Profession: Fondatrice et directrice de l’école de Beauvallon Qualité: OSE Religion : Protestante Nom de naissance: Soubeyran Date de naissance: 29/04/1894 (Dieulefit)
Date de décès: 14/11/1980 (Dieulefit)
Marguerite Soubeyran*, est issue d’une vieille famille protestante de Dieulefit, fille de Ovide Soubeyran et de Marie Poulin, cinquième enfant et seule fille auprès de quatre frères plus âgés qu’elle. Son père travaille aux filatures Morin comme cadre.
Elle commence par faire des études d’infirmière à Paris, rue Amiot, c’est là qu’elle va se créer un réseau de relations et d’amies (Jeanne Rivard, Madeleine Arcens, Alice Beaumet, la psychanalyste Blanche Reverchon, épouse de Pierre-Jean Jouve et Claire Bertrand, épouse du peintre Willy Eisenschitz) qu'elle conserve toute sa vie. Malade et sans argent, de retour à Dieulefit, elle prend conscience et déplore le manque d’établissement de repos de qualité. Grâce au soutien de ses frères, elle va transformer une ferme familiale en maison de repos : la Pension des Tilleuls, dans le quartier de Beauvallon, qui ouvre ses portes en 1917. Elle est rejointe et aidée par son amie Jeanne Rivard. Celle-ci va assurer la direction de la maison pendant que Marguerite Soubeyran* repart à Genève en 1927 entreprendre une formation à l’Institut Jean-Jacques Rousseau, dans le but de s’occuper d’enfants en difficulté.
C’est à Genève, que Marguerite Soubeyran* fait la connaissance de Catherine Krafft*, qui est directrice de la Maison des Étudiants. Elles décident ensemble, en 1929, de fonder l’École de Beauvallon, situé à 2,5 kilomètres du centre de Dieulefit, au hameau de Beauvallon.
L’École de Beauvallon, première école nouvelle et mixte en France sera spécialisée pour enfants caractériels et sera dirigée dès 1936 par Simone Monnier* dont le père est pasteur.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, ces trois femmes offrent dans l’école de ce petit bourg un accueil exemplaire aux réfugiés. Au prix de mille difficultés matérielles, elles s’efforcent d’assurer une vie normale aux jeunes enfants malgré la situation dramatique des familles.
Les enfants de Clara Malraux (séparée d’André), comme les deux fils de Jean Prévost (abattu le 3 août 1944 au-dessus de Sassenage), sont élèves dans l’École de Beauvallon.
Marguerite Soubeyran* vient voir Jeanne Barnier*, secrétaire de mairie de Dieulefit, et lui demande de fabriquer de fausses cartes d'identité. Elle établit alors la première d'une longue série...
Une pension, située près de l’école, accueille les adultes, parmi lesquels des intellectuels et artistes prestigieux. On peut citer Pierre Emmanuel et sa femme, Jean Prévost, futur héros du Vercors et sa compagne Marcelle Auclair, le poète Pierre-Jean Jouve et sa femme, et la journaliste Andrée Viollis. Fin 1942 arrivent Emmanuel Mounier, Georges Sadoul, Henri-Pierre Roché, auteur de Jules et Jim, tandis que Louis Aragon et Elsa Triolet recherchés par la Gestapo y séjournent quelques jours.
Ainsi durant ces années ce petit bourg drômois devient-il une véritable capitale intellectuelle.
Au moment des grandes rafles de l’été 1942 tous les réfugiés juifs et leurs enfants sont sauvés. Un maquis naît avec dans un premier temps des réfractaires au STO. Les combats de la Libération pourtant violents dans toute la région épargnent miraculeusement Dieulefit.
"Tante Marguerite ressemble à la louve du Capitole, mais au lieu de deux petits d’homme elle a toute l’école de Beauvallon", écrit Henri-Pierre Roché dans le livre d’or de Beauvallon.
Marguerite Soubeyran* adopte deux enfants, un garçon et une fille : Fernand Soubeyran dit « Dadou » et Claudine Soubeyran.
Marguerite Soubeyran was the principal of l’Ecole de Beauvallon, a boarding school in Dieulefit, in the département of Drôme in southeastern France. Simone Monnier and Catherine Krafft were teachers in this school. In July 1941, Soubeyran agreed to enroll eight Jewish boys, including Helmut Meyer, a German Jewish refugee. Their first year in l’Ecole de Beauvallon passed without mishap, but in August 1942, French gendarmes began to search the area for Jewish refugees. On the morning of August 26, a police car parked in front of the boarding school, and within minutes, the building was surrounded by gendarmes who had come to arrest the Jewish boys in hiding. The boys were not at the school, as they were working on farms in Dieulefit during the summer vacation. After the raid, Monnier, Soubeyran, and Krafft spared no effort to warn the boys that the French police were on their trail. Meyer and his two friends, working on farms in the village of Château Double, were not warned and fell into the gendarmes’ snare. The principal and the two teachers traced them to the Vénissieux transit camp near Lyons, intervened with Christian and Jewish organizations to effect their release, and provided them with forged identification cards. From then until the end of the occupation, the boys spent their days at the boarding school and their nights in nearby caves. In his postwar testimony, Meyer recounted that the three courageous and noble-minded French women had sheltered other Jewish boys and several Jewish intellectuals in their boarding school, assuring their survival.
On February 18, 1969, Yad Vashem recognized Simone Monnier, Marguerite Soubeyran and Catherine Krafft as Righteous Among the Nations.
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[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 2 Dieulefit et l'homme le confirma (Critique de Bruno Frappat, dans La Croix. Aux pires périodes de la seconde guerre mondiale, un millier de réfugiés seront passés par Dieulefit. Anne Vallaeys nous raconte une histoire : celle des habitants qui firent de leur village un havre de paix. Caché, s'y cacher, y être caché. Dans son joli récit, Anne Vallaeys s'y promène en reporter sur les traces d'une saga discrète, héroïque, silencieuse en effet et un peu oubliée : celle des habitants de Dieulefit qui, durant la Seconde Guerre mondiale, firent de leur village un havre de paix, un refuge pour les proscrits, une halte bénéfique au flanc d'une histoire faite de violences et d'exils. )
3 ( )
4 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
wsród Narodów Swiata -
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