Simone Caudmont* est censeur au lycée FénelonSimone* à la réputation d'être sévère et exigeante et ses élèves ne s'en approchent guère.
Pourtant, lorsqu'en novembre 1942 le pasteur Marcel Pasche* lui demande d'admettre Huguette Fuks, douze ans, d’origine allemande, dans l'internat du lycée Fénelon pasteur* et parce qu'elle est profondément opposée, comme lui, aux mesures antisémites. Le père et le jeune frère d'Huguette ont pu passer en Suisse; sa mère et sa sœur sont encore à Roubaix. Simone Caudmont* et le pasteur bâtissent une histoire pour expliquer son arrivée : elle est, déclaraient ils, la fille d'un couple polonais catholique désuni, le père étant à l'étranger et la mère une femme de mauvaise vie.
Munie d'une fausse carte d'identité, Huguette Fuks arrive à l'école. Personne, et surtout pas la directrice, ne se doutent qu’elle est une réfugiée juive. Simone* lui a bien recommandé de ne jamais dire à personne qu'elle est juive : « Elle m'avait fait jurer de ne dire à personne, même pas à ma meilleure amie, que j'étais juive, raconte Huguette. Elle faisait peur aux élèves avec sa grosse voix, mais en réalité, elle avait un cœur d'or. ». Elle lui a aussi apprend les rudiments du catéchisme et la façon de se conduire à l'église le dimanche. Malgré les risques, elle transmet le courrier entre la jeune fille et sa mère.
Dans son témoignage après la guerre, Huguette note que Simone* «intimidait les pensionnaires par la sévérité de son aspect et sa voix autoritaire. Mais, sous son apparente rudesse, battait un cœur généreux, profondément humain ».
C'est pour honorer la mémoire de Simone Caudmont*, décédée en 1977, qu'une plaque a été dévoilée dans la cour du lycée FénelonEdgar parle avec un infini respect de tous ces anonymes qui ont aidé, caché des juifs. « Ils se retranchent tous derrière leur devoir de solidarité. Pour eux, ils n'ont rien fait d'extraordinaire. »
Simone Caudmont was an educational coordinator in the Protestant residential school Lycèe Fenelon in Lille (Nord). Her principal, a woman who was a known supporter of the Vichy regime, was on friendly terms with German officers. Caudmont was known as a strict and demanding figure, and the pupils kept themselves at arm’s length from her. In November 1942, Pastor Marcel Pasche (q.v.) asked her to accommodate twelve-year-old Huguette Fuks in her institution. Caudmont trusted Pastor Pasche and was deeply opposed, like him, to the anti-Jewish decrees of the regime and the occupation authorities. Huguette’s father and younger brother had been smuggled to Switzerland; her mother and sister had been placed in hiding in Roubaix. Caudmont and Pastor Pasche concocted a story: Huguette was the daughter of a Polish Catholic couple, whose father was abroad and whose mother lived an immoral life. The Jewish girl was placed in the school and equipped with a forged identification card, and no one on the staff, including the principal, suspected that she was a Jewish refugee. Caudmont instructed Huguette to mention her Jewishness to no one, guided her through the catechism and proper behavior in church on Sundays, and carried letters between Huguette and her mother. In her post-war testimony, Huguette noted that Simone Caudmont “intimidated the boarding students by the severity of her expression and her authoritative voice. But beneath her apparent harshness there beat a generous, profoundly human heart.” Caudmont concealed other Jewish girls in her boarding school, including Renèe Grudki.
On November 24, 1997, Yad Vashem recognized Simone Caudmont as Righteous Among the Nations.
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Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
Histoire des Communautés Juives du Nord et de Picardie , Mémoire ou thèse148 pages,
réalisation 2009 Auteurs :
Frédéric Viey, Franck d'Almeyda
Cette Histoire des Juifs du Nord et de Picardie relate le quotidien des Juifs dans le Nord de la France à partir du Moyen-Âge jusqu'à nos jours. Durant la Seconde Guerre Mondiale, les Communautés Juives de ces régions ont payé un lourd tribu en perte humaine : la déportation et l'exécution après être passé par le Camp des Malines. Aujourd'hui dans toutes les Communautés un monument rappelle les sacrifices faits par le Peuple Juifs.
Après la Seconde Guerre Mondiale, la population juive de France est exsangue. Les survivants vont essayer de faire revivre leur patrimoine religieux et culturel.
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