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Corrèze

Région :
Nouvelle-Aquitaine
Département :
Corrèze

Préfets :
Pierre Berger
(1941 - 1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Antoine Lemoine
(01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
René Rivière
(Jan. 1943 - 1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Marc Freund-Valade
(11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
André Fourcade
(10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
Pierre Boursicot
(23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)

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Tulle en 1939-1945

Texte pour ecartement lateral
Code postal : Tulle 19000
Sous-préfecture : Tulle - Corrèze
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Tulle en 1939-1945
Préfecture
source photo : Tulle
crédit photo : Libre de droit
Tulle en 1939-1945
Vue de Tulle
source photo : Commune de Tulle
crédit photo : D.R.
Tulle en 1939-1945
Palais de Justice
source photo : Tulle
crédit photo : Libre de droit
Tulle en 1939-1945
La rivière Corrèze à Tulle
source photo : Inconnu
crédit photo : Libre de droit

Voir l'histoire du département de la Corrèze
Histoire
Tulle est une commune du Sud-Ouest de la France, préfecture du département de la Corrèze.

15/11/2010

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La résistance en Corrèze et en Creuse

Le mouvement Combat est implanté en Haute-Corrèze. De 1942 à 1943, les résistants traqués par la Gestapo et la police de Vichy doivent se munir de fausses pièces d'identité, et des terrains de parachutage sont recherchés. Celui de Thamaly, près d'Ussel, est homologué, et des avions anglais peuvent y atterrir en juin 1942.

Les premiers réfractaires au STO sont placés dans les maquis de Lamazière-Basse et de Chambon, près de Lapleau. Les parachutages effectués à Sornac et Bassignac permettent d'armer les troupes clandestines.Les camps de l'AS (Haute-Corrèze) mènent plusieurs opérations armées contre l'ennemi : parachutages et transports d'armes, sabotage des lignes à haute tension et des voies ferrées à Bonaygue, Millevaches, Neuvic...

Dans la région de Tulle, la résistance se développe en 1942.

En octobre 1943, les parachutages sur les terrains du Pouget, de Saint-Martial complètent l'armement des maquis.

Au sud du département, Edmond Michelet prend la direction du mouvement Combat. La Corrèze va compter jusqu'à 71 maquis qui peuvent atteindre l'effectif d'un bataillon.

Dès juillet 1940, en Corrèze, des communistes français, qui n'acceptent pas la défaite, se regroupent pour résister à l'occupant. En septembre 1940, Georges Guingouin prend le commandement de VOS de la Haute-Corrèze.

De juin 1942 à décembre 1943, les FTP corréziens se distinguent par un nombre impressionnant d'opérations contre l'occupant.

En Creuse, c'est surtout le mouvement Libération qui a le plus d'ampleur.
L'origine du premier groupe FTP en Creuse remonte à octobre 1940 ; des noyaux de groupes se forment à Guéret, Lizières, Saint-Privat, La Souterraine...

D'août à septembre 1942, des pylônes à haute tension sont sabotés à Eguzon et Chatelus. Le premier parachutage a lieu en septembre 1942, sur un terrain de la commune de Maillat.
Les FFI en Creuse sont placées sous l'autorité du général Koenig qui les dirige depuis l'Angleterre.

15/11/2010

Source :
Secrétariat d'Etat au Tourisme - délégation région

[Compléter l'article]

Le 9 juin 1944

Le 9 juin 1944, suite à des attentats perpétrés par des résistants du secteur, la division SS Das Reich arrive à Tulle1. Les Allemands raflent et prennent en otage au petit matin des centaines d’hommes. Ils envahissent le collège et arrêtent tous les enseignants dont Jules Alter. Les otages sont rassemblés dans la manufacture d'armes. 99 hommes de 16 à 60 ans sont pendus aux réverbères et aux balcons de la ville et seront ensuite enterrés dans une décharge.
103 hommes sont déportés pour la plupart sans retour via le camp de Compiègne-Royallieu, vers Dachau par le dernier convoi (7909) parti de Compiègne avant la Libération. Sur les 2 162 hommes recensés dans le train nommé le "train de la mort", 530 au moins sont morts à cause de la chaleur caniculaire (plus de 40 °C à l'extérieur) pendant les quatre jours de voyage. 2

Le 10 juin au matin la division SS prend le chemin d’Oradour-sur-Glane...

13/08/2008

[Compléter l'article]

Juin 1944 - Supplices et déportation

AMBIANCE INSURRECTIONNELLE
Le 17 avril 1944, à Limoges, se déroule une réunion de l’État-Major de l’Inter-Région B F.T.P. regroupant les départements de la Corrèze, de la Creuse, de la Dordogne, du Lot, de la Haute-Vienne et de l’Indre, où de grandes décisions sont arrêtées.
Il s’agit de mettre sur pied des actions d’envergure, sur l’ensemble du territoire de l’Inter-Région, pour tout le mois de mai avec comme point culminant la journée du 1er mai 1944 au cours de laquelle les gendarmeries et les postes ennemis seront attaqués afin de récupérer armes et matériel, des localités occupées avec des embuscades sur les routes d‘accès, des dénonciateurs exécutés, les sabotages réalisés à un rythme très soutenu, etc... Au vu des résultats obtenus et des réactions ennemies une journée insurrectionnelle avec des objectifs plus ambitieux est prévue pour le 1er juin et à une date proche l’attaque des forces allemandes et du Maintien de l’Ordre à Tulle.
Ce plan d’action est adressé à l’Etat-Major de la Zone Sud pour approbation. Fin avril l’accord pour la 1ere partie est donné et courant mai une réponse positive pour la 2éme phase est transmise aux responsables. Les journées des 1er mai et 1er juin ayant été de francs succès et les réactions allemandes très timides, ces derniers consolidant surtout leurs positions dans les lieux qu’ils occupent, il est décidé d’étudier en détails la faisabilité d’une opération sur Tulle. Le choix de cette ville ne doit rien au hasard mais est dicté par les raisons suivantes :

ASPECT GEOGRAPHIQUE
Tulle est une ville en vallée qui s’étend le long du cours de la rivière Corrèze. Les forces ennemies sont certes disséminées en de nombreux points stratégiques mais toujours au fond de cette vallée et donc particulièrement vulnérables à un assaillant qui tient et attaque par les hauteurs. Elle n’est pas desservie par un réseau de grands axes de communications mais plutôt par des voies secondaires assez faciles à contrôler.

ASPECT MILITAIRE
Tulle est un des plus petits chefs-lieux de l’Inter-Région et l’effectif des forces ennemies qui y sont stationnées est inférieur à celui des autres villes. De plus un possible ralliement des forces du Maintien de l’Ordre à la résistance semble réaliste car le débarquement vient d’avoir lieu et une attitude pro-vichyste ou attentiste est de moins en moins de mise ; à titre d’exemple citons le cas de Guéret, autre préfecture du Limousin également attaquée par la résistance (dans ce cas c’est l’A.S. - Armée Secréte - qui mènera les opérations) le 7 juin 1944, où l’Ecole de la Garde rejoindra la cause F.F.I.

ASPECT PSYCHOLOGIQUE
L’occupation, même temporaire, de la préfecture de la Corrèze est un camouflet sans précèdent pour l’armée allemande et un aveux d’impuissance pour le Gouvernement de Vichy incapable d’assurer l’ordre. Cette démonstration de force, outre le discrédit qu’elle jette sur ces puissances dirigeantes, doit conduire à une prise de conscience, à un engagement et à un soutien massif des Corréziens à la cause de la résistance.
La mise au point matérielle de cette opération était maintenant du ressort de l’Etat-Major de la Région III (Corrèze).

COMBATS DES 7 ET 8 JUIN DANS LA VILLE
Jean-Jacques Chapou "Kléber" à été nommé Commissaire aux Opérations Régional (C.O.R.) pour la Corrèze début mai 1944. Auparavant en poste dans le Lot, il y expérimentera avec succès une nouvelle forme d’action, l’occupation temporaire de localités avec embuscades sur les voies de desserte. La ville de Cajarc fut investie, le 10 avril 1944, et l’opération vit tous ses objectifs aboutir.
L’attaque sur Tulle reprendrait une technique identique. Entouré de ses adjoints, Albert Faucher "Gustave" (C.T.R.) et Eugène Odru "André" (C.E.R.) mais aussi de Marcel Godefroy "Riviére", Délégué Militaire de la Zone Sud, ils vont finaliser les préparatifs de l’occupation. Effectifs, armement, munitions, transports, etc., tout est passé en revue. Mais ce qui inquiète le plus Kléber, ce sont les unités du Sous-Secteur A, en effet ces dernières font l’objet, depuis début juin, de fortes attaques allemandes et il n’est pas sûr qu’elles puissent être à pied d’œuvre le jour fixé, ce qui l’amènerait à modifier totalement et au dernier moment son plan de bataille initial et pourrait nuire au bon déroulement de l’opération. Il décide donc un report de 24 heures. Face aux conditions nouvelles et favorables créées par le débarquement allié et à des nouvelles rassurantes du Sous-Secteur A, la décision d’attaquer le 7 juin au matin est prise. Les trois Sous-Secteurs A, B et C devront se conformer aux plans d’action contre les objectifs qui leur ont été assignés.
Faute d’un décompte exact, sauf en ce qui concerne les Sous-Secteurs A et B, une estimation de 600 hommes au total engagés à Tulle est vraisemblable. L’effectif d’une compagnie tactique était début juin 1944 d’environs une cinquantaine d’hommes, sauf pour les 234éme et 23-23éme Cies formées le 25 mai 1944 avec les 220 légaux tullistes, qui était plus important. Le Sous-Secteur C fournira le plus gros contingent avec 2 bataillons. Ce choix s’explique en partie par la volonté de réduire les problèmes liés à l’acheminement des combattants, les unités de ce sous-secteur étant les plus proches de la zone d’opération, mais aussi en fonction des hommes disponibles immédiatement.

ETAT DES FORCES ENNEMIES
Le gros des troupes ennemies est constitué du 3ème Bataillon du 95ème Régiment de Sécurité avec les 8ème et 13ème Compagnies, représentant un total, tous grades confondus de 289 hommes. L'Etat-Major du 3ème Bataillon était cantonné à l'Hôtel de la Gare ou Hôtel Dufayet. La 13ème Compagnie, ou compagnie lourde, équipée de mitrailleuses, mortiers et canons de 37mm, était répartie entre l'Ecole de Souilhac, la Manufacture d'Armes, la Centrale Thermique, la Gare, mais aussi au Transformateur de Cueille et à la Bachellerie (observatoire de Blaye). L'existence de ces deux derniers points est ignorée des résistants et leur sera très préjudiciable. La majeure partie de la 8ème Compagnie est retranchée à l’Ecole Normale d’Institutrices, le reste étant réparti dans divers points au sud de la ville avec la 13éme. C’est la 8éme Compagnie qui supportera le choc le plus dur et paiera le plus lourd tribut pendant les combats. A l’Hôtel La Trémoliére est installé la Feldgendarmerie Trupp. 1115, environs 15 hommes. Les fonctionnaires et techniciens allemands en poste à la Manufacture d’Armes, dont Paulette Geissler surnommée "La chienne de Tulle" logent au Nouvel Hôtel Daubech . L’Orstkommandantur (commandement de la place), antenne du VS 739 (Verbindungsstab 739 c.a.d. Etat-Major de Liaison 739) de Brive, est installée à l’Hôtel Moderne, aujourd’hui Hôtel Mercure.
Le 3éme Bataillon du 95éme Régiment de Sécurité était commandé par l’Hauptmann (Capitaine) Franz Reichmann avec pour adjoint l’Oberleutnant (Lieutenant) Jean Retzer. La 8éme Compagnie avait pour commandant l’Hauptmann (Capitaine) William Schneider qui fut tué en opération le 3 juin 1944, prés de Neuvic, lors des actions contre la résistance en Haute-Corrèze, à cette date elle fut confiée au Lieutenant Retzer. La 13éme Compagnie était dirigée, quant à elle, par l’Oberleutnant (Lieutenant) Erhard Teumer.
Enfin la dernière structure allemande, et non la moindre, qui stationne à Tulle est la Sipo-SD (Sicherheitpolizei und Sicherheit Dienst c.a.d. Police de Sureté et Service de Sécurité). Communément appelée, et à tort, Gestapo elle stationne à l’Hôtel Saint Martin, aujourd’hui Comité Départemental du Tourisme, et dans l’immeuble contigu, la maison Rio-Blanc. L’effectif en est là aussi d’une quinzaine d’hommes, allemands et français. L’aussenstelle (antenne extérieure) Sipo-SD de Tulle était placée sous les ordres de l’Obersturmführer (Lieutenant) Fritz Korten, son adjoint était l’Untersturmführer (Sous-Lieutenant) Josef Eckerle, un autre membre, et certainement le plus connu, en était le Dolmetcher (Interprète) Walter Schmald qui triera les otages le 9 juin 1944. Cette antenne extérieure relevait directement du KdS (Kommando der Sicherheitpolizei und Sicherheit Dienst c.a.d. Etat-Major de la Police de Sureté et du Service de Sécurité) de Limoges sous les ordres de l’Obersturmbahnführer (Lieutenant-Colonel) August Meier. Auparavant ce dernier occupa des postes importants au sein de l’ Einsatzgruppe C (Groupes d’Intervention chargés de l’extermination des civils en Europe de l’Est) et était donc rompu à toutes les techniques de répression et de massacre massives. L’effectif total des forces allemandes, toutes structures confondues, peut donc raisonnablement s’inscrire dans une fourchette de 350 à 380 hommes.
Le gros des forces du Maintien de l’Ordre de Vichy occupait la Caserne du Champ de Mars qui devait faire office de point d’appui principal, mais aussi le Lycée de Garçons et l’École Supérieure des Filles. Composées de G.M.R. (Groupes Mobiles de Réserve) et de Gardes Mobiles leur effectif était d’environs 600 hommes. Devant la recrudescence des actes de sabotage et la montée en puissance de la résistance de gros renforts de troupes du M.O. était arrivés à Tulle début juin. Le P.C. avait été installé dans une demeure réquisitionnée, en face de la Préfecture, la Maison Pradoux, qui était également occupée par les Miliciens. La Gendarmerie occupait une caserne, aujourd’hui disparue et fit d’abord preuve d’une relative neutralité, puis le 8 juin fournit des armes et du matériel à la résistance. Les F.T.P. auront donc à affronter prés d’un millier d’adversaires.

LES COMBATS DANS LE SECTEUR SUD DE LA VILLE LE 7 JUIN 1944
C’est le 2éme Bataillon du Sous-Secteur C qui a en charge la conduite des opérations dans ce secteur. Il est placé sous les ordres de Constant Magnac "Jean-Paul" et est constitué des 234éme et 23-23éme Compagnies respectivement sous le commandement de Suzineau "Marceau" et de Georges Roger "Maurice". Le détachement "Brochet", avec à sa tête Jindrich Hecht, reste en réserve au Château du Chambon (aujourd’hui Centre aéré). C’est là que les véhicules déposeront tous les hommes du bataillon qui gagneront, en passant à proximité de la Bachellerie et de l’observatoire allemand de Blaye inoccupé de nuit, leurs objectifs. La 23-23éme Cie. devra attaquer l’École de Souilhac et la Manufacture d’Armes depuis les hauteurs du Monteil, de Gamot et des Renaudes, elle sera épaulée, au Nord, par le détachement de Paul Chabrerie "Johanés" de la 234éme Cie. Il s’agit surtout de fixer et d’isoler les allemands retranchés dans ces bâtiments. Le détachement "Norbert", Jacques Boivert, engagera les forces de la Feldgendarmerie (Prévoté Militaire) à l’Hôtel La Trémoliére depuis "La Tranchée" (espace non construit, à cette époque, situé juste en face). Un coup de bazooka tiré, par ce dernier, directement dans les fenêtres de l’hôtel sera le signal de déclenchement du feu. Le reste de la 234éme, avec Suzineau "Marceau" à sa tête se répartira les objectifs suivant : la Centrale Thermique, la gare et l’Hôtel Dufayet. Constant Magnac "Jean-Paul" installera le P.C. du Bataillon à Roussoles (sortie de Tulle en direction de Laguenne). Mais l’effet de surprise passé, la réaction allemande va se faire beaucoup plus violente que prévue. De forts points d’appui, dont l’existence est ignorée des résistants, équipés d’armes automatiques et lourdes, ont été installés prés de la gare (château d’eau) mais surtout au Transformateur de Cueille et prennent sous leurs feux tout le secteur. Très vite aux détonations des armes individuelles se mêlent les explosions des obus de 37mm et des projectiles de mortier. La contre-attaque allemande se précisant et les hommes ayant de plus en plus de mal à tenir leurs positions battues par un feu très dense, Constant Magnac "Jean-Paul" décide d’engager le détachement "Brochet" resté en réserve au Chambon. Ce dernier s’emparera de la gare faisant prisonnier 3 employés des chemins de fer allemands qui résistaient et détruira au bazooka un nid de mitrailleuse installé dans le château d'eau. La 23-23éme Cie anéantira de la même façon un point d'appui installé dans la Manufacture d'Armes (Etang de Reygnac). Mais malgré ces succès la situation piétine et l'offensive ne peut être poussée en direction du quartier de Souilhac. La multiplicité des objectifs à conquérir et les nombreux retranchements ennemis dans un aussi petit périmètre en sont une des causes. Depuis son P.C. de la Mairie Jean-Jacques Chapoux "Kléber" va donner, dans la matinée, un ordre de repli général sur les positions de départ afin de faire le point et de réorganiser les troupes. Cet ordre parviendra au 2éme Bataillon vers 11h00, répercuté vers les unités, il sera exécuté immédiatement par la 234éme Cie. et le détachement "Brochet" mais différé par la 23-23éme Cie. qui ne décrochera que vers 17h00 en effectuant un crochet par la Croix de Bar. Lors de ce repli des F.T.P. empruntant le même itinéraire qu'à l'aller seront pris à partie par le Poste de Blaye, réoccupé par l'ennemi, et subiront des pertes. Les combats ont cessé au sud de la ville et les allemands réoccupent les positions d'où ils avaient été chassés par les hommes du 2éme Bataillon.

LES COMBATS DANS LE SECTEUR DE LA CASERNE DU CHAMP DE MARS LE 7 JUIN 1944
Un des points essentiel de l' attaque de Tulle est la mise sous contrôle des forces du Maintien de l'Ordre de Vichy. Fortes d'environ 600 hommes elles sont stationnées à la Caserne du Champ de Mars [aujourd'hui Cité Administrative Jean Montalat] mais occupent également l'École Supérieure des Filles [Collège Clémenceau] et le Lycée de Garçons [Lycée Edmond Perrier], ces deux derniers cantonnements étant inconnus des résistants l'effort ne se portera que sur le Champ de Mars. C'est au 1er Bataillon du Sous-Secteur C, sous le commandement de Gustave Robillard "Jean" que cette tâche est confiée. Composé des 233éme Compagnie, sous le commandement de Jean Eléouet "Yvon", et 239éme Compagnie, sous le commandement de Francisco Molinari "Francis" c'est une des unité les plus aguerrie du sous-secteur. La 233éme Cie. abordera l'objectif par le côté Sud (Côte du Carmel), Place de la Victoire (aujourd'hui Place Martial Brigouleix) et la 239éme Cie. progressera le long du Quai de Valon ( aujourd'hui Quai Gabriel Péri) pour contrôler le côté Nord et s'assurer aussi de l'Hôtel Moderne [aujourd'hui Hôtel Mercure], siége de l'Orstkommandantur (Commandement de la Place). Des groupes de soutien seront en place sur des positions dominantes à l'Est, Monument aux Morts, Ecole Normale d'Instituteurs mais aussi Rue Anne Vialle. Un coup de bazooka tiré contre la caserne sera le signal du déclenchement général de l'attaque sur Tulle. Dés l'ouverture du feu les F.T.P. doivent faire face aux tirs de soutien provenant de l'École Supérieure des Filles et du Lycée de Garçons. La 233éme Cie. progresse difficilement, son commandant Jean Eléouet "Yvon" est blessé et évacué vers l'arrière. De son côté la 239éme Cie. est prise sous les tirs provenant de la Caserne, de l'Hôtel Moderne mais aussi de maisons environnantes et subit des pertes significatives. C'est là qu'un fait grave se produit. Un membre de l'État-Major, Albert Faucher "Gustave" Commissaire Technique Régional (C.T.R.), est tué devant le Tribunal. Désireux de se rendre compte personnellement de la situation il est venu se joindre à la 239éme Cie. au mépris de tous dangers. La disparition de ce résistant de la première heure sera ressentie comme une perte terrible au P.C. de la Région III mais aussi pour tout ceux qui l'ont connu.
Mais la 239éme Cie. va se ressaisir, réussissant à traverser le Pont du Tribunal, Francisco Molinari "Francis" va placer deux bazookas en face de la Caserne. Un coup au but avec un projectile incendiaire va provoquer l'incendie du 2éme étage, mais il lui est toujours impossible de pénétrer dans le bâtiment. Les tirs provenant de l'Hôtel Moderne empêchent les agents de liaison d'accomplir leur tâche, il reçoit donc l'ordre de neutraliser cet objectif. Avec quelques hommes il réussi à entrer dans l'Hôtel et s'en empare, les Allemands évacue par l'arrière de l'immeuble et la Rue Sainte Claire. Les blessés sont mis à l'abri dans Le Moderne. Au Champ de Mars l'incendie progresse mais la position tient toujours. Les liaisons que "Francis" dépêche vers le P.C. de la Mairie ne parvenant pas à passer à cause de tirs provenant du secteur du Café La Rotonde et de l'Hôtel Saint Martin (Siège de la Sipo S.D.), il décide de s'acquitter lui-même de cette mission. Sur le Pont de la Mairie (aujourd'hui Pont de l'Escurol) il est pris à parti par un officier S.D., Josef Eckerle qu'il abattra devant la Maison Vackier (aujourd'hui magasin Audition Santé). Parvenu, non sans mal, au P.C. de la Mairie il y recevra vers 10h30 l'ordre de se replier vers le Marquisat, comme les autres éléments du 1er Bataillon. Après le décrochage de ces unités les forces du Maintien de l'Ordre se regrouperont et négocieront leur passage. Évacuant leur caserne en partie détruite ils prendront la direction de Limoges emmenant avec eux les miliciens qui se feront passer pour des personnels administratifs. Les combats dans cette partie de la ville sont terminés. Les positions évacuées ne seront pas réoccupées.

LES COMBATS DANS LE SECTEUR NORD DE LA VILLE LE 7 JUIN 1944
Les objectifs du secteur Nord de la ville sont du ressort du 1er Bataillon du Sous-Secteur A et du 2éme Bataillon du Sous-Secteur B. Le 1er Bataillon du Sous-Secteur A, en provenance de la Haute Corrèze, placé sous les ordres de Joseph Fertig "Hannibal" est composé de la 231éme Compagnie commandée par Courtois "Robin" et de la 236éme Compagnie commandée par Maurice Machefer "Charpentier". Ses objectifs sont la Maison Pradoux où sont stationnés des miliciens et Quartier Général des forces du Maintien de l'Ordre, l'Hôtel Saint Martin, siége de l'antenne Sipo-SD de Tulle, la Gendarmerie mais aussi achever à partir du Quartier du Trech, le bouclage par l'Ouest du secteur de l'Ecole Normale d'Institutrices. Le 2éme Bataillon du Sous-Secteur B, stationné dans l'Ouest du département, avec à sa tête Elie Dupuy "Lucien" est constitué des 232éme et 235éme Compagnies respectivement sous les ordres de Pierre Guérin "Jo" et de Michel Roussel "Jules" et du Détachement "Bébert" commandé par Jean Baldous "Bébert". Ce bataillon a pour mission l'encerclement de l'École Normale d'Institutrice [aujourd'hui H.L.M. et parking de Bournazel] par le Nord, le Sud et l'Est. Cette école dans laquelle un fort contingent allemand est retranché est donc un objectif essentiel pour les résistants. Il progressera depuis la Croix de Bar et abordera l'école par le Pra Limouzi. Dans sa marche d'approche il se heurtera sans gravité, à un barrage de G.M.R. mais l'alerte sera donnée. Malgré tout les hommes occupent leurs positions et le combat s'engage. Élie Dupuy "Lucien" installe une position pour le mortier qu'ils viennent juste de recevoir, mais les tirs des G.M.R. provenant du Lycée des Garçons l'oblige à se déplacer et à réaménager un nouvel emplacement de tir. Au troisième coup, l'explosion prématurée d'un obus à la sortie du tube le blesse. Saignant abondamment et rendu sourd par la déflagration, il doit être évacué provisoirement. Les combattants F.T.P. se battent avec beaucoup d'allant mais la décision ne peut être emportée. En fin de matinée l'ordre de repli général donné par Jean-Jacques Chapou "Kléber" aurait du parvenir au bataillon, il n'en est rien, et les hommes vont continuer à combattre. En début d'après-midi des éclaireurs vont pousser dans Tulle et constater que le 2éme Bataillon est seul dans la ville, les autres unités ayant évacué. Ils sont donc les seuls interlocuteurs que va trouver l'envoyé du Préfet, venu négocier le libre passage des forces du Maintien de l'Ordre en direction de Limoges avec armes et bagages. La mort dans l'âme, les responsables F.T.P. donneront leur accord car ils ne sont pas assez nombreux pour s'assurer et désarmer les G.M.R. et Gardes Mobiles désireux de quitter Tulle au plus vite. Cette fuite précipitée aura au moins pour avantage de réduire considérablement le nombre des adversaires.

LA JOURNÉE DU 8 JUIN 1944 DANS LE SECTEUR DE L'ÉCOLE NORMALE
Dès l'aube du 8 juin 1944 les unités des Sous-Secteurs A et B entament leur marche d'approche et prennent position autour de l'École Normale. Le feu ne tarde pas à être déclenché et les hommes essayent de trouver les meilleurs emplacements de tir. Très mobiles ils s'infiltreront partout désorientant les Allemands qui envoient des fusées de signalisation pour demander de l'aide au reste de la garnison retranchée dans le quartier de Souilhac. Une position est installée au Sud du Cimetière du Puy Saint Clair qui permet de battre les étages supérieurs de la façade Nord-Est, une autre sur le belvédère devant l'École Turgot qui interdit le débouché des rues provenant de l'École Normale. Le combat qui dure depuis des heures connaît des phases intenses et des phases d'accalmie. Les tentatives faites pour pénétrer dans l'École échouent. Les gendarmes, sortant de la neutralité dont ils avaient fait preuve jusqu'à présent, remettront aux résistants des armes, des munitions et des grenades lacrymogènes qui vont être employées pour tenter de déloger les assiégés. Enfin vers 16 h une fumée s'élève de l'aile droite du bâtiment, les tirs ont communiqué le feu aux combles. L'incendie se propage très vite, du haut vers le bas, par effondrement des planchers en bois. Les soldats ennemis combattent en évacuant les étages au fur et à mesure et en lançant des fusées à un rythme très soutenu pour obtenir du secours. La situation devient critique pour eux et ils vont devoir réagir vite. Vu l'urgence de la situation et comme la position n'est plus tenable, deux solutions seulement s'offrent aux militaires allemands, capituler ou forcer le passage dans une tentative de sortie très risquée mais qui peut permettre à certain de s'échapper par les ruelles du quartier du Trech. C'est la deuxième alternative qui va être choisie. Les officiers et sous-officiers rassemblent les hommes qui veulent suivre et passent les dernières consignes. La percée va s'effectuer par la porte de la cour de l'École qui débouche au bas de l'Avenue du Lycée (aujourd'hui Avenue Henri de Bournazel). Mais les résistants sont fortement implantés à cet endroit et surveillent particulièrement cette issue. Tout de suite un feu intense est ouvert de part et d'autre. Aux rafales des armes automatiques se mêlent les explosions des grenades et tout cela alors que quelques mètres seulement séparent les deux camps, le combat atteint à cet instant son paroxysme. Mais quelques hommes réussissent tout de même à passer, des F.T.P. se précipitent pour leur couper le passage et vont y réussir en grande partie. Malgré cette intervention le bouclage ne sera pas totalement étanche et certains militaires réussiront à s'échapper ou à se cacher, en particulier le SD Walter Schmald, qui le lendemain 9 juin 1944 triera les otages qui seront exécutés. En quelques minutes une quarantaine de soldats allemands ont été tués et d'autres blessés, leurs corps gisent devant le bâtiment mais aussi dans les rues adjacentes. Face à l'échec de la tentative de rompre l'encerclement ceux qui restent dans l'École décident de se rendre. Une jeune femme, porteuse d'un drapeau blanc, se montre et les officiers F.T.P. font cesser le feu. Il s'agit de Louise Boucheteil "Ginette", agent de liaison au Sous-Secteur B, arrêtée quelques jours auparavant et détenue avec d'autres résistants dans les locaux du SD, ils furent tous transférés à l'École Normale avant l'attaque. Elle est suivie de ses camarades, maintenant libres, mais aussi d'environs quarante militaires, prisonniers à leur tour. Tout est maintenant terminé. Les blessés allemands et ceux du maquis sont conduits vers l'Hôpital et les prisonniers acheminés sous bonne garde vers la Croix de Bar. En cours de route ils se heurteront à un détachement ennemi venu au secours, depuis Souilhac, de la garnison assiégée. D'autres morts et blessés et quatorze prisonniers supplémentaires viendront grossir le bilan des pertes allemandes. Dans le quartier du Trech la population en liesse vient se mêler aux résistants. Malheureusement la joie sera de courte durée, une journée noire s'annonce.

LA LEGENDE DES MUTILATIONS
Dès la reprise de la ville par la Division "Das Reich" les SS vont être frappés par l'état des corps qu'ils vont découvrir devant l'École Normale. En effet la concentration des tirs des fusils mitrailleurs à très faible distance a causé des plaies terribles et mutilantes. Les cadavres, quelquefois en tas, regroupés dans un petit périmètre donnent plus une impression d'exécution sommaire que d'un combat en règle. De plus un camion chargé de transporter les dépouilles à la morgue va faire une fausse manœuvre, passer sur les corps et rester coincé aggravant encore l'état des blessures, c'est ainsi que le découvrirons les SS. De là à penser qu'il a été utilisé sciemment pour écraser des blessés encore vivants, il n'y a qu'un pas. Alors la rumeur va naître et enfler. Les lésions constatées ne sont pas une conséquence normale des tirs mais de mutilations infligées aux militaires. Doigts manquants, yeux crevés, boites crâniennes éclatées, sexes coupés, le vrai se mélange au faux. Les vétérans de la "Das Reich" vont se référer à la férocité des partisans, sur le front de l'Est et le parallèle vite établi. Terrorisés les nouvelles recrues savent maintenant qu'ils ont à faire à un ennemi sanguinaire, avec qui il faudra se montrer sans pitié. Les populations qui soutiennent ces bandits ne doivent pas s'attendre à plus de mansuétude. Mais la réalité est tout autre, même si les instances allemandes ne font rien pour empêcher cette rumeur de continuer à circuler dans la troupe, car elle est bien utile au conditionnement des hommes, elle ne figurera pas dans les rapports officiels et ne sera pas utilisée comme un argument justificatif des exécutions. L'affiche imprimée le 9 juin annonçant les pendaisons n'en fait pas non plus mention. Lors des auditions des témoins français et allemands recueillies après guerre en vue du procès de Bordeaux, personne d'entre eux n'a constaté personnellement que des exactions avaient été commises sur les corps. Certains avaient "entendu dire...", "on leur a raconté que…", "le bruit courrait que…". Aucun témoignage direct des faits, uniquement des restitutions indirectes. Mais le témoignage qui met le plus à mal cette thèse est celui du Hauptmann Oberarzt Heinz Schmidt du III S.R. 95 (c.a.d. Capitaine Médecin Chef du 3éme Bataillon du 95éme Régiment de Sécurité). En tant que médecin en chef du bataillon, il examinera les cadavres de ses hommes. Sa compétence en médecine militaire l'amènera à diagnostiquer uniquement des plaies par balles ou des lésions accidentelles, mais jamais des mutilations volontaires, ce dont il témoignera lors de l'instruction du procès des événements de Tulle, à Bordeaux le 4 décembre 1946. La récupération des armes allemandes et du matériel en état de marche, un des objectifs de l'opération sur Tulle, sera réalisée comme prévu. Les corps de certains militaires, en particulier les officiers, seront fouillés à la recherche de documents intéressants. Des équipements militaires emportés en souvenir (plaques de Feldgendarmes, ceinturons, mais aussi bottes ou chaussures qui faisaient cruellement défaut aux résistants, etc…). Par contre les morts ne furent pas systématiquement détroussés comme l'atteste l'inventaire des objets personnels des soldats tués ce jour là. Cette légende largement colportée par la propagande de Vichy sera reprise, après guerre, par la littérature révisionniste.

ARRIVEE DE LA "DAS REICH" A TULLE
Dès la fin des combats à l'École Normale des liaisons partirent avertir Jean-Jacques Chapou "Kléber" au P.C. de la Région III de la prise de l'objectif. Il décida immédiatement de revenir dans la ville et il donna des ordres pour que les unités du Sous-Secteur C, qui avaient évacué la veille, fassent de même. Toutes les dispositions allaient être prises pour un assaut général contre les positions ennemies au Sud de Tulle et ce dès le lendemain 9 juin. Malheureusement la situation allait être toute autre. Des résistants qui avaient été envoyés aux limites du secteur tenus par les Allemands, pour surveiller leurs mouvements, vont se retrouver face à face avec un très important détachement blindé, venant de Brive, et qui pénètre dans la ville. Il s'agit du Panzer Aufklärungs Abteilung (c.a.d. Détachement de reconnaissance blindé) de la 2éme SS Panzer Division "Das Reich", commandée par le Brigadenführer (Général de Brigade) Heinz Lammerding. Le Détachement de Reconnaissance, placé sous les ordres du Hauptsturmführer (Capitaine) Heinrich Wulf, qui a pour mission de reprendre Tulle, s'enfonce dans la citée du Sud vers le Nord mais déborde aussi par les crêtes, à l'Est et à l'Ouest, dans une manœuvre d'encerclement total. Face aux engins qui font feu de toutes leurs armes, canons et mitrailleuses, la réaction des F.T.P. sera limitée à des actions défensives. De son P.C. de la Mairie, où il s'est réinstallé, Jean-Jacques Chapou conscient de la disproportion des forces va donner une nouvelle fois l'ordre de repli pour éviter à ses hommes d'être pris au piège.
Tant bien que mal les résistants vont tenter de passer à travers les mailles du filet avant qu'il ne soit trop tard. Les SS tirent en tous sens, la ville résonne des détonations et des explosions des obus. Des fusées de signalisation, tirées par les détachements pour indiquer leurs positions, zèbrent la nuit. En fin de soirée le bouclage est terminé, Tulle est tombée aux mains de la Division "Das Reich".

BILAN DES PERTES ALLEMANDES
Du côté allemand les pertes sont très importantes pour des militaires confirmés. On dénombrera 61 tués appartenant aux différents services et unités stationnés dans la ville avant le 7 juin. Il faudra y ajouter 8 SS de la Division "Das Reich", tous très jeunes, leurs ages s'étalant de 17 à moins de 20 ans. Pour ces derniers, il est difficile de savoir, sauf dans un cas, si ils ont été tués pendant la reprise de la ville ou lors des opérations de ratissage menées aux alentours le lendemain 9 juin. Environs 25 blessés seront soignés à l'Hôpital avant d'être évacué sur Angoulême et Bordeaux. De plus 57 soldats, faits prisonniers, sont considérés comme disparus ; 54 l'ont été dans les secteur de l'École Normale et seront pris en charge par les unités du Sous-Secteur A, les 3 autres sont des cheminots allemands capturés par le Détachement "Brochet" du Sous-Secteur C, lors de la prise de la Gare. Il est à noter que les officiers de "Das Reich" ne se soucieront pas un seul instant de ces prisonniers et n'entamerons aucune négociations en vue de leur échange. La propagande nazie avait pu exploiter à sa guise l'image des morts, c'était suffisant, peu importe ce qui adviendrait des prisonniers. Ce sont donc prés de 150 hommes qui sont hors de combat, tués, blessés ou disparus, ce qui représente presque 40% de l'effectif total allemand tous services confondus. Des structures complètes sont quasiment anéanties telles la Feldgendarmerie Truppe (Détachement de Prévôté Militaire) 1115 ou l'Antenne SD qui compte 9 tués, dont 4 Français au service de l'occupant. La 8éme Compagnie du SR 95 aura 31 tués, 11 blessés et 30 disparus, soit sur un effectif de 139 soldats, prés de 52 % de pertes. Le souvenir cuisant de ces deux journées de combat sera bien présent dans le souvenir des officiers allemands lorsqu'ils accepteront de capituler, en août 1944, préférant la captivité à un nouvel affrontement dont l'issue ne ferait aucun de doute.

VICTIMES CIVILES ET RESISTANTES
C'est un bilan, bien sur, beaucoup plus lourd qui est à déplorer côté français, aussi bien numériquement que humainement. Les résistants F.T.P. vont avoir à déplorer une trentaine hommes tués pendant les combats ou pris et exécutés le 9 juin. Beaucoup sont inconnus et seules quelques plaques, dans la ville, rappellent le sacrifice de certains. Ce sont les deux bataillons du Sous-Secteur C qui seront les plus touchés. Au Balcon Gabriel Besse et Louis Busson, envoyés pour prévenir de l'arrivée de la division, seront faits prisonnier et fusillés sur place après avoir été torturés. Des civils totalement étrangers aux combats vont également perdre la vie, 28 Tullistes seront victimes des armes de toutes sortes lors des combats ou de la reprise de la ville, mais aussi massacrés comme Jean Brousse au Coupart et des membres des familles Presset et Catte à la Bachellerie dans la nuit du 8 au 9 juin. Un autre massacre qui restera dans les mémoires est celui, perpétré par des éléments du 3éme Bataillon du SR 95, de 18 Gardes-voies le 7 juin en fin de matinée. Les Gardes-voies étaient des civils astreints à effectuer à tour de rôle un service de surveillance de nuit des voies ferrées afin de prévenir les sabotages et actes de malveillance. Une convocation administrative nominative leur indiquait les dates des vacations à effectuer. En cas de refus non justifié les sanctions pouvaient être sévères. Ceux qui étaient de service dans la nuit du 7 au 8 juin à la Gare de Tulle se trouvèrent pris dans les combats dont cette dernière était l'enjeu. Les Gardes-voies qui s'étaient mis à l'abri dans une soute à charbon, ne voulurent pas suivre l'avis des F.T.P. qui avant d'évacuer la position leurs conseillèrent de les suivre. Sûrs de leurs bons droits et craignant d'être accusés d'abandon de poste, ils refusèrent la proposition. Les allemands reprenant la Gare les découvrirent et leur intimèrent l'ordre de se rendre à l'Hôtel Dufayet pour vérification des papiers, ce qu'ils firent bras levés. Soudain un ordre fut lancé et les soldats ouvrirent le feu. Les blessés furent achevés et sur 19 Gardes-voies, 18 venaient d'être assassinés. Le rescapé, Mr. Leblanc, avait fait le mort, et pu par la suite être secouru par les pompiers venus relever les corps.

FUSILLADE DE POUNOT
L'A.S. (Armée Secrète), même si elle n'a pas participé directement à l'attaque, subira également des pertes. A Pounot le 8 juin au soir, le Lieutenant Stanislas Letourneur d'Yson et cinq de ses camarades trouveront la mort. Partis de leur camp situé aux environs de Sainte Fortunade pour récupérer du matériel abandonné par les G.M.R., lors de leur fuite de Tulle, à la Caserne du Champ de Mars, ils se heurtèrent à une colonne entière de véhicules, de la Division "Das Reich" arrêtés en bordure de la R.N. 120. Dans l'impossibilité de faire demi-tour, ils tentèrent de remonter la colonne en se faisant passer pour des policiers. Démasqués, ils furent obligés d'engager un combat disproportionné.

04/04/2011
Lien : Mairie de Tulle

[Compléter l'article]

Le comité local de Libération

Par décision du Comité Local de Libération en date du 18 août 1944 :
Est désigné président du comité, faisant fonction de maire : Jules Lafue*

Par décision du Comité Local de Libération en date du 12 septembre 1944 :
Est nommé maire de la municipalité provisoire : Jules Lafue*
Sont nommés adjoints :
Guasson, premier adjoint
Cambron, deuxième adjoint
Charvel, troisième adjoint
Vignal, quatrième adjoint
Lameyre, cinquième adjoint

Par décision du conseil municipal en date du 30 novembre 1944 :
Est élu maire : Jules Lafue*
Sont nommés adjoints :
Guasson, premier adjoint
Cambron, deuxième adjoint
Charvel, troisième adjoint
Jaccard, quatrième adjoint

Par décision du conseil municipal en date du 06 mai 1945 :
Est élu maire : Jules Lafue*
Sont nommés adjoints :
Dechet, premier adjoint
Guasson, deuxième adjoint
Madame Martial Brigouleix, troisième adjoint
Monzat, quatrième adjoint

05/04/2011
Lien : Mairie de Tulle

[Compléter l'article]

Les camps et les lieux d'internement de la Corrèze

101e-103e-653e GTE d'Auchères 19300 Rosiers-d'Égletons
28e-543e-881e GTE Neuvic 19160 Neuvic
402e-528e GTE Uzerche 19140 Uzerche
405e GTE Meyssac 19500 Meyssac
405e GTE Saint-Cirgues-la-Loutre 19220 Saint-Cirgues-la-Loutre
41e CTE Malemort-sur-Corrèze 19360 Malemort-sur-Corrèze
43e CTE Meilhards 19510 Meilhards
51e GTE Saint-Antoine-des-Plantades 19270 Ussac
528e GTE Lubersac 19210 Lubersac
543e GTE Baratout 19160 Palisse
641e GTE Larche 19600 Larche
644e GTE Bugeat 19170 Bugeat
653e GTE Pérols-sur-Vézère 19170 Pérols-sur-Vézère
665e GPTE Soudeilles 19300 Soudeilles
68e CTE-651 GTE Bort-les-Orgues 19110 Bort-les-Orgues
68e-651e GTE Brive-la-Gaillarde 19100 Brive-la-Gaillarde
881e GTE Neuvic 19160 Neuvic
Château du Doux 19120 Altillac
Prison de Tulle 19000 Tulle

Les lieux de sauvetage de la Corrèze

Abbaye de Saint-Etienne 19190 Aubazine
Château de Beaulieu 19120 Beaulieu-sur-Dordogne
Cours d'Ussac 19270 Ussac
École Cabanis 19100 Brive-la-Gaillarde
École catholique Bossuet 19100 Brive-la-Gaillarde
École Sainte-Jeanne-d'Arc 19400 Argentat
Feuillade 19250 Meymac
Mahanayim 19190 Lanteuil
Petit séminaire d'Ussel 19200 Ussel
Préventorium de Servières-le-Château 19220 Servières-le-Château


Les 56 Justes parmi les Nations de la Corrèze


Maires de Tulle

Jacques de Chammard   (17/05/1925-31/05/1943)
Gabriel Bouty   (16/11/1943-07/07/1944)
Jules Lafue *   (18/08/1944-12/05/1947)
Clément Chausson   (1947-1949)
Jean Massoulier   (1949-1959)

Cultes à Tulle

Jean Castel  Évêque de Tulle ( 1918-1939 )
Aimable Chassaigne  Évêque de Tulle ( de 1940 à 1962 )

Familles réfugiées à Tulle [Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible.


103 Familles arrêtées (Tulle) [Compléter]
09/06/1944
Famille Albert - Charles, habitant Tulle, est arrêté le 9 juin 1944 au matin par les hommes de la division blindée SS Das Reich à la recherche de maquisards. Il est emmené dans la manufacture. Il fait partie des 99 hommes de 17 à 42 ans sélectionnés arbitrairement qui seront pendus aux balcons et aux lampadaires de la ville.    
Date d'exécution :
09/06/1944

09/06/1942
Famille Alter - Jules, né le 1er avril 1916 à Paris est résistant et professeur au collège de la ville sous le nom de André Duverneix. Il est arrêté en même temps que tous les enseignants lors de la rafle du 9 juin 1942, transféré à Compiègne avec 102 hommes et déporté sans retour par le dernier convoi parti de Compiègne, à destination de Dachau. Il est mort dans le wagon de déportation.
Déportation :
02/07/1944   

09/06/1944
Famille André - Gilbert, habitant Tulle, est arrêté le 9 juin 1944 au matin par les hommes de la division blindée SS Das Reich à la recherche de maquisards. Il est emmené dans la manufacture. Le 10 juin au matin, la même division prend le chemin d'Oradour-sur-Glane. Emmené à la prison de Limoges, il sera déporté sans retour à Dachau avec 148 autres hommes dont seulement 48 reviendront.
Déportation :
10/06/1944   

09/06/1944
Famille Armand - Léon, habitant Tulle, est arrêté le 9 juin 1944 au matin par les hommes de la division blindée SS Das Reich à la recherche de maquisards. Il est emmené dans la manufacture. Il fait partie des 99 hommes de 17 à 42 ans sélectionnés arbitrairement qui seront pendus aux balcons et aux lampadaires de la ville.    
Date d'exécution :
09/06/1944

09/06/1944
Famille Ballet - Camille, habitant Tulle, est arrêté le 9 juin 1944 au matin par les hommes de la division blindée SS Das Reich à la recherche de maquisards. Il est emmené dans la manufacture. Il fait partie des 99 hommes de 17 à 42 ans sélectionnés arbitrairement qui seront pendus aux balcons et aux lampadaires de la ville.    
Date d'exécution :
09/06/1944

>> Voir les 103 familles arrêtées dans la commune <<


Chronologie [Ajouter]

05/08/1942 - La circulaire n° 2765 du secrétaire général à la Police envoyée au préfet régional de Limoges vise les étrangers suivants en vue de leur transfert en zone occupée : "Les israélites allemands, autrichiens, tchécoslovaques, polonais, estoniens, lituaniens, lettons, dantzicois, sarrois, soviétiques et les réfugiés russes entrés en France postérieurement au 1er janvier 1936 incorporés dans des groupes de T.E., hébergés au centre du Service social des étrangers, dans les centres des comités privés ou dans ceux de l'UGIF, placés dans les centres de regroupement israélites en application des circulaires du 3 novembre 1941 et du 2 janvier 1942 ainsi que ceux en résidence libre, seront transportés en zone occupée avant le 15 septembre". La circulaire exclut quelques catégories de Juifs, dont les vieillards de plus de 60 ans, les enfants de moins de 18 ans non accompagnés, les femmes enceintes...
26/08/1942 - Rafle de Juifs réfugiés en Limousin. 446 Juifs dont 68 enfants de la région sont regroupés au camp de Nexon sont acheminés vers Drancy le 29 août 1942 et déportés vers Auschwitz par les convois n° 26 et 27.
08/10/1942 - Rafle des Juifs en Charente dans la nuit du 8 au 9 octobre 1942.
31/01/1944 - Grande rafle ordonnée par le Préfet de région Poitou-CharentesLencloître France
09/06/1944 - Massacre de Tulle. 9 juin 1944 : suite à des attentats perpétrés par des résistants du secteur la division allemande « Das Reich » rafle environ 200 hommes dans la ville. Les soldats allemands pendent 99 hommes aux réverbères et aux balcons de la ville. 103 hommes seront déportés par le dernier convoi parti de Compiègne, à destination de Dachau, puis la division continue sa route vers Oradour-sur-Glane.


Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

Comment ajouter le votre. En savoir plus…

Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog 2 pages, réalisation 2011
Auteur : Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.



Autres articles parus dans le site de l'AJPN

1 François Labrousse (Sénateur de la Corrèze de 1921 à 1941, le 10 juillet 1940, il fait partie des quatre-vingts parlementaires à voter contre les pleins pouvoirs au maréchal Philippe Pétain. )

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Tulle sur Wikipedia 
2 Le massacre de Tulle (Le massacre de Tulle désigne l'assassinat par pendaison de 99 civils dans la ville de Tulle par la 2e division SS Das Reich en juin 1944, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. )
3 Comité national français en hommage à Aristides de Sousa Mendes
4 Connus ou inconnus mais Justes (C’est dans le sillon creusé par Aristides de Sousa Mendès, Madeleine Barot, Charles Altorffer, Marc Boegner, Henry Dupuy, Raoul Laporterie… que s'ancre le souvenir de tous ces Justes que la modestie pourrait renvoyer à l’oubli et à l’indifférence. Ce livret du Crif Sud-Ouest Aquitaine, écrit et coordonné par Hellen Kaufmann, présidente de l'AJPN, rend hommage à chacun des 225 Justes récompensés à ce jour en Aquitaine. La moindre des choses était de leur permettre de dire et de déposer leur histoire, pour que l’avenir ne les oublie plus jamais, ni eux ni les anonymes qui ont aidé au sauvetage de Juifs. )
5 La Prison militaire de Mauzac : camps d’internements sous Vichy (revue Arkheia, n°5-6, 2004. )
6 Victime en représailles à Mussidan
7 Souvenir Français Loudun - GABORIAUD Alphonse (Site du Souvenir Français - Comité de Loudun Page GABORIAUD Alphonse )
8 Souvenir Français Loudun - ROWEK Albert (Souvenir Français Comité de Loudun - Page ROWEK Albert )
9 Les neufs jours de Sousa Mendes - Os nove dias de Sousa Mendes (Documentaires de Mélanie Pelletier, 2012.
Avec António de Moncada de Sousa Mendes, Andrée Lotey, Elvira Limão, Hellen Kaufmann, Manuel Dias Vaz, Irene Flunser Pimentel, Esther Mucznik, José Caré júnior, Marie-Rose Faure, Maria Barroso… et António de Oliveira Salazar, Charles de Gaulle, le Maréchal Philippe Pétain, et le rabin Haïm Kruger. )

Notes

- 1 - Max Hastings, La division Das Reich et la Résistance, 8 juin – 20 juin 1944, Paris, 1983
- 2 - In Frida Wattenberg, Organisation juive de combat : Résistance-sauvetage. France 1940-1945, Éditions Autrement, 2008.

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***  651e GTE d'Ussac- recherche d'inforations

    mon père, Francisco GIMENEZ BUENO,(nationalité espagnol) était présent au 651e G.T.E d'Ussac (19 Corrèze)d’après le peu de documents que je possède, il était présent en 1942, 1941? (pas de dates précises).
    il a était envoyé dans le cadre du S.T.O en Allemagne, à SAGAN (du 26/01/43 au 27/06/45), baraquement de travaileurs Ouest.
    employé comme ouvrier au service des chemins de fer Allemands.
    je recherche des informations (dates, liste de noms, photos)sur le 651e GTE d'ussac de cette période, afin d'essayer de retracer son parcours.
    merci par avance à ceux qui pourront m'aider.
    [répondre]

***  Famille Colomb à BRIVE et MEYSSAC

    Bonjour, je recherche des infos concernant ma famille Colomb pendant la guerre, mon grand père Edouard Colomb était titulaire d'un diplôme d'ingénieur électricien de Bréguet, ma grand mère infirmière, mon père Colomb Christian engagé volontaire et résistant déporté. Merci, amicalement. [répondre]


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