Le massacre du maquis de la forêt de Saint-Sauvant le 27 juin 1944
Les résistants du maquis de la forêt de Saint-Sauvant sont encerclés par les soldats de la 17ème division de l’armée nazie le 27 juin à 6 h du matin.
Depuis la libération du camp d’internement de Rouillé dans la Vienne, les S.S.1, les policiers de la S.A.P.2 et les miliciens mènent une enquête approfondie auprès des gens dans les cafés, restaurants et hôtels. Ils sillonnent villages et hameaux pour découvrir où se cachent les maquisards et identifier leurs chefs. De petits avions légers survolent à très basse altitude la campagne et les bois pour surprendre tout déplacement de groupes de personnes.
Les responsables de la résistance sont avertis par Mr Egreteau fonctionnaire à la préfecture et Mr Rousseau greffier au tribunal de police, que le S.D.3 prépare l’encerclement de la forêt de Saint-Sauvant. Un relevé cadastral de la forêt a été fait vers le 20 juin à la mairie de Saint-Sauvant. Les responsables du groupe F.T.P.4 informent l’état-major F.F.I.5 de l’imminence d’une attaque contre le groupe "Bernard". Le responsable du secteur demande de ne pas décrocher avant le parachutage d’armes.
26 juin 1944
La situation devenant très dangereuse, les responsables F.T.P. : le colonel Sidou alias "Ledoux", le commandant Charles Dubois alias "Christian", Maurice Fuzeau alias "Marc", Marcel Papineau alias capitaine "Bernard" et Paul Alleau alias lieutenant "Picard" se réunissent dans la maison de ce dernier située au Long Bas, près de Venours, commune de Rouillé, afin d’analyser la situation et prendre une décision sur l’évacuation ou non de la forêt de Saint-Sauvant. A l’issue de celle-ci, qui se termine vers 2H00 du matin, ils décident que, dans la journée, le campement sera évacué par petits groupes de 15 à 20 hommes qui se dirigeront vers Bois le Bon puis ensuite gagneront les bois de Brux et Romagne. Seul un petit détachement de maquisards restera dans le secteur du Poyau pour récupérer les armes.
27 juin 1944
6 h du matin : la forêt de Saint-Sauvant est encerclée par des éléments de la 17ième division "Gôtz Von Berlinchingen" qui possède des blindés, et la "section rapide 608" chargée du maintien de la sécurité des communications et de l’encadrement des colonnes de représailles, contre les maquis. Ils sont guidés par les chefs du S.D. et les miliciens qui connaissent les lieux où est stationné le maquis du capitaine "Bernard". L’ensemble des forces d’encerclement est proche de 2 000 hommes.
Les routes et carrefours sont surveillés et interdits. Monsieur Germain Viault qui revient de Lusignan est refoulé au carrefour des routes Lusignan à Couhé (D7) et Saint-Sauvant à Celle l’Evescault (D96), où est installé le P.C.6 allemand. Dans tous les hameaux inclus dans la zone d’encerclement comme le Chêne et la Chaplatière, les maisons sont fouillées une à une et leurs occupants interrogés, contrôlés puis consignés sur place.
7 h : une fusillade éclate entre la ferme du Chêne et le hameau de Montlorgis. Le capitaine "Bernard" qui essaie de pénétrer dans la forêt pour porter secours à ses camarades se heurte au cordon d’encerclement formé par les soldats allemands. Ceux-ci engagent le combat, subissent de lourdes pertes, avant de l’abattre. C’est la première victime de la journée.
7 h 30 : Simone Fumoleau-Lombard qui habite chez ses parents dans le village de la Cité près du bourg de Saint-Sauvant, arrive à la Chaplatière. Elle vient prendre des nouvelles de son frère André qui a couché chez la famille Proust. "Marc" qui a également couché dans la maison demande à Simone d’aller prévenir les maquisards. Elle est arrêtée par les allemands alors qu’elle se dirige vers le village de la Guérinière puis amenée dans le village d’Anne-Marie, interrogée par le chef de la milice Bercy. Elle assiste à l’arrivée de Mr Bernajous, de son fils Kléber et de Marco Marcovitch enchaîné. Kléber Bernajous est battu puis assommé et lancé inanimé dans un camion. Mr Freignault, boucher à Saint-Sauvant, est brutalisé et accusé d’avoir ravitaillé le maquis. Il sera déporté. Simone sera relâchée vers 16H30, probablement après le massacre.
Pendant ce temps, Louis Bourdonneau, stagiaire du garde forestier Mr Denis Roy, prévient le maquis que la forêt est encerclée.
"Marc" pour sortir de la "souricière" se présente aux sentinelles postées sur le chemin, poussant un troupeau de vaches et de chèvres avec à son bras Suzanne Brunier-Proust en la présentant comme sa fiancée. Malgré quelques réticences on les laisse passer. Suzanne reviendra seule avec son troupeau, quelques heures plus tard, sans être inquiétée. Pendant ce temps, "Marc" après avoir "emprunté" un vélo dans un hameau déserté de ses habitants, se réfugie chez Mr Guilbot instituteur à Saint-Pardoux (79) après un rendez-vous manqué avec "Antoine" à Cherveux (79) ce dernier ayant eu un contre temps.
9 h : les villages et hameaux, situés à l’intérieur de la ligne d’encerclement, sont à leur tour investis par les soldats allemands et les miliciens. A la Litière, tous les habitants, hommes et femmes, sont rassemblés dans la cour de l’une des fermes puis dans une encoignure de bâtiments plus facile à surveiller. Les soldats les encadrent, balles engagées dans le canon des armes dirigées vers eux. Une mitrailleuse et un fusil mitrailleur sont mis en batterie. Tous les bâtiments sont fouillés. Ils restent rassemblés toute la journée jusqu’à 16 h ayant droit à un léger déjeuner à midi. A 19H00 ils seront à nouveau rassemblés pour un contrôle.
Les soldats allemands et les miliciens investissent le quartier général du maquis à la Branlerie. Les maquisards et leurs prisonniers (7) sont partis. Les bâtiments sont incendiés. La "chasse à l’homme" commence. La forêt est fouillée systématiquement par les miliciens et les soldats S.S. accompagnés de leurs chiens. Certains maquisards cachés dans les fourrés ou les arbres sont découverts. Ils sont martyrisés puis faits prisonniers. D’autres essaient de résister l’arme à la main. Ils sont tués ou doivent se rendre. Quelques uns réussissent à s’échapper en restant cachés de longues heures sous des tas de feuilles mortes ou dans les branches des arbres (R. Faideau), à l’intérieur d’arbres creux ou dans un champ de blé comme Robert Poirrier.
Lors de l’opération d’encerclement, de nombreuses exactions sont commises sur les habitants des villages, soupçonnés d’aider ou de ravitailler le maquis. Habitant le village de Vernay, Mr Colin a marié sa fille Josette la veille. Des tables sont dressées avec de nombreux couverts. Soupçonné d’avoir hébergé le maquis, il est fouetté jusqu’au sang, ainsi que ses employés, avec des câbles de chanvre tronçonnés. Il sera emmené à la prison de Poitiers puis déporté.
16 h -16 h 30 : le ratissage de la forêt est terminé. Les corps des maquisards abattus (5), sont entassés au bord de la route, au carrefour où est installé le P.C. allemand, près de Vaugeton. Leurs camarades faits prisonniers (27) sont déjà rassemblés. Ils ont été conduits au PC au fur et à mesure de leur capture. Ils sont à nouveau torturés à coup de crosses de fusils puis achevés à coup de rafales de mitrailleuses.
Les soldats allemands prisonniers (7) du groupe « Bernard » sont libérés. On leur présente des personnes qu’ils auraient pu rencontrer lors de leur détention. Ils ne reconnaissent pas Paul Bruneteau qui les avaient convoyés du bois des Cartes à la forêt de Saint-Sauvant pas plus que Louis Bourdon mais, Mr Alleau est reconnu. Il est emmené à la prison de la Pierre-Levée puis sera déporté.
L’officier allemand qui commande les opérations convoque le maire de Celle l’Evescault et lui demande d’évacuer les corps sinon ils seront ensevelis dans une fosse commune. Monsieur Venault, oncle du maire actuel, qui possède une maison au Carrot village proche de Vaugeton accepte immédiatement et prend en charge les corps torturés pour leur offrir une sépulture digne. Il fait appel aux maires de Lusignan et Saint-Sauvant pour répartir les 31 corps dans les cimetières des 3 communes. Dans chaque commune, des menuisiers sont réquisitionnés pour confectionner immédiatement les cercueils et y placer les corps. Le transport vers les cimetières a lieu, avant la nuit tombée, dans des charrettes tirées par des chevaux. Le cimetière de Celle l’Evescault va accueillir 13 corps, celui de Lusignan 10 et celui de Saint-Sauvant 9.
Le bilan humain de la journée est lourd :
- 33 résistants tués
- 8 patriotes emprisonnés (puis déportés)
- 27 soldats allemands tués au cours de l’opération
28 juin 1944
Dans la nuit du 27 au 28 juin le parachutage d’armes a lieu sur la ferme du Poyau, comme prévu, mais avec 8 jours de retard.
"Marc" au cours du dîner chez Mr Guilbot à Saint-Pardoux. entend à la B.B.C.7 le message annonçant le parachutage au Poyau : "donnez moi des nouvelles de Moro". Il décide de rejoindre immédiatement ses camarades. Mr Guilbot l’accompagne jusqu’à Reffanes et lui laisse son vélo qui roule mieux que celui d’emprunt. Il s’arrête dans le village de Jassay (86), chez la famille Quintard, pour que le jeune fils Marcel le guide, par les petits chemins, jusqu’à la ferme. Ils rateront de quelques minutes l’arrivée au sol des armes. Georges Debiais,le fermier Mr Bouron et son gendre Mr Brunet, leurs épouses accompagnées de leur petite fille (10 ans), réceptionnent les "précieux" containers. Aidés par "Marc" et Marcel Quintard, ils les transportent et les cachent dans les caves et le silo à betteraves.
Dès le matin les agents du S.D. et les miliciens sont de retour dans les villages et les hameaux près de la forêt pour rechercher les maquisards qui auraient pu échapper au ratissage. Ils circulent en civil, interrogent les gens, se présentant comme des résistants à la recherche de leurs camarades.
Dans l’après-midi Mr Tiré de Maisoncelle et son employé Mr Eprinchard découvrent dans une haie mitoyenne avec un champ de la ferme du Chêne, le corps de Marcel Papineau. Il est transporté à la mairie de Lusignan. Son signalement est décrit dans l’acte de décès, où il est fait mention de ses initiales gravées sur sa chevalière qui lui a été retirée. Il sera inhumé dans le cimetière de la commune.
29 juin 1944
Dans l’après-midi une brigade spéciale S.S. fait irruption dans la ferme de Mélé sur la commune d’Avon (79) où habite la famille Marsault. Cette dernière héberge 2 maquisards : Robert Poirrier et Thomas Urbiztando, rescapés du ratissage du 27 juin. Ils sont capturés et conduits à la prison de Poitiers, ainsi que Mr Marsault et son fils Gilbert.
La rafle de la brigade S.S. se poursuit à la ferme de Boësse. Le fermier Mr Fernand Bonnet et sa belle-fille sont, eux aussi, conduits à la Pierre-Levée. Tous seront déportés.
Epilogue :
La répression du maquis qui s’est terminée en massacre sur le bas-côté d’une route passante, avait, entre autre, pour objectif, d’apeurer la population afin de la dissuader de toute nouvelle tentative d’action envers l’armée allemande. La sauvagerie des soldats SS et des miliciens n’a pas entamé la détermination de la résistance locale. Les rescapés sont conduits par "Marc" dans différents maquis du Sud -Vienne : maquis Joël, maquis Antoine, maquis Marcel et maquis Anatole. Le groupe "Picard" poursuit le combat engagé par le groupe "Bernard" dans le secteur Saint-Sauvant, Rouillé, Lusignan. Maurice Fuzeau crée le maquis "Marc" dans la région de Lencloître. Gabriel Thiant alias commandant "Noël" prend en charge la coordination de l’ensemble des maquis FTP du groupement de Poitiers qui s’étend sur tout le nord du département de la Vienne et sur les secteurs de Rom et Sauzé-Vaussais dans les Deux-Sèvres. Il prend le nom de groupement "Noël".
Il est probable que si les prisonniers allemands avaient été fusillés par les maquisards du groupe "Bernard", les hommes et les femmes rassemblés dans les villages encerclés auraient servi d’otages et subi des représailles. Leur libération a eu lieu après que tous les maquisards capturés, morts ou vivants, aient été rassemblés au P.C. de Vaugeton et les prisonniers allemands libérés. Les habitants de la Litière signalent que des estafettes motorisées assuraient la liaison avec le PC. Cette hypothèse est avancée par plusieurs anciens résistants du groupe Noël. Le comportement digne des responsables du maquis a probablement sauvé beaucoup de vies parmi les habitants consignés dans les villages ce 27 juin 1944.
Le 30 juin 1945 les maires des communes de Celle-l’Evescault, Lusignan et Saint Sauvant demandent aux familles des victimes de venir reconnaître le corps de leur défunt. La sœur de l’une des victimes, Jacques Fontanot, jeune communiste italien, écrit : "Ce fut le 30 juin 1945 en présence des représentants des communes de Lusignan, Saint-Sauvant et Celle-l’Evescault, avec une profonde participation de sentiments avec les autres familles que, de cimetière en cimetière, on procéda aux exhumations. "Jacquot" fut le dernier à être reconnu au cimetière de Celle l’Evescault. Son pardessus, le stylo qui pointait d’une poche, cadeau de sa mère, permirent de l’identifier immédiatement".
Ce massacre est le premier commis dans la Vienne par l’armée d’occupation et les miliciens. D’autres vont suivre rapidement. Le 7 juillet 1944 , 30 parachutistes anglais du 1er SAS8 du capitaine Tonkin et un américain, tous vont être fusillés, à l’abri de tout regard, en forêt de Saint-Sauvant à 4 kilomêtres de Vaugeton. Leurs corps seront découverts, dans 3 fosses communes, par des chasseurs en décembre 1944. Ils sont inhumés dans le cimetière de Rom (79).9Service du Travail Obligatoire.10
Mémorial de Vaugeton, commune de Celle l’Evescault (86)
Liste des 31 maquisards tués le 27 juin 1944
BERNAJOUS Kléber*11
BESSAC Marcel*
BOTTON Lucien*
DE LA FUENTE Rufino
FAELLI Guido
FERGEAULT Paul*
FONTANOT Jacques
FREIRE Manuel
GOMEZ CASTANO Luis**
HANNOT Silvain
HERNANDEZ MARTINEZ Juan**
HOET Jean (Hoët)
KRUG Henri
MARGUERITAT René
MARTY Louis
MARRUEDO FRAILE Santiago (Jacques)**
MASSA ANDREU Raphaël**
NEMERY Victor
NOYER Serge
PAPINEAU Marcel*
PEREZ GONZALES Honorio**
PORGE Jean
QUERALT Jean
RINAULT Yves
SERRA Antoine
ROJAS Riccardo**
ROSEL BARRACHINA Vicente**
ROSSI Hugo
SANCHEZ Angel
THOMOUX Paul
VADJARAGANIAN Vahridj
Familles réfugiées à Saint-Sauvant[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible. 1 Famille arrêtée (Saint-Sauvant)[Compléter]
1942Famille Schoemann - Siegmund, né à Cröw (Allemagne) le 13 août 1870, et son épouse Emma née Brück le 8 août 1875 à Alsenz, canton d'Obermoschel (Allemagne) habitaient à Traben Trarbach (Allemagne). Réfugiés à Bordeaux, ils sont assignés à résidence à Saint-Sauvant en décembre 1940. Arrêtés parce que juifs, Siegmund, 72 ans, et Emma, 68 ans, sont internés au camp de la route de Limoges à Poitiers le 15 juillet 1941 puis déportés sans retour vers Auschwitz le 21 septembre 1942 par le convoi n° 35. Ils sont gazés à leur arrivée. Déportation : 21/09/1942 convoi no 35
- 1 - Section de protection du Sicherheits Dienst (Service de sécurité de la Wehrmacht).
- 2 - Section des Affaires Politiques (policiers français. Collaborait avec le S.D. - Sicherheits Dienst : Service de sécurité de la Wehrmacht).
- 3 - Sicherheits Dienst : Service de sécurité de la Wehrmacht.
- 4 - Francs-Tireurs et Partisans.
- 5 - Forces Françaises de l’Intérieur.
- 6 - Poste de commandement.
- 7 - British Broadcasting Corporation, radio anglaise émettant de Londres.
- 8 - Special Air Service, commando parachutistes britanniques.
- 9 - Bibliographie Hommes et combats en Poitou – 1939/1945, Roger Picard, Martelle, 1994. La Vienne dans la guerre 1939-1945. La vie quotidienne sous l’occupation, Roger Picard, DE Borée, 2001. Combats sans gloire, Gabriel Thiant, 1984.
"La Vienne pendant la 2e Guerre mondiale, 1944", n°3 Les maquis, la libération, Gaston Racault, Dossiers du C.R.D.P., Archives départementales, 1987. Les barbelés de Vichy, Le camp de Rouillé, réserve d’otages ..., Amicale Chateaubriant-Voves-Rouillé, 1994. Jo, Notre frère, Instituteur, Résistant, Juliette Hervé-Fraud, Petit Véhicule, 1998. Les chemins de la Liberté en forêt de Saint-Sauvant, ONAC 86 et 79, Ministère de la Défense, 2002.
"Allocution d’André Lombard", Cérémonie de Vaugeton, 1990.
"Allocutionde Charles Dubois alias commandant "Christian", Stèle de Liberté, 1995.
"Allocution de Roger Picard", historien CNRS, Stèle de Liberté, 1995.
"Le témoignage d’une jeune résistante, Simone Fumoleau-Lombard", p32-33, La Boulite n° 2 Saint-Sauvant.
"Le 27 juin 1944 à la Litière", Suzanna Poinsteau, p1-4, La Boulite n° 1, Saint-Sauvant.
"Hommage à Paul Fergeault", Jacqueline Czerwinski, p30-33, La Boulite n° 9, Saint-Sauvant. Témoignages écrits :
Mémoires de "Marc", Maurice Fuzeau alias "Marc", responsable aux réfractaires du S.T.O.
- 10 -
Mémoires de Résistance, Albert Canqueteau, ancien résistant du groupe "Bernard". Témoignages oraux :
Suzanne Brunier-Proust, Marguerite Cheminée, Marcel Descout, Robert Delétang, Raymond Delavault, Madeleine Ecale-Alleau, Michel Fallourd, Simone Fumoleau-Lombard, Annie Gilly-Lombard, Lucien Philliponneau, Paul Péguin, Denise Sabourin-Boutin, Camille Sabourin, Eva Stehlé-Descoux, Hubert Marcel-Venault, Robert Viault
- 11 - Les noms suivis de * sont des résistants de la région. Les autres sont d’anciens internés du camp de Rouillé. Parmi eux, dix Espagnols dont 7 (Noms suivis de **) de Loire Inférieure (Loire Atlantique).
Dans les archives familiales j'ai trouvé une carte postale de Pascal Bergeon de Saint-Sauvant (Vienne) à mon père (datée de mars 1943) à propos de ses parents Siegmund et Emma Schoemann. Ceux-ci avaient été arrêtés à Saint-Sauvant où ils étaient en résidence assignée depuis décembre 1940,internés au camp de la route de Limoges à Poitiers le 15 juillet 1941 puis déportésa Drancy le 23 septembre 1942 (ils ont été assassinés dès leur arrivée fin septembre 1942). Je cherche des personnes ayant des liens familiaux ou non avec Pascal Bergeon (décédé en 1964) et susceptibles de savoir quelque chose sur le séjour de mes grands parents à Saint-Sauvant. Siegmund et Emma Schoemann ont été déportés de Drancy vers Auschwitz et c'est là qu'ils ont été assassinés.
[répondre]
Pierre Berger
(1941 - 1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Louis Bourgain
(18/07/1940 - 1944) Vice-amiral, Préfet de de la Vienne et préfet régional de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne. Condamné à huit ans de prison à la Libération (1881-1970)
M. Holveck
(1941 - 1943) Préfet de la Vienne
Antoine Lemoine
(01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
René Rivière
(Jan. 1943 - 1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
M. Darpheuille
(1943 - 1944) Préfet de la Vienne
Marc Freund-Valade
(11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
M. Schuhler
(1944 - 1945) Préfet de la Vienne
André Fourcade
(10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
Pierre Boursicot
(23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Schuhler
(06/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne)
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