En 1939, Germaine Hommel* dirigeait les Feux Follets, un home d'enfants situé sur une terrasse montagneuse à Saint-Cergues, une petite commune de Haute-Savoie. Ce home avait été construit dans les années 30 par des antifascistes italiens, réfugiés à Annemasse et à Genève, pour servir de colonie de vacances à leurs enfants.
Il y avait peu de pensionnaires juifs aux Feux Follets, mais l'endroit servait de relais pour la filière de passage clandestin de la frontière mise en place par Rösli Nâf* et Maurice Dubois*, un des dirigeants du Secours Suisse aux Enfants et utilisée par les pensionnaires du château de La Hille dans l'Ariège, une autre institution pour jeunes sous l'égide de la Croix-Rouge suisse.
En effet, le homme d'enfants, les Feux Follets, se trouvait à trois kilomètres de la frontière.
Avec l'aide de son adjointe, Renée Farny*, et de Marthe Bouvard* qui était responsable de la lingerie, Germaine Hommel* avait accepté de faire des Feux Follets une étape sur le chemin du salut des enfants juifs au mépris des instructions de la Croix-Rouge et à l'insu de cette organisation.
Les enfants de la Hille étaient plus âgés que ceux des Feux Follets, et étaient tous juifs.
En août 1942, plusieurs d'entre eux avaient déjà été arrêtés par la gendarmerie et remis en liberté grâce à l'intervention énergique et courageuse de certains membres de l'organisation sous la houlette de Maurice Dubois* et Rösli Nâf* qui dirigeait le château de La Hille.
Les jeunes juifs arrivaient à Saint-Cergues par petits groupes de trois ou quatre. Ils passaient la nuit aux Feux Follets et "partaient se promener" le lendemain avec les enfants des Feux Follets le long de la frontière suisse.
Des militaires suisses patrouillaient le long de la frontière, mais Léon Balland*, un jeune français de 19 ans, agriculteur, qui habitait chez ses parents à Saint-Cergues, à côté de l'établissement, connaissait l'endroit précis où il était possible de passer et conduisait les fugitifs vers un fourré dans la forêt que traversait la frontière et les faisait passer quand les gardes suisses étaient occupés ailleurs.
Les enfants des Feux Follets poursuivaient leur promenade et rentraient au home sagement.
Liselotte Nussbaum fut rattrapée par les gardes suisses qui la renvoyèrent du côté français. Léon Balland* lui refit passer la frontière.
Le 9 septembre 1943, la région fut occupée par les Allemands et dès lors la frontière fut surveillée nuit et jour.
Les autorités suisses ayant appris leurs activités, Germaine Hommel* et Rösli Nâf* furent congédiées.
Léon Balland*, convoqué au STO, entra dans la clandestinité et dut se cacher.
Germaine Homel was the manager of Les Feux Folletts, an institution for children sponsored by the Red Cross in Saint Cergues, a village on the slopes of the French Alps near the Swiss border. There were few Jewish children in this institution, but it served as a transit station for Jewish children from La Hille, an institution in southwest France, also sponsored by the Swiss Red Cross. With the help of Renée Farny, her co-worker, and of Marthe Bouvard, who was responsible for the laundry, Germaine Homel had agreed to make les Feux Follets a way station on the path for the rescue of Jewish children, contrary to the instructions of the Red Cross and unknown to that organization. The children at La Hille were older than the ones at Feux Follets, and they were all Jewish. In August 1942, some had already been arrested by French police. They were released because of the firm and courageous intervention of members of the Swiss organization, headed by Maurice Dubois (q.v.), and by Rosa Naef (q.v.), principal of La Hille. Homel and Naef worked hand in hand to smuggle the Jewish children over the Swiss border. The youngsters from La Hille would travel in groups of three or four to Saint Cergues, where they would spend the night. The next day, they would go on a walk with dozens of local children. Their route took them near the barbed wire of the border and its Swiss patrols. Léon Balland (q.v.), who lived next door to the Les Feux Folletts school, would lead the Jewish “hikers” to a thicket in the forest that abutted the border fence, and when the guards were occupied elsewhere, he smuggled them across. At the end of these outings, the staff members and the other children would return to les Feux Follets. After the Germans annexed this area to the Occupation Zone on September 9, 1943, the border was patrolled day and night. The Swiss authorities discovered what Homel and Naef had been doing and dismissed them. Nevertheless, Germaine Homel did not give up and continued, with the help of Renée Farny and Marthe Bouvard, to smuggle children across the border until she herself was arrested and deported to a concentration camp.
On February 11, 1992, Yad Vashem recognized Germaine Homel, Marthe Bouvard and Renée Farny as Righteous Among the Nations.
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Liens externes
[Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet] 1 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 2 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 3 La famille Wildmann (Le parcours de la famille Wildmann en Allemagne, en Belgique et en France durant la Seconde Guerre mondiale. )
4 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
5 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
6 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. ) 7 Exposition "L'enfant cachée" (Exposition pédagogique pour accompagner la lecture de l'album L'enfant cachée (Le Lombard, 2012) et découvrir l'Histoire. 2012)
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Alfred Hontebeyrie
(1941 - 1941) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1895-1969)
Charles Donati
(1941 - 1943) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (né en 1891)
Édouard Dauliac
(Mars 1941 - Avril 1943) Préfet de Haute-Savoie, condamné à mort par contumace à la Libération
Henri Trémeaud
(Avril 1943 - Nov. 1943) Préfet de Haute-Savoie, arrêté par la Gestapo en novembre 1943
Georges Bernard
(1944 - 1944) Georges Albert Maurice Bernard, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1890 - 1953)
Pierre Marion
(11/1943 - 1945) Préfet de Haute-Savoie
Jean Quenette (07/1943 - 30/12/1943) Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie), révoqué par Vichy et recherché par la Gestapo pour son activité de résistant (1903-1971).
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Édouard Louis Joseph Marie Bonnefoy, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945) Jacques Lespès, nommé en février 1944 sous-préfet de Bonneville (Haute-Savoie)
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Jean Bouhey
(Mars 1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1898-1963)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Jean Mairey
(1945 - 1946) Jean Marie Albert Mairey, Commissaire régional de la République par intérim de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1907-1982)
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