"Ici, au coeur des Cévennes, nombre de familles juives ont été accueillies au cours des années 1940. Formant une part importante de la population, elles ont trouvé refuge dans un pays qui puise le goût de la liberté dans sa mémoire huguenote." Texte de la plaque commémorative posée le 28/05/2011 à Vialas.
En effet, durant la Seconde Guerre mondiale, grâce à la discrétion et à l’hospitalité des habitants de Vialas, 75 juifs et plus de vingt familles juives de l’Europe entière, ont trouvé refuge dans le village et les écarts environnants : Nojaret, le Mas Lafont, Soleyrols, Souteyrannes, Castagnols, Massufret, Choffés.
Après le recensement de 1942, le maire François Maurin comme d’autres maires cévenols, a refusé de répondre aux demandes de la préfecture et l’on ne trouve pas de liste de réfugiés.
Un hommage a été rendu à tous les habitants de Vialas parce que le refuge a été véritablement collectif, qu’il a concerné des pasteurs, tels le pasteur Burnand, Marc Donadille* et son épouse Françoise*, des maires et des employés municipaux, tels François Maurin, le maire de Vialas et Ernestine Pellequer qui distribuait les tickets d’alimentation, René Evrard qui fournissait les faux papiers, le docteur Jeanjean, des instituteurs et institutrices, comme Mme Sansonetti à l'école de Nojaret, des paysans, comme Nemorin et Idalie Pons, Clovis et Elise Pellequer, à Mademoiselle Troupel, aux Bonijol, les Bonnet, les Guibal du Vilaret, Léon* et Yvonne Guin* qui habitaient une ferme à Tronc (commune de Saint-Maurice-de-Ventalon), des commerçants tels le boulanger Paillasse, le boucher Reydon, des gendarmes tels que le brigadier Salager et le gendarme Pellet, Yvette Brignand Rota et sa famille, le Tonton Brignand et sa charrette..., Max Maurel, la famille Vidal et une longue série de gestes parfois exceptionnels, le plus souvent simplement quotidiens.
7 Familles réfugiées à Vialas[Compléter] Famille Ahfeld - Marianne Ahfeld et son mari, qui avaient dû s'enfuir d'Aix-en-Provence lorsque leur cachette fut découverte, arrivèrent à Vialas. Ils avaient trouvé refuge à Aix-en-Provence, puis, découverts par la police, avaient été internés au Camp des Milles. Henri Manen* les sauva alors qu’ils étaient sur le point d’être déportés. Marc* et Françoise Donadille* les hébergèrent dans une petite maison de vacances qu’ils possédaient dans une forêt voisine à Saint-Privat-de-Vallongue.
1943 / 1944 Famille Bloch - La famille Bloch trouve refuge à Vialas : Rose Bloch et ses deux fils, André et Jacques. André est accompagné de son épouse Yvonne née Dockès, de sa mère Juliette Dockés, et de leurs enfants Anny et Gérard. Jacques est accompagné de son épouse Lise. Toute la famille originaire de l’Est de la France, de Gérardmer, de Remiremont dans les Vosges et de Belfort, comprenant les Dockès, les Simon et les Oestreicher sont arrivés entre octobre et fin décembre 1943 : 14 personnes, 11 adultes et 3 enfants. Ils venaient des Vosges et avaient trouvé, après l’exode, refuge à Nîmes. Ils sont demeurés à Vialas jusqu’à la libération de Nîmes, à la fin septembre 1944.
1943 / 1944 Famille Dockès - La famille Dockès trouve refuge à Vialas : Juliette Dockès, Yvonne épouse Bloch, Suzanne épouse OEstreicher et Joséphine et Germain Dockès. Toute la famille originaire de l’Est de la France, de Gérardmer, de Remiremont dans les Vosges et de Belfort, comprenant les Dockès, les Simon et les Oestreicher sont arrivés entre octobre et fin décembre 1943 : 14 personnes, 11 adultes et 3 enfants. Ils venaient des Vosges et avaient trouvé, après l’exode, refuge à Nîmes. Ils sont demeurés à Vialas jusqu’à la libération de Nîmes, à la fin septembre 1944.
1940 / 1944 Famille Juliard - Louis Juliard, ses deux fils André et Alex, ses deux belles-filles, Denise et Andrée, et leurs enfants seront réfugiés à Vialas, aidés et protégés par Françoise* et Marc Donadille*, les Guibal du Vilaret, Léon* et Yvonne Guin* qui habitaient une ferme à Tronc (commune de Saint-Maurice-de-Ventalon), et bien d’autres membres de la Résistance, des gendarmes tels que le brigadier Salager et le gendarme Pellet, Yvette Brignand Rota qui est montée en courant de Soleyrols pour les avertir de partir à Lafont, le Tonton Brignand qui les emmène avec sa charrette... Durant quatre ans, entre 1940 et 1944, les Cévennes sont devenues le refuge de cette famille composée de 10 personnes.
12/1942 / 1944 Famille Léon - La famille de Jean-Paul Léon, alors âgé de 6 ans, arrive à Vialas. Jean-Paul Léon, sa soeur Simone, ses parents et sa grand-mère, parisiens réfugiés à Nîmes, arrivent en décembre 1942 et vont passer 22 mois à l'abri au Grenier de Nojaret avant de partir à la Libération, en octobre 1944, à Génolhac. C'est à Vialas que le petit Jean-Paul apprendra à lire, à écrire et à compter avec Mme Sansonetti, institutrice à l'école de Nojaret.
1943 / 1944 Famille Oestreicher - Armand Oestreicher, son épouse Suzanne et leur fils Gabriel, âgé de 12 ans, trouvent refuge à Vialas. Toute la famille originaire de l’Est de la France, de Gérardmer, de Remiremont dans les Vosges et de Belfort, comprenant les Dockès, les Simon et les Oestreicher sont arrivés entre octobre et fin décembre 1943 : 14 personnes, 11 adultes et 3 enfants. Ils venaient des Vosges et avaient trouvé, après l’exode, refuge à Nîmes. Ils sont demeurés à Vialas jusqu’à la libération de Nîmes, à la fin septembre 1944.
1943 / 1944 Famille Simon - Lucien Simon et sa soeur Jeanine trouvent refuge à Vialas. Toute la famille originaire de l’Est de la France, de Gérardmer, de Remiremont dans les Vosges et de Belfort, comprenant les Dockès, les Simon et les Oestreicher sont arrivés entre octobre et fin décembre 1943 : 14 personnes, 11 adultes et 3 enfants. Ils venaient des Vosges et avaient trouvé, après l’exode, refuge à Nîmes. Ils sont demeurés à Vialas jusqu’à la libération de Nîmes, à la fin septembre 1944. Familles arrêtées (Vialas)[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.
06/04/1944 -Rafle des enfants d'Izieu. Quarante quatre enfants juifs et leurs sept éducateurs sont arrêtés par les agents de la Gestapo de Lyon, avec à leur tête Klaus Barbie.Seule une éducatrice survivra à la rafle et à la déportation. Lea Feldblum témoignera en 1987 au procès de Barbie à Lyon. Barbie sera condamné pour le crime d’Izieu. 12/07/1944 -Le 12 juillet 1944, au village de l’Espérou, les maquis Armée Secrète d’Ardaillès et de Lasalle fusionnent pour constituer le maquis Aigoual-Cévennes, fort de 400 hommes.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
1 Vialas sur
Wikipedia 2 Rencontre avec Paul Niedermann (Conférence de Paul Niedermann (1h24) enregistrée en mars 2011 au collège d'Estagel dans les Pyrénées-Orientales. Paul Niedermann retrace son parcours entre 1935 et 1945 de Karlsruhe à la Maison d'Izieu, en détaillant son passage au Camp de Rivesaltes. ) 3 Hommage aux habitants de Vialas (Cérémonie à Vialas le 28 mai 2011 : Ici, au cœur des Cévennes, nombre de familles juives ont été accueillies au cours des années 1940. Formant une part importante de la population, elles ont trouvé refuge dans un pays qui puise le goût de la liberté dans sa mémoire huguenote. )
4 Le site d'Anny Bloch (A lire, entre autres : le refuge cévenol (1940-1944), hommage aux habitants de Vialas et hommage au pasteur Boegner*, 22 août 2012 )
Charles Daupeyroux
(18/07/1939 - 27/09/1941) Préfet de la Lozère
Pierre Olivier de Sardan
(1941 - 1942) Préfet de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales)
Alfred Hontebeyrie
(11/10/1942 - 16/07/1944) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet de l'Hérault et de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales) (1895-1969)
Henri Cordesse
(22/08/1944 - 24/09/1946) Préfet de la Lozère
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