Manigod est un village de Haute-Savoie, situé au cœur du Massif des Aravis.
Le village est structuré en hameaux : Villard-Dessous, Manigod, Villard-Dessus, les Choseaux, Joux, Tournance, la Charmette, Montpellaz et le Col de la Croix Fry.
Lors du recensement de 1962, la commune comptait 472 habitants.
Cette commune de 953 habitants, situé dans la haute vallée du Fier, accueille dès 1942 des réfractaires grâce au comité de Résistance local dirigé par Pierre Bozon. Toute la population se mobilise pour héberger et nourrir les maquisards dont le nombre ne cesse de croître au cours de l’été 1943.
Le camp de La Cola reçoit en novembre 1943 les envoyés de Londres de la mission Musc, accompagnés d’Henri Romans Petit. Ils annoncent des parachutages sur la HauteSavoie à condition que leur réception soit organisée et sécurisée.
En décembre 1943, l’Armée secrète, sur ordre du commandant départemental, y organise des stages de formation militaire, véritable école de cadres. Cette école, installée dans les chalets de La Cola, est dirigée par le sous-lieutenant Louis Jourdan (« Joubert »).
Le 31 janvier 1944, les maquisards de Manigod sont les premiers à monter aux Glières, avec ceux de du Bouchet, le soir même de l’ordre donné à « Joubert » par Tom Morel.
A la suite du décrochage du 26 mars, le village est soumis à une opération de ratissage par les troupes allemandes qui arrêtent plusieurs habitants. Le Curé de Manigod obtient de l’officier qui commande ce détachement que ses paroissiens soient relâchés.
A partir du mois de mai, Manigod redevient une base de maquisards qui, sous les ordres du sous-lieutenant Louis Jourdan formeront la compagnie « Joubert ». Cette compagnie joue un rôle de pointe dans les combats de la libération. C’est dans la vallée de la Gutary que se rassemblent les moyens de transport qui permettront à la compagnie, le 14 août, de faire mouvement par Faverges, Doussard et le Col de Leschaux pour aller prendre position sur la rive droite du Chéran avec le corps-franc départemental. Leur mission est importante : bloquer la route entre Aix-les-Bains et Annecy, par où des renforts allemands de la 157ème division (encore elle !) auraient pu remonter au secours de la Haute-Savoie pendant les opérations de libération qui vont commencer. Ce seront les combats de Balmont. La « compagnie Joubert » poursuivra le combat pour libérer Aix-les-Bains. Elle fera ensuite mouvement à travers les Bauges pour couper la retraite allemande dans la vallée de l’Isère dans le secteur de Saint-Pierre d’Albigny. Elle devient au mois de septembre la première compagnie du 27ème BCA reconstitué qui portera désormais le nom de « compagnie Glières ».
Familles réfugiées à Manigod[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible. Familles arrêtées (Manigod)[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.
25/08/1942 -Rafle des Juifs étrangers effectuée par la police et la gendarmerie française dans la nuit du 25 au 26 août. 11/11/1942 -Les Allemands et les Italiens se partagent la zone dite "libre". 01/01/1943 -Les Italiens occupent l'intégralité de la Savoie. Ils contrôlent la frontière franco-suisse. 16/04/1943 -Fermeture complète de la frontière franco-suisse du 16 avril au 3 mai 1943. 26/03/1944 -Miliciens et Allemands donnent l'assaut au maquis des Glières en Haute-Savoie. 08/1944 -Libération d'Annecy.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
1 Manigod sur
Wikipedia 2 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" )
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Alfred Hontebeyrie
(1941 - 1941) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1895-1969)
Charles Donati
(1941 - 1943) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (né en 1891)
Édouard Dauliac
(Mars 1941 - Avril 1943) Préfet de Haute-Savoie, condamné à mort par contumace à la Libération
Henri Trémeaud
(Avril 1943 - Nov. 1943) Préfet de Haute-Savoie, arrêté par la Gestapo en novembre 1943
Georges Bernard
(1944 - 1944) Georges Albert Maurice Bernard, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1890 - 1953)
Pierre Marion
(11/1943 - 1945) Préfet de Haute-Savoie
Jean Quenette (07/1943 - 30/12/1943) Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie), révoqué par Vichy et recherché par la Gestapo pour son activité de résistant (1903-1971).
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Édouard Louis Joseph Marie Bonnefoy, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945) Jacques Lespès, nommé en février 1944 sous-préfet de Bonneville (Haute-Savoie)
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Jean Bouhey
(Mars 1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1898-1963)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Jean Mairey
(1945 - 1946) Jean Marie Albert Mairey, Commissaire régional de la République par intérim de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1907-1982)
Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
wsród Narodów Swiata -
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