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Juste parmi les Nations

Henri Dupuy


Fils de Hélène, époux de Raymonde
Dossier Yad Vashem : 2936
Remise de la médaille de Juste : 17 juin 1994
Sauvetage : Périgueux 24000 - Dordogne
Profession: Policier, gardien de la paix au commissariat de Périgueux (Dordogne) après être passé dans les Groupes Mobiles de Réserve (GMR) du Limousin et du Périgord
Qualité: Résistant
Date de naissance: 05/06/1920 (Thiviers (Dordogne))
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Henri-Dupuy
Henri Dupuy
source photo : Inconnue
crédit photo : DR
Notice

Hélène Dupuy, veuve de Fernand, vit avec Henri son fils de vingt-deux ans et sa belle-fille Raymonde. Sa maison est le point de ralliement des groupes de résistants. Elle y cache des fugitifs, des Juifs qu’elle sauve des rafles. Elle leur fournit des faux papiers que se procure son fils, Henri.
Henri appartient au réseau de l’Armée secrète et obtient les documents à la préfecture grâce à une filière comptant MM. Puyjarinet et Feyfant et Madame Evereints. Le groupe travaille au renseignement et dérobe les lettres de la Gestapo avec l’aide des facteurs.
À la suite de l’attaque du quartier général de la police allemande à Périgueux le 10 novembre 1943, une opération de représailles est montée contre les Juifs de la région. Trois cent cinquante personnes seront ainsi arrêtées et déportées à Auschwitz.
Des agents de la Gestapo accompagnés de SS se présentent au domicile de la famille Gruska à l’heure du petit déjeuner. Le père, Abraham, la mère, Ruchla, et les trois fils sont à la maison ; seule Elsa, la fille aînée, est absente. Un officier allemand ordonne aux cinq Gruska de prendre chacun une valise et de les suivre.
Précédés de trois SS et suivis de quatre agents de la Gestapo, les cinq membres de la famille Gruska descendent l’escalier étroit aux hautes marches. Soudain, Willy, l’un des fils, heurte avec sa valise le soldat qui se trouvait devant lui. Déséquilibré, l’homme tombe sur ses deux camarades et tous dégringolent dans les escaliers. Profitant de la confusion, les Gruska prennent la fuite et se cachent dans le dédale des cours et bâtiments voisins. Les trois garçons réussissent à échapper à leurs poursuivants. Marcel, le plus jeune, trouve refuge auprès de la famille Dupuy. Rattrapés, les parents seront déportés à Auschwitz le 20 novembre 1943 par le convoi n° 62 et assassinés.
Les maisons du voisinage sont fouillées une à une, y compris celle d’Hélène Dupuy, mais les garçons ne sont pas découverts.
Malgré les menaces proférées par les autorités d’occupation à l’encontre de quiconque viendrait en aide aux fugitifs, les habitants du quartier aident Willy et Jacques, les deux frères de Marcel à se cacher dans un poulailler à l’entrée de la ville. Marcel les y rejoint.
Henri, qui est policier, vient en uniforme porter de la nourriture aux enfants.
Un soir, tard, alors que le couvre-feu est entré en vigueur, Hélène Dupuy vient chercher les trois garçons et les amène chez elle. Ils y resteront quinze jours.
Marcel, le plus jeune, restera chez Hélène et deviendra « Marcel Dupuy ». Henri Dupuy, se charge de trouver des faux papiers pour les trois autres enfants, rebaptisés « Leroy » et leur trouve des cachettes chez des paysans des environs et dans un couvent pour Elsa. Ils y resteront jusqu’à la fin de la guerre.
Hélène Dupuy rencontre M. Wieder, coiffeur, à Périgueux et elle s’occupe de fournir des faux papiers aux enfants Marcel et Roland Wieder, qui deviendront «Dupuy», avant de les faire admettre à l’école Saint-Jean dirigée par Alexandre et Marcelle Berbonde*, ses amis.
Henri se souvient : "Ma mère n’avait peur de rien. Un peu avant la Libération, elle a fait libérer des prisonniers en négociant avec un commandant autrichien. Elle lui a dit qu’elle témoignerait plus tard en sa faveur lorsque le vent tournerait. Et elle a tenu promesse lorsque celui-ci s’est retrouvé emprisonné à Bordeaux".
Hélène, résistante, fut également décorée de la croix de guerre avec étoile d’argent et de la Légion d’honneur.

Lien vers le Comité français pour Yad Vashem


Histoire

Témoignage de Henri Dupuy

Périgueux. C'est la guerre. L'occupation. La ville est verrouillée. Il est difficile d'y entrer et d'en sortir. Elle est remplie de soldats allemands et de miliciens français. Je viens d'épouser Raymonde. Ses parents logent une famille juive : la famille Gruska. Je n'ai pas de travail alors je passe un examen en 1942 et je rentre dans la police. Tout simplement. Je ne veux pas partir en Allemagne comme tous les jeunes de mon âge. Avec ma femme nous habitons chez ma mère. Je suis de mèche avec le maquis "La Feuillade". Régulièrement, avec Raymonde et ma mère, nous hébergeons des maquisards pendant deux ou trois nuits lorsqu'ils viennent de faire un coup de main, le temps que les Allemands se calment... Raymonde les aide à entrer et à sortir de la ville. Dans mon commissariat, toute l'équipe appartient à la résistance. Je passe mon temps à guider les maquisards qui ne connaissant pas bien la ville, le soir, lorsque le maquis choisit une cible. Ils circulent ainsi sous la protection de mon uniforme.

Le 10 novembre 1943, le maquis attaque le quartier général de la police allemande à Périgueux ; le 10 novembre 1943 une opération de représailles est montée contre les juifs qui vivent dans la région : 350 juifs doivent être arrêtés pour être déportés à Auschwitz. Les agents de la Gestapo avec les SS se présentent au domicile de la famille Gruska à l'heure du petit déjeuner. Le père, la mère et les trois fils sont à la maison, seule Elsa, la fille aînée, est absente.

Tout se passe chez mes beaux-parents : les Allemands arrêtent toute la famille, et quand ils descendent les escaliers le fils aîné, Willy, prend sa valise et l'envoie sur la tête de l'Allemand qui dégringole les escaliers. Pendant ce temps, le plus jeune, Marcel, qui a 5 ans, se cache sous le lit de mes beaux-parents, et les deux autres passent par la cuisine, sautent dans le jardin et se sauvent. L'Allemand se retourne et au lieu d'ouvrir la porte avec le loquet, tape à coups de crosse et démolit la porte. Les enfants sautent le mure du jardin et s'enfuient.
Leur mère, la pauvre Mme Gruska est impotente et ne peut fuir. Son mari réussit à s'échapper mais revient pour se rendre lorsqu'il réalise que sa femme est tombée aux mains des Allemands. Ils seront déportés avec l'idée que leurs enfants étaient saufs. Ce sera sans doute pour eux un grand sentiment de réconfort. Dans les jours qui suivent, une dame à la préfecture nous fait des faux papiers : la fille, ma mère la met dans une école religieuse. Le plus petit, Marcel, nous l'envoyons aux enfants assistés ; les deux autres sont rebaptisés Leroy, avec tous les papiers nécessaires, et sont placés chez des agriculteurs à la campagne.
En mai 1944, ma couverture devient trop risquée. Je rejoins le maquis Roland. Au début nous ne sommes pas très nombreux et puis au fils des semaines qui suivent le débarquement, les "volontaires" affluent... Peu après, nous sommes dénoncés. Les Allemands nous attaquent et tuent deux policiers maquisards. Mon maquis se disperse ; j'en rejoins un autre à Saint-Alver en Dordogne... J'y retrouve Willy Gruska, le fils aîné des déportés, qui entre temps a lui aussi pris le maquis...

23/10/2009
Auteur : Henri Dupuy

[Compléter l'article]

Rescue story

After the attack on German police headquarters in Périgueux on November 10, 1943, the occupation regime launched an extensive manhunt for Jews in the area, and 350 Jews were deported to Auschwitz. Several Gestapo and SS men came to the Gruska family at breakfast time. M. and Mme Gruska and their three sons were at home. Only Elsa, the eldest daughter was absent. A German officer ordered them to pack one suitcase for each member of family, and to come with them. All the Gruskas descended the narrow, steep stairs, with three SS men in the lead and four Gestapo agents behind. Suddenly Willy, one of the sons, struck the SS man in front of him with his suitcase. The German lost his balance and fell on top of his two colleagues, and all three began to tumble down the stairs. Exploiting the resulting pandemonium, the Gruskas ran away and hid in the maze of nearby courtyards and buildings. The three sons evaded their pursuers and escaped. Marcel, the youngest, found refuge with the Dupuy family, and the others took shelter elsewhere. The parents were captured, deported to the east, and murdered in Auschwitz. The houses in the neighborhood were searched one by one, including the home of Hélène Dupuy, but the boys were not discovered. Although the authorities threatened severe punishment to anyone helping escapees, the neighborhood residents helped the two boys hide in a chicken coop on the outskirts of town, where they were joined by Marcel. Hélène Dupuy was a widow. Her son, Henri, was in the civil defense corps, and, in his uniform, delivered the food to them. Late one night, after the curfew, Mme Dupuy moved the boys from the poultry coop into her home, where they stayed for fifteen days. By offering refuge, Hélène Dupuy, her son Henri, and her daughter-in-law, Raymonde risked their lives. Dupuy procured forged identity cards for the boys and found hiding places for them in the homes of nearby peasants. The Dupuys invited Marcel, the youngest brother, to live with them, despite the great danger, and placed the older sister, Elsa, in a convent, where she remained until the end of the war. The Dupuys visited Elsa regularly at the convent. Hélène was involved in the French underground during this period, and in appreciation of her efforts, was awarded the Croix du Guerre with a silver star and the Legion of Honor.
On June 17, 1984, Yad Vashem recognized Hélène, Henry, and Raymonde Dupuy as Righteous Among the Nations.

02/03/2012
Lien : Yad Vashem

[Compléter l'article]
Réseau de sauvetage
Hélène Dupuy

Raymonde Dupuy (Épouse d'Henri Dupuy)
 
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Henri Dupuy
Willy Gruska (Frère d'Elsa, Jacques et Marcel Gruska)
Marcel Gruska (Frère d'Elsa, Willy et Jacques Gruska)
Elsa Gruska (Soeur de Willy, Jacques et Marcel Gruska)
Jacques Gruska (Frère d'Elsa, Willy et Marcel Gruska)
Roland Wieder
Marcel Wieder

Chronologie [Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.

Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

En savoir plus…

Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog 2 pages, réalisation 2011
Auteur : Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Exposition : Ça m'est arrivé. Être juif en Dordogne entre 1939 et 1944 (Exposition Ça m'est arrivé. Être juif en Dordogne entre 1939 et 1944. Elle est conçue comme complémentaire de l'ouvrage de Bernard Reviriego. Les témoins ont été photographiés par Denis Bordas, photographe aux Archives départementales, et il est possible d'écouter, avec un baladeur, leurs témoignages organisés en six thèmes : • L'antisémitisme et la guerre • La Dordogne, terre d'accueil • L'exclusion • La persécution • La Résistance • La mémoire
Des objets personnels prêtés par ces témoins, et commentés par eux, font écho aux documents originaux tirés des Archives départementales. Cette exposition est prêtée à titre gracieux par les Archives départementales de la Dordogne. Pour tout renseignement, contacter Bernard Reviriego : b.reviriego@dordogne.fr )
2 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes
3 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence. Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
4 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. )
5 Jacky Tronel, Séjour surveillé pour « indésirables français » : Le château du Sablou en 1940 (La politique de répression mise en place par la IIIe République à l’encontre des individus jugés “dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique” se traduit par la création de “centres de séjour surveillé pour indésirables français”. En Dordogne, le “Camp du château du Sablou” voit ainsi le jour. Il fonctionne du 17 janvier au 30 décembre 1940, soit une année à peine… Suffisamment longtemps pour marquer la mémoire du lieu, ainsi que celle des trois à quatre cents internés, détenus “par mesure administrative” (in Arkheia, revue d'histoire). )
6 Hélène à Bergerac en septembre 2010 (Reportage, de France 3 Aquitaine Périgords, sur le voyage en France d'Hélène Fraenkel Appel et de sa famille. )
7 Hélène Fraenkel en famille à Bergerac, réception à l'hôtel de ville (photos)
8 Soirée des justes et réception d'Hélène Fraenkel à l'hôtel de ville de Périgueux
9 Victime en représailles à Mussidan
10 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )
11 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)

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Dordogne

Région :
Aquitaine
Département :
Dordogne

Préfets :
Marcel Jacquier
(23/05/1937 - 30/10/1940) Marcel Joseph Hippolyte Jacquier
Maurice Labarthe
(30/10/1940 - 14/11/1941)
René Rivière
(14/11/1941 - 08/01/1943)
Maxime Roux
(08/06/1944 - 18/04/1946)
M. Rebouleau
(11/07/1944 ) milicien tortionnaire né en 1910, nommé préfet à Montpellier le 11 juillet 1944, fusillé trois mois plus tard par la Résistance
Pierre Berger
(1941 - 1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Louis Bourgain
(18/07/1940 - 1944) Vice-amiral, Préfet de de la Vienne et préfet régional de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne. Condamné à huit ans de prison à la Libération (1881-1970)
Antoine Lemoine
(01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
René Rivière
(Jan. 1943 - 1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Popineau
(08/01/1943 - 06/06/1944) Préfet de Dordogne
Marc Freund-Valade
(11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
André Fourcade
(10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
Jean Callard
(06/06/1944 - 08/06/1944) Préfet de Dordogne
Pierre Boursicot
(23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Schuhler
(Juin 1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne)
Jacques Soustelle
(Mai 1945 - Juin 1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1912-1990)

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