Hôtel de Ville
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La cathédrale Saint-Nazaire de Béziers, en contrebas l'église Saint-Jude et le Pont Vieux sur l'Orb
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Théâtre dit "bonbonnière à l'italienne", créé entre 1842-1844 par Charles Isabelle, à l'extrémité des allées Paul Riquet. Bas-reliefs en terre cuite par David d'Angers. Façade de style grec, intérieur en bois. Capacité : environ 600 places. C'est le seul ouvrage de France datant de cette époque à avoir conservé son esthétique d'origine.
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Témoignage du Docteur Gaston Lévy, nommé président de la communauté juive de Béziers en 19411 : Comme les autres villes de la Zone-Sud de la France, - libre jusqu'au 11 Novembre 1942, Béziers hébergeait une population importante de réfugiés, de réfugiés juifs surtout. L'invasion allemande avait provoqué l'exode des juifs de Hollande, de Belgique et de tous les coins de la France. Les Alsaciens étaient nombreux parmi les réfugiés biterrois. Avant la guerre, Béziers n'avait guère que 4 ou 5 familles juives. Ils étaient commerçants. Il y avait un grand magasin Lévy, un magasin de chaussures Bénatar, et probablement encore quelques juifs inconnus comme tels. Ils étaient tous assimilés. En leur faveur, je dois dire qu'ils se sont mis de suite à notre disposition. Les fêtes d'automne, Rosh Hashanah, Kipour, approchant, je m'occupais avec mes cousins d'organiser pour l'importante communauté que représentait toute cette juiverie réfugiée, les services religieux des Yamîm Noraïm. Un 'hazan fut engagé, Mr Isaac, l'ancien 'hazan de la Victoire de Paris qui était lui-même réfugié ; une grande salle dans l'Hôtel principal de la Ville a été louée et les services des "jours terrifiants" eurent lieu dans une très grande affluence. On m'avait d'ailleurs nommé président de cette communauté fraîchement fondée.
L'ordonnance du 10 mai 1940
Or la situation exigeait de suite de ma part en tant que président, des démarches pour des juifs réfugiés, non français de nationalité. Une ordonnance du 10 mai 1940 avait en effet décidé l'internement de tous les étrangers dans un Centre d'hébergement La pudeur de cette dénomination ne change rien au fait que c'étaient des centres d'internement en bonne et due forme. Les réfugiés non juifs de nationalités hollandaise ou belge après l'armistice, étaient depuis un certain moment déjà remontés vers le Nord, et presque toutes les personnes frappées par l'ordonnance étaient des juifs, belges, hollandais, luxembourgeois, et souvent des Staatenlose, sans nationalité aucune Avec feu Mr Picard, ci-devant député radical des Vosges, lui-même réfugié à Béziers, je suis allé voir le sous-Préfet que Mr Picard connaissait bien. Nous avons obtenu de lui que toutes les personnes relevant de la catégorie internable - je viens de dire qu'ils étaient juifs dans leur totalité - ne devaient se rendre au camp d'internement d'Agde qu'après Kipour, et non comme prévu, déjà avant les fêtes d'automne.
Moi-même j'étais autorisé à aller consulter deux fois par semaine les enfants des familles internées. A Béziers, j'eus très vite une clientèle autochtone à côté d'enfants de familles juives réfugiées de Paris, de Lille, d'Alsace Quant aux enfants biterrois, je dus d'abord m'habituer aux expressions courantes du Midi de la France. Un enfant qu'on disait “fatigué“, et pour lequel on prévoyait une visite le lendemain matin, était généralement un enfant à l'article de la mort. “Autres lieux, autres langages”. Les mœurs d'alimentation des jeunes enfants auxquels on donnait pour les désaltérer, de l'eau sucrée avec un “dé“ de vin rouge, n'allaient pas non plus dans mes habitudes de puériculteur.
Auguste Albertini
Maire (1932-1944) Né à Ajaccio, 15/11/1890 - décédé à Béziers, 27/11/1967. En 1936, il se déclare contre toute alliance avec les communistes, contre l'intervention dans la guerre d'Espagne au bénéfice de la république espagnole et en 1940 il vote les pleins pouvoirs à Pétain... Arrêté le 22 août 1944, il est frappé d’interdiction de séjour puis le Parquet de Béziers en accord avec le Parquet Général conclura à sa non culpabilité. Auguste Albertini est libéré après sept mois de détention, relevé de son inéligibilité et à nouveau autorisé à résidence. Il ne reprendra pas la politique.
Pierre Malafosse
Maire (27/07/1944 - 06/12/1944)
Joseph Lazare
Maire (1944 - 1947)
Émile Ain
Maire (1947 - 1953)
Familles réfugiées à Béziers[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible. 2 Familles arrêtées (Béziers)[Compléter]
04/1944Famille Grundman - Maurice, 19 ans, né le 9 février 1925 à Sotteville-les-Rouen, fils d'Henri et d'Esther, habite Rouen et est mariée avec Jeanne née Barrera. Réfugié à Béziers, il est arrêté parce que Juif par la Gestapo et déporté sans retour vers le camp de Kaunas (Lituanie) ou Reval (Estonie). Déportation : 15/05/1944 convoi no 73
12/10/1943Famille Weingarten - Paul, originaire d’Autriche, habitant Béziers est arrêté le 12 octobre 1943. Déporté par le convoi n° 66, il sera assassiné à Auschwitz.
01/01/1942 -La carte de légumes verts est instituée : 1,250 kg par décade. (L'Eclair, n° 22347, Édition Montpellier, 1er janvier 1942, p. 2.) 06/04/1944 -Rafle des enfants d'Izieu. Quarante quatre enfants juifs et leurs sept éducateurs sont arrêtés par les agents de la Gestapo de Lyon, avec à leur tête Klaus Barbie.Seule une éducatrice survivra à la rafle et à la déportation. Lea Feldblum témoignera en 1987 au procès de Barbie à Lyon. Barbie sera condamné pour le crime d’Izieu. 12/07/1944 -Le 12 juillet 1944, au village de l’Espérou, les maquis Armée Secrète d’Ardaillès et de Lasalle fusionnent pour constituer le maquis Aigoual-Cévennes, fort de 400 hommes. 15/07/1944 -Le 5 juillet 1944, la ville est bombardée par la 15th USAAF et des appareils de la mission Shuttle, avant d’être libérée par la 1re DFL (division française libre)2.Béziers 29/08/1944 -Libération de Béziers.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
1 Béziers sur
Wikipedia 2 Rencontre avec Paul Niedermann (Conférence de Paul Niedermann (1h24) enregistrée en mars 2011 au collège d'Estagel dans les Pyrénées-Orientales. Paul Niedermann retrace son parcours entre 1935 et 1945 de Karlsruhe à la Maison d'Izieu, en détaillant son passage au Camp de Rivesaltes. ) 3 Les maquis en Cévennes (Pour la Mémoire, dans cet historique de la Résistance en Cévennes, il y a la saga d’une bonne partie de la Résistance M.U.R. du Gard, concernant ses maquis de l’Aigoual, mais aussi leur mouvance, de Nîmes, Le Grau du Roi, Sommières et même Ganges, étroitement uni à Lasalle, Saint Hippolyte du Fort et Valleraugue. C’est la mémoire d’une résistance populaire, encadrée par des hommes courageux, volontaires, qui n’étaient pas préparés à ces lourdes responsabilités et qui surent les assumer, avec raison et sans défaillance.
La montée en puissance de cette résistance, surestimée par l’adversaire, lui donna un grand rayonnement dans notre département. C’est aussi, la mémoire d’un pays de montagne moyenne, mais très accidentée, sorte de refuge dans lequel s'’est perpétuée une tradition d’accueil et de liberté. Les Cévennes. )
Notes
- 1 - "Établissement provisoire à Béziers" in Souvenirs d'un médecin d'enfants à l'O.S.E. en France occupée et en Suisse 1940-1945 par le Docteur Gaston Lévy.
- 2 - Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1), p 32.
*** Famille Belge réfugiée à Béziers (quartier des arènes)
Bonjour,
Je cherche a avoir des informations sur une famille (2 adultes et une petite fille), réfugiés belges placés pendant la guerre chez M. et Mme Jean Joseph CROS à la villa Bellevue, rue Louis Bertillon à Béziers. M. et Mme CROS étaient agés (65 et 64 ans en 1940) et sont décédés tout de suite à la fin de la guerre. La famille belge était partie, je n'en sais pas plus.
Merci, me contacter pour des photos du lieu ou de M. et Mme CROS.
[répondre]
Pierre Monis
(01/07/1937 - 20/07/1940) Préfet de l'Hérault
Paul Brun
(20/07/1940 - 25/08/1940) Préfet de l'Hérault
Pierre Olivier de Sardan
(25/08/1940 - 11/10/1942) Préfet de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales) Camille Ernst*, Secrétaire général de la préfecture de l’Hérault (de 09/1940 à 02/1943), Juste parmi les Nations
Jean Bénédetti
(Jan. 1942 - 12/1943) Préfet délégué de l'Hérault, déporté en Allemagne pour avoir soutenu la Résistance
Alfred Hontebeyrie
(11/10/1942 - 16/07/1944) Préfet de l'Hérault et de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales) (1895-1969)
Augustin Michel
(17/07/1944 - 22/08/1944) Préfet de l'Hérault
André Weiss
(22/08/1944 - 01/01/1948) Préfet de l'Hérault
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