Les Justes de France au Panthéon
source photo : YV _ FMS
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Notice
La famille Weiler, le père, médecin, la mère, fille de rabbin, et leurs deux filles Hanna et Rachel vivaient, à Sarrebruck en Allemagne qui était sous administration française jusqu'en 1935.
La France accorde sa nationalité aux Sarrois décidant de s'installer en France et permet aux médecins juifs d'ouvrir un cabinet.
Avec la montée du nazisme,en 1936, les Weiler s'installent à Dijon, une autre partie de leur famille résidant à Strasbourg.
En 1939, le docteur Émile Weiler se présente comme médecin volontaire à l'Hôpital militaire de Carolue en Côte d'Or.
En 1940, Émile Weiler est toujours mobilisé et son épouse et leurs deux filles partent retrouver leur famille évacuée de Strasbourg à Saumur.
A la débâcle, ils partent vers le sud. Le docteur Weiler est démobilisé et n'a plus le droit d'exercer son métier selon le statut des Juifs.
Pour vivre, il donne des cours d'anglais à Jacqueline Villaret et à l'une des filles du pasteur Cabanis*.
En 1944, les Allemands occupent la zone sud.
La petite Hanna Weiler est immédiatement prise en charge et hébergée chez les parents de Jacqueline, Louis* et Yvonne Villaret*, employés municipaux, qui habitent rue de l'Abattoir. Rachel est envoyée chez Henri* et Adrienne Bonnafous*.
Elles y resteront pendant plus d'un an.
Après plusieurs tentatives infructueuses de passages en Suisse ou d'embarquement pour les États-Unis, les parents s'adressent à l'OSE (Œuvre de Secours aux Enfants) et, c'est ainsi que les deux sœurs sont envoyés au couvent des Dominicaines à Monteils, en Aveyron, où se trouvent déjà dix autres petites filles juives.
Seules la Mère supérieure, Marie-Albert Delpérie*, et Sœur Hyacinthe Galtier*, directrice de l'internat, sont au courant de leur identité. Les deux jeunes filles restent au couvent jusqu'en 1944.
Cette même année, les Weiler apprennent par la mairie qu'une rafle se prépare.
Effectivement, les Allemands se présentent chez eux 24 heures après mais ils sont déjà partis, aidés par le pasteur Cabanis* qui leur a fourni de faux papiers et trouvé une chambre dans la maison de Mathilde Fabre*. Louis Villaret*, employé municipal qui travaille à l'abattoir, leur fournit de la viande et de la nourriture portés par le pasteur Cabanis*.
En mai 1944, les Allemands se mettent en chasse pour arrêter les enfants juifs. Il n'est donc plus question de laisser les deux sœurs Weiler au couvent.
Le pasteur Cabanis*, qui coordonne le sauvetage de cette famille, s'occupe encore une fois de leur trouver une autre cache. Ce sera une ferme dans un village perdu des Pyrénées. Yvonne Villaret* se charge de les convoyer jusqu'à Toulouse, malgré tous les risques que présente un tel voyage.
C'est ainsi qu'elles arrivent dans la ferme d'Albert Laurent* à Castanès, non loin du Carla-Bayle.
Elles y resteront trois mois et participent aux travaux de la ferme, jusqu’à la fin de la guerre et la libération de la région.
La famille Weiler se retrouve et rentre à Dijon en février 1945.
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Paul Brun (20/07/1940 - 25/08/1940) Préfet de l'Hérault
Pierre Olivier de Sardan (25/08/1940 - 11/10/1942) Préfet de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales) Camille Ernst*, Secrétaire général de la préfecture de l’Hérault (de 09/1940 à 02/1943), Juste parmi les Nations
Jean Bénédetti (Jan. 1942 - 12/1943) Préfet délégué de l'Hérault, déporté en Allemagne pour avoir soutenu la Résistance
Alfred Hontebeyrie (11/10/1942 - 16/07/1944) Préfet de l'Hérault et de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales) (1895-1969)
Augustin Michel (17/07/1944 - 22/08/1944) Préfet de l'Hérault
André Weiss (22/08/1944 - 01/01/1948) Préfet de l'Hérault