L'arrivée des Républicains Espagnols
Le 27 janvier 1939, les Nationalistes espagnols prennent Barcelone. Paris-Centre soutient Franco et accable les Républicains.
Le journal fera paraître des commentaires hostiles lors de l'arrivée de 650 réfugiés espagnols à Nevers. 67 d'entre eux seront acheminés sur Decize puis hébergés à Dornes.
Le samedi 25 février, un nouveau train arrive à Nevers avec 300 réfugiés espagnols.
En raison de sa situation, Nevers est une plate-forme d’échanges stratégique pour les réseaux de Résistance et les passeurs entre les deux zones et nombreux sont ceux qui y trouvèrent la mort.
Une plaque en mémoire des 123 déportés juifs nivernais
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Une plaque en mémoire des déportés juifs nivernais dévoilée dimanche 22 juillet 2012.<B><sup>1</sup></B></p>
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Nevers, le 22 juillet 2012.</p>
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Cérémonie exceptionnelle, square Édouard-Millien. Une stèle a été dévoilée, portant à la connaissance de tous, les noms des 123 déportés juifs de la Nièvre. Parmi lesquels les raflés du 13 juillet 1942.</p>
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Quelques larmes discrètes. Quelques paroles chuchotées. Des mains qui se serrent, des corps qui s'étreignent. Les cérémonies commémoratives sont toujours empreintes de solennité et de recueillement. Mais celle qui s'est déroulée hier matin, au square Édouard-Millien, quai des Mariniers, était bien au-delà de tous ces sentiments, parfois convenus. Presque mécaniques. Au point d'en oublier le sens.</p>
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Tout d'abord par son caractère exceptionnel. Avec le dévoilement de la plaque en hommage aux juifs nivernais déportés entre 1939 et 1945 (voir édition journal du Centre vendredi 20 juillet) : cent vingt-trois noms, gravés en lettres dorées. Des patronymes mis à la lumière. Une "macabre comptabilité" qu'il a bien fallu opérer pour le compte de l'Histoire.</p>
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Cette expression est de Daniel Bernstein, initiateur du projet. En ce jour de commémoration nationale de la rafle du Vel d'Hiv du 16 juillet 1942, il a évoqué les trente-trois juifs nivernais, arrêtés trois jours avant. Il y a 70 ans. "Combien d'entre nous savaient-ils, jusqu'à ces derniers jours, qu'une grande rafle avait eu lieu dans notre département ?" interrogea-t-il.</p>
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Il a cité quelques noms, quelques fragments de vie : Charles Bodner, 17 ans, qui tentait de rejoindre la zone libre ; les dix-sept travailleurs du chantier forestier d'Aunay-en-Bazois ; Israel Marczak, qui tenait la mercerie Chez Izy, 60 rue de Nièvre. En transmettant ces noms et ces souvenirs, "nous empêchons les assassins de triompher" a-t-il conclu.</p>
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Marquante, enfin, cette cérémonie, par la présence de la communauté juive qui s'est longtemps recueillie devant la stèle dévoilée. Croyants ou pas, pratiquants ou non, des hommes et des femmes unis par leur destin.</p>
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Jean-Charles Amsellem, au nom de la communauté juive, a évoqué les six millions de juifs exterminés, "tous, dans la pluralité de l'identité juive, furent condamnés pour le même motif : juif.</p>
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70 ans après la rafle du Vel d'Hiv, c'est une nouvelle figure de la haine antisémite qui s'est érigée en juge vengeur et qui a pourchassé des petits enfants juifs à l'intérieur d'une école de Toulouse pour les exécuter d'une balle dans la tête".</p>
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Poursuivant, il a souligné que le judaïsme d'hier, que les nazis ont souhaité anéantir, "est bien vivant". Et a sollicité, en réponse "à l'exclusion hier de nos enfants et de nos professeurs des écoles, des examens ouverts à tous, même aux plus pratiquants".</p>
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Une cérémonie poignante. Pour se souvenir de l'horreur et garder en tête que le vivre ensemble doit être un souci quotidien.</p>
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Les noms figurant sur la plaque : Baermann Nicole, Bagjele Pinkus, Baum Jean-Izmalzelik, Berger Esther, Bernbaum Icek, Binder Jacques, Blumenthal Moritz, Bochner Zysche, Bodner Charles, Bourstyn Henri, Brodi Bernard, Brull Julius, Chajut Benjamin, Cohen Joseph, Cory Moni, Cudelman Jeanne, Cudelmann Maurice, Cyvié Rosette(*), Danielewicz Icek, Descharnes Rachel, Dobkess Samuel, Doubas Aron, Eisenberg Chaim, Feiersten Henri, Feiertag anna, Feiertag Kurt, Feiertag Léopold, Flores Esther, Flores Michon, Fridmann Esther, Gartenlaub Betty, Gartenlaub Hermann, Gaski Maurice, Gl¨ck Bury(*), Goldberg Aron, Grumbacher Elisabeth, Grumbacher Jacob, Grumbacher Jacob, Grynberg Moszek, Guelbart Meyer, Gurencajc Icek, Gutman Moszek, Haim Rebecca, Hausen Mélanie, Herschkorn Enta, Herschkorn Roger(*), Herschkorn Samuel, Horonczyk Symcha, Kahn Joseph, Kahn Max, Karp Jacob, Königheit Meyer, Königheit Odette, Korn Noël, Lampel Sigismond, Laski Mendel, Lerner Mayer, Lerrer Zelman, Leszczyna Chil, Levy Fernand, Levy Robert-Emmanuel, Lorach Denise(*), Lorach Jean-Serge(*), Majdenbaum Benjamin, Mannheimer Alfred, Mannheimer Friedrich, Mannheimer Hedwig, Mannheimer Irène, Mannheimer Léopold, Mannheimer Max, Mannheimer Régine, Marczak Golda, Marczak Israel, Markus Alexandre, Markus Rachel(*), Meyer Georges-Berthold, Meyzels Perl, Milechman Fanny, Milechman Patrick, Minc Matys, Minc Zymund, Modlin Gedal, Monck Mendel, Nejchaus Rosa, Neumann Ida, Niesenbaum Abraham, Obrejan Srul, Paryski Chaim, Pergright Lazare, Pesselman Zelman, Pfeffer David, Rosenwajg Moszek, Rotstajn Moszek, Ruchlejmer Smaj, Sachs Salomon, Sandler Sarah, Sazias Marcel, Sazias Odette, Schlesinger Kurt, Schoenfeld Marianne-Ruth, Sch¨ssel Edmond, Sender Joseph, Silberstein Fanny, Silberstein Jacques, Silberstein Lucile, Simenov Abel, Spighel Volco, Spindler Wilhelm, Stein Marcel, Stern Flora, Stern Vilem, Stucki David, Szaderkiewicz Zatine, Tuzsinzki Israel, Tyszler Basia, Tyszler Charles, Tyszler Zysman, Ullman Ménassé-Fiszel, Ullman Suzanne, Ullman Thérèse, Veintroub Faivonche, Vrany Stella, Wasserman Moszek, Weill Emma.</p>
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(*) survivants</p>
La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre.
Dans la Nièvre, la préfecture réglemente l'éclairage en temps de guerre.
Dans tout le département, des Comités d'Entraide confectionnent des colis pour les soldats partis au front.
Le 20 mars 1940, le cabinet Daladier démissionne. Paul Reynaud est chargé de former un nouveau cabinet qui sera investi par 268 voix contre 156 et 111 abstentions.
L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg, pourtant neutre, et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Plusieurs villes du Nord et Colmar sont bombardées.
La gare de Sens est bombardée le 7 juin 1940.
Le 10 juin, l’Italie déclare la guerre à la France et à l’Angleterre.
Le gouvernement désemparé se replie de Paris à Tours le 10 juin. La France est envahie. C’est l’exode vers le sud.
Le 13 juin le gouvernement arrive à Bordeaux.
Le président du Conseil, Paul Reynaud, est contraint de démissionner.
Le 14 juin 1940, les premières troupes allemandes venant de Troyes ou de Romilly-sur-Seine, pénètrent dans le département.
Le samedi 15 juin 1940, l'armée allemande s'empare de Sens, Joigny et Auxerre.
Le 16 juin, le 14e Panzerkorps arrive à Clamecy et se dirige vers Nevers.
D'autres unités allemandes remontent la Loire depuis Orléans.
Des centaines de réfugiés traversent le département, fuyant devant l'avancée de l'armée ennemie tandis que des Nivernais partent se réfugier à la campagne. Ils regagneront la Nièvre après l'armistice.
Patrice Flynn
Évêque de Nevers ( 16/08/1932-17/12/1963 )
1 Familles réfugiées à Nevers[Compléter]
1944 Famille Roos - Daniel Roos, âgé de 12 ans et sa sœur qui a 18 ans, deux enfants Juifs que leur famille souhaite éloigner de Paris et des rafles, sont envoyés par leur oncle chez le représentant de celui-ci, M. Branlard. M. et Mme Branlart, un couple âgé à Nevers, sans enfant, les accueille chaleureusement durant environ deux mois. 4 Familles arrêtées (Nevers)[Compléter]
13/07/1942Famille Baermann - Nicole Baermann, née à Paris le 21/02/1921, est arrêtée parce que juive et déportée sans retour de Drancy à Auschwitz par le convoi n° 36 du 23/09/1942. Déportation : 23/09/1942 convoi no 36 JO : Mémorial de la déportation des Juifs de France, Beate et Serge Klarsfeld, Paris 1978
Famille Loewenstein - Friedrich-Joseph, dit Fritz, né le 11 février 1897 à Hanovre (Allemagne) habitait à Vincennes (Seine). Réfugié à Nevers, il est arrêté parce que juif et déporté sans retour vers Auschwitz.
Son épouse, Johanna-Senta Böhm, survivante, partira vivre aux USA.
1942Famille Mannheimer - Léopold, né le 19/08/1862 à Odenheim (Allemagne), son épouse Régine, née à Heinsbach le 25/12/1868 vivaient à Odenheim. Réfugiés à Nevers avec leur fils et son épouse, ils sont arrêtés parce que juifs et déportés sans retour vers Auschwitz avec leurs deux petits-fils, Friedrich, né le 12/03/1931 à Badorb (Allemagne) et Alfred, né le 15/02/1935 à Badorb (Allemagne), le 3 novembre 1942 par le convoi n° 40. (Numéro de convoi: 40 - Date de la déportation: 03/11/1942 ) Déportation : 03/11/1942 convoi no 40
1942Famille Mannheimer - Hedwige née le 06/03/1898 à Kiev (Russie), 44 ans, épouse de Max, et ses trois enfants, Irène, née le 24/04/1926 à Odensheim (Allemagne), Friedrich, né le 12/03/1931 à Badorb (Allemagne) et Alfred, né le 15/02/1935 à Badorb (Allemagne) vivaient à Odenheim. Réfugiés à Nevers, Hedwige et sa fille Irène sont arrêtées parce que juives et déportées sans retour vers Auschwitz le 17/07/1942 par le convoi n° 6.
Ses beaux-parents et ses deux fils seront déportés sans retour par le convoi n° 40 du 03/11/1942. Déportation : 17/07/1942 convoi no 6
13/07/1942 -Rafle des Juifs dans la Nièvre. 24/02/1944 -Rafles en Côte d’Or, Saône-et-Loire, Yonne, Nièvre, Doubs, Haute-Loire, Jura et du Territoire de Belfort : 485 personnes sont arrêtées dans la région.2 26/06/1944 -Massacre de Dun-les-Places : 27 tués par les nazis. 04/07/1944 -Massacre du Maquis "Peguy" au Moulin de Chappe à Menou le 4 juillet et au "Grands Bois" à La Chapelle-Saint-André le 8 juillet : à deux reprises les soldats allemands bien informés par un collaborateur encerclent très tôt le matin deux camps du Maquis et finissent par l’exterminer.
Bilan pour la Résistance : 12 tués + 11 prisonniers exécutés à Cosne-Cours-sur-Loire.3 10/07/1944 -Massacre de Fours - Montaron : 1 000 soldats allemands renseignés par un milicien infiltré encerclent la ferme de Corcelles, PC du Maquis de Fours-Montaron "Libé-Nord" et détruisent la ferme et toute forme de vie. Bilan pour la Résistance : 23 tués et 5 civils exécutés.4 16/07/1944 -Le 16 juillet 1944, les Alliés bombardent Nevers, tuant 162 habitants et détruisant 5491 foyers et l'École Normale. 31/07/1944 -Massacre de Chaumard : Les allemands parfaitement renseignés par de jeunes collaborateurs attaquent le Maquis de Chaumard (dans le Morvan) et massacrent tout ce qui bouge. Bilan : 22 tués pour la Résistance et 8 tués pour l’armée allemande.5 07/09/1944 -Libération de Nevers.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Pierre Luca
(05/1937 - 09/1940) né Pierre Henry Janvier Luca
André Sadon
(09/1940 - 07/1942) André Paul Sadon, Préfet de la Nièvre (1891-1965)
Maurice Dortel, secrétaire général de la préfecture de la Nièvre à partir de mai 1942
Alfred Hontebeyrie
(1941 - 1941) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1895-1969)
Charles Donati
(1941 - 1943) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (né en 1891)
Robert Milliat
(09/1942 - 09/1943)
Robert Milliat
(27/10/1942 - 21/09/1943) Préfet de la Nièvre
Jean Quenette (07/1943 - 30/12/1943) Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie), révoqué par Vichy et recherché par la Gestapo pour son activité de résistant.
Louis Dramard
(21/09/1943 - 02/1944) né Louis Marie Charles Dramard, préfet de la Nièvre
Georges Bernard
(1944 - 1944) Georges Albert Maurice Bernard, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1890 - 1953)
Henry de Beaumais
(02/1944 - 09/1944) Préfet de la Nièvre
Jean Bouhey
(03/1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1898-1963)
Robert Jacquin
(09/1944 - 01/1946)
Jean Mairey
(1945 - 1946) Jean Marie Albert Mairey, Commissaire régional de la République par intérim de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1907-1982)
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