2 Familles hébergées, cachées ou sauvées à Tourtoirac[Compléter]
01/04/1944 Famille Frank - Le 1er avril 1944, les nazis opèrent une rafle des juifs de Tourtoirac. Au milieu d'un attroupement et profitant de la confusion générale Jeanne Guilhem, qui tient l'hôtel de la Poste, soustrait courageusement deux frères, Serge et Alain Frank, âgés de 5 et 7 ans, à la vigilance des SS.
Elle les cache au premier étage de l'hôtel et, depuis une fenêtre, les deux enfants assistent au départ des membres de leur famille qu'ils ne reverront jamais.
Soixante-six ans après, Serge Frank, Alain Frank et leur famille sont revenus sur les lieux de ces tragiques événements.
Le 20 avril 2010, une plaque a été posée sur l'hôtel de la Poste à la mémoire de Jeanne Guilhem.
Voir Sud-Ouest du 30/04/2010 - Michel Pitout Famille Miropolski - Béatrice, née en 1929 à Strasbourg (Bas-Rhin) est réfugiée avec sa famille à Tourtoirac (Dordogne). Elle évoque l'incorporation de son père, Srul Miropolski, au 665e GTE de Soudeilles puis son passage dans la Résistance en Corrèze et l'intégration de son oncle, Paul Chrapaty, dans l'organisation Todt à Marseille, d'où il est déporté, le 15 mai 1944, à Kovno ou à Reval, par le convoi n° 73. (7 AV 41)
Famille Chrapaty - Paul, 47 ans, né à Andruszowka (Ukraine) le 2 janvier 1898 vivait à Bischheim. Réfugié à Tourtoirac, il est arrêté parce que juif et déporté sans retour à Riga.
(Numéro de convoi: 73 - Date de la déportation: 15/05/1944 )
01/04/1944Famille Kohen - Abraham, 50 ans, né en Pologne le 22 janvier 1894, réfugié à Tourtoirac est arrêté parce juif et exécuté par les Allemands le 1 avril 1944
01/04/1944Famille Kohn - Abrahamm (Aaron), né le 22 janvier 1894 en Pologne, habitait à Paris rue Geoffroy Lasnié dans le 4e arrondissement avec son épouse Bayla et leur fils.
Abraham, 50 ans, est fusillé le 1er avril 1944 à Tourtoirac par les Allemands. Bayla, 48 ans, née Lipszyc (Lipchitz) le 23 janvier 1896 à Michalowice (Pologne) et son fils Jacques, 17 ans, né le 2 novembre 1926 à Paris, étudiant, sont déportés sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 71 du 13 avril 1944.
(Numéro de convoi: 71 - Date de la déportation: 13/04/1944 )
01/04/1944Famille Raphaël - Gaston, né le 28 décembre 1900 à Mittelbronn (Moselle), voyageur de commerce, est fusillé parce que juif le 1er avril 1944 à Tourtoirac par les Allemands. Sa mère, Aline, née Weil, et sa sœur Fanny épouse Tordjman, née à Mittelbronn (Moselle), caissière, sont arrêtées parce que juives, et déportées sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 71 du 13 avril 1944.
(Numéro de convoi: 71 - Date de la déportation: 13/04/1944 )
01/04/1944Famille Wolff - Samuel, 78 ans, né le 9 mars 1866 à Mertzwiller (Bas-Rhin), réfugié à Tourtoirac est arrêté parce juif et exécuté par les Allemands le 1 avril 1944.
23/08/1942 - Rafles de la zone libre du 23 août 1942. Le 23 août 1942 la police française agissant sur ordre des autorités de Vichy arrête les Juifs de la région dans les camps et GTE de zone sud rentrés en France après 1936. 26/08/1942 - Rafles de la zone libre du 26 août 1942. Un quota de 1 308 personnes à arrêter est fixé. Il s'agit de déporter les Juifs entrés en France après le 1er janvier 1933. 08/10/1942 - Rafles du 8 octobre 1942 en zone occupée. Ces rafles concernent 1 933 Juifs en zone occupée, dont les communes de Dordogne situées de l'autre côté de la ligne de démarcation et intégrées à la Charente.386 Juifs dont 179 de Dordogne seront envoyés à Drancy pour être déportés vers Auschwitz par les convois n° 40 et 42 des 4 et 6 novembre 1942. 23/02/1943 - Rafles du 23 au 27 février 1943. Rafle dite du "gymnase Secrestat". A la suite d'un attentat qui a coûté la vie à deux officiers allemands le 13 février 1943, l'occupant demande en représailles la déportation de 2 000 Juifs de France. Ils sont raflés dans chaque département par la police et la gendarmerie. La région de Limoges est tenue de fournir 250 Juifs, elle en arrêtera 385, dont 90 en Dordogne. Liens externes[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Tourtoirac sur Wikipedia 2 Exposition : Ça m'est arrivé. Être juif en Dordogne entre 1939 et 1944 (Exposition Ça m'est arrivé. Être juif en Dordogne entre 1939 et 1944.
Elle est conçue comme complémentaire de l'ouvrage de Bernard Reviriego. Les témoins ont été photographiés par Denis Bordas, photographe aux Archives départementales, et il est possible d'écouter, avec un baladeur, leurs témoignages organisés en six thèmes :
• L'antisémitisme et la guerre • La Dordogne, terre d'accueil • L'exclusion
• La persécution • La Résistance • La mémoire
Des objets personnels prêtés par ces témoins, et commentés par eux, font écho aux documents originaux tirés des Archives départementales.
Cette exposition est prêtée à titre gracieux par les Archives départementales de la Dordogne.
Pour tout renseignement, contacter Bernard Reviriego : b.reviriego@dordogne.fr )
3 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes 4 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence.
Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
5 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. ) 6 J. Tronel, Séjour surveillé pour « indésirables français » : Le château du Sablou en 1940 (La politique de répression mise en place par la IIIe République à l’encontre des individus jugés “dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique” se traduit par la création de “centres de séjour surveillé pour indésirables français”. En Dordogne, le “Camp du château du Sablou” voit ainsi le jour. Il fonctionne du 17 janvier au 30 décembre 1940, soit une année à peine… Suffisamment longtemps pour marquer la mémoire du lieu, ainsi que celle des trois à quatre cents internés, détenus “par mesure administrative” (in Arkheia, revue d'histoire). )
Marcel Jacquier (23/05/1937 - 30/10/1940) Marcel Joseph Hippolyte Jacquier
Maurice Labarthe (30/10/1940 - 14/11/1941)
René Rivière (14/11/1941 - 08/01/1943)
Maxime Roux (08/06/1944 - 18/04/1946)
M. Rebouleau (11/07/1944 ) milicien tortionnaire né en 1910, nommé préfet à Montpellier le 11 juillet 1944, fusillé trois mois plus tard par la Résistance
Pierre Berger (1941 - 1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Louis Bourgain (18/07/1940 - 1944) Vice-amiral, Préfet de de la Vienne et préfet régional de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne. Condamné à huit ans de prison à la Libération (1881-1970)
Antoine Lemoine (01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
René Rivière (Jan. 1943 - 1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Popineau (08/01/1943 - 06/06/1944) Préfet de Dordogne
Marc Freund-Valade (11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
André Fourcade (10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
Jean Callard (06/06/1944 - 08/06/1944) Préfet de Dordogne
Pierre Boursicot (23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Schuhler (Juin 1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne)
Jacques Soustelle (Mai 1945 - Juin 1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1912-1990)