Pendant l’Occupation, Jacques Patron, jeune juif âgé de 10 ans est successivement accueilli par Albertine* et Lucien Anne* à Argenteuil et Yvonne* et Maxime Aucoin* à Guipy.
Léa Patron est né à Przemysl en Pologne le 16/04/1906 et son mari, Michel Patron, est né le 24/02/1898 en Pologne également.
Ils habitent à paris et ont deux fils : Bernard, né le 25/03/1928 à Paris, et Jacques, né en 1932 à Paris également.
Lors de la rafle du Vel d'Hiv, Léa et Michel Patron et leurs deux fils, Bernard et Jacques, passent la nuit cachés dans la cave à charbon de leur logement parisien et sont saufs.
Au petit matin, ils découvrent des scellés posés sur la porte de l’appartement. La famille tente alors d’atteindre la zone libre.
Arrêtés alors qu'ils tentaient de franchir la ligne de démarcation, ils sont arrêtés et conduits à la prison allemande d’Autun (Saône-et-Loire).
Michel, 44 ans, Léa, 36 ans, et Bernard, 14 ans, sont envoyés à Compiègne, Drancy puis déportés sans retour vers Auschwitz le 26 août 1942. Jacques n'ayant que 10 ans est interné à l’hôpital d’Autun. Une de ses tantes, mariée avec un Suisse, prend contact avec la Croix-Rouge et la duchesse de Magenta (qui vit au château de Sully tout proche) et vient le chercher.
Le 12 septembre 1942, Jacques arrive à Argenteuil.
La Croix-Rouge de la cité d’Orgemont avait fait appel aux habitants pour héberger des enfants juifs. Albertine* et Lucien Anne* s'étaient portés volontaires… Jacques se souvient d’au moins cinq autres enfants cachés dans leur rue.
"Albertine* et Lucien Anne* et leurs enfants Odette et Serge m’ont accueilli gentiment, on a essayé de me faire oublier tout ça", se souvient Jacques. L’école des garçons du quartier étant occupée par les Allemands, Jacques est scolarisé à l’école communale d’Enghien avec Serge.
En 1943, les Allemands avaient déjà prospecté dans le quartier et ils ont pris des enfants à l’école d’Enghien.
Jacques se souvient également des bombardements qui s’intensifiaient dans ce secteur où il y avait beaucoup d’usines.
La cité ouvrière dans laquelle habitaient Albertine* et Lucien Anne* a été quadrillée, les maisons fouillées et tout le monde enfermé dans l’école maternelle pour vérification d’identité.
En septembre 1943, Albertine* et Lucien Anne* décident de fuir les bombardements et l'insécurité grandissante avec Serge et Jacques et d'aller se réfugier Yvonne*, la soeur d'Albertine* et son mari Maxime Aucoin* régisseur d’un château à Chanteloup, sur la commune de Guipy dans la Nièvre.
En 1944, leur fille, Odette Anne, quitte son travail et les rejoint.
Après l’armistice en 1945, les déportés et les prisonniers commencent à revenir, mais les parents de Jacques et son frère ne reviendront pas.
Albertine* et Lucien Anne* acceptent alors de garder Jacques chez eux. Il y restera jusqu'en 1956 et épousera leur fille Odette.
Le 22 septembre 2011, à la Mairie d'Argenteuil (95100 Val d'Oise), la médaille des Justes parmi les Nations a été remise aux ayants droit de Albertine* née Vivegnis et Lucien Anne* et de Yvonne* née Vivegnis et Maxime Aucoin*, honorés à titre posthume.
Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Yvonne Aucoin Jacques Patron
Chronologie[Ajouter]
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Argenteuil : Cérémonie de remise de médailles...par ArgenteuilTV )
3 Enfants juifs déportés de France (Brochure éditée par les Fils et filles de déportés juifs de France et la Mairie de Paris en mars 2007.
Préface de Serge Klarsfeld : En France, en 1940, il y avait environ 70 000 Juifs de moins de 18 ans. Sur ce nombre, 11 400 ont été arrêtés - la plupart par la police de Vichy -, déportés à Auschwitz et assassinés, à l'exception d'environ 200 d'entre eux; presque tous des adolescents. Parmi les
communautés juives importantes en Europe, celle de France a connu le pourcentage le plus important d'enfants
sauvés : 84 %, c'est exceptionnel. On le doit essentiellement à la sympathie agissante de la population non juive qui a soutenu les efforts des familles et des organisations juives qui essayaient de sauver les enfants en priorité. Laïcs et religieux ont su tendre la main à la fois par compassion et pour que la France ne perde pas son âme. )
4 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Pierre Luca
(05/1937 - 09/1940) né Pierre Henry Janvier Luca
André Sadon
(09/1940 - 07/1942) André Paul Sadon, Préfet de la Nièvre (1891-1965)
Maurice Dortel, secrétaire général de la préfecture de la Nièvre à partir de mai 1942
Alfred Hontebeyrie
(1941 - 1941) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1895-1969)
Charles Donati
(1941 - 1943) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (né en 1891)
Robert Milliat
(09/1942 - 09/1943)
Robert Milliat
(27/10/1942 - 21/09/1943) Préfet de la Nièvre
Jean Quenette (07/1943 - 30/12/1943) Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie), révoqué par Vichy et recherché par la Gestapo pour son activité de résistant.
Louis Dramard
(21/09/1943 - 02/1944) né Louis Marie Charles Dramard, préfet de la Nièvre
Georges Bernard
(1944 - 1944) Georges Albert Maurice Bernard, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1890 - 1953)
Henry de Beaumais
(02/1944 - 09/1944) Préfet de la Nièvre
Jean Bouhey
(03/1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1898-1963)
Robert Jacquin
(09/1944 - 01/1946)
Jean Mairey
(1945 - 1946) Jean Marie Albert Mairey, Commissaire régional de la République par intérim de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1907-1982)
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