Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939. 520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne. L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice. Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands. La ligne de démarcation, qui entre en vigueur trois jours plus tard, traverse treize départements : Basses-Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques), Landes, Gironde, Dordogne, Charente, Vienne, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Cher, Allier, Saône-et-Loire, Jura, Ain.
La Lozère restera en zone libre jusqu'à l’occupation totale de la France, le 11 novembre 1942.
Terre de refuge pour différentes populations, on peut estimer que plus de 1 000 Juifs sont cachés en Lozère depuis le début des persécutions et seront sauvés grâce à la complicité de la population et la passivité de certains gendarmes. Lors de la rafle d'août 1942, 54 Juifs seront arrêtés et regroupés au champ de Chirac. Lors de la grande rafle du 22 février 1943, 41 personnes seront arrêtées, dont 13 à Florac.
Dès décembre 1942, un réseau de résistance "Combat" est constitué en Lozère, sous l’autorité d’Henri Bourrillon, chef départemental et maire de Mende, démi de ses fonctions par Vichy. Le groupe est constitué de Gilbert de Chambrun, Henri Cordesse*, Émile Peytavin et Marcel Pierrel.
Henri Bourillon (1891 - 3 mai 1945) Il est avocat à Mende. Il s'était mobilisé pour accueillir les républicains espagnols et avait été révoqué de son poste de conseiller municipal par Vichy. Henri Bourrillon, chef de la résistance en Lozère est arrêté le 28 février 1944 par la Gestapo à la sortie du tribunal. Incarcéré à Mende, il est interné à Nîmes puis à Montpellier et à Compiègne avant d'être déporté à Auschwitz, à Buchenwald puis à Flossenb¨rg. Malade, il meurt le 3 mai 1945, quelques jours avant la libération.
Gilbert de Chambrun (né le 2 novembre 1909) Il est le fils du marquis de Chambrun. Il fait partie des 80 parlementaires qui avaient voté contre Pétain en juin 1940. Gilbert et son épouse Noëlle sont très actifs dans l'organisation de la résistance dans la région.
Henri Cordesse* (né en 1910) Il a 7 ans lorsque son père est tué au front en 1917. Il est instituteur et se marie avec Hélène*, institutrice. Ils habitent à Marvejols, dans une région montagneuse et rurale à faible densité et fortement orientée à gauche. Il milite au syndicat des instituteurs. Proche des idées communistes, il n'est inscrit à aucun parti politique. Durant la guerre civile espagnole, il avait organisé l'accueil des réfugiés républicains. Lors d'une assemblée générale du syndicat des instituteurs de Lozère, il est l'un des cinquante instituteurs à se prononcer contre les accords de Munich et s'éloigne du syndicat. En 1939, il est mobilisé comme officier de réserve et envoyé sur le front des Alpes, au sud du Mont-Blanc. Après la défaite, il rentre à Marjevols et reprend son travail. Dès 1940, Henri Cordesse s'élève contre la répression exercée par Vichy et les mesures contre les francs-maçons, les Juifs, les communistes et les instituteurs. En 1942, il s'engage dans la Résistance aux côtés de Henri Bourillon et de Gilbert de Chambrun. Après l'arrestation de Henri Bourrillon, il est devenu le chef politique de la résistance lozérienne.
Émile Peytavin (25 avril 1898 - 25/12/1972) Né au Bleymard (Lozère), il est mobilisé en 1918. Blessé par les gaz asphyxiants, il déclare une pleurésie qui dégénère en tuberculose. Il revient à Marvejols pour se soigner. Guéri, obtient le poste de professeur à l'école pratique de Mende en 1922. Militant socialiste, en 1942, Émile Peytavin prend la charge du secteur de la résistance de Mende et rentre dans la clandestinité. En octobre 1945, il est réintégré dans l'enseignement technique, en qualité d'inspecteur principal de l'Académie de Paris puis est promu inspecteur général des disciplines industrielles à Paris, Lille et Montpellier. Le lycée de Mende porte son nom depuis 1984.
Marcel Pierrel Professeur au cours complémentaire de Marvejols, Marcel Pierrel, résistant est membre de ce réseau. Arrêté le 30 août 1943, au château de Saint-Lambert, lors d’une réunion de responsables de la Résistance lozérienne, il sera déporté à Buchenwald, sous l’immatriculation n° 31247, puis à Dora. Evacué à Bergen Belsen à la fin de la guerre, il fut libéré par les Anglais et reprit, après sa convalescence, ses fonctions au collège de Marvejols qui porte son nom depuis 1988.
Henri Bourrillon
(1929-1941)
Antoine Amblard
(1941-1943)
Auguste Bon
(1943-1944)
Jean Mazel
(29/04/1945-06/02/1956)
Cultes à Mende
François-Louis Auvity
Évêque de Mende ( de 1937 à 1945 ) Épuré à la Libération, il est démissionné en 1945
Maurice Rousseau
Évêque de Mende ( 1945-1950 ) Après 1950, Évêque de Laval Joseph Bourdon
*
Pasteur ( 1940-1944 ) Nommé Juste parmi les Nations Joseph Caupert
*
Prêtre
1 Familles réfugiées à Mende[Compléter]
07/1942 / 1944 Famille Gutwirth - La famille Gutwirth, juifs réfugiés, arrive à Mende en juillet 1942, le père, Elias, la mère, Hélène, et leurs deux enfants, Fanny et Azriel. Durant l'été 1944, les Gutwirth s'adressent au pasteur Joseph Bourdon* et à son épouse, Henriette* qui les aideront. Familles arrêtées (Mende)[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes arrêtées ou exécutées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, les circonstances de l'arrestation et la date de l'arrestation, si possible.
06/04/1944 -Rafle des enfants d'Izieu. Quarante quatre enfants juifs et leurs sept éducateurs sont arrêtés par les agents de la Gestapo de Lyon, avec à leur tête Klaus Barbie.Seule une éducatrice survivra à la rafle et à la déportation. Lea Feldblum témoignera en 1987 au procès de Barbie à Lyon. Barbie sera condamné pour le crime d’Izieu. 12/07/1944 -Le 12 juillet 1944, au village de l’Espérou, les maquis Armée Secrète d’Ardaillès et de Lasalle fusionnent pour constituer le maquis Aigoual-Cévennes, fort de 400 hommes.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
1 Mende sur
Wikipedia 2 Rencontre avec Paul Niedermann (Conférence de Paul Niedermann (1h24) enregistrée en mars 2011 au collège d'Estagel dans les Pyrénées-Orientales. Paul Niedermann retrace son parcours entre 1935 et 1945 de Karlsruhe à la Maison d'Izieu, en détaillant son passage au Camp de Rivesaltes. ) 3 Hommage aux habitants de Vialas (Cérémonie à Vialas le 28 mai 2011 : Ici, au cœur des Cévennes, nombre de familles juives ont été accueillies au cours des années 1940. Formant une part importante de la population, elles ont trouvé refuge dans un pays qui puise le goût de la liberté dans sa mémoire huguenote. )
4 Le site d'Anny Bloch (A lire, entre autres : le refuge cévenol (1940-1944), hommage aux habitants de Vialas et hommage au pasteur Boegner*, 22 août 2012 )
Charles Daupeyroux
(18/07/1939 - 27/09/1941) Préfet de la Lozère
Pierre Olivier de Sardan
(1941 - 1942) Préfet de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales)
Alfred Hontebeyrie
(11/10/1942 - 16/07/1944) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet de l'Hérault et de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales) (1895-1969)
Henri Cordesse
(22/08/1944 - 24/09/1946) Préfet de la Lozère
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