Le Palais de l'Isle à Annecy
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Hôtel de ville
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La légion des combattants, juillet 1941. Organisation sur le Pâquier du Brevet sportif. Le salut des athlètes avant les épreuves. Image extraite de La vie quotidienne à Annecy pensant la guerre, éditions La Fontaine de Siloé, 2005
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1er anniversaire de la Légion des Combattants, Annecy (31 zoût 1941). Sourcing image : La vie quotidienne à Annecy pendant la guerre, 1939-1945, éditions La Fontaine de Siloé (2005)
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Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.
L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice.
Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.
La ligne de démarcation, qui entre en vigueur trois jours plus tard, traverse treize départements : Basses-Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques), Landes, Gironde, Dordogne, Charente, Vienne, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Cher, Allier, Saône-et-Loire, Jura, Ain.
La ville, placée sous l’autorité du général Cartier, nommé maire par Vichy.
A partir de novembre 1942, la zone dite libre est occupée par les Allemands, et une partie de cette zone est sous occupation italienne : les Alpes-Maritimes, le Var, les Hautes et Basses-Alpes, l'Isère, la Drôme, la Savoie et la Haute-Savoie.
Cette zone passera sous occupation allemande à compter du 8 septembre 1943, date à laquelle les persécutions s'intensifient envers les juifs réfugiés dans la région.
Fin décembre 1943, à Annecy, puis à Saint-Eustache, de nombreuses personnes sont arrêtées en représailles après la mort de soldats allemands. Ils serons déportés vers les camps de travail allemands par le convoi du 22 janvier 1944.
Au printemps 1944, Annecy compte treize lieux de détention : la maison d’arrêt départementale, les Vieilles Prisons, le château des ducs de Nemours, l’Intendance, l’école Saint François (transformée en prison par la police allemande), l’école des Cordeliers (centre de triage de la police française), la villa des Marquisats (siège départemental de la Milice), la villa Martens (pour la Milice), la villa Mary (où est installé l’intendant de police Georges Lelong), la villa Schmidt (siège de la Gestapo), le camp de Novel, la caserne de Galbert et le bateau France.
Le stand de tir de la garnison est, en 1944, le lieu de plusieurs exécutions par les forces de l’ordre françaises. C’est là que sont fusillés notamment les maquisards des Glières condamnés à mort par la Cour Martiale du 4 mai : Florent Valcésia, Louis Conte, Fernand Décor,Bernard Zelkovitch et Hugo Schmidt.
Le 13 mars 1944, la Milice française arrête 107 personnes qui seront parquées sur le bateau “France” avant d'être transférés ou déportés. Plusieurs ne reviendront pas.
En août 1944, les Forces Françaises de l’Intérieur libèrent le département entre le 16 et le 19 août. Annecy sera la dernière ville du département à être libérée. Les Allemands capitulent le samedi 19 août 1944.
Le jour même, le Comité départemental de libération s'installe à la Préfecture.
Le 4 novembre 1944 la ville accueille triomphalement le Général de Gaulle.
Le 11 novembre 1948, la ville est citée à l’ordre de la brigade et reçoit la croix de guerre avec étoile de bronze.
Joseph Blanc
(1909-1941)
Georges Cartier
(1941-1942)
Henri Couderc
(1942-1944)
Albert Lyard
(1944-1946)
Lucien Boschetti
(1946-1947)
Cultes à Annecy
Florent du Bois de la Villerabel
Évêque d'Annecy ( de 1921 au 11/05/1940 )
Auguste Cesbron
Évêque d'Annecy ( 11/05/1940 - 1962 )
Alphonse Baud
Frère supérieur au couvent des Capucins à Annecy et aumônier de l'hôpital d'Annecy Marie-Amédée Folliet
*
Curé de la paroisse Saint-Joseph-des-Fins Nommé Juste parmi les Nations Paul Chapal
*
Pasteur Camille Folliet
*
Prêtre, aumônier diocésain
3 Familles réfugiées à Annecy[Compléter] Famille Blum - Étienne Blum, né le 12/12/1926 à Strasbourg, fils de Léon Blum (1878-1930), médecin juif alsacien, et petit-fils du rabbin Félix Blum (1847-1925), est lycéen au lycée Champollion à Grenoble. Il est contraint de fuir et se cache à Annecy en Haute-Savoie sous le nom d’Émile Beaulieu. Il s'engage à partir d'août 1944 dans le bataille Foges des Francs-tireurs et partisans et participe à la libération de la vallée de la Tarentaise. À la Libération, il garde, en le modifiant, ce nom et s'inscrit à la Faculté de médecine de Paris. Il deviendra le grand professeur de médecine et biologiste Étienne-Émile Beaulieu, co-inventeur de la pilule abortive RU 486. Sa sœur, Françoise Blum épouse Peillon, née en 1930, deviendra elle aussi une chercheuse en endocrinologie et sera la mère de Vincent Peillon (ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement Ayrault en 2012).
1942 Famille Indiktor - La famille Indiktor est réfugiée à Caen. Après l'arrestation du père, Abraham (André), raflé parce que Juif le 2 mai 1942 et déporté sans retour le 6 juillet 1942 vers Auschwitz, René Indiktor parvient à rejoindre la zone libre. Il franchit la ligne de démarcation à Hagetmau (Pyrénées-Atlantiques) et rejoint Marseille, puis Lyon, avant de se fixer à Annecy. Sa mère et sa soeur, Claudine, le rejoignent quelques mois plus tard. Il reprend son métier de coiffeur sous le nom de René Idée, grâce à une fausse carte d'identité confectionnée par une secrétaire de la préfecture de haute-Savoie. En août 1944, René participera à la libération d'Annecy.
25/12/1942 / 31/12/1942 Famille Kanter - Entre le 25 et le 31 décembre 1942, Jacques et Cila Kanter ainsi que leurs quatre enfants échappèrent aux griffes allemandes et se réfugièrent en Suisse jusqu’à la fin de la guerre.
Originaires de Pologne, ce couple vivait à Metz lorsque les allemands envahirent la Lorraine. Pendant plus de deux ans, cette famille juive fuyait donc à travers la France et arriva à Annecy en plein hiver 1942.
Recueille au couvent des Capucins ils purent franchir la frontière entre Annemasse et St Julien, grâce à la débrouillardise d’un de leurs enfants, jeune adolescent. (Témoignage de Bernard Kanter)
5 Familles arrêtées (Annecy)[Compléter]
05/02/1944Famille Barrès - Louis Henri Barrès, né le 2 septembre 1901 à Genève (Suisse), français, habitant Annecy, résistant, est arrêté le 5 février 1944 par la milice et envoyé au camp du Vernet comme étranger. Il est déporté sans retour le 29 juin 1944 vers Dachau puis vers Mauthensen. Déportation : 29/06/1944 JO : Mémorial de la déportation: Haute-Savoie, 1940-1945
23/03/1944Famille Barrucand - Maurice Barrucand, né le 11 août 1925 à Alex (74) est membre des Jeunesses communistes et des FTP. Résistant, il est arrêté le 23 mars 1944 à Annecy, il est détenu à l'Intendance d'Annecy (siège de la SPAC - Section politique anticommuniste) avant d'être envoyé à la prison Saint-Paul à Lyon. Le 29 juin 1944 il est déporté vers Dachau. Il sera libéré à Füssen le 29 avril 1945. Déportation : 29/06/1944 JO : Mémorial de la déportation: Haute-Savoie, 1940-1945
23/03/1944Famille Bassan - Serge, né le 20 avril 1924 et Walter, né le 5 novembre 1926, tout deux à Rovigo (Italie), de nationalité française, sont membres des Jeunesses communistes et des FTP. Résistants, ils sont arrêtés le 23 mars 1944 à Annecy et détenus à l'Intendance d'Annecy (siège de la SPAC - Section politique anticommuniste) avant d'être envoyé à la prison Saint-Paul à Lyon. Le 29 juin 1944 ils sot déporté vers Dachau. Seul Walter sera libéré à Füssen le 29 avril 1945. Déportation : 29/06/1944 JO : Mémorial de la déportation: Haute-Savoie, 1940-1945
22/03/1944Famille Berger - Félix, né le 26 novembre 1899 à Paris, habitant Annecy, résistant, est arrêté le 22 mars 1944 à Annecy par les inspecteurs de la SPAC et détenu à l'Intendance à Annecy avant d'être envoyé à la prison de Saint-Paul à Lyon. Il est déporté sans retour le 29 juin 1944 vers Mauthausen. Il meurt dans le camp le 7 mai 1945, quelques jours après la libération du camp. Déportation : 29/06/1944 JO : Mémorial de la déportation: Haute-Savoie, 1940-1945
14/06/1944Famille Lespès - Jacques Lespès, sous-préfet de Bonneville, résistant, est arrêté le 14 juin 1944 à Annecy. Accusé d'être le premier fonctionnaire civil français qui ait donné l'ordre de désarmer devant la Résistance, il est fusillé le lendemain par les Allemands. Date d'exécution : 15/06/1944
24/09/1941 -Le maréchal Pétain en visite à Annecy. 02/05/1942 -François de Menthon, ancien président de l’Action Catholique, connu pour son opposition à la politique de Vichy, est agressé par le Service d’Ordre Légionnaire. 25/08/1942 -Rafle des Juifs étrangers effectuée par la police et la gendarmerie française dans la nuit du 25 au 26 août. 11/11/1942 -Les Allemands et les Italiens se partagent la zone dite "libre". 01/01/1943 -Les Italiens occupent l'intégralité de la Savoie. Ils contrôlent la frontière franco-suisse. 16/04/1943 -Fermeture complète de la frontière franco-suisse du 16 avril au 3 mai 1943. 26/03/1944 -Miliciens et Allemands donnent l'assaut au maquis des Glières en Haute-Savoie. 18/08/1944 -Libération de la Haute-Savoie. 19/08/1944 -Libération d'Annecy.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
1 Annecy sur
Wikipedia 2 Blog sur quelques Justes et sur le livre (Blog hébergé par la Tribune de Genève sur quelques justes honorés par Yad Vashem sur l'intervention du délégué pour la Suisse et la région frontalière Ain et Haute-Savoie, Herbert Herz, ainsi que sur divers événements organisés autour de la parution du livre "Mon combat dans la Résistance FTP-MOI" ) 3 Le site du poète Pierre Emmanuel (Le site officiel du poète Pierre Emmanuel. Vous y trouverez aussi des pages sur sa vie et son action à Dieulefit durant la guerre, à Beauvallon, puis à la Roseraie. ) 4 La famille Wildmann (Le parcours de la famille Wildmann en Allemagne, en Belgique et en France durant la Seconde Guerre mondiale. )
5 Guy Sanglerat, ancien membre du Coq Enchaîné (Le Coq Enchaîné était un réseau de résistance de la région qui pendant l'occupation allemande rassemblait des syndicalistes, des socialistes et des radicaux de la mouvance d’Édouard Herriot. Membre du réseau, Guy Sanglerat publie ses souvenirs.. )
6 Le Coq enchaîné (Le Coq enchaîné : un journal clandestin sous l'occupation allemande. Le premier numéro fait son apparition en mars 1942. Les membres du Coq Enchaîné mèneront aussi des actions de résistance. Il a compté jusqu'à 400 membres. Le réseau sera décimé en 1943. Guy Sanglerat raconte ... )
7 Les archives du conseil général de Savoie (La liste des 168 "travailleurs israëlites" en partance de Ruffieux, établie le 24 Août 1942. )
La petite fille de Louis Pache: Nathalie Pache Ville, vient de publier un livre reprenant l'histoire de Louis Pache durant la seconde guerre mondiale. Après avoir rencontré des témoins de cette période, rassemblé des documents d'époque et des anecdotes familiales, son livre: Louis Pache Guide et Passeur (1940-1944) - De Vallorcine à la Suisse, retrace l'histoire de son grand-père, qui durant la seconde guerre mondiale permis à de nombreuses personnes de confessions juive de passer la frontière en direction de la Suisse afin d'échapper aux traques nazies.
[répondre]
Alexandre Angeli
(1940 - 1944) Alexandre Benoît Joseph Angeli, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1893-1962)
Alfred Hontebeyrie
(1941 - 1941) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1895-1969)
Charles Donati
(1941 - 1943) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (né en 1891)
Édouard Dauliac
(Mars 1941 - Avril 1943) Préfet de Haute-Savoie, condamné à mort par contumace à la Libération
Henri Trémeaud
(Avril 1943 - Nov. 1943) Préfet de Haute-Savoie, arrêté par la Gestapo en novembre 1943
Georges Bernard
(1944 - 1944) Georges Albert Maurice Bernard, Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1890 - 1953)
Pierre Marion
(11/1943 - 1945) Préfet de Haute-Savoie
Jean Quenette (07/1943 - 30/12/1943) Préfet régional de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie), révoqué par Vichy et recherché par la Gestapo pour son activité de résistant (1903-1971).
Édouard Bonnefoy (24/01/1944 - 05/1944) Édouard Louis Joseph Marie Bonnefoy, Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire). Résistant, il sera dénoncé par la Milice, arrêté par la Gestapo et déporté à Neuengamme (1899-1945) Jacques Lespès, nommé en février 1944 sous-préfet de Bonneville (Haute-Savoie)
André Boutemy
(1944 - 1944) Préfet régional de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1905-1959)
Jean Bouhey
(Mars 1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1898-1963)
Yves Farge
(1944 - 1945) Commissaire régional de la République de la région de Lyon (Ardèche, Drôme, Haute-Savoie, Isère, Loire, Rhône, Savoie et les parties non-occupées de l'Ain, du Jura et de Saône-et-Loire) (1899-1953)
Jean Mairey
(1945 - 1946) Jean Marie Albert Mairey, Commissaire régional de la République par intérim de la région de Dijon (Belfort, Côte-d'Or, Doubs, Haute-Saône, Nièvre, Yonne et les parties occupées de l'Ain, l'Allier, le Jura, la Saône-et-Loire et la Haute-Savoie) (1907-1982)
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