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Odette Spingarn



 
Paris 75008 - Paris
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Histoire

Henry Spingarn, antiquaire, et Germaine Créange se marient le 28/08/1912 à Paris.

Leur fille Alice naît en 1915, puis Odette, naît au Vésinet le 14/02/1925.

En 1927, la famille quitte Le Vésinet pour Paris et s'installe 20 bis rue de La Boétie dans le 8e arrondissement.

Henry tient un magasin d'antiquités Ye olde Curiosity Shop, 350, rue Saint-Honoré, très connu par une riche clientèle, dont des Américains. Henry ouvrira une succursale à Nice et à Aix-les-Bains, mais la crise de 1929 le contraindra à les fermer, les Américains ayant cessé de venir en France.

A Paris, Odette fréquente le cour Hattemer, mais de santé fragile, elle suit essentiellement une scolarité à domicile, tandis qu'Alice suit des études de pharmacie.

Le 2 février 1936, Alice épouse Gérard Lehmann, ingénieur diplômé de l'Ecole centrale.

En 1936, Odette entre en 6e au cours La Bruyère.

Le 12/09/1937 naît Roger, le premier enfant d'Alice et de Gérard. Le 24 août 1939 va naître Jean-Claude. Monique naîtra le 03/11/1940.

Le 3 septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne nazie.

Au moment de la déclaration de guerre, la famille au complet se trouve en vacances à Deauville : les Spingarn et les Créange. Ils décident de garder la ville des vacances et de la louer pour l'année.

Début mai 1940, Germaine, ses filles et ses petits-enfants  rejoignent Brive-la-Gaillarde quelques jours avant l'exode. Les Spingarn louent le manoir d'Eyrignac à Salignac-Eyvigues (Dordogne). Ce sera 20 personnes qui seront réfugiées dans ce manoir vétuste et sans confort.

En septembre 1940, la famille Spingarn rentre à Brive-la-Gaillarde et c'est là qu'Alice donnera naissance à Monique le 3 novembre 1940 avant de rejoindre son mari et sa famille à Caluire-et-Cuire (Rhône).

Odette rejoint les EIF (Eclaireurs Israélites de France) constitué de jeunes réfugiés de Strasbourg et de Paris et en octobre, elle entre au lycée de filles de Brive-la-Gaillarde en seconde.

En 1942, le séjour en ville étant jugé trop dangereux du fait des rafles de plus en plus nombreuses, les Spingarn s'installent à Larche (Corrèze), un village de 600 habitants, à 10 km de Brive-la-Gaillarde.

Le 31 mars 1944, la famille Spingarn est arrêtée par les soldats de la division Brehmer dans le cadre d'une opération contre le maquis du Périgord.

Henry Spingarn est fusillé le lendemain avec deux autres juifs à Saint-Pantaléon-de-Larche.

Germaine et sa fille Odette sont amenées à Périgueux où elles passent trois jours dansles écuries d'une caserne réquisitionnée par les Allemands, puis transférées à Parisle 05/04/1944. Elles arrivent à Drancy le 6 avril et sont déportées vers Auschwitz le 13 avril par le convoi n° 71.

Après trois jours et trois nuits de voyage, elles sont dépouillées de tout, tatouées et mises en quarantaine où elles resteront une dizaine de jours.

Le 24 mai, Germaine décède au Revier (infirmerie).

En juin 1944, Odette est intégrée à une annexe du Kanada où les conditions de survie sont meilleure. Elle survivra à l'enfer et sera rapatriée à Paris le 1er juin 1945.

Odette deviendra assistante sociale et occupera son premier poste au sein de l'OSE (Oeuvre de Secours aux enfants)...

Elle est l'auteur de J'ai sauté du train, fragments, par au Manuscrit, dans la collection Témoignage de la Shoah, 2012.

 

20/02/2013

asso 8007

 


Titre

J'ai sauté du train

J'ai sauté du train

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Auteur   Odette Spingarn  
Édition   Le Manuscrit  
Année   2012  
Genre   témoignage  
Description   En mai 1940, Odette (15 ans) et sa famille quittent Paris pour se réfugier en Corrèze. En 1944, ils sont arrêtés : son père est fusillé ; Odette et sa mère sont déportées depuis Drancy vers Auschwitz-Birkenau, où sa mère décède. En octobre, Odette est transférée comme travailleuse forcée en Saxe. Évacuée en avril 1945 en train par les nazis, elle saute du wagon.
Elle est ensuite sauvée par une Allemande, qui la cache jusqu’à la libération.


Odette Spingarn décrit ici le fonctionnement des différents camps de la "Solution finale" par lesquels elle est passée à partir de son arrestation avec ses parents, le 31 mars 1944, dans un village de Corrèze : la caserne de Périgueux, le camp de transit de Drancy, le camp d'extermination d'Auschwitz II-Birkenau - sa mère y décède -, un de ses sous-camps, le Kanada, où elle trie des vêtements de déportés assassinés, et enfin le camp-usine de Zschopau (Saxe, Allemagne), destination de son transfert du début octobre 1944. A l'approche des Alliés, en avril 1945, les travailleuses forcées sont entassées dans un train à destination d'un camp de la mort. A ce moment-là, Odette prend son destin en main et s'évade en sautant du train. S'ensuit une longue odyssée qu'elle nous relate par le menu. En définitive, elle est sauvée par une femme allemande. A son retour, grâce à sa jeunesse et à son inébranlable optimisme, Odette a su se reconstruire, étudier, mener une carrière et fonder une famille.
 

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Notre Dame de Sion : les Justes (La première religieuse de Sion à recevoir ce titre en 1989 est Denise Paulin-Aguadich (Soeur Joséphine), qui, à l’époque de la guerre, était Ancelle. Depuis, six autres sœurs de la congrégation, ainsi qu’un religieux de Notre-Dame de Sion ont reçu la même marque de reconnaissance à titre posthume. Ils ont agi à Grenoble, Paris, Anvers, Rome. L’action de ces religieuses et religieux qui ont sauvé des Juifs pendant la deuxième guerre mondiale mérite de ne pas être oubliée. Et il y en a d’autres, qui, même s’ils n’ont pas (encore ?) reçu de reconnaissance officielle, ont œuvré dans le même sens, chacun à leur place. )
2 L'histoire des Van Cleef et Arpels (Blog de Jean-Jacques Richard, très documenté. )
3 Résistance à la Mosquée de Paris : histoire ou fiction ? de Michel Renard (Le film Les hommes libres d'Ismël Ferroukhi (septembre 2011) est sympathique mais entretient des rapports assez lointains avec la vérité historique. Il est exact que le chanteur Selim (Simon) Halali fut sauvé par la délivrance de papiers attestant faussement de sa musulmanité. D'autres juifs furent probablement protégés par des membres de la Mosquée dans des conditions identiques.
Mais prétendre que la Mosquée de Paris a abrité et, plus encore, organisé un réseau de résistance pour sauver des juifs, ne repose sur aucun témoignage recueilli ni sur aucune archive réelle. Cela relève de l'imaginaire. )
4 La Mosquée de Paris a-t-elle sauvé des juifs entre 1940 et 1944 ? une enquête généreuse mais sans résultat de Michel Renard (Le journaliste au Figaro littéraire, Mohammed Aïssaoui, né en 1947, vient de publier un livre intitulé L’Étoile jaune et le Croissant (Gallimard, septembre 2012). Son point de départ est un étonnement : pourquoi parmi les 23 000 «justes parmi les nations» gravés sur le mémorial Yad Vashem, à Jérusalem, ne figure-t-il aucun nom arabe ou musulman ?
Il mène une enquête, cherche des témoins ou des descendants de témoins, évoque la figure de Si Kaddour Ben Ghabrit, directeur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris de 1926 à 1954, fait allusion à d’autres personnages qu’il a rencontrés, et plaide pour une reconnaissance mémorielle d’actes de solidarité, de sauvetage, de juifs par des musulmans durant cette période. Et pour leur reconnaissance et inscription sur le mémorial de Yad Vashem.
Cet ouvrage est fréquemment mentionné par voie de presse, avec force sympathie. Mais… rares sont les critiques, positives ou négatives, réellement argumentées. On a le sentiment que ce livre est légitime, généreux, qu’il "tombe" bien en cette période.
C'est ce que le sociologue américain Merton avait repéré dans les phénomènes d'identification et de projection même si le rapport à la réalité est totalement extérieur. Aujourd'hui, l'Arabe musulman, sauveteur de juifs, devient un type idéal auxquels de nombreux musumans ont envie de croire. La réalité n'est pas celle-ci, mais peu importe ! On reproduit la quatrième de couverture du livre (qu'on n'a pas lu), on ose quelques citations d’extraits… Mais personne ne se hasarde à une évaluation de la validité historique de sa teneur. )
5 Paroles et Mémoires des quartiers populaires. (Jacob Szmulewicz et son ami Étienne Raczymow ont répondu à des interviews pour la réalisation du film "Les garçons Ramponeau" de Patrice Spadoni, ou ils racontent leur vie et en particulier leurs actions en tant que résistants. On peut le retrouver sur le site Paroles et Mémoires des quartiers populaires. http://www.paroles-et-memoires.org/jan08/memoires.htm. (Auteur : Sylvia, Source : Canal Marches) )
6 Les grands entretiens : Simon Liwerant (Témoignage de Simon Liwerant est né en 1928. Son père Aron Liwerant, ouvrier maroquinier né à Varsovie, et sa mère Sara née Redler, seront arrêtés et déportés sans retour. )



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