déclarer à l'administration civile et leur nom français doit être germanisé. De plus, le port de décorations françaises ou étrangères est interdit.
  • Le scoutisme est interdit. Il continua de façon clandestine mais très limitée. Dans la « zone libre », les activités scoutes purent reprendre, notamment pour les jeunes Alsaciens-Lorrains qui s'y étaient réfugiés.

Le 2 août 1940, des médecins commissaires sont mis en place pour créer et faire fonctionner un service de santé civil comme en Allemagne.

À partir de 1942, l’embrigadement est obligatoire et les jeunes d’Alsace et de Moselle sont enrôlés de force dans l’armée allemande. Les malgré-nous sont envoyés sur le front russe et très peu d’entre eux reviendront.

11/11/2012
Lien : Wikipedia

[Compléter l'article]

Limoges et Périgueux, refuges des Juifs de Strasbourg sous l'Occupation

La France avait évacué la population civile de Strasbourg dès le déclenchement de la guerre le 3 septembre 1939. La Haute-Vienne et la Dordogne avaient alors accueilli le gros de la population des évacués.

Après la débâcle, l'exode et l'Armistice en juin 1940, presque toute cette population regagna Strasbourg, annexée au IIIe Reich. Ne restèrent dans les départements d'accueil, principalement à Limoges et à Périgueux, que les Juifs, passant de la condition d'évacués à celle de réfugiés.

La vie communautaire se structura tant bien que mal. Le grand rabbin de Strasbourg, René Hirschler, mobilisé pendant la guerre, devint l'Aumônier général des camps et consacra toutes ses forces pendant l'Occupation à l'assistance aux Juifs internés. En décembre 1943, il fut arrêté, avec son épouse, à Marseille. Déportés tous deux à Auschwitz, ils n'y ont pas survécu. De même succomba en déportation le rabbin Elie Cyper, arrêté en avril 1944 à Périgueux, où il avait servi la communauté des réfugiés.

La plupart des 800 Juifs de Strasbourg exterminés dans la Shoah avaient eux aussi connu la vie de réfugiés à Limoges ou à Périgueux. Parmi la grande majorité des survivants, nombreux sont les Juifs que des Limousins et des Périgourdins ont hébergé et caché, au péril de leur vie.

D'une durée éphémère, victimes de violences barbares, ces deux communautés ont néanmoins développé une vie religieuse, culturelle et sociale, dont le rayonnement s'est propagé à travers la zone sud.

L'OASI (Oeuvre d'assistance sociale israélite) était dirigée et animée par une équipe de Strasbourgeois réfugiés à Périgueux.

Le rabbin Abraham Deutsch avait fait de sa résidence à Limoges un centre de résistance. D'innombrables Juifs traqués y ont reçu les moyens de subsister dans une totale clandestinité.

Le même rabbin Deutsch a créé et fait fonctionner à Limoges le seul Lycée juif de France pendant l'occupation. Plusieurs de ses élèves ont combattu dans les maquis de la Résistance et accédé après la guerre à des postes-clés de la communauté juive.

04/09/2009
Auteur : Lucien Lazare Lien : Site du Judaïsme d'Alsace et de Lorraine

[Compléter l'article]

Destruction de la synagogue de Strasbourg

La synagogue de Strasbourg qui compte 1 629 places est construite en 1896.

Elle est détruite dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 1940. Une explosion déclenchée par un groupe d’antisémites, composé pour partie d’Alsaciens, avec les encouragements des nazis du pays de Bade embrasa l’édifice deux jours avant les fêtes du nouvel an (Roch Hachanah).

Le reste du bâtiment fut rasé au printemps 1941.

Un mémorial qui rend hommage aux Justes alsaciens a été érigé à l'emplacement de l'ancienne synagogue le 22 juillet 2012.

01/08/2012

[Compléter l'article]

La libération

Dès 1943, la ville est bombardée par les forces alliées.

En 1944, plusieurs édifices sont touchés, notamment le palais des Rohan, l’Ancienne Douane et la cathédrale. Strasbourg est cependant libérée assez facilement grâce à une offensive rapide menée par le général Leclerc. Le 23 novembre, le drapeau français est hissé au sommet de la cathédrale : Strasbourg est libérée.

01/08/2012

[Compléter l'article]

Les camps et les lieux d'internement du Bas-Rhin

Camp d'Obernai 67210 Obernai
Camp de Schirmeck-La Broque 67130 Schirmeck
Dulag de Straßburg 67000 Strasbourg
Frontstalag 210 67000 Strasbourg
Frontstalag 213 67350 Mulhausen
Le Donon 67130 Grandfontaine
Oflag 65 67000 Strasbourg
Oflag 65 67000 Strasbourg
Stalag 385 67000 Strasbourg
Stalag 385 67000 Strasbourg
Stalag V C/Z 67000 Strasbourg
Stalag V C/Z 67000 Strasbourg
Stalag V D 67000 Strasbourg
Stalag V D 67000 Strasbourg
Stalag V E 67350 Mulhausen
Struthof-Natzweiler 67130 Natzwiller
Synagogue de Scherwiller 67750 Scherwiller

Les lieux de sauvetage du Bas-Rhin

Soeurs de Niederbronn 67420 Saales


Les 2 Justes parmi les Nations du Bas-Rhin

Albert Pfleger  (Stotzheim) Hélène Schweitzer Rosenberg  (Lezay) (Strasbourg) (Bordeaux)

Maires de Strasbourg

Charles Frey   (1935-1940)
Theodor Ellgering   (28/06/1940-05/03/1941) Stadtkommissar
Robert Ernst   (05/03/1941-23/11/1944) Oberstadtkommissar puis Oberbürgermeister
Charles Frey   (1945-14/10/1955) Décès en fonction

Cultes à Strasbourg

Charles-Joseph-Eugène Ruch  Évêque de Strasbourg ( de 1919 à 1945 ) (1873-1945)
Jean-Julien Weber  Évêque de Strasbourg ( de 1945 à 1966 ) Évêque puis Archevêque de Strasbourg à titre personnel à partir de 1962. (1888-1981)
Charles-Émile Altorffer *  Directeur du Service des Cultes ( de 12/1944 au 18/10/1949 ) Pasteur, fonctionnaire et homme politique (30/01/1881 - 06/08/1960). Nommé Juste parmi les Nations

Familles réfugiées à Strasbourg [Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible.

1 Famille arrêtée (Strasbourg) [Compléter]
05/04/1944
Famille Sulzer - Édouard, 71 ans, né en 1873 à Grussenheim, représentant en draperie, son épouse Jeanne née Samuel née en 1886 à Grussenheim et leurs cinq fils, Maxime né en 1908, André né en 1910, Jean et Pierre, les jumeaux nés en 1913 et Alfred né en 1915, vivaient à Strasbourg, 14 rue Oberlin, en Alsace libérée depuis 1918.
En 1939, Maxime, l’aîné, était marié. André avait 29 ans, les jumeaux 27 ans. Alfred Sulzer, âgé de 24 ans, était sergent chef dans l’infanterie de forteresse. Il fut fait prisonnier à Raincourt.
Leur mère, Jeanne, décède le 31 mars 1944 des suites d'une maladie et Édouard est raflé par la Gestapo le 5 avril 1944 avec trois de ses fils, Jean, Pierre et André suite à une dénonciation en revenant des obsèques de Jeanne. Emmenés à Drancy, Édouard sera déporté sans retour le 13 avril 1944 par le convoi n° 71 et assassiné à Auschwitz et ses fils, André, Jean et Pierre seront déportés le 15 mai 1944 par le convoi n° 73 qui fut dirigé d’abord sur Kovno (Kaunas) en Lituanie, où la moitié du convoi resta sur place et fut rapidement anéantie par les S.S. dans la forteresse de la ville, et dans le camp de Pravieniskès. L’autre moitié du convoi fur dirigée sur Reval (Tallinn), en Estonie. Enfermés et condamnés à des travaux extrêmement pénibles, les prisonniers furent presque tous assassinés par les S.S.
Alfred et Maxime seront les seuls survivants de leur famille après la guerre.
   convoi no 71 et 73

Chronologie [Ajouter]

19/06/1940 - Les Allemands pénètrent dans Strasbourg et la croix gammée flotte sur la cathédrale.
22/06/1940 - L'armistice met fin aux combats. L'Alsace est occupée par l'Allemagne nazie. L'administration civile de l'Alsace est confiée au Gauleiter de Bade-Alsace, Robert Wagner, avec pour mission de gagner en une décennie la population alsacienne à la cause du national-socialisme.
13/07/1940 - Le Gauleiter Robert Wagner décide d'expulser les Juifs restés en Alsace, et de confisquer tous leurs biens, intérêts et droits au profit de l'État.
14/07/1940 - Les Alsaciens non Juifs sont autorisés à rentrer chez eux.
12/09/1940 - Incendie et destruction de la synagogue de Strasbourg.
29/07/1941 - L'allemand devient la langue obligatoire en Alsace-Lorraine.
23/11/1941 - La Reichsuniversität Straßburg (Université du Reich de Strasbourg), université de médecine d'occupation, créée en 1941 est inaugurée le 23/11/1941. Le corps professoral est constitué d'August Hirt, Otto Bickenbach, Eugen Haagen... qui ont tous signer leur allégeance politique.
27/05/1944 - Bombardement alliés de Strasbourg et de ses faubourgs.
11/08/1944 - Bombardement alliés de Strasbourg et de ses faubourgs.
25/09/1944 - Bombardement alliés de Strasbourg et de ses faubourgs.
23/11/1944 - Le Maréchal Philippe Leclerc de Hauteclocque libère Strasbourg.
07/05/1945 - Le général Jodl et l'amiral Freideburg signent la capitulation sans condition au quartier général d'Eisenhower à Reims, en présence de représentants britanniques, français, américains et soviétiques. La reddition entrera en vigueur le 8 mai à minuit.

Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

En savoir plus…

Paul Ernest dit Paul Bourson Farouche opposant au régime nazi, Exposé 2 pages, réalisation 2011
Auteur : Alain LAPLACE - terminal
Article extrait d'une étude généalogique sur la famille BOURSON de Vigy (Moselle) et alliés (http://majoresorum.eklablog.com)


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Strasbourg sur Wikipedia 
2 Memorbuch (Mémorial des Juifs du Bas-Rhin )
3 Journal de guerre de Charles Altorffer

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Bas-Rhin

Région :
Alsace
Département :
Bas-Rhin

Préfets :
Émile Bollaert
(11/1945 - 1947) Commissaire régional de la République pour la région de Strasbourg (Bas-Rhin et Haut-Rhin). Arrêté et déporté en Allemagne en 1944, il est désigné commissaire de la République à Strasbourg après son rapatriement (1890-1978)

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