Direction : Shatta et Bouli Simon Personnel : Jules Alter (sept 1940 à 1942) Fanny Alter, monitrice Jacob Gordin, enseignant de philosophie juive et d'histoire de la pensée juive Georges Lévitte, enseignant d'hébreu et de judaïsme Histoire
Les Éclaireurs israélites de France, mouvement scout dirigé par Robert Gamzon, venaient d'ouvrir dans le Lot leur première maison d'enfants à Saint-Céré.
Le 5 décembre 1939, la colonie déménage à Moissac. La direction est confiée à un couple hors du commun, Shatta et Bouli Simon, assistés de chefs scouts qui n'avaient pas vingt ans.
En plus des enfants réfugiés et orphelins, la maison de Moissac accueille aussi des adultes, notamment des intellectuels frappés par les lois antisémites de Vichy. Certains, chassés des universités, de Polytechnique, de l'École des Chartes, de celle des Mines, seront les enseignants de Moissac.
L’institution recueille, éduque et perpétue une identité "juive".
Shatta et Bouli ont constitué et organisé, pendant cette trouble et dangereuse période, l'un des réseaux les plus extraordinaires de sauvetage d’enfants.
Fin 1943, prévenue de l'imminence d'une rafle de la Gestapo par le commissaire de police de Moissac, la colonie fut dispersée en à peine 15 jours, grâce au réseau des Justes de Moissac, dans des lycées, des centres d'apprentissage, des couvents ou chez des fermiers. Beaucoup de jeunes adultes juifs s'engagèrent alors dans la Résistance, rejoignant la compagnie Marc-Haguenau, dans le maquis de la Montagne noire.
La colonie a quitté la maison de la place du Vieux-Port (son nom aujourd'hui) pour s'installer presque en face, dans le Grand Moulin.
6 Familles hébergées, cachées ou sauvées à la Maison de Moissac[Compléter]
1942 / 1945 Famille Braunstein - Marcel, né en 1922, est accueilli à Moissac après l'arrestation de ses parents en septembre 1942.
10/1942 Famille Dembak - Anne est convoyée du Raincy en zone sud et placée à la maison de Moissac.
05/12/1939 Famille Glazman - Wolf Glazman a 12 ans, en septembre 1939, lorsque sa mère décide de le mettre à l'abri à Saint-Céré. Le 5 décembre 1939, la colonie déménage à Moissac.
1943 Famille Mangel - Marcel Mangel, qui deviendra le Mime Marceau, résistant, est à Moissac en 1943. Il suit des cours de peinture à l'école des beaux-Arts de Limoges.
1940 Famille Rajchman - Georges séjourne à Moissac de septembre 1940 à la dispersion de la maison.
1943 / 1945 Famille Ribowski - David, Bella et Nicolas, né en 1939, sont pris en charge par Shatta et Bouli Simon à Moissac après l'arrestation et la déportation de leurs parents. Familles arrêtées (Maison de Moissac)[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.
Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Le camp de Septfonds : 60 ans d’histoire et de mémoire (revue arkheia, n°5-6, 2002. ) 2 (Durant la seconde guerre mondiale, Shatta et Bouli ont dirigé une maison-refuge pour les enfants juifs de France. Ils ont constitué et organisé, pendant cette trouble et dangereuse période, l'un des réseaux les plus extraordinaires de sauvetage d’enfants. Le réalisateur Nicolas Ribowski, avec son frère et sa sœur, va rejoindre la Maison des Eclaireurs Israélites de France à Moissac. Là-bas, "on a sauvé ma vie et mon âme… ". 8 mai 2004, 200 de ces enfants vont se retrouver sur la place principale de Moissac. Tous orphelins, ils ont entre 65 et 80 ans et vont inaugurer une place en l’honneur de Shatta et Bouli Simon. Ce couple qui leur a sauvé la vie, à tous, entre 1939 et 1945.
Ce documentaire retrace, à travers l'histoire du réalisateur, la grande Histoire de la maison de Moissac ainsi que le destin de Shatta et Bouli Simon. Ce film est un cheminement vers le passé, à la recherche des souvenirs et de la reconstruction d’une certaine mémoire collective, en hommage à Shatta et Bouli Simon. )
Chronologie[Ajouter]
Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Les Juifs réfugiés à Varennes durant la Seconde Guerre mondiale , Le Tambour de Varennes n° 2323 pages,
réalisation 2012 Auteur :
Régis Pinson
- terminal
Après le colloque sur la lettre de protestation du 26/08/1942 de Mgr Théas, évêque de Montauban, le travail de mémoire et d’histoire se poursuit. Le Tambour de Varennes printemps-été 2012, n° 23, est en grande partie consacré au sort des Juifs réfugiés à Varennes.
Notes
- 1 - Catherine Lewertowski dans Morts ou juifs cite le chiffre de 500 enfants cachés à Moissac.
*** Monique Richer ou Richiez...a-t-elle été reçue à la Maison de Moissac?
En 1944, mes parents ont accueilli chez nous une jeune fille juive qui se faisait appeler Monique Richer (ou Richez ou Richiez). Elle avait été confiée à mes parents par le Dr Simone Schmidt. Mon père était le Pasteur Louis Poulain qui a exercé son ministère à Montauban de 1941 à 1950. Melle Schmidt est venue la rechercher car "cela devenait dangereux". Nous n'avons plus eu de nouvelles. Aurait-elle pu se réfugier à la Maison de Moissac? Elle devait avoir au moins 17 ans quand elle était chez nous.
Si vous avez un indice, merci de me le communiquer.
Bien cordialement
[répondre]
Louis Boucoiran
(1937 - 1940) Louis Maurice Casimir Boucoiran, préfet du Tarn-et-Garonne
Léopold Chénaux de Leyritz
(25/06/1940 - 24/01/1944) Léopold Marie Frédéric Chéneaux de Leyritz, Préfet de Haute-Garonne et préfet régional de la région de Toulouse à partir de 1941 (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1896-1970)
Albert Durocher
(1940 - 1941) Albert Lucien Jules Durocher, préfet du Tarn-et-Garonne
François Martin
(1941 - 1943) François Louis Alfred Martin, député de l'Aveyron de 1936 à 1940. Issu d’une famille protestante de Millau, il vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain et entre au Conseil national de Vichy. Nommé préfet du Tarn-et-Garonne, il démissionne fin 1943 et rejoint la Résistance. (06/09/1900 à Millau-20/04/1964 à Millau)
André Sadon
(24/01/1944 - 06/02/1944) André Paul Sadon, Préfet régional de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1891-1965)
Jean Cassou
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1897-1981)
Pierre Berteaux
(1944 - 1946) Pierre Félix Berteaux, Commissaire régional de la République de la région de Toulouse (Ariège, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Lot-et-Garonne, Tarn et Tarn-et-Garonne et les parties non occupées des Basses-Pyrénées, de la Gironde et des Landes (1907-1986)
Maurice Vincent
(1944 - 17/11/1944) Maurice Paul Vincent, préfet du Tarn-et-Garonne, suspendu de ses fonctions le 17 novembre 1944.
Auguste Rouanet
(21/08/1944 - 21/03/1946) Auguste Jacques Joseph Rouanet, désigné préfet du Tarn-et-Garonne à titre provisoire par le commissaire de la république de la région de Toulouse le 21 août 1944, délégué dans les fonctions le 18 novembre 1944. Fin de délégation le 21 mars 1946.
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