Profession: Etudiant fin de cycle de l'école technique de l'armée de l'air Qualité: Résistant du réseau Combat puis l'Armée secrète, réfractaire au STO. Récipiendaire dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur en 2007 Date de naissance: 15/10/1922
Adrien Bouthier de Laverdonie* est né le 15 octobre 1922 à Terrasson. Il a vingt ans, en novembre 1942, lorsqu’il quitte l’école technique de l’armée de l’air.
La famille Bouthier habite le manoir de Laverdonie à Payazac. Le père, marchand de bestiaux et négociant en viandes, radical-socialiste bon teint, est farouchement hostile à Vichy et à l'occupant. Adrien Bouthier de Laverdonie* rejoint les rangs du réseau Combat, puis ceux de l'Armée secrète.
En 1942, plusieurs familles de réfugiés arrivent à Chavagnac où elles sont reçues chaleureusement par les habitants, hostiles au gouvernement de Vichy et sympathisants avec la Résistance. Elles ont trouvé refuge au château de la Fauconnie.
Convoqué en 1943 pour le service du travail obligatoire (STO) Adrien Bouthier de Laverdonie* refuse de se présenter et passe dans la clandestinité. Sa préparation militaire lui permet de se battre avec efficacité dans la Résistance.
Adrien Bouthier de Laverdonie* sympathise avec un jeune couple de son âge qui arrive de Belgique, Bernard et Rosa Leitner, Juifs originaires de Pologne. Très rapidement, ils lui confient qu’ils sont juifs.
"La maison de mes parents leur était ouverte. Ils y trouvaient un peu de réconfort et un repas améliorant l'ordinaire, raconte Adrien Bouthier de Laverdonie*.
Fin mars 1944, une colonne motorisée allemande tombe dans une embuscade de la Résistance à laquelle participe Adrien Bouthier de Laverdonie*. En représailles, les Allemands mettent le feu à plusieurs maisons du village, empêchant les occupants d’en sortir et ratissent la région à la recherche des résistants.
Les Leitner n’ont pas attendus l’arrivée des Allemands pour s’enfuir dans la forêt.
Voyant qu’ils ne revenaient pas, Adrien Bouthier de Laverdonie*, malgré les patrouilles allemandes dans les bois, part à leur recherche avec trois de ses amis.
Malgré la nuit qui tombe et au mépris du danger Adrien Bouthier de Laverdonie* les retrouve, les ramène au village et les cache.
Cependant, en raison du danger que représente la présence des allemands, il conduit Rosa chez sa tante qui habite non loin de là, tandis que Bernard rejoint la Résistance.
L’endroit s’avérant également périlleux, il décide alors d’emmener Rosa chez Marius* et Aimée Guedin* et leurs cinq enfants à Brive-la-Gaillarde. Elle y restera jusqu'à la Libération. Marius*, colonel de l'armée française, avait rejoint la Résistance dès novembre 1942 et était responsable des trois quartiers de Brives.
Ils rentrèrent en Belgique après la guerre, puis s'établirent au Canada.
Adrien Bouthier de Laverdonie* dira, alors qu'il reçoit la médaille des Justes par Yad Vashem : "Je n'en tire aucune gloire. Simplement, avec le temps qui passe, je me rends compte que, dans les coups durs, nous n'étions pas si nombreux..."
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Adrien Bouthier de Laverdonie Bernard Leitner Rosa Leitner
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog2 pages,
réalisation 2011 Auteur :
Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Exposition : Ça m'est arrivé. Être juif en Dordogne entre 1939 et 1944 (Exposition Ça m'est arrivé. Être juif en Dordogne entre 1939 et 1944.
Elle est conçue comme complémentaire de l'ouvrage de Bernard Reviriego. Les témoins ont été photographiés par Denis Bordas, photographe aux Archives départementales, et il est possible d'écouter, avec un baladeur, leurs témoignages organisés en six thèmes :
• L'antisémitisme et la guerre • La Dordogne, terre d'accueil • L'exclusion
• La persécution • La Résistance • La mémoire
Des objets personnels prêtés par ces témoins, et commentés par eux, font écho aux documents originaux tirés des Archives départementales. Cette exposition est prêtée à titre gracieux par les Archives départementales de la Dordogne. Pour tout renseignement, contacter Bernard Reviriego : b.reviriego@dordogne.fr )
2 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes 3 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence.
Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
4 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. ) 5 Jacky Tronel, Séjour surveillé pour « indésirables français » : Le château du Sablou en 1940 (La politique de répression mise en place par la IIIe République à l’encontre des individus jugés “dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique” se traduit par la création de “centres de séjour surveillé pour indésirables français”. En Dordogne, le “Camp du château du Sablou” voit ainsi le jour. Il fonctionne du 17 janvier au 30 décembre 1940, soit une année à peine… Suffisamment longtemps pour marquer la mémoire du lieu, ainsi que celle des trois à quatre cents internés, détenus “par mesure administrative” (in Arkheia, revue d'histoire). ) 6 Hélène à Bergerac en septembre 2010 (Reportage, de France 3 Aquitaine Périgords, sur le voyage en France d'Hélène Fraenkel Appel et de sa famille. )
7 Hélène Fraenkel en famille à Bergerac, réception à l'hôtel de ville (photos) 8 Soirée des justes et réception d'Hélène Fraenkel à l'hôtel de ville de Périgueux 9 Victime en représailles à Mussidan 10 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )
11 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Marcel Jacquier
(23/05/1937 - 30/10/1940) Marcel Joseph Hippolyte Jacquier
Maurice Labarthe
(30/10/1940 - 14/11/1941)
René Rivière
(14/11/1941 - 08/01/1943)
Maxime Roux
(08/06/1944 - 18/04/1946)
M. Rebouleau
(11/07/1944 ) milicien tortionnaire né en 1910, nommé préfet à Montpellier le 11 juillet 1944, fusillé trois mois plus tard par la Résistance
Pierre Berger
(1941 - 1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Louis Bourgain
(18/07/1940 - 1944) Vice-amiral, Préfet de de la Vienne et préfet régional de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne. Condamné à huit ans de prison à la Libération (1881-1970)
Antoine Lemoine
(01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
René Rivière
(Jan. 1943 - 1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Popineau
(08/01/1943 - 06/06/1944) Préfet de Dordogne
Marc Freund-Valade
(11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
André Fourcade
(10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
Jean Callard
(06/06/1944 - 08/06/1944) Préfet de Dordogne
Pierre Boursicot
(23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Schuhler
(Juin 1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne)
Jacques Soustelle
(Mai 1945 - Juin 1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1912-1990)
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