Marguerite Soubeyran*, protestante, part approfondir ses connaissances à Genève (1927) après ses études d’infirmière et l’ouverture de sa pension de famille à Dieulefit. Son but est la création d’une maison d’enfants qui aiderait à développer ceux qui sont en difficulté selon des méthodes nouvelles et ce sont ces connaissances nouvelles qu’elle souhaite acquérir à l’Institut Jean-Jacques Rousseau. Elle y rencontre Catherine Krafft* qui est directrice de la Maison des Étudiants et décident ensemble de fonder l’École de Beauvallon, situé à 2,5 kilomètres du centre de Dieulefit.
L’école de Beauvallon, première école-pensionnat "nouvelle" et mixte en France, école de la liberté et de la responsabilité, sera spécialisée pour enfants caractériels et sera dirigée dès 1936 par Simone Monnier* dont le père est pasteur.
Ces trois femmes offrent dans l’école de ce petit bourg un accueil exemplaire aux réfugiés et entreprennent d’accueillir ceux qui ne sont plus seulement exclus de l’école, mais exclus de la société.
Au prix de mille difficultés matérielles, elles s’efforcent d’assurer une vie normale aux jeunes enfants malgré la situation dramatique des familles.
Les enfants de Clara Malraux (séparée d’André), comme les deux fils de Jean Prévost (abattu le 3 août 1944 au-dessus de Sassenage), sont élèves dans l’école de Beauvallon.
Une pension, située près de l’école, accueille les adultes, parmi lesquels des intellectuels et artistes prestigieux. On peut citer Pierre Emmanuel et sa femme, Jean Prévost, futur héros du Vercors et sa compagne Marcelle Auclair, le poète Pierre-Jean Jouve et sa femme, et la journaliste Andrée Viollis. Fin 1942 arrivent Emmanuel Mounier, Georges Sadoul, Henri-Pierre Roché, auteur de Jules et Jim, tandis que Louis Aragon et Elsa Triolet recherchés par la Gestapo y séjournent quelques jours.
Ainsi durant ces années ce petit bourg drômois devient-il une véritable capitale intellectuelle.
Au moment des grandes rafles de l’été 1942 tous les réfugiés juifs et leurs enfants sont sauvés. Un maquis naît avec dans un premier temps des réfractaires au STO. Les combats de la Libération pourtant violents dans toute la région épargnent miraculeusement Dieulefit.
3 Familles hébergées, cachées ou sauvées à l' École de Beauvallon[Compléter]
1942 / 1944 Famille Matzdorff - Werner Matzdorff est raflé le 26 août 1942 et envoyé au camp de Vénissieux où il est récupéré in extremis par Marguerite Soubeyran* et Simone Monnier*, aidées par l'OSE, la CIMADE et l'Abbé Alexandre Glasberg*.
1942 / 1944 Famille Meyer - Helmut David Meyer (16 ans) est raflé le 26 août 1942 et envoyé au camp de Vénissieux.
Il sera récupéré in extremis par Marguerite Soubeyran* et Simone Monnier*, aidées par l'OSE, la CIMADE et l'Abbé Alexandre Glasberg*.
1942 / 1944 Famille Schwartz - Henri Schwartz est raflé le 26 août 1942 et envoyé au camp de Vénissieux où il est récupéré in extremis par Marguerite Soubeyran* et Simone Monnier*, aidées par l'OSE, la CIMADE et l'Abbé Alexandre Glasberg*. Familles arrêtées (École de Beauvallon)[Compléter]
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Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 2 Dieulefit et l'homme le confirma (Critique de Bruno Frappat, dans La Croix. Aux pires périodes de la seconde guerre mondiale, un millier de réfugiés seront passés par Dieulefit. Anne Vallaeys nous raconte une histoire : celle des habitants qui firent de leur village un havre de paix. Caché, s'y cacher, y être caché. Dans son joli récit, Anne Vallaeys s'y promène en reporter sur les traces d'une saga discrète, héroïque, silencieuse en effet et un peu oubliée : celle des habitants de Dieulefit qui, durant la Seconde Guerre mondiale, firent de leur village un havre de paix, un refuge pour les proscrits, une halte bénéfique au flanc d'une histoire faite de violences et d'exils. )
Chronologie[Ajouter]
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
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entre les Nacions