Type d'aide: Aide aux juifs révoqués de l'enseignement et accueil d'enfants juifs Profession: Directrice de La Roseraie, établissement d'enseignement secondaire, internat et externat Religion : Catholique Nom d'épouse: Arcens
Village de 3500 habitants, Dieulefit devient pendant la guerre un lieu de refuge pour plus de 1500 personnes : réfugiés espagnols, Juifs, intellectuels et artistes français et étrangers dont Clara Malraux et Pierre Vidal-Naquet.
Marguerite Soubeyran* et Catherine Kraft* ouvre l’école de Beauvallon qui accueillera des enfants juifs, des enfants de résistants et d’intellectuels.
En 1939, Pol Arcens*, catholique breton, la cinquantaine sévère, ouvre route de Vitrouillères, au nord du village de Dieulefit, dans une belle maison bourgeoise, l'école secondaire de La Roseraie, avec internat et externat, ouverte dans la continuité de l'école mixte de Beauvallon, institution moderne à la pédagogie moderne, imprégnée des idées de Piaget, Montessori et Claparède.
Après avoir appris l'arrestation des étudiants qui avaient manifesté le 11 novembre 1940, ce maréchaliste, partisan de la Révolution nationale devient opposant au régime de Vichy et enlève les portraits du Maréchal de l'école.
Pol Arcens* et sa femme Marguerite*, conscients des nouvelles lois raciales, accueillent des enseignants révoqués de l'enseignement, Juifs (Gilbert Cahen et Samuel Abramovitsch) ou Résistants (Noël Mathieu, plus connu sous le nom de "Pierre Emmanuel", poète, y sera caché avec son épouse Jeanne Bourgogne, professeur de mathématique et de philosophie).
Pol Arcens* et sa femme Marguerite* prennent au pensionnat des enfants Juifs, souvent sous de fausses identités grâce à la complicité de Jeanne Barnier*, secrétaire de mairie à Dieulefit.
Ils accueillent Georges Springer et son frère, qu'ils aideront jusqu’à la Libération. Michel Schilovitz, 15 ans, fils d'un artisan parisien en maroquinerie et articles de voyage, arrive en 1941.
Claudine Katz, âgée de 14 ans, était arrivée de Nice en compagnie de deux des garçons de la famille Brunschwig qui avaient fui Marseille en 1942 quand les gendarmes avaient commencé à arrêter les Juifs. Les adolescents étaient arrivés à Dieulefit par l'intermédiaire d'Hélène Eberhard, dont le frère, Henri, était le pasteur protestant de la ville. Henri Eberhard avait demandé aux membres de sa congrégation de venir en aide aux Juifs persécutés.
Jean-Pierre Lévy, arrivé à Dieulefit en 1937 pour raisons de santé, suivait les cours de l'École de Beauvallon, basée sur les méthodes du psychologue suisse Piaget. A sa sortie de cet établissement, Lévy continua ses études à La Roseraie avec le soutien et la protection de la famille Arcens.
Olivier Cahen, autre adolescent arrivé à Dieulefit en septembre 1943 poursuivit ses études à La Roseraie. La famille Arcens avait invité son père à enseigner les mathématiques dans l’établissement.
Bien qu'il soit totalement interdit d'employer des Juifs, la plupart des enseignants et des élèves étaient juifs. Les professeurs travaillaient sous des noms d'emprunt, grâce à de faux papiers obtenus par l'intermédiaire de la secrétaire de mairie, Jeanne Barnier*. Pol* et Marguerite* refusèrent d'obtempérer aux demandes des autorités, qui voulaient la liste des enseignants et élèves juifs.
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Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 2 Dieulefit et l'homme le confirma (Critique de Bruno Frappat, dans La Croix. Aux pires périodes de la seconde guerre mondiale, un millier de réfugiés seront passés par Dieulefit. Anne Vallaeys nous raconte une histoire : celle des habitants qui firent de leur village un havre de paix. Caché, s'y cacher, y être caché. Dans son joli récit, Anne Vallaeys s'y promène en reporter sur les traces d'une saga discrète, héroïque, silencieuse en effet et un peu oubliée : celle des habitants de Dieulefit qui, durant la Seconde Guerre mondiale, firent de leur village un havre de paix, un refuge pour les proscrits, une halte bénéfique au flanc d'une histoire faite de violences et d'exils. )
3 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 4 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
5 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
6 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. ) 7 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945).
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
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