Depuis 1848, la Drôme, terre protestante, est un bastion républicain et il n'est pas question de se soumettre à l’aliénation des libertés imposée par le régime de Vichy.
Dès 1936, des républicains espagnols sont accueillis à Dieulefit.
En 1940, les pasteurs appellent à la désobéissance.
A l’automne 1940, le maire, M. Jouve, refuse l’allégeance à Pétain et est démissionné. Remplacé par le général Pizot qui fera preuve de bienveillance - tout comme les gendarmes - sur les accents étrangers de certains habitants de la ville, tout comme ils fermeront les yeux sur les activité de Jeanne Barnier*, secrétaire de mairie, qui fabrique à la pelle papiers et tickets de ravitaillement.
De 1940 à la Libération, de nombreux enfants et adultes Juifs, ainsi que des communistes ou des républicains espagnols, intellectuels menacés et artistes indésirables ont trouvé refuge à Dieulefit.
Parmi ces réfugiés :
des poètes : Alain Borne, Louis Aragon et Elsa Triolet à la ferme des Bauer, René Char, Pierre Emmanuel, Pierre Jean Jouve, Pierre Leyris, Loys Masson...
des journalistes : Marcelle Auclair, figure fondatrice du journalisme féminin, André Rousseaux, la communiste Andrée Viollis, première femme grand reporter, qui a sa chambre à la pension Dourson...
le philosophe Emmanuel Mounier,
les musiciens : Fred Barlow, Yvonne Lefébure, une des pianistes prodiges de l’époque...
les écrivains : Emmanuel Bove (Bobovnikoff), Benigno Caceres, Jean Giono, Clara Malraux, Daniel Rabinovitch, Pierre-Henri Rocher, le critique Georges Sadoul, Geneviève Serreau...
le metteur en scène Jean-Marie Serreau,
l'avocat Léon-Maurice Nordmann,
le graphologue Bernard Bernson,
le cinéaste Jean Vidal,
le diplomate suisse François Lachenal,
le professeur d'histoire de Heidelberg Max Springer,
les communistes et anti-fascistes Herman Nundig et Ella Winzer-Schwarz,
le résistant Jean Prévost,
l'historien Pierre Vidal-Naquet hébergé à l’Auberge des Brises, Emmanuel Mounier, Henri-Pierre Roché sous les combles de l’école de Beauvallon,
le groupe de mathématiciens Nicolas Bourbaki dont les membres fondateurs sont Szolem Mandelbrojt (1899-1983), Jean Delsarte (1903-1968), Henri Cartan (1904-2008), Jean Coulomb (1904-1999), René de Possel (1905-1974), Charles Ehresmann (1905-1979), André Weil (1906-1998), Jean Dieudonné (1906-1992) et Claude Chevalley (1909-1984),
l’éditeur et poète Pierre Seghers,
l’illustrateur de Giono, Willy Eisenschitz sous le pseudonyme Villiers...
Il y aura des centaines de réfugiés à Dieulefit grâce à une complicité sans défaillance de tout le village.
Justin Jouve
(jusqu'en 1941) destitué pour n'avoir pas voulu faire allégeance à Pétain et rejoint la résistance
Pierre Pizot
(1941) Général, nommé par Vichy
Marc Deransart
1er adjoint Secrétaires de mairie
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Jeanne Barnier*
11 Familles réfugiées à Dieulefit[Compléter] Famille Aragon et Triolet - Louis Aragon et Elsa Triolet vivent à Saint-Donat, à 80 km, entre juillet 1943 et septembre 1944. A Dieulefit, ils font quelques séjours à la pension Beauvallon. Famille Char - René Char.
07/1940 / 1945 Famille Emmanuel - Pierre Emmanuel, poète, résistant, s’installe dans la Pension Beauvallon en juillet 1940, après que sa maison de Pontoise a été bombardée en juin. Il y reste avec sa femme jusqu’à la fin de la guerre et enseigne à l’École de Beauvallon. Famille Jouve - Pierre Jean Jouve, poète, romancier, résistant. Famille Malraux - Clara Malraux
1942 / 1944 Famille Matzdorff - Werner Matzdorff est raflé le 26 août 1942 et envoyé au camp de Vénissieux où il est récupéré in extremis par Marguerite Soubeyran* et Simone Monnier*, aidées par l'OSE, la CIMADE et l'Abbé Alexandre Glasberg*.
1942 / 1944 Famille Meyer - Helmut David Meyer (16 ans) est raflé le 26 août 1942 et envoyé au camp de Vénissieux.
Il sera récupéré in extremis par Marguerite Soubeyran* et Simone Monnier*, aidées par l'OSE, la CIMADE et l'Abbé Alexandre Glasberg*.
12/1942 / 09/1944 Famille Mounier - Emmanuel Mounier, philosophe, fondateur de la revue Esprit vit de décembre 1942 à septembre 1944 à la Pension Beauvallon.
1941 / 1945 Famille Roché - Henri-Pierre Roché vit à la Pension Beauvallon de l’automne 1941 à 1945, où il commence l’écriture de Jules et Jim, tout en enseignant l’anglais et la gymnastique à l’École de Beauvallon.
1942 / 1944 Famille Schwartz - Henri Schwartz est raflé le 26 août 1942 et envoyé au camp de Vénissieux où il est récupéré in extremis par Marguerite Soubeyran* et Simone Monnier*, aidées par l'OSE, la CIMADE et l'Abbé Alexandre Glasberg*. Famille Viollis - Andrée Viollis, journaliste, écrivain, résistante. Familles arrêtées (Dieulefit)[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.
25/06/1940 -Par la signature de l'Armistice, la Drôme est contrôlée par l'Italie. 25/08/1942 -Rafle des Juifs étrangers effectuée par la police et la gendarmerie française dans la nuit du 25 au 26 août. 26/08/1942 -Mesures de regroupement des israélites étrangers dans le département de la Drôme. 11/11/1942 -Les Allemands et les Italiens se partagent la zone dite "libre". 21/07/1944 -Du 21 au 23 juillet, les Allemands prennent d'assaut le maquis du Vercors. 120 FFI et 72 civils seront tués, hommes, femmes et enfants par les parachutistes de la "Kampfgeschwader 200" de la Wehrmacht et Sipo/SD de Lyon. 01/09/1944 -La Drôme est libérée le 1er septembre 1944.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
1 Dieulefit sur
Wikipedia 2 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 3 Dieulefit, le village des Justes (De 1937 à la Libération, plus d’un millier de personnes pourchassées par les Allemands, parmi lesquelles une majorité de juifs, ont trouvé refuge dans le pays de Dieulefit dans la Drôme provençale. Volonté de discrétion des habitants ou méconnaissance historique…, peu d’écrits – contrairement au Chambon-sur-Lignon - évoquent le miracle du silence et de la solidarité aux heures les plus tragiques de la guerre.
Réalisé à partir de récits de témoins et d’archives, ce documentaire raconte l’histoire de Dieulefit et celle de ses habitants devenus des héros anonymes par leurs actes de courage individuels, allant de la simple passivité bienveillante à des actions de résistance active.
Documentaire écrit et réalisé par Alexandre Fronty et Guillaume Loiret (52’) Une coproduction LCP / Zoulou compagnie
)
4 Dieulefit et l'homme le confirma (Critique de Bruno Frappat, dans La Croix. Aux pires périodes de la seconde guerre mondiale, un millier de réfugiés seront passés par Dieulefit. Anne Vallaeys nous raconte une histoire : celle des habitants qui firent de leur village un havre de paix. Caché, s'y cacher, y être caché. Dans son joli récit, Anne Vallaeys s'y promène en reporter sur les traces d'une saga discrète, héroïque, silencieuse en effet et un peu oubliée : celle des habitants de Dieulefit qui, durant la Seconde Guerre mondiale, firent de leur village un havre de paix, un refuge pour les proscrits, une halte bénéfique au flanc d'une histoire faite de violences et d'exils. )
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
wsród Narodów Swiata -
Rechtvaardige onder de Volkeren -
Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy
-
Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos
entre les Nacions