Hélène et Simon Rauner, Juifs allemands, ont fui l’Allemagne à la prise de pouvoir par les nazis en 1933 ; ils s’installent à Strasbourg.
Quand la guerre éclate, les Rauner sont évacués, comme les autres habitants de la ville. Ils trouvent asile à Sainte-Orse où ils vivent une relative tranquillité jusqu’au 1er avril 1944.
Ce jour là, la division Brehmer fait irruption. Elle a pour mission la destruction de la Résistance et de ses soutiens, conjointement à l’extermination des Juifs réfugiés.
Des scènes d’horreur se déroulent, après que deux cents soldats répandus dans le bourg, fouillent, pillent, terrorisent, incendient. Dix personnes sont exécutées sur place.
Une ferme abritant des Juifs est incendiée, les femmes et les enfants s’y trouvant sont arrêtés et déportés.
Le terrible bilan de vingt-sept personnes tuées dans des conditions effroyables serait cependant beaucoup plus élevé sans les initiatives et les actes de solidarité active envers les réfugiés.
Ceux de Jean-Albert Bousquet*, de Charles Devaux à la Tannerie, de Léo Teyssandier* à Pelle et de Jean Lagorce* permettent notamment aux Rauner d’échapper à leurs bourreaux.
Hélène et Simon Rauner ont le temps de se sauver dans la forêt. Ils se réfugient dans des baraquements où, au siècle précédent vécurent des mineurs. Ils repèrent l’endroit par hasard, quelque temps auparavant et conviennent de s’y cacher en cas d’urgence. Le frère de Simon, Gustav, vient les rejoindre avec sa femme Bertha et leur fille Colette.
Le lendemain, poussées par la faim, Colette et sa mère décident d’aller à la ferme de Léo Teyssandier, un ami de la jeune fille, pour demander de l’aide. La ferme se trouve un peu à l’écart du village. Léo y vit avec ses parents, Jean et Éva, et sa grand-mère Victorine.
Les Teyssandier*, après les atrocités de la veille sont parfaitement conscients du danger. Ils fournissent assez de nourriture et de boissons pour les deux familles. Pendant les cinq semaines suivantes, deux membres de la famille Rauner viennent plusieurs fois par semaine chercher du ravitaillement. Ces visites s’effectuent à la nuit tombée, à une heure convenue.
Léo Teyssandier et ses parents s’arrangèrent pour ne pas être à la ferme, laissant Victorine, la grand-mère, remplir les paniers des Rauner, sans demander la moindre rétribution.
Ensuite, les Rauner réussissent à quitter le village pour Périgueux, Bergerac, puis Limoges.
Après la Libération, les Rauner retournent à Sainte-Orse et y restent jusqu’à leur départ pour l'Amérique, en octobre 1946. Colette part en novembre 1944 travailler au château de Ferrières près de Paris, monitrice à l'Œuvre de Secours aux Enfants destinée aux enfants juifs qui avaient survécu à la guerre, orphelins pour la plupart.
Réseau de sauvetage Jean Lagorce Jean Teyssandier (Fils de Victorine Teyssandier. Mari d'Éva Teyssandier. Père de Léo Teyssandier) Léo Teyssandier (Fils de Jean et Éva Teyssandier) Éva Teyssandier (Épouse de Jean Teyssandier. Mère de Léo Teyssandier)
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog2 pages,
réalisation 2011 Auteur :
Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Exposition : Ça m'est arrivé. Être juif en Dordogne entre 1939 et 1944 (Exposition Ça m'est arrivé. Être juif en Dordogne entre 1939 et 1944.
Elle est conçue comme complémentaire de l'ouvrage de Bernard Reviriego. Les témoins ont été photographiés par Denis Bordas, photographe aux Archives départementales, et il est possible d'écouter, avec un baladeur, leurs témoignages organisés en six thèmes :
• L'antisémitisme et la guerre • La Dordogne, terre d'accueil • L'exclusion
• La persécution • La Résistance • La mémoire
Des objets personnels prêtés par ces témoins, et commentés par eux, font écho aux documents originaux tirés des Archives départementales. Cette exposition est prêtée à titre gracieux par les Archives départementales de la Dordogne. Pour tout renseignement, contacter Bernard Reviriego : b.reviriego@dordogne.fr )
2 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes 3 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence.
Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
4 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. ) 5 Jacky Tronel, Séjour surveillé pour « indésirables français » : Le château du Sablou en 1940 (La politique de répression mise en place par la IIIe République à l’encontre des individus jugés “dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique” se traduit par la création de “centres de séjour surveillé pour indésirables français”. En Dordogne, le “Camp du château du Sablou” voit ainsi le jour. Il fonctionne du 17 janvier au 30 décembre 1940, soit une année à peine… Suffisamment longtemps pour marquer la mémoire du lieu, ainsi que celle des trois à quatre cents internés, détenus “par mesure administrative” (in Arkheia, revue d'histoire). ) 6 Hélène à Bergerac en septembre 2010 (Reportage, de France 3 Aquitaine Périgords, sur le voyage en France d'Hélène Fraenkel Appel et de sa famille. )
7 Hélène Fraenkel en famille à Bergerac, réception à l'hôtel de ville (photos) 8 Soirée des justes et réception d'Hélène Fraenkel à l'hôtel de ville de Périgueux 9 Victime en représailles à Mussidan 10 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )
11 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Marcel Jacquier
(23/05/1937 - 30/10/1940) Marcel Joseph Hippolyte Jacquier
Maurice Labarthe
(30/10/1940 - 14/11/1941)
René Rivière
(14/11/1941 - 08/01/1943)
Maxime Roux
(08/06/1944 - 18/04/1946)
M. Rebouleau
(11/07/1944 ) milicien tortionnaire né en 1910, nommé préfet à Montpellier le 11 juillet 1944, fusillé trois mois plus tard par la Résistance
Pierre Berger
(1941 - 1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Louis Bourgain
(18/07/1940 - 1944) Vice-amiral, Préfet de de la Vienne et préfet régional de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne. Condamné à huit ans de prison à la Libération (1881-1970)
Antoine Lemoine
(01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
René Rivière
(Jan. 1943 - 1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Popineau
(08/01/1943 - 06/06/1944) Préfet de Dordogne
Marc Freund-Valade
(11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
André Fourcade
(10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
Jean Callard
(06/06/1944 - 08/06/1944) Préfet de Dordogne
Pierre Boursicot
(23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Schuhler
(Juin 1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne)
Jacques Soustelle
(Mai 1945 - Juin 1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1912-1990)
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