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Page d'accueil Les communes de France durant la  Seconde Guerre mondiale  
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Nord

Région :
Hauts-de-France
Carte du département

Préfecture :
Lille

Préfets :
Fernand Carles
(1936 - 1944) Préfet régional
Henry Darrouy
(1941 - 1944) Préfet délégué
Jean Michel Adrien Cabouat
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République
Roger Édouard Verlomme
(1944 - 1944) Commissaire régional de la République
Francis Louis Closon
(1944 - 1948) Commissaire régional de la République
Roger Verlomme
(1944 - 1946) Préfet
Marcel Lanquetin
(1946 - 1955) Préfet

À lire, à voir…

Frédéric  Viey Frédéric Viey
Franck d'Almeida
Histoire des Communautés Juives du Nord et de Picardie

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Étienne Dejonghe Étienne Dejonghe
Yves Le Maner
Le Nord-Pas-de-Calais dans la main allemande, 1940-1944

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Département du Nord en 1939-1945


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Departement du Nord en 1939-1945
Préfecture du Nord à Lille
source photo : Nord
crédit photo : D.R.
Departement du Nord en 1939-1945
La sous-préfecture d'Avesnes-sur-Helpe
source photo : www.fdpi.eu
crédit photo : Tamalgna 2
Departement du Nord en 1939-1945
Préfecture du Nord à Lille
source photo : Nord
crédit photo : D.R.
Departement du Nord en 1939-1945
La sous-préfecture de Douai
source photo : www.fdpi.eu
crédit photo : Arno 62
Histoire

La drôle de guerre

Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
5 millions de français sont mobilisés.
520 000 personnes sont évacuées des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.
L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940.

Le gouvernement désemparé se replie de Paris à Bordeaux dès le 11 juin. La France est envahie.
C’est l’exode vers le sud.

Le président du Conseil, Paul Reynaud, est contraint de démissionner. Le maréchal Pétain forme alors un nouveau gouvernement.

21/08/2010

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L'Occupation et la collaboration

Le 14 juin 1940, les troupes allemandes défilent à Paris, sur les Champs-Élysées. Le 20 ils sont à Brest, le 22 à La Rochelle, à Lyon...

Dès le 15 juin 1940, la région Nord-Pas-de-Calais passe sous commandement militaire allemand. Elle est administrativement rattachée par le Reich à la Belgique.
La région Nord-Pas-de-Calais est sous l'autorité de l'Ober Feld Kommandatur ou OFK 670 et de son gouverneur Felzman, coupée du reste de la France par la ligne de démarcation.

Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice. Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone sud où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.

Le maréchal Pétain obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940. La République est abolie à Vichy.

La région, très industrialisée, présente un intérêt économique important pour les Allemands et va restée occupée de 1940 à 1944.

On va dénombrer 70 à 90 000 français du Nord capturés par les Allemands durant les combats de 1940.
En juillet 1944, les camps détiennent encore 98 0000 prisonniers de guerre originaires du Nord Pas de calais.

Au lendemain de l'armistice, trois divisions d'infanterie stationnent dans les deux départements, Nord et Pas-de-Calais, mais les effectifs grandissent rapidement pour atteindre huit divisions (plus de 120 000 hommes) à l'automne.

Le Nord - Pas-de-Calais est en zone interdite.
L'organisation allemande se déploie partout, dans chaque ville est installée une "Kommandantur".
Elle désigne les otages parmi les notables qui répondront de leur vie à tout attentat contre les soldats.

Mouvement de protestation dans les mines1
Au mois de janvier 1941, l'occupant décide de prolonger d'une demi-heure l'horaire de travail des mineurs.
Par réaction, à Marles les ouvriers descendent dans les puits avec une demi-heure de retard pendant plusieurs jours.

Salaires bloqués
L'amertume est d'autant plus vive que le pouvoir d'achat a fortement baissé.
Les salaires sont bloqués depuis un an et les prix ont augmenté de 25%.

Le 3 mars, ce sont les ouvriers des ateliers centraux de Liévin, qui cessent le travail. Ils veulent bénéficier de la même carte d'alimentation que leurs camarades du fond. Les allemands interviennent cette fois énergiquement, ils emmènent les 109 grévistes au camp de prisonniers de Béthune.
Le 21 mars, une vingtaine de jeunes gens, le visage cagoulé, empêchent la descente de mineurs à Montigny en Gohelle, un des centres du mouvement révolutionnaire avec Harnes, méricourt, Sallaumines.

Grève générale dans les mines
Le moment est arrivé pour une action d'envergure. Le prétexte sera d'ordre alimentaire. Encouragé par le succès de la grève de 7000 mineurs belges, des militants présentent un cahier de revendications à la fosse du Dahomey à Montigny dont l'essentiel porte sur les salaires, l'augmentation de la ration de viande et une réduction du temps de travail.
La grève, déclenchée le 27 mai, s'étend peu à peu aux concessions de Dourges, puis Bully, Noeux, Bruay, marles, le Douasis et le Valenciennois. Au début du mois de juin, 91 272 mineurs y participent.
Les allemands ne pouvant supporter tout arrêt de travail réagissent aussitôt.
Le bassin est quadrillé. Toutes les fosses sont gardées militairement. Les meneurs sont interrogés. Dans un premier temps, 160 personnes dont 47 femmes, emmenées à la caserne Kléber à Lille sont arrêtées.

Le rôle des femmes : Les allemands ont remarqué le rôle important que jouent les femmes depuis le déclenchement de la grève. Les autorités allemandes reprochent aux policiers français, leur "mollesse" à leur égard.
Un communiqué des Kommandanturen est diffusé. "Il est interdit à toutes les femmes de se montrer une demi-heure avant la descente et la remonte des mineurs, o tous postes, matin, midi et soir. Les femmes se rendant au travail devront être porteuses d'un certificat établi dans les deux langues, délivré par l'employeur, avec le cachet de l'entreprise".
Et le général Karl Niehoff, à la tête de la région de juillet 1940 à novembre 1942, ajoute dans une mise en garde aux grévistes : "Si certaines améliorations étaient possibles, elles seraient appliquées plus tard, pour qu'il n'y ait aucune rapport avec l'exigence de la grève".
Le conflit prend fin le 10 juin, entraînant une perte de production de 500 000 tonnes.
Les mineurs le paieront cher. Le bilan est lourd : plusieurs centaines de personnes sont arrêtées. 270 mineurs sont déportés en juillet en Allemagne ; 130 y laisseront la vie. D'autres seront fusillés comme otages au cours de l'année 1941 en représailles d'attentats commis contre les soldats allemands). Ils appartiennent tous au mouvement communiste. Leurs noms ont été communiqués par certaines compagnies, la police et la gendarmerie, profondément anticommunistes.

21/08/2010

[Compléter l'article]

Les Juifs dans le Nord

En 1939, 4 000 juifs vivent dans le Nord - Pas-de-Calais.
A la gare de Fives-Hellemmes, (Lille) des dizaines de juifs réussissent à sortir du train grâce à la complicité des cheminots et trouvent à se cacher dans la population protestante du Cambrésis.

Dans le Nord-Pas-de-Calais, dès 1940, les juifs de la côte sont évacués à Troyes en tant que "personnes dangereuses face à la menace anglaise".

En 1942, le Reich se sent menacé. Au camp de Dannes–Camiers, des juifs sont rassemblés pour travailler à "protéger l’Europe des Anglais" dans l’organisation Todt.
Le camp des îles d’Aurigny est évacué vers les camps du Boulonnais. Ils sont utilisés au déblaiement des routes et voies ferrées.
Mais les travailleurs seront déportés, la solution finale l’emporte sur la défense du Reich.

Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, sont pourchassés et persécutés parce que Juifs. Ils seront massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront.

1 772 Juifs domiciliés dans le Nord ou le Pas-de-Calais en 1939 ont été déportés dans le cadre de la "solution finale", vers les camps d'extermination, et pour une infime minorité vers des camps de concentration ; les neuf dixièmes étaient de nationalité étrangère. Parmi eux, plus de 700 furent arrêtés dans la "zone rattachée" ; les autres tombèrent aux mains des Allemands dans d'autres régions de la France occupée. 95 % d'entre eux - des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards - ont péri, la très grande majorité ayant été gazée dès l'arrivée des convois à Auschwitz-Birkenau.2

En France, près de 76 000 Juifs dont plus de 11 000 enfants seront arrêtés et déportés de France, dont 38 000 à Paris.

06/11/2010

[Compléter l'article]

Les proscrits du régime

Les Tsiganes
Les Tsiganes sont internés dans les camps français.
158 Tsiganes arrêtés dans la "zone rattachée" à la fin de l'année 1943 ont été dirigés vers le camp d'Auschwitz. 85 % sont morts en déportation.3

Les Francs-maçons
Les Franc-maçons sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration.

Les communistes
Les Communistes, considérés comme "indésirables" sont pourchassés, arrêtés et internés.

Les réfractaires au STO
A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.

06/11/2010

[Compléter l'article]

La résistance et la répression

L’administration militaire allemande est dotée de tribunaux militaires installés à Lille, Arras et Valenciennes pour juger les civils qui ne respectent pas les ordonnances allemandes et notamment celles interdisant l’aide aux aviateurs alliés. Le tribunal de l’armée de l’air allemande de Lille se montre particulièrement sévère. Mais, à partir de 1942, pour accentuer l’effet de terreur, les juges allemands peuvent décider l’application de la procédure Nacht und Nebel ou "Nuit et Brouillard" qui permet de déporter secrètement en Allemagne ces membres des réseaux.
Enfin, à l’été 1944, lors de la Libération, les dernières personnes arrêtées pour aide apportée à des aviateurs sont déportées dans le "train de Loos", convoi envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Au total, au moins 400 personnes ont été arrêtées dans le Nord de la France pour ce motif : 262 sont déportées, plus d’une centaine internées dans les prisons, et 16 fusillées après leur condamnation à mort.

21/08/2010

[Compléter l'article]

L'été 1944

L'été 1944
Dans la nuit du 5 au 6 juin, un convoi de navires alliés s'avance dans la manche. Aussitôt les batteries allemandes entrent en action.
A Boulogne et à Dunkerque, les S-Boote sortent de leurs abris.
La nouvelle est donnée par la BBC le 6 juin à 8h30 et confirmée par Radio Paris : le débarquement a eu lieu en Normandie. Dans le Nord - Pas-de-Calais c'est la joie et le soulagement.
L'annonce du débarquement a provoqué un élan d'enthousiasme et d'action dans les formations de la résistance.
Pour l'ensemble de la région Nord pas de calais, le nombre de sabotages dépasse les 2000 entre le 6 juin et le 1er septembre 1944.

Pendant toute la durée de la guerre, les bombardements sur le Nord - Pas-de-Calais n'ont jamais cessé.

Dans les jours qui suivent la libération, on découvre de nombreuses fosses communes où reposent les corps des résistants et des otages fusillés par les allemands.

La libération du Nord et du Pas-de-Calais est acquise, pour l'essentiel, en cinq jours, entre le 1er et le 5 septembre 1944 ; mais Dunkerque resta aux mains des Allemands jusqu'au 9 mai 1945.

Le bilan de la déportation dans le Nord-Pas-de-Calais est celui d'une tragédie : près de 7 700 personnes ont été transférées, entre 1940 et 1945, hors des frontières de la France, en application des mesures de répression et de persécution allemandes. Le chiffre global se décompose ainsi : 1 930 déportés par mesure de persécution, et 5 687 déportés de répression. Alors que l'on peut estimer aujourd'hui à 162 000 le nombre de déportés de France entre 1940 et 1945, tous motifs confondus, la proportion de personnes originaires de la "zone rattachée" est de l'ordre de 5 %. Au total, 1 772 Juifs domiciliés dans le Nord ou le Pas-de-Calais en 1939 ont été déportés dans le cadre de la "solution finale", vers les camps d'extermination, et pour une infime minorité vers des camps de concentration ; les neuf dixièmes étaient de nationalité étrangère. Parmi eux, plus de 700 furent arrêtés dans la "zone rattachée" ; les autres tombèrent aux mains des Allemands dans d'autres régions de la France occupée. 95 % d'entre eux - des hommes, des femmes, des enfants et des vieillards - ont péri, la très grande majorité ayant été gazée dès l'arrivée des convois à Auschwitz-Birkenau.
158 Tsiganes arrêtés dans la "zone rattachée" à la fin de l'année 1943 ont été dirigés vers le camp d'Auschwitz. 85 % sont morts en déportation.4

21/08/2010

[Compléter l'article]

Toutes les communes du Nord

Les camps et les lieux d'internement du Nord

13e CTE Avesnes-les-Aubert 59129 Avesnes-les-Aubert
15e CTE Hazebrouck 59190 Hazebrouck
52e-101e-102e-103e CTE Cambrai 59400 Cambrai
59e CTE Bray Dunes 59140 Dunkerque
71e CTE Valenciennes 59300 Valenciennes
Caserne Kleber 59000 Lille
Caserne Vincent 59300 Valenciennes
Fort Lobau 59910 Bondues
Frontstalag 100 Hazebrouck 59190 Hazebrouck
Frontstalag 101 Cambrai 59400 Cambrai
Frontstalag 102 Lille 59000 Lille
Frontstalag 185 Tourcoing 59200 Tourcoing
Frontstalag 186 Lille 59000 Lille
Prison de Cuincy-Douai 59553 Cuincy
Prison de Loos-lès-Lille 59120 Loos

Les lieux de sauvetage du Nord

Asile de mineurs 59000 Lille
Château de la Huda 59132 Trélon
Clinique Sainte-Catherine 59000 Lille
Couvent des Carmes 59000 Lille
Couvent des Franciscaines 59100 Roubaix
Enfant-Jésus de Lille 59000 Lille
École régionale des cadres de la jeunesse 59237 Verlinghem
Foyer du peuple 59000 Lille
Foyer Massabielle 59130 Lambersart
Frères Saint-Jean-de-Dieu 59350 Saint-André-lez-Lille
Hôpital Ambroise Paré 59000 Lille
Lycée Fénelon 59000 Lille
Maison du Buisson 59700 Marcq-en-Barœul
Notre-Dame de Grâce 59000 Lille
Notre-Dame de la Treille 59000 Lille
Orphelinat de Lauwin-Planque 59553 Lauwin-Planque
Orphelinat Saint-Pierre 59830 Bouvines
Religieuses de Notre-Dame 59120 Loos
Religieuses de Notre-Dame de Lourdes 59000 Lille

Les 72 Justes parmi les Nations du Nord


3 Familles hébergées, cachées ou sauvées du Nord[Compléter]

Lille

Famille caes -

Tourcoing

Famille Raby - Suzanne Mitault*, qui exerçait le métier d’ouvrière dans une fabrique de jute, avait une fille, Madeleine Héribel Bompais*, qui se lia d’amitié avec deux jeunes filles juives, Flore et Yolande Raby. C’est en mai 1944, lorsque Yolande expliqua à Madeleine Héribel Bompais* que sa sœur Flore venait d’être arrêtée pour fait de résistance que les Mitault aidèrent les Raby à trouver une solution afin qu'ils se mettent à l'abri. Yolande fut caché dans un refuge dans la ville voisine de Tourcoing, tandis que Madame Raby et son fils Bernard se cachèrent chez les Mitault jusqu’à la Libération. Ils n’osaient en aucun cas sortir de leur refuge craignant plus que tout la menace d’une arrestation.

Trélon

Famille Lipschutz - Abraham


17 Familles arrêtées dans le département [Compléter]

Anzin
18/02/1942 Famille Ferrari - Eusébio, né en 1920, italien, résistant communiste, est tué à Anzin à l'âge de 22 ans par la police de Pétain le 18 février 1942.
Date d'exécution : 18/02/1942

Douai
09/1942 Famille Gliksman - Joseph, Krusa et leurs enfants, Léon, né le 07/11/1917, Jenny, née le 23/07/1920, Paul, né le 01/08/1923, Hélène, née le 14/07/1925, et Chaim dit Raymond, né le 20/03/1933, habitaient 24, rue des Blancs-Manchons à Douai (Nord) où Joseph était tailleur. Arrêtés parce que juifs, ils seront déportés sans retour vers Malines puis la caserne Dossin et Auschwitz par le convoi n° 84 du 25 septembre 1942.
Déportation : 15/09/1942

Lezennes
18/10/1941 Famille Brunau - Marius Brunau, né le 14/07/1903 à Lille, est marié et père de 3 enfants. Conseiller municipal de la ville de Lezennes, militant communiste, il est déchu de son mandat le 22 février 1940. Arrêté le 18 octobre 1941 par quatre gendarmes (Alidor de Gavre, M.D.L. chef, Albert Caron, Jean Basquin et Alfred Leroux) de la brigade de Lille, il est aussitôt interné à Doullens (80) par arrêté Préfectoral et ensuite interné au Camp de Pithiviers (45) et au Camp de Voves (28). Le 06/05/1944 il est transféré au Camp de Compiègne Royallieu (60). Le 21/05/1944 il est déporté sans retour vers Neuengamme (Allemagne), puis Drude. Il est mort le 01/12/1944 à Neuengamme5. Une stèle en son honneur a été érigée face à l'ancienne Mairie de Lezennes et la rue où était situé son café porte son nom.
Déportation : 21/05/1944
JO : Témoignage de J.-P. Brunau

Lille
Famille -


11/0101942 Famille caes -

>> Voir les 17 familles arrêtées dans le département <<

Chronologie [Ajouter]

01/06/1940 - Le Général Allemand Alfred Waeger étonné et impressionné par le courage des défenseurs français durant la bataille de Lille (27 mai - 31 mai 1940) autorise ceux-ci à défiler en arme jusqu'à la captivité. Les troupes allemandes rendent les honneurs militaires aux troupes françaises le 1er juin 1940.
22/06/1940 - Signature de l’armistice dans la forêt de Compiègne, à Rethondes.
26/05/1941 - Grève des mineurs des bassins houillers dans le nord à l'usine d’Ostricourt et dans le Pas de Calais à la mines de Dourges, suite à l'arrestation d’un grand nombre d’ouvriers par les Autorités allemandes et la condamnation de onze d’entre eux et de deux femmes aux travaux forcés. Cette grève se terminera le 10 juin 1941. La répression allemande contre ces grèves est forte.
11/09/1942 - Le vendredi 11 septembre 1942 a lieu dans la Région Nord-Pas-de-Calais la plus grande rafle depuis la mise en place de la solution finale. Elle restera comme l'opération la plus importante de toute l'occupation dans le Nord de la France. 528 personnes, hommes, femmes et enfants sont envoyés au camp Dossin de Malines dès le lendemain (soit le 12 septembre 1942). Les déportés seront finalement envoyés à Auschwitz (Pologne) pour y être gazés. Seul neuf d'entre eux auront la chance de survivre...
01/09/1944 - Le 1er septembre 1944, les différents mouvements de résistance se mettent d'accord pour lancer le mot d'ordre de soulèvement général. Dans toute la ville, dès le vendredi soir, la Résistance s'attaque aux différents objectifs désignés et aux convois allemands qui repartent vers la Belgique.


Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

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Les persécutions des Juifs victimes de la Solution Finale à Berck sur Mer pendant la 2de Guerre mondiale , Mémoire ou thèse 60 pages, réalisation 2014
Auteur : Cyril Brossard - terminal
Étude réalisée à la suite d'un voyage d'études à Auschwitz-Birkenau et suite à une demande d'élèves de Terminales ES du lycée Jan Lavezzari. Etude qui sert aussi à la préparation au CNRD 2014-2015 dont le thème est la découverte des camps de concentration, le retour des déportés et la découverte du système concentrationnaire nazi.
Histoire des Communautés Juives du Nord et de Picardie , Mémoire ou thèse 148 pages, réalisation 2009
Auteurs : Frédéric Viey, Franck d'Almeyda
Cette Histoire des Juifs du Nord et de Picardie relate le quotidien des Juifs dans le Nord de la France à partir du Moyen-Âge jusqu'à nos jours. Durant la Seconde Guerre Mondiale, les Communautés Juives de ces régions ont payé un lourd tribu en perte humaine : la déportation et l'exécution après être passé par le Camp des Malines. Aujourd'hui dans toutes les Communautés un monument rappelle les sacrifices faits par le Peuple Juifs. Après la Seconde Guerre Mondiale, la population juive de France est exsangue. Les survivants vont essayer de faire revivre leur patrimoine religieux et culturel.
Histoire des Communautés Juives du Nord et de Picardie , Mémoire ou thèse 148 pages, réalisation 2009
Auteurs : Frédéric Viey, Franck d'Almeyda - terminal
Cette Histoire des Juifs du Nord et de Picardie relate le quotidien des Juifs dans le Nord de la France à partir du Moyen-Âge jusqu'à nos jours. Durant la Seconde Guerre Mondiale, les Communautés Juives de ces régions ont payé un lourd tribu en perte humaine : la déportation et l'exécution après être passé par le Camp des Malines. Aujourd'hui dans toutes les Communautés un monument rappelle les sacrifices faits par le Peuple Juifs. Après la Seconde Guerre Mondiale, la population juive de France est exsangue. Les survivants vont essayer de faire revivre leur patrimoine religieux et culturel.


Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 la Famille Angel (Histoire tragique d'une famille qui a tenté d'échapper à son destin en se sauvant de Lille, vers la Loire Atlantique )
2 François Molet (François Molet, né à Beaurevoir le 14 mars 1905 est fusillé le 7 avril 1942 au Mont-Valérien. )
3 "Lettre à Esther" et "Enfances volées" ("Lettre à Esther" : vidéo (20mn) réalisée dans le cadre d'un projet scolaire sur l'histoire de la famille Angel, réfugie à St-Michel-Chef-Chef, arrêtée en juillet 1942, déportée à Auschwitz
"Enfances volées" : vidéo (10mn) sur Rachel Angel et Victor Pérahia, arrêtés en juillet 1942 )

Notes

- 1 - La seconde guerre mondiale dans le Pas-de-calais !
- 2 - Source Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais. La Voix du Nord Editions. 2005
- 3 - Source Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais. La Voix du Nord Editions. 2005
- 4 - Source Fusillés et déportés du Nord-Pas-de-Calais. La Voix du Nord Éditions. 2005
- 5 - Source : bp02-617740. Fiche issue du relevé n° 12149.

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***  Jean-Marie Cotteau, recherche d'origine

    Mon père est né sous le nom de Jean - Marie Cotteau le 24 novembre 1931, place sébastopole, à Lille d’une mère inconnue. Il été à l'orphelinat directement après sa naissance (Societé de Patronage des enfants moralement abandonnés de la région du nord).
    Quelques années plus tard il a été adopté par le couple Ollier-Liabeuf.
    J'ai les papiers d'adoptioi
    Malheureusement, je n'ai que le nom de famille de sa mère (Cottteau). Il me manque au moins un prénom pour retrouver sa (ma) famille d’origine.
    Mon père est décédé en 1979 à Cologne, en Allemagne.

    [répondre]

    Bonjour,
    Si on considère que la date de mariage de la tante "du bébé que vous adoptez" est un point de départ, peut-être pourriez-vous rechercher à la mairie les mariage qui ont eu lieu à cette date. Voir si une femme du nom de votre grand-mère s'est bien mariée ce jour là. Il y aura des indications sur elle très certainement et ses parents. Si vous découvrez le lieu de naissance de cette personne, vous pourriez demander à la mairie du lieu de naissance, une fiche individuelle d'état-civil avec indications des mentions marginales. Ensuite rechercher les mêmes informations sur les parents de cette "tante" et partant remonter sur les enfants que ce couple a eu. Bien cordialement.
      [répondre]
    A toutes fins utiles, on peut consulter le site geopatronyme.
    JD
      [répondre]

***  décédée le 20 mai 1940 à Saultain

    Mon arrière grand-mère Marie-Thérèse Renotte est décédée le 20 mai 1940 à Saultain dans des circonstances inconnues par les membres de ma famille; une des versions serait qu'elle aurait été touchée par un bombardement. Au départ, plusieurs membres de ma famille ont quitté leur village d'Estinnes en Belgique vers le nord de la France mais sur place, c'était le chaos ; ils ont décidé de faire demi-tour et retourner chez eux mais ils n'ont plus retrouvé mon arrière grand-mère;par la suite, ils ont appris son décès. si quelqu'un a des informations sur ce qui s'est passé et plus précisément pour elle ça m'intéresse. Merci [répondre]

***  RECHERCHE ORIGINES

    Bonjour,
    Ma mère est née le 21 juin 1941, à Lille. Elle a été recueillie par la Société de Patronage de la Région du Nord (16 rue du Marais à Lille ou 21 rue de Courtrai à Lille). Elle m'a demandé de faire quelques recherches sur ses origines. Si quelqu'un avait quelques éléments complémentaires sur ses origines, merci de m'en informer.
    Son nom de naissance : THOS - Son nom adoptif : DEBUF. Ses prénoms : Chantal Yolaine
    [répondre]

    j'ai consulte un site genealogique Geneanet et j'ai trouve un genealogiste Yves Thos qui a construit un arbre genealogique....contactez le
    yvesthos@laposte.net
      [répondre]
    bonjour
    connaissez-vous le CNAOP centre national d'accès à ses origines
    à Paris 14 avenue Duquesne 75350 Paris 07 SP
    0140567217
    peut-être peuvent-ils vous aider dans votre recherche
    bonne continuation
    Francoise R.
      [répondre]
    Bonjour Françoise,
    Je découvre seulement aujourd'hui ce site et, donc, votre annonce qui date de 2012 et peut-être avez-vous pu avancer dans vos recherches ?
    Mon mari vient de cette "Société de Patronage de la Région du Nord". Je peux vous aider mais je pense que j'arrive trop tard et tant mieux pour vous.
    Une petite précision mais vous l'avez appris certainement : c'est l'OEUVRE DE L'ADOPTION DE LILLE qui a repris cette Société d'adoption de 1941.
    A bientôt et bien sincèrement,
    Bernadette
      [répondre]
    Excusez-moi ! je me suis trompée de prénom en vous répondant ....  [répondre]

***  DEPORTES DE DENAIN VERS AUSCHWITZ

    Bonjour,

    Mon arriére Grand pére, maintenant décédé, a été interné à Auschwitz, pendant au moins 2 ans.Il n'a jamais voulu raconter son histoire , ni laisser plus qu'entrevoir son matricule d'Auschwitz.

    Il était de Denain, dans le Nord...peut être a t il fait parti de la grande rafle qui a eu lieu à Denain le vendredi 11 septembre 1942.
    je sais qu'il s'est évadé en s'attachant sous un train avec 2 autres hommes, dont un est mort.A son retour, il s'est exilé avec femme JULIENNE et enfants dans un petit village du Cambresis: Le Bois de l'abbaye..;il a toujours refusé les invitations des anciens combattants ou autre association...
    il s'appelait PHILIPPE DE CEAURIZ....J'apprécierais toute aide et toute information...Merci
    [répondre]

***  Bombardement briqueterie Coudekerque/Cappelle-la-Grande

    Bonjour, je recherche des informations sur le bombardement de la briqueterie de Coudekerque-Branche. Plusieurs familles s'étaient réfugiées à l'intérieur pour échapper au bombardement sur Dunkerque, et malheureusement la briqueterie a été bombardée ce soir là. La tante de mon grand-père ainsi que ses enfants faisaient partis des victimes. [répondre]

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