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Nièvre

Région :
Bourgogne-Franche-Comté
Carte du département

Préfecture :
Nevers

Préfets :
Pierre Luca
(05/1937 - 09/1940) né Pierre Henry Janvier Luca
André Sadon
(09/1940 - 07/1942) André Paul Sadon, Préfet de la Nièvre (1891-1965)
Maurice Dortel, secrétaire général de la préfecture de la Nièvre à partir de mai 1942

Alfred Hontebeyrie
(1941 - 1941) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1895-1969)
Charles Donati
(1941 - 1943) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (né en 1891)
Robert Milliat
(09/1942 - 09/1943)
Robert Milliat
(27/10/1942 - 21/09/1943) Préfet de la Nièvre
(07/1943 - 30/12/1943) Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie), révoqué par Vichy et recherché par la Gestapo pour son activité de résistant.
Louis Dramard
(21/09/1943 - 02/1944) né Louis Marie Charles Dramard, préfet de la Nièvre
Georges Bernard
(1944 - 1944) Georges Albert Maurice Bernard, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1890 - 1953)
Henry de Beaumais
(02/1944 - 09/1944) Préfet de la Nièvre
Jean Bouhey
(03/1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1898-1963)
Robert Jacquin
(09/1944 - 01/1946)
Jean Mairey
(1945 - 1946) Jean Marie Albert Mairey, Commissaire régional de la République par intérim de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1907-1982)

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Département de la Nièvre en 1939-1945


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Histoire

Les indésirables

Dès 1934, le quotidien Paris-Centre s’en prend aux "étrangers grandement indésirables qui n’auraient jamais dû être tolérés chez nous"1 pour dénoncer les porteurs de faux papiers Mendel Lachmanovitz, Samuel Borenstein, Maïer Weider et Herch Ryzman interpellés dans le département.
Avec le développement du chômage, la stigmatisation des étrangers qui "viennent manger le pain des Français" prend une tournure aggressive.
L’Effort Commercial, diffusé dans la Nièvre, quant à lui publie régulièrement des histoires comiques antisémites, dont les héros Jérémie et Abraham organisent de fausses faillites et incite les Français à acheter français.

09/08/2010

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Les Républicains Espagnols

Le 27 janvier 1939, les Nationalistes espagnols prennent Barcelone. Paris-Centre soutient Franco et accable les Républicains.
Le journal fera paraître des commentaires hostiles lors de l'arrivée de 650 réfugiés espagnols à Nevers. 67 d'entre eux seront acheminés sur Decize puis hébergés à Dornes.

Le samedi 25 février, un nouveau train arrive à Nevers avec 300 réfugiés espagnols.

09/08/2010

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6 avril 1939

Albert Lebrun est réélu Président de la République le 6 avril.

09/08/2010

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La drôle de guerre

L'Allemagne nazie envahie la Pologne le vendredi 1er septembre 1939
La mobilisation générale est annoncée.

520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.

La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre.

Dans la Nièvre, la préfecture réglemente l'éclairage en temps de guerre.

Des réfugiés arrivent dans la Nièvre. Des communes sont mobilisées et aménagent des lieux pour les accueillir.
Deux trains de réfugiés arrivent à la gare de de Decize le 4 septembre 1939. Les réfugiés sont répartis entre les communes de Decize, Champvert, La Machine, Dornes et Avril-sur-Loire. Des autos et des cars sont réquisitionnés pour les acheminer.
A La Machine, ils sont environ 500, qui s'ajoutent aux 53 enfants réfugiés déjà présents; ils seront logés provisoirement dans les écoles.
A Champvert, ils sont 200. Le maire déplore de ne disposer que de "quelques logements abandonnés, insalubres, d’écuries et de granges".2

Dans tout le département, des Comités d'Entraide confectionnent des colis pour les soldats partis au front.

Le 20 mars 1940, le cabinet Daladier démissionne. Paul Reynaud est chargé de former un nouveau cabinet qui sera investi par 268 voix contre 156 et 111 abstentions.

Le 4 avril 1940, Winston Churchill est nommé ministre de la défense du Royaume-Uni avec des pouvoirs accrus.

Le 9 avril, les Allemands envahissent le Danemark et la Norvège.
Le 19 avril, le gouvernement néerlandais décrète l’état de siège.
Le 20 avril, les troupes françaises débarquent en Norvège.

L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg, pourtant neutre, et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Plusieurs villes du Nord et Colmar sont bombardées.

Le 18 mai 1940, Paul Reynaud renforce son gouvernement : M. Mandel est nommé Ministre de l’Intérieur, M. Daladier aux Affaires Étrangères et le Maréchal Pétain Ministre d’État. Le Président du Conseil proclame : "i<>La situation est grave, mais non désespérée".

Le 3 juin 1940, Paris est bombardé par les avions allemands. Bilan : 254 morts.
6 juin 1940, le colonel de blindés Charles de Gaulle, 49 ans, entre au gouvernement comme sous-secrétaire à la Défense Nationale, avec le grade de général.

La gare de Sens est bombardée le 7 juin 1940.

Le 10 juin, l’Italie déclare la guerre à la France et à l’Angleterre.

Le gouvernement désemparé se replie de Paris à Tours le 10 juin. La France est envahie. C’est l’exode vers le sud.
Le 13 juin le gouvernement arrive à Bordeaux.
Le président du Conseil, Paul Reynaud, est contraint de démissionner.

Le 14 juin 1940, les premières troupes allemandes venant de Troyes ou de Romilly-sur-Seine, pénètrent dans le département.

Le samedi 15 juin, l'armée allemande s'est emparée de Sens, Joigny et Auxerre.
Le 16 juin, le 14e Panzerkorps arrive à Clamecy et se dirige vers Nevers.
La Luftwaffe bombarde le pont de Cosne-sur-Loire. D'autres unités allemandes remontent la Loire depuis Orléans.

Des centaines de réfugiés traversent le département, fuyant devant l'avancée de l'armée ennemie tandis que des Nivernais partent se réfugier à la campagne. Ils regagneront la Nièvre après l'armistice.

L'armée française affaiblie doit protéger les points stratégiques : Nevers, les ateliers de Vauzelles, le dépôt militaire de Garchizy, le dépôt de carburant de Gimouille, les usines de Guérigny et d’Imphy, la gare de Saincaize et les ponts.

11/08/2010

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L'Occupation et la collaboration

L’attaque du 10 mai 1940 et la défaite tirent le pays de sa torpeur confiante. Les routes sont encombrées par des réfugiés qui tentent de passer la Loire.

Les Allemands suivent de près : ils sont à Pougues-les-Eaux et Château-Chinon le 16 juin, le 17 à Nevers.

Les avions Stukas affolent les populations, les combats sont rares, les soldats en grand nombre sont faits prisonniers. Le Frontstalag 154 est provisoirement ouvert à Fourchambault.

Depuis le 14 juin 1940, les troupes allemandes défilent à Paris, sur les Champs-Élysées. La Nièvre est occupée en totalité dès la mi-juin 1940 par les soldats allemands. Dès le 17 juin sont placardées des affiches qui garantissent la sécurité des populations civiles. La vie continue, oui mais une vie à l’heure allemande : Populations abandonnées, faites confiance au soldat allemand ! Le 20 les Allemands sont à Brest, le 22 à La Rochelle, à Lyon...

Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice. Le maréchal Pétain forme un nouveau gouvernement et obtiendra les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie.

Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands. La ligne de démarcation traverse treize départements sur 1 200 km : Ain, Allier, Charente, Cher, Dordogne, Gironde, Indre-et-Loire, Jura, Landes, Loir-et-Cher, Pyrénées-Atlantiques, Saône-et-Loire, Vienne. La Nièvre est située en zone occupée.

Pendant quatre ans le département, agrandi du nord de l’Allier, dépend de la région Nord-Est (Dijon). Il occupe une position stratégique qui explique la présence de forts contingents allemands à Nevers, Cosne, Decize, Château-Chinon, Clamecy, Pougues-les-Eaux.

La ligne de démarcation suit l’Allier, passe au Veurdre, à Apremont. La Nièvre occupe une position clé sur l’axe des voies nord-sud (Clermont-Vichy-Paris, la RN7) et est-ouest (Clamecy-Auxerre). L’outil industriel est de gré ou de force mis au service de l’Allemagne (Guérigny, Imphy, Prémery, Varennes-Vauzelles…), il en est de même pour les ressources agricoles.3

Le 12 décembre 1940, les communes sont informées que les maires des municipalités de plus de 2 000 habitants seront nommés par le Ministre de l’Intérieur Peyrouton.

A Nevers de nombreux bâtiments ont été réquisitionnés. La Feldkommandantur (état-major de campagne) est installée à l’Hôtel de France, la Standtkommandantur (état-major de la place) à la Caisse d’épargne, la Feldgendarmerie rue Pasteur : interdictions, avertissements, réglementations se multiplient sur les murs et dans les journaux.

Le 11 novembre 1942, la France entière est occupée, suite au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord.

L’amiral Darlan est déchu de ses fonctions et remplacé par Pierre Laval, revenu au pouvoir en avril 1942, avec les pleins pouvoirs.

28/12/2012

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Les Juifs de la Nièvre

Le 3 octobre 1940, le premier statut des Juifs rédigé par Laval est adopté par l'État français et soutenu par le journal Paris-Centre qui publient une série d'articles virulents.
Les citoyens juifs français sont exclus de la fonction publique, de l'armée, de l'enseignement, de la presse, de la radio et du cinéma. Les Juifs "en surnombre" sont exclus des professions libérales.
"Est regardé comme Juif toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif".
1 064 instituteurs et professeurs juifs vont ainsi perdre leur poste (408 en zone occupée et 656 en zone libre).
Dès le 19 octobre 1940, sur leurs cartes d'identité est apposé un cachet rouge portant la mention "Juif" ou "Juive".
Ils ont interdiction de fréquenter certains lieux ouverts au public (cinémas, théâtres, auberges, cafés, marchés, foires, bibliothèques, musées, concours sportifs, piscines, jardins publics, etc.).

En 1940, 204 juifs sont recensées par la préfecture, qui vivent essentiellement à Nevers depuis longtemps.

Le "Second statut" institué par les autorités de Vichy et rédigé par Vallat le 2 juin 1941, abroge celui du 3 octobre 1940 et redéfinit le statut des Juifs et de nouvelles interdictions professionnelles.
Les Juifs sont obligés de se faire recenser en zone occupée et en zone libre. Ils doivent obligatoirement déclarer aux autorités leur lieu précis de résidence, leur profession, leur état de famille et l'estimation de leurs biens sous peine de pénalités ou d'internement en "camps spéciaux" en cas d'infraction.

Le 29 mai 1942, la 8e ordonnance allemande, parue le 1er juin) institue le port de l’étoile jaune obligatoire pour les juifs âgés de plus de six ans en zone occupée à partir du 7 juin 1942.

Certains tentent de franchir la ligne de démarcation. Nombre d'entre eux sont arrêtés par la Feldgendarmerie et internés à la prison de Nevers ou au Fort de Hauteville.

La rafle du 13 juillet 1942
Quarante-six hommes du chantier de Aunay-en-Bazois et une quarantaine de personnes à Nevers, Fourchambault, Saint-Pierre-le-Moûtier, Saint-Éloi, et Clamecy, tous recensés, doivent être raflés parce que juifs.
Il s'agit essentiellement de Juifs étrangers, nés en Pologne et en Autriche, âgés de 16 à 45 ans.

Douze juifs étrangers sont arrêtés à Nevers. À Aunay-en-Bazois, ce sont seize hommes qui seront raflés.

Au total, trente-deux personnes sont raflées et envoyés à l'école du Parc, sous la surveillance de la gendarmerie, où ils passent la journée et la nuit.
Ils quittent Nevers le 14 juillet à 3 h 30 pour le camp de Pithiviers et sont déportés vers Auschwitz le 17.

Seule Rachel Markus, médecin à l'hôpital d'Auschwitz, reviendra du camp libéré le 11 février 1945.4

La rafle d'octobre 1942
Le préfet de la Nièvre demande aux maires de fournir la liste des juifs de leurs communes.
Une liste départementale établie le 5 octobre 1942 recense 195 individus dont 109 de nationalité française.
Cette liste servira à livrer aux nazis plus de 10 000 juifs, arrêtés par la police française sur tout le territoire national.

Le 15 octobre, la gendarmerie arrête vingt-sept juifs étrangers ou apatrides dans le département, dont dix-huit qui étaient déjà internés dans un chantier de travail à Aunay-en-Bazois.
Le lendemain ils sont conduit à la gare de Nevers puis internés à Drancy avant d'être déportés.5

La rafle de janvier 1943
En janvier 1943, une seconde liste est demandée aux maires en vue d'une nouvelle rafle.

La rafle de février 1944
En février 1944, une nouvelle rafle dans la Nièvre concerne tous les Juifs, français ou étrangers.

Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, sont pourchassés et persécutés parce que Juifs. Ils seront massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront.

Le total des déportés raciaux arrêtés dans la Nièvre est estimé à 105, pour toute la durée de la guerre. 8 seulement sont rentrés. Le chiffre total des déportés de la Nièvre envoyés dans des camps de concentration s'élève à 413 personnes, dont 234 ne sont pas rentrées.6

Près de 76 000 Juifs dont plus de 11 000 enfants seront arrêtés et déportés de France, dont 38 000 à Paris.

22/09/2010

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Les proscrits du régime

Les communistes
Les Communistes, considérés comme "indésirables" sont pourchassés.
Début décembre 1940, 34 perquisitions dans la Nièvre vont aboutir à 15 arrestations et 12 internements.
Fin décembre 1940, suite à des tracts communistes trouvés dans plusieurs villes de la Nièvre d'anciens dirigeants et sympathisants communistes sont internés.

Les Tsiganes
Les Tsiganes sont internés dans les camps français.

Les Francs-maçons
Les Francs-maçons considérés comme "indésirables" sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration, pourchassés, arrêtés et internés.

21/08/2010

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Les années noires

La collaboration et le respect des conventions d’armistice tournent en effet au pillage (taux de change exorbitant, réquisitions, livraisons diverses au Reich) et entraînent une pénurie générale. Le département est lourdement mis à contribution. Le Nivernais comme ses compatriotes vit le temps des rutabagas. Longues files d’attente aux portes des magasins, carnets et tickets d’alimentation, communiqués et bons conseils dans les journaux (Economisez !) font partie du quotidien. La vie est plus dure à Paris qu’en province, en zone Nord qu’en zone Sud, en ville qu’à la campagne ! Seuls ceux qui en ont les moyens peuvent améliorer l’ordinaire grâce au marché noir.

Et puis il y a d’autres difficultés. Rares sont les familles qui ne comptent pas un prisonnier en Allemagne (11 600 Nivernais en 1940, 8872 encore en 1944).

A partir de la fin de 1942 s’y ajoutent les travailleurs réquisitionnés pour le Service du Travail Obligatoire. Les Allemands exigent 1800 manoeuvres en novembre 1942, 1880 travailleurs en janvier 1943…  Au total plus de 3000 Nivernais partent.

Ajoutons les arrestations, la peur, les bombardements qui font de nombreuses victimes (167 morts, 136 blessés, 4512 sinistrés à Nevers le 16 juillet 1944 ; à Neuvy, 43 morts le 17)… Ce sont des années de deuil.

Aussi, pour oublier un quotidien pénible, les Français vont au cinéma. Malgré la censure et des actualités que l’occupant exige de projeter toutes lumières allumées, jamais les salles n’ont été aussi pleines qu’en 1942-1943.

27/12/2012
Lien : La Nièvre à l'heure allemande

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La Résistance

De Gaulle appelle à la résistance et prédit la défaite finale du nazisme. Rares sont ceux qui l’entendent, plus rares encore sont ceux qui le croient. La France est vaincue, la guerre paraît finie. Quarante millions de pétainistes attendent la paix… Et pourtant, dès l’été 1940, apparaissent des actions de résistance comme celles menées aux ateliers de Varennes-Vauzelles. Mais résister comment ?

On fait généralement la distinction entre les réseaux, petits, tournés vers l’action directe, et les mouvements, plus vastes et politiques, diffusant des journaux. Les principaux mouvements de la zone Sud sont le Mouvement de Libération Nationale (Combat), Libération, Franc-tireur. En zone Nord on trouve : Défense de la France, Libération Nord, l’Organisation Civile et Militaire. Les mouvements communistes jouent un rôle prépondérant à partir de 1941. De Londres, le général de Gaulle cherche à unifier cette résistance, unité réalisée par Jean Moulin avec la création du Conseil National de la Résistance en mai 1943.

Les actions diverses allant du renseignement au sabotage prennent de l’ampleur surtout à partir de 1942 (premier déraillement à Saint-Eloi). Les menaces contre les collabos se précisent. En mars 1943, la Résistance est à deux doigts d’éliminer Marcel Déat dans sa maison d’Arbourse. Peu à peu les tracts sont remplacés par des journaux qui diffusent des nouvelles des alliés. La Résistance s’enhardit jusqu’à enlever certains des siens à l’hôpital de Nevers en 1943. Les Allemands sont sur leurs gardes, la Nièvre est classée en Zone rouge. La Gestapo, les polices spéciales de Vichy arrêtent et torturent à l’Ecole Normale de filles, boulevard Victor Hugo. Trente-deux résistants sont fusillés à Nevers, onze à Cosne-Cours-sur-Loire.

Lors du débarquement allié en Normandie (6 juin 1944) le Morvan compte une trentaine de maquis dont les effectifs totaux approchent les dix mille hommes au moment de la Libération.

L’armée allemande prend en août 1944, conscience de la nécessité de replier ses troupes du sud-ouest de la France en passant par le Morvan, en raison de la pression de l’armée de Patton (au nord) et d’un débarquement probable des alliés en Méditerranée. C’est pourquoi les troupes d’occupation tentent de faire sauter le verrou que constituent trois importants maquis de la région de Saint-Saulge (maquis Julien, Daniel et Mariaux) : ce sera du 12 au 17 août la bataille de Crux-la-Ville.

28/12/2012
Lien : La Nièvre à l'heure allemande

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Les Maquis

Nombreux dans la Nièvre, c’est d’abord à eux que l’on pense quand on évoque la Résistance. Pourtant leur naissance est tardive : les premiers apparaissent pendant l’hiver 1942-1943. Leur développement est lié à l’afflux de recrues souvent inexpérimentées qui fuient le Service du Travail Obligatoire.

Pour survivre, le maquis, formé de quelques hommes qui se cachent, doit être discret et mobile. Il faut vivre sur le pays. L’hiver 1943-1944 sera particulièrement difficile à cet égard. Mal armés, les maquisards évitent le plus possible l’affrontement. Leur premier problème est le ravitaillement. Quand ils interviennent, c’est d’abord par l’embuscade, le coup de main ou le raid. Ensuite, ils disparaissent dans la nature avec la complicité de la population locale.

A partir de mai 1944, les effectifs explosent. On dénombre 48 maquis totalisant 11600 membres en septembre1944 (le maquis Bernard en compte 1500 !). Avec des chef remarquables comme le jeune Roland Champenier (Franc Tireur Partisan), ils tiennent en échec les Allemands qui utilisent pourtant des moyens conséquents pour sécuriser leur repli (batailles de Donzy, Crux-la-ville, août 1944). L’état-major allié a fixé aux maquis la mission de gêner les regroupements de force, les déplacements vers la Normandie puis le nord de la France. Le Morvan où quelques SAS ont été parachutés avec du matériel devient le coeur-résistant du département, Ouroux sa capitale provisoire.

Dans leur retraite, les Allemands, excédés par l’incessante guérilla, font des exemples : quelques maquis sont nettoyés (maquis Chaumard : 22 tués en juillet 1944), des villages sont détruits (Montsauche, Arriaux, Planchez), des massacres de civils sont perpétrés (Dun-les-places le 26 juin, Sainte-Colombe en juillet).

27/12/2012
Lien : La Nièvre à l'heure allemande

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1944 : la Libération

Le 12 septembre 1944 paraît le premier numéro du Journal du Centre sous le titre éphémère de La Nièvre Libre qui remplace le pétainiste Paris-Centre. La Nièvre est alors totalement libérée par les maquisards, très actifs depuis l’été 1944 et ayant délivré Lormes le 19 août, Clamecy le 23, Cosne-Cours-sur-Loire le 24, Nevers entre le 5 et le 8 septembre, Luzy le 10. A Nevers, les résistants, Roland Champenier à leur tête, défilent le 9 septembre.

Les Allemands ont évacué, non sans de nombreux accrochages, le département vers le nord-est, se repliant lentement en juillet-août devant les forces alliées qui remontent du sud de la France (débarquement le 15 août) et qui descendent du nordouest. Les premières jeeps alliées atteignent alors Cosne-Cours-sur-Loire, d’autres remontent vers Moulins et Saint-Pierre-le-Moûtier. Le gros des forces allemandes suit la route Clamecy-Auxerre et évite le coeur du Morvan. Des unités importantes cherchent à franchir la Loire : c’est ainsi que le 12 septembre, 2000 Allemands sont faits prisonniers à Saint-Pierre-le-Moûtier.

Septembre 1944 : la libération est marquée par des fêtes mais cette année a été la plus brutale, la plus meurtrière des années noires. Le bilan global de la guerre est lourd pour le département : 776 morts au combat, otages ou victimes, plus de 1000 internés, 413 déportés dont 234 ne reviennent pas.

Les lendemains

L’ordonnance du 4 août 1944 rétablit la légalité républicaine.

Loin d’être la fin des privations, la Libération marque seulement la dernière étape avant la victoire. La guerre continue, le rationnement est maintenu quelques années encore. Un nouveau personnel issu de la Résistance s’installe partout, dans une ambiance festive, où les débordements menacent. Une cour de justice met fin aux jugements expéditifs (novembre 1944). Les Forces Françaises de l’Intérieur ont le choix entre être désarmées ou s’engager dans la nouvelle armée française. Les collaborateurs et responsables français sont jugés légalement : Philippe Pétain est condamné à mort en 1945 puis gracié ; Pierre Laval, lui, est exécuté ; le Nivernais Marcel Déat, plus chanceux, trouve une cachette dans un couvent en Italie.

Plus que de la capitulation allemande du 8 mai 1945, c’est de la date de la libération de leur ville, de leur département, de leur pays dont se souviennent les citoyens nivernais. C’est encore le Chef de la France libre qui est acclamé par une immense foule en liesse le 13 juin 1948 à Nevers alors que Charles de Gaulle n’est plus au pouvoir depuis deux ans. Le 19 septembre 1954, Pierre Mendès-France et François Mitterrand inaugurent le monument de la Résistance, face à la Préfecture et à l’ancienne Feldkommandantur.7

27/12/2012
Lien : La Nièvre à l'heure allemande

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Toutes les communes de la Nièvre

Les camps et les lieux d'internement de la Nièvre

114-10e CTE Nevers 58000 Nevers
Centre Nevers 58000 Nevers
CT Aunay-en-Bazois 58110 Aunay-en-Bazois
École Normale de Nevers 58000 Nevers
Frontstalag 154 Fourchambault 58600 Fourchambault
Prison de Nevers 58000 Nevers

Les lieux de sauvetage de la Nièvre

Maison d'enfants de Châtillon-en-Bazois 58120 Château-Chinon Ville

Les 35 Justes parmi les Nations de la Nièvre


4 Familles hébergées, cachées ou sauvées de la Nièvre[Compléter]

Decize (http://histoiresdedecize.pagesperso-orange.fr/PDF/)

1941 - 1942 Famille Ghidale - Marthe, née le 14 mai 1926 à Paris, et Louis Ghidale, né le 4 avril 1931 à Paris sont hébergés à Decize par M. et Mme Émile Lejeune. Leur père vient les chercher l’année suivante. Ils seront arrêtés et déportés sans retour avec leur mère Nese (ou Netti) Ghidale, née le 11 mai 1903 à Galati(Roumanie) par le convoi n° 37, parti de Drancy le 25 septembre 1942 et arrivé à Auschwitz le 27 septembre 1942. Leur père, Albert Ghidale, tailleur, né le 4 octobre 1901 en Roumanie, sera déporté sans retour de Drancy vers Auschwitz le 13 avril 1944 par le convoi n° 71.

Glux-en-Glenne

03/09/1941 - 28/12/1941 Famille Czarnobroda - Jacques est caché chez Édouard Félix* et Francine Bondoux* à Glux-en-Glenne du 3 septembre 1941 au 28 décembre 1941.

Nevers

1944 Famille Roos - Daniel Roos, âgé de 12 ans et sa sœur qui a 18 ans, deux enfants Juifs que leur famille souhaite éloigner de Paris et des rafles, sont envoyés par leur oncle chez le représentant de celui-ci, M. Branlard. M. et Mme Branlart, un couple âgé à Nevers, sans enfant, les accueille chaleureusement durant environ deux mois.

Préporché

02/1942 Famille Peker - Jacqueline, née le 1er juillet 1936 au Lilas (93), est cachée parce que juive, à partir de février 1942, chez Mme Teyssèdre, qui possède une petite ferme à Préporché. Elle y restera à l'abri jusqu'à la Libération.


14 Familles arrêtées dans le département [Compléter]


Famille Brodi - Bernard Brodi, né en 1903 à Budapest, tapissier à Paris est réfugié dans la Nièvre. Arrêté parce que juif, il est déporté sans retour vers Auschwitz. Il décèdera pendant la "Marche de la mort" entre Auschwitz et Dachau en 1945.

Chantenay-Saint-Imbert
02/09/1942 Famille Grass - Joseph Grass, facteur de Chantenay, est arrêté le 2 septembre 1942, soupçonné par les allemands de faire passer clandestinement la ligne de démarcation (Archives de la Nièvre).

Château-Chinon Ville
Famille Lévy - Robert Emmanuel Lévy, né le 9 juillet 1885 à Malzeville (Meurthe-et-Moselle) est réfugié à Château-Chinon. Arrêté parce que juif, il est déporté sans retour vers Auschwitz.

Ciez
05/05/1944 Famille Prêtre - Émile, maire du village de Ciez, est arrêté le 5 mai 1944 et déporté sans retour.

Clamecy
26/02/1944 Famille Bloch - Théophile, 65 ans, né le 4 novembre 1879 à Krantergersheim (Bas-Rhin), commerçant français, son épouse Berthe née Heimendinger, 54 ans, née le 27 août 1890 à Grussenheim (Bas-Rhin) et leur fils Jacques, 16 ans, né le 13 juillet 1928 à Krantergersheim (Bas-Rhin), étaient réfugié à Clamecy. Arrêtés parce que Juif, il sont emmenés à la prison de Dijon, puis déportés sans retour de Drancy vers Auschwitz par le convoi n° 69 du 07/03/1944.
Déportation : 07/03/1944 convoi no 69
JO : Mémorial de la deportation des juifs de France, Beate et Serge Klarsfeld, Paris 1978

>> Voir les 14 familles arrêtées dans le département <<

Chronologie [Ajouter]

13/07/1942 - Rafle des Juifs dans la Nièvre.
20/02/1943 - Rafle exigée par les autorités allemandes en représailles à un attentat parisien le 13/02/1943 contre des officiers de la Luftwaffe. Le gouvernement de Vichy transmet une directive aux préfets de région avec des quotas: les autorités allemandes ont exigé 2000 Juifs étrangers au total. Ils sont pris essentiellement en "zone libre".Cluny France
24/02/1944 - Rafles en Côte d’Or, Saône-et-Loire, Yonne, Nièvre, Doubs, Haute-Loire, Jura et du Territoire de Belfort : 485 personnes sont arrêtées dans la région.8
26/06/1944 - Massacre de Dun-les-Places : 27 tués par les nazis.
04/07/1944 - Massacre du Maquis "Peguy" au Moulin de Chappe à Menou le 4 juillet et au "Grands Bois" à La Chapelle-Saint-André le 8 juillet : à deux reprises les soldats allemands bien informés par un collaborateur encerclent très tôt le matin deux camps du Maquis et finissent par l’exterminer. Bilan pour la Résistance : 12 tués + 11 prisonniers exécutés à Cosne-Cours-sur-Loire.9
10/07/1944 - Massacre de Fours - Montaron : 1 000 soldats allemands renseignés par un milicien infiltré encerclent la ferme de Corcelles, PC du Maquis de Fours-Montaron "Libé-Nord" et détruisent la ferme et toute forme de vie. Bilan pour la Résistance : 23 tués et 5 civils exécutés.10
31/07/1944 - Massacre de Chaumard : Les allemands parfaitement renseignés par de jeunes collaborateurs attaquent le Maquis de Chaumard (dans le Morvan) et massacrent tout ce qui bouge. Bilan : 22 tués pour la Résistance et 8 tués pour l’armée allemande.11


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Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Aide et sauvetage de la population juive dans les départements de la Nièvre et de la Cote-d'or pendant la Deuxième Guerre mondiale. (Aide et sauvetage de la population juive dans les départements de la Nièvre et de la Cote-d'or pendant la Deuxième Guerre mondiale. Auteur : Julie Philippe (julia.philippe@laposte.net) Éditeur : Mémoire de master en histoire contemporaine Date de publication : 19-09-2007 )

Notes

- 1 - Paris-Centre, 21 avril 1934.
- 2 - Paris-Centre.
- 3 - La nièvre à l'heure allemande, Archives départementales de la Nièvre.
- 4 - Voir Maville.com<.a>.
- 5 - in
Un siècle à Decize, Pierre Volut
- 6 - Georges Perrin, 1 500 jours de répression nazie, A.D.N.
- 7 - "La Nièvre à l'heure allemande" a été préparée par Alain-Noël GRISOT, professeur du service éducatif avec le concours de Sandrine DUPONT, animatrice culturelle, d’Anne-Marie CHAGNY, Directeur des Archives Départementales et d’Emmanuel DARNAULT, Photographe ; à partir du dossier documentaire établi par Maurice VALTAT "La Nièvre à l’heure allemande 1940-1944" (Nevers, 1987, 325 p.). N° ISSN : 1624-0006.
- 8 - Archives Départementales de la Côte d’Or.
- 9 - Conseil général de la Nièvre, Commémorations de la Résistance en Nièvre lors de la 2° Guerre Mondiale.
- 10 - Conseil général de la Nièvre, Commémorations de la Résistance en Nièvre lors de la 2° Guerre Mondiale.
- 11 - Conseil général de la Nièvre, Commémorations de la Résistance en Nièvre lors de la 2° Guerre Mondiale.

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