« Si dès la fin 1936, quelques centaines de familles de refugiés espagnoles débarquent à Montauban pour fuir la Guerre civile, ce sont des milliers de républicains qui transitent par la gare de Villebourbon avant de gagner le camp de Septfonds. » Dans ce cortège, Manuel Azaña, président de la République espagnole « après avoir échappé à la Gestapo près du Pyla, parvient dans une ambulance à Montauban. » Finalement mis en résidence surveillée dans une chambre de l'hôtel du Midi à la demande du gouvernement de Vichy, « Azaña à qui l'on refuse un exil au Mexique », meurt d'épuisement, le 3 novembre 1940. « Le préfet Durocher lui refuse des obsèques ostentatoires, la visite du maréchal Pétain deux jours à peine après ses obsèques n'y était, sans doute, pas étrangère ».
Au même moment où le dernier président de la République espagnole découvrait la patrie d'Ingres et de Bourdelle, plusieurs dizaines de milliers de réfugiés de toute l'Europe du Nord, et en particulier des sujets Belges y terminaient également leur course. « Carrefour, Montauban devenait un terminus pour ces milliers d'exilés qui avaient tout quitté pour ne pas revivre les horreurs et exactions allemandes de la Grande Guerre ». Parmi ces réfugiés, « il y avait aussi Mona Lisa, La Joconde de Léonard de Vinci qui échappait au pillage et trouvait refuge avec toute une partie des collections du Louvre et du musée de Versailles dans les épais murs du musée Ingres ».
Au printemps 1944, une partie du 4e régiment SS « Der F¨hrer » de la division Das Reich y est cantonné, avant d’être appelé en Normandie et de commettre de nombreuses exactions et massacres en route, dont celui d’Oradour-sur-Glane. Le Père Leonid Chrol, pope dans la ville, obtint des soldats allemands, ukrainiens pour la plupart, qu'ils quittent Montauban sans effusion de sang.
Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice et se trouve coupée en deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.
Le 10 juillet 1940, l'Assemblée nationale à Vichy vote les pleins pouvoirs à Pétain. La République est abolie.
Les Juifs
Le 3 octobre 1940, le Conseil des ministres de Vichy arrête un "Statut" des juifs. Les préfets de zone sud ont la possibilité d'assigner à résidence ou d'interner les "ressortissants étrangers de race juive".
A partir de janvier 1941, le ministère de l'Intérieur créé au camp de Septfonds un centre d'internement pour les "étrangers en surnombre dans l'économie française".
Le 26 août 1942, lors de la rafle des Juifs étrangers en zone non occupée par les forces de police et de gendarmerie française, 173 personnes sont arrêtées en Tarn-et-Garonne.
Mgr Pierre-Marie Théas, évêque de Montauban, rédige une lettre de protestation suite aux rafles du département et sur le respect de la personne humaine qui sera lu lors des messes du 30 août. "... Dans nos régions, on assiste à un spectacle navrant : des familles sont disloquées ; des hommes et des femmes sont traités comme un vil troupeau, et envoyés vers une destination inconnue, avec la perspective des plus graves dangers" et critique les mesures antisémites qui "sont un mépris de la dignité humaine, une violation des droits les plus sacrés de la personne et de la famille"».
Le 11 novembre 1942, la zone libre est envahie et le département est occupé.
Marcel Guerret
Maire-adjoint de Montauban démissionne fin 1940
Cultes à Montauban
Élie-Antoine Durand
Évêque de Montauban ( 1935-1940 ) Pierre-Marie Théas
*
Évêque de Montauban ( 26/07/1940-17/02/1947 ) Louis de Courrèges d'Ustou
*
Évêque de Montauban ( 1947-1970 ) Nommé Juste parmi les Nations
1 Familles réfugiées à Montauban[Compléter] Famille Desgranges - L’abbé Jean Desgranges, ecclésiastique, député du Morbihan, fut caché à La Molle par Mgr Théas*, évêque de Montauban. Il était poursuivi par la Gestapo pour avoir osé dire du haut de la Chambre des députés qu’Hitler était un gangster. Familles arrêtées (Montauban)[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.
16/03/1943 -Manifestation à la gare de Villebourbon, contre le départ d'un train de requis au STO. 24/07/1944 -Quatre des résistants arrêtés par les Allemands à Montricoux, André Castel, Henri Jouanny, André Huguet et Michel Melanov, sont pendus à Montauban.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Les Juifs réfugiés à Varennes durant la Seconde Guerre mondiale , Le Tambour de Varennes n° 2323 pages,
réalisation 2012 Auteur :
Régis Pinson
- terminal
Après le colloque sur la lettre de protestation du 26/08/1942 de Mgr Théas, évêque de Montauban, le travail de mémoire et d’histoire se poursuit. Le Tambour de Varennes printemps-été 2012, n° 23, est en grande partie consacré au sort des Juifs réfugiés à Varennes.
Mes parents: le Pasteur Louis Poulain et son épouse Madeleine Atger ont hébergé une jeune fille juive en 1944.Ma famille vivait rue Léon de Maleville à Montauban. Nous étions 4 enfants : Eric(14ans), Yves(11ans), Violette(8ans) et moi-même Francis(3ans). Mon père a été le Pasteur de l'Eglise Réformée Evangélique de Montauban de 1941(ou 1942)jusqu'au début des années 50. Cette jeune fille avait été confiée à mes parents par le Docteur Simone Schmidt qui était aussi notre médecin de famille. Officiellement elle s'appelait Monique Richez ou Richiez ou Richer...
Elle n'est pas restée très longtemps chez nous.
Simone Schmidt est venue la rechercher en disant :" Ca devient dangereux, il faut partir".
Depuis, nous n'avons eu aucune nouvelle, nous avons quitté Montauban pour Aix en Provence.
J'aimerais savoir si des archives du réseau de Simone Schmidt existent et s'il serait possible de retrouver la trace de cette jeune fille.
Nous savons que Simone Schmidt a aidé de nombreux
Juifs grâce à son réseau de sauvetage. Existe-t-il des documents à ce sujet?
Merci.
[répondre]
Louis Boucoiran
(1937 - 1940) Louis Maurice Casimir Boucoiran, préfet du Tarn-et-Garonne
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
Albert Durocher
(1940 - 1941) Albert Lucien Jules Durocher, préfet du Tarn-et-Garonne
François Martin
(1941 - 1943) François Louis Alfred Martin, député de l'Aveyron de 1936 à 1940. Issu d’une famille protestante de Millau, il vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et entre au Conseil national de Vichy. Nommé préfet du Tarn-et-Garonne, il démissionne fin 1943 et rejoint la Résistance. (06/09/1900 à Millau-20/04/1964 à Millau)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
Maurice Vincent
(1944 - 17/11/1944) Maurice Paul Vincent, préfet du Tarn-et-Garonne, suspendu de ses fonctions le 17 novembre 1944.
Auguste Rouanet
(21/08/1944 - 21/03/1946) Auguste Jacques Joseph Rouanet, désigné préfet du Tarn-et-Garonne à titre provisoire par le commissaire de la république de la région de Toulouse le 21 août 1944, délégué dans les fonctions le 18 novembre 1944. Fin de délégation le 21 mars 1946.
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