Château du Sablou durant la Seconde Guerre mondiale
Texte pour ecartement lateral Commune : 24290 Fanlac Canton : Montignac - Dordogne
Période d'activité: du 17 janvier au 31 décembre 1940 Capacité: 225-250 Population internée: Communistes, syndicalistes, militants, Alsaciens, "indésirables et dangereux"
En application du décret-loi du 18 novembre 1939, un camp pour "indésirables français" est créé le 17 janvier 1940, au château du Sablou. Communistes, syndicalistes, pacifistes, autonomistes Alsaciens et Tsiganes y sont internés, jusqu'au 30 décembre 1940.
Ils seront dispersés en d’autres lieux de détention et notamment en Afrique du Nord.
Une plaque commémorative au Sablou indique : "L’année 1940 au camp du Sablou. Il y a 50 ans, du 17 janvier au 31 décembre 1940, au château du Sablou est ouvert un camp d’internement surveillé où 320 communistes syndicalistes militants qualifiés indésirables et dangereux sont internés par les gouvernements français puis de Vichy. La plupart seront déportés en Afrique du Nord. Comme Jacquou, ils résistaient à l’asservissement et défendaient notre honneur et notre liberté. N’oublions jamais. Demeurons vigilants. Monument érigé le 22 avril par les témoins, les familles et les amis".
Famille Kervévan : Nationalité Française Jean Kervévan (22.04.1890-27.12.1962). Né à Audierne (Finistère) Marin Pêcheur à La Rochelle. Arrêté le 23 Mai 1940 à La Rochelle pour ses idées politiques et activités syndicales. Depuis le 23 Mai 1940 c'est son 3è lieu d'internement. Il sera déporté pour Buchenwald le 30/31 Juillet 1944. Il est revenu le 25 Mai 1945. Titulaire de la médaille de la déportation et de l'internement au titre de 'DEPORTE'
Provenance : Centre pénitentiaire de Saint-Martin-de-
Arrivée au lieu d'internement
: 05/06/1940
Destination : 08/06/1940 - camp de Saint-Germain-les-Belles (87)
(Source: Archives Anciens Combattants à Caen - transmis par l'association Buchenwald-Dora )
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Exposition : Ça m'est arrivé. Être juif en Dordogne entre 1939 et 1944 (Exposition Ça m'est arrivé. Être juif en Dordogne entre 1939 et 1944.
Elle est conçue comme complémentaire de l'ouvrage de Bernard Reviriego. Les témoins ont été photographiés par Denis Bordas, photographe aux Archives départementales, et il est possible d'écouter, avec un baladeur, leurs témoignages organisés en six thèmes :
• L'antisémitisme et la guerre • La Dordogne, terre d'accueil • L'exclusion
• La persécution • La Résistance • La mémoire
Des objets personnels prêtés par ces témoins, et commentés par eux, font écho aux documents originaux tirés des Archives départementales. Cette exposition est prêtée à titre gracieux par les Archives départementales de la Dordogne. Pour tout renseignement, contacter Bernard Reviriego : b.reviriego@dordogne.fr )
2 Centre d'études tsiganes (Bibliographie
)
3 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes 4 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence.
Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
5 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. ) 6 Jacky Tronel, Séjour surveillé pour « indésirables français » : Le château du Sablou en 1940 (La politique de répression mise en place par la IIIe République à l’encontre des individus jugés “dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique” se traduit par la création de “centres de séjour surveillé pour indésirables français”. En Dordogne, le “Camp du château du Sablou” voit ainsi le jour. Il fonctionne du 17 janvier au 30 décembre 1940, soit une année à peine… Suffisamment longtemps pour marquer la mémoire du lieu, ainsi que celle des trois à quatre cents internés, détenus “par mesure administrative” (in Arkheia, revue d'histoire). ) 7 Hélène à Bergerac en septembre 2010 (Reportage, de France 3 Aquitaine Périgords, sur le voyage en France d'Hélène Fraenkel Appel et de sa famille. )
8 Hélène Fraenkel en famille à Bergerac, réception à l'hôtel de ville (photos) 9 Soirée des justes et réception d'Hélène Fraenkel à l'hôtel de ville de Périgueux 10 Victime en représailles à Mussidan 11 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )
12/04/1939 -Décret du 12 avril 1939 sur la création des CTE (Compagnies de Travailleurs Étrangers). 27/09/1940 -Loi du 27 septembre 1940 sur la création des GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 22/02/1941 -Décret du 22 février 1941 sur les sanctions à appliquer dans les GTE (Groupements des Travailleurs Étrangers). 23/08/1942 -Rafles de la zone libre du 23 août 1942. Le 23 août 1942 la police française agissant sur ordre des autorités de Vichy arrête les Juifs de la région dans les camps et GTE de zone sud rentrés en France après 1936. 26/08/1942 -Rafles de la zone libre du 26 août 1942. Un quota de 1 308 personnes à arrêter est fixé. Il s'agit de déporter les Juifs entrés en France après le 1er janvier 1933. 08/10/1942 -Rafles du 8 octobre 1942 en zone occupée. Ces rafles concernent 1 933 Juifs en zone occupée, dont les communes de Dordogne situées de l'autre côté de la ligne de démarcation et intégrées à la Charente. 386 Juifs dont 179 de Dordogne seront envoyés à Drancy pour être déportés vers Auschwitz par les convois n° 40 et 42 des 4 et 6 novembre 1942. 23/02/1943 -Rafles du 23 au 27 février 1943. Rafle dite du "gymnase Secrestat". A la suite d'un attentat qui a coûté la vie à deux officiers allemands le 13 février 1943, l'occupant demande en représailles la déportation de 2 000 Juifs de France. Ils sont raflés dans chaque département par la police et la gendarmerie. La région de Limoges est tenue de fournir 250 Juifs, elle en arrêtera 385, dont 90 en Dordogne. 02/11/1945 -Ordonnance du 2 novembre 1945 sur la dissolution des GTE (Groupements de Travailleurs Étrangers).
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog2 pages,
réalisation 2011 Auteur :
Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.
Marcel Jacquier
(23/05/1937 - 30/10/1940) Marcel Joseph Hippolyte Jacquier
Maurice Labarthe
(30/10/1940 - 14/11/1941)
René Rivière
(14/11/1941 - 08/01/1943)
Maxime Roux
(08/06/1944 - 18/04/1946)
M. Rebouleau
(11/07/1944 ) milicien tortionnaire né en 1910, nommé préfet à Montpellier le 11 juillet 1944, fusillé trois mois plus tard par la Résistance
Pierre Berger
(1941 - 1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Louis Bourgain
(18/07/1940 - 1944) Vice-amiral, Préfet de de la Vienne et préfet régional de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne. Condamné à huit ans de prison à la Libération (1881-1970)
Antoine Lemoine
(01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
René Rivière
(Jan. 1943 - 1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Popineau
(08/01/1943 - 06/06/1944) Préfet de Dordogne
Marc Freund-Valade
(11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
André Fourcade
(10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
Jean Callard
(06/06/1944 - 08/06/1944) Préfet de Dordogne
Pierre Boursicot
(23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Schuhler
(Juin 1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Poitiers (Charente-Maritime (Charente-Inférieure jusqu'en 1941), Deux-Sèvres et Vendée et les parties occupées de la Charente, de Dordogne et de la Vienne)
Jacques Soustelle
(Mai 1945 - Juin 1945) Commissaire régional de la République à la Libération (Basses-Pyrénées, Gironde, Lot-et-Garonne et Landes) (1912-1990)
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