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Indre-et-Loire

Région :
Centre-Val de Loire
Département :
Indre-et-Loire

Préfets :
* (11/1940 - 11/1941) Préfet d'Indre-et-Loire. Arrêté en mai 1944 par les Allemands, il est déporté au camp d'Eisenberg
R. Vivier
(1944 - 1948)
Camille Vernet
(1936 - 1940) Préfet d’Indre-et-Loire (1884-1957)
Jean Roussillon
(16/08/1940 - 31/07/1943) Préfet régional de la région d'Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1896-1970)
Pierre Berger
(1941 - 1942) Pierre Jean Berger, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Jean Tracou
(1941 - 1944) Préfet d'Indre-et-Loire
Antoine Lemoine
(01/05/1942 - 1943) Antoine Jean Marcel Lemoine, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
René Rivière
(Jan. 1943 - 1943) René Édouard Rivière, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
Charles Donati
(01/08/1943 - 10/08/1944) Charles Guérin Joseph Louis Donati, Préfet régional de la région d'Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayence, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (né en 1891)
Michel Debré
(10/08/1944 - 01/04/1945) Michel Debré dit Jacquier, Commissaire de la république de la région d’Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1912-1996)
Alain Savary
(01/04/1945 - 11/05/1945) Commissaire de la république de la région d’Angers (Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et la partie occupée de l'Indre-et-Loire) (1918-1988)
Marc Freund-Valade
(11/09/1943 - 10/05/1944) Marc Paul Freund dit Freund-Valade, Préfet de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)
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(10/05/1944 - 06/1944) André Fourcade dit Vergnaud, Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne), arrêté par la Gestapo en juin 1944, fusillé à Buzet-sur-le-Tarn le 17 août 1944
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(1944 - 1944) Préfet d'Indre-et-Loire. Révoqué et emprisonné à la Libération
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(01/09/1944 ) Préfet d'Indre-et-Loire de la Libération
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(23/10/1944 - 1946) Commissaire régional de la République de la région de Limoges (Corrèze, Creuse et Haute-Vienne et les parties non-occupées de la Charente, du Cher, de la Dordogne, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de la Vienne)

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Texte pour ecartement lateral

Tours en 1939-1945

Texte pour ecartement lateral
Code postal : Tours 37000
cf. Sainte-Radegonde-en-Touraine - Saint-Symphorien - Saint-Etienne-Extra - Beaumont-lès-Tours
Canton : Tours
- Indre-et-Loire
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Tours en 1939-1945
Hôtel de Ville
source photo : Ville de Tours
crédit photo : D.R.
Tours en 1939-1945
Cathédrale de Tours
source photo : akuario
crédit photo : D.R.
Tours en 1939-1945
Affiche allemande placardé dans la région de Tours le 6 février 1942
source photo : Inconnu
crédit photo : D.R.
Tours en 1939-1945
La gare de Tours
source photo : Ville de Tours
crédit photo : Domaine public
Tours en 1939-1945
La synagogue de Tours
source photo : AREHSVAL
crédit photo : D.R.
Tours en 1939-1945
L'immeuble qui abritait la Gestapo de Tours, 17, rue Georges-Sand
source photo : AREHSVAL
crédit photo : D.R.

Voir l'histoire du département de l'Indre-et-Loire
Histoire
Tours est une commune de l'Indre-et-Loire, traversée par la Loire et le Cher.

05/07/2009

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La débâcle et l'Occupation

Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.

520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.

L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas le 10 mai 1940.

Entre le 10 et le 13 juin 1940, Tours est la capitale provisoire de la République. Le président Albert Lebrun, réélu le 6 avril 1939, le gouvernement, le corps diplomatique, une partie des parlementaires ont quitté Paris pour s’y réfugier. Le 12 juin, Winston Churchill vient participer au dernier conseil suprême.

Le gouvernement français partira ensuite s'installer pour quelques jours à Bordeaux avant de s'établir à Vichy.

Une partie du centre de la ville de Tours est totalement détruite lors du gigantesque incendie du 20 au 22 juin, incendie causé par des obus incendiaires allemands.
Le pont Wilson ("pont de pierre"), qui approvisionne la ville en eau, a été dynamité pour freiner l'avancée de la Wehrmacht. Ne pouvant éteindre le brasier, les habitants ne peuvent que fuir.

L'armée allemande entre dans Tours le 21 juin 1940.

Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice.
Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.

La ligne de démarcation, qui entre en vigueur trois jours plus tard, traverse treize départements : Basses-Pyrénées (Pyrénées-Atlantiques), Landes, Gironde, Dordogne, Charente, Vienne, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Cher, Allier, Saône-et-Loire, Jura, Ain.
Tours est en zone occupée.

Le 25 octobre 1940, Pétain est à Tours, reçu par le maire Ferdinand Morin, il est acclamé par les Tourangeaux massés devant l'hôtel de ville.

Des bombardements alliés frappent durement le quartier de la gare en 1944, et font plusieurs centaines de morts.

01/04/2013

[Compléter l'article]

Rafles des 15 et 16 juillet 1942

Les 15 et 16 juillet 1942, arrêtés par la police nazie, avec la collaboration des autorités françaises, 236 juifs de Touraine, hommes, femmes et enfants furent internés à l'École Normale de jeunes filles puis internés au camp de La Lande, situé à 16 km de Tours, avant leur déportation et leur extermination à Auschwitz Birkenau.

01/04/2013

[Compléter l'article]

La synagogue de Tours

La synagogue de Tours, située 37, rue Parmentier, a été construite grâce au don du banquier-mécène Daniel Iffla, dit Osiris, issu d’une famille juive marocaine.
Elle est l’œuvre de l’architecte Victor Tondu qui a également réalisé les synagogues d’Arcachon, Vincennes, Tunis et Lausanne.
Ses vitraux sont signés de Lux-Fournier, peintre-verrier à Tours au XXe siècle.
 
Depuis 1938, la synagogue était le siège social de l’association « La Fraternelle Israélite », et l’association cultuelle existait depuis 1906, conformément à la loi de séparation des églises et de l’Etat.
Le rabbin Léon Sommer, recruté en 1902, exerça son ministère jusqu’à sa mort en 1937.
 
En juin 1940, la synagogue fut transformée en dépôt de paille pour les chevaux et abrita le Parti Populaire Français (PPF), parti politique fascisant.
 
236 juifs, hommes, femmes et enfants, de la communauté de Tours, sont raflés les 15 et 16 juillet 1942 par la police allemande avec la participation de la police française.
Ils seront enfermés dans les locaux de l'ancienne école normale de filles à Tours-Nord.
S’ajouteront 700 juifs en transit vers Auschwitz, par le camp de La Lande. Un camp situé à Monts, à 16 km de Tours, à 500 m de la ligne Paris-Bordeaux.
Conçu pour un maximum de 500 personnes, il a fonctionné du 30 novembre 1940 à janvier 1944, comptant 23 bâtiments sur 7 Ha. Il a accueilli des réfugiés, provenant de rafles allemandes dans les grandes villes de l’ouest. A partir de novembre 1941, il est entouré d’un triple réseau de fils de fer barbelés. Les gendarmes français y assurent le maintien de l’ordre.
Le 5 janvier 1942, il devient officiellement camp d’internement pour juifs. Le rabbin Elie Bloch, y assurera le culte, et coordonnera l’assistance, s’occupant des enfants abandonnés suite à la déportation de leurs parents.
Le 4 septembre 1942, 422 internés (dont 277 femmes et enfants) sont transférés à Drancy.
 
977 Juifs seront déportés d'Indre-et-Loire.

01/04/2013
Lien : La Shoah à Tours : sur les chemins de la mémoire

[Compléter l'article]

Rue du Hallebardier

Dans la nuit du 5 au 6 février 1942, des Francs-Tireurs et Partisans qui participaient à une action de sabotage se retrouvent face à une sentinelle allemande, le soldat Kopiunik. Grièvement blessé, il meurt le 9 février.
Le préfet promet une prime de 50.000 F à qui donnera des informations permettant d’arrêter "les terroristes". 40 otages sont arrêtés dont 10 communistes et 30 juifs (7 seront déportés à Auschwitz par le convoi n°2 du 5 juin 1942).
Parmi ces derniers, David Ziboulsky qui tenait une bonneterie rue du Commerce. Juif ukrainien, il a été naturalisé français en 1922. Suite aux bombardements de 1940, il vit rue d’Entraigues, et le magasin est installé dans une barraque en bois, avenue de Grammont.
Non seulement il est juif mais aussi franc-maçon. Un double motif d’arrestation.
Sa famille ira se réfugier en zone libre, dans le Beaujolais, et échappera aux arrestations.

01/04/2013
Lien : La Shoah à Tours : sur les chemins de la mémoire

[Compléter l'article]

La Gestapo à Tours

La Gestapo à Tours est installée au 17, rue Georges Sand. Ici seront torturés des résistants, sous les ordres de Georg Brückle (arrêté à Baden-Baden en 1948, il sera condamné à mort mais en 1954, sa peine est ramenée à 10 ans de réclusion).

Les 32 agents (dont 10 sont allemands) sont aidés par Clara Knecht, une secrétaire alsacienne, qui sert d’interprète. Particulièrement sadique, elle faisait baiser son nerf de bœuf par les détenus avant de l’utiliser. Disparue à la Libération, on n’a jamais retrouvé sa trace.
Egalement traducteur au service de la Gestapo à partir de septembre 1942, Pierre Wennert, originaire de Moselle. Il intervient dans des affaires concernant les communistes, les résistants et les juifs. Arrêté en décembre 1944, il est condamné à mort le 26 juillet 1945 et fusillé le 3 septembre. Il sera accompagné jusqu’au peloton par l’abbé Labaume, qu’il avait arrêté et fait déporter en 1943.
Antoine Devaud, indicateur de la Gestapo, sous les ordres de Wennert, intervient dans les mêmes enquêtes. Condamné à mort en novembre 1944, il sera fusillé le 19 décembre.

01/04/2013
Lien : La Shoah à Tours : sur les chemins de la mémoire

[Compléter l'article]

Passer la ligne de démarcation

L'arrestation de Léa Keresit

Le 23 septembre 1942, l’infirmière Léa Keresit est arrêtée alors qu’elle sort de l’hôpital Saint-Gatien où elle travaille. Dénoncée à la Gestapo, elle sera déportée à Auschwitz le 24 janvier 1943, où elle mourra trois mois plus tard.

Elle n’était pas juive mais son nom reste associé à l’action d’un groupe de passeurs de la ligne de démarcation, qui a secouru de nombreux juifs. Des hommes et des femmes confiés à l’abbé Henri Dupont, à La Chapelle-Blanche Saint-Martin, qui leur procurait des vêtements. Pris en charge par les fermiers Maurice, ils passaient la ligne dans la ferme des époux Poupinneau, sur la commune de Vou.

Seul l’abbé Dupont est revenu de déportation (lire son témoignage).

Le traitre, Ferdinand Werner, condamné par contumace par la Cour de justice d’Orléans à 20 ans de travaux de forcés, est découvert en Côte d’Or en 1948, et sera condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la Cour de justice de Paris en janvier 1951.

01/04/2013
Lien : La Shoah à Tours : sur les chemins de la mémoire

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Le lycée Descartes, rue de la Préfecture

Une plaque commémorative a été dévoilée dans l’enceinte du lycée Descartes, grâce à la mobilisation d’anciens élèves et de l’AREHSVAL (Association de Recherches et d'Etudes Historiques sur la Shoah en Val de Loire) pour convaincre le conseil d'administration de l'établissement. Elle honore la mémoire des élèves juifs :

  • Georges Mendez, né à Rochecorbon. Il sera déporté avec ses parents par le convoi n° 68 du 10 février 1944.
  • Maurice Margules, 20 ans, né à Châteauroux, habite au 3 rue Chaptal. Déporté avec ses parents par le convoi n°2 du 5 juin 1942.
  • Paul, 15 ans, et Emmanuel Feuermann, 18 ans. Le premier est né à Candé, le second à Bucarest. Internes, leurs parents habitent au Lude (Sarthe). Tous arrêtés, ils sont déportés par le convoi n° 48 du 13 février 1943.
  • Simon Henigsblit habitait 61 rue du Commerce. Recensé sous le prénom de Salomon. Sa mère meurt le 11 août 1941. Arrêté avec son père le 15 juillet 1942, ils sont déportés par le convoi n° 8 du 20 juillet 1942.
  • Anatole, 16 ans, et Georges Laub, 11 ans. Tous deux sont nés à Anvers où leur père, venu de Pologne, était négociant en diamant. La Belgique envahie, ils seront réfugiés en Gironde et arriveront en juillet 1941 au camp de La Lande. Ils seront autorisés à résider 82 rue Victor-Hugo, les enfants étant scolarisés à Descartes.
    Anatole et sa mère seront déportés par le convoi n° 8, Georges et son père par le convoi n° 31 du 11 septembre 1942.
  • Jacques Lévy, 15 ans, avec ses parents, sont des réfugiés de Metz, arrivés en juin 1940. Son père meurt à Tours le 19 décembre 1941. Arrêté avec sa mère Blanche, alors qu’ils tentaient de franchir la ligne de démarcation, ils sont envoyés à Pithiviers. Ils seront déportés par le convoi n° 35 du 21 septembre 1942. Sa grand-mère, meurt à 97 ans, à Joué-lès-Tours, le 14 février 1945.
  • Charles Kritzler, 15 ans, est né en Hongrie. Il est arrivé à Tours avec ses parents vers 1930. Son père est forain, sa mère élève ses trois enfants ; ils habitent 15 rue Elise-Dreux.
    Arrêté dans la rafle du 15 juillet, avec son frère Claude, 7 ans, et sa sœur Agnès, 9 ans, ils sont détenus à l’Ecole Normale d’institutrice de Saint-Symphorien. Leurs parents sont emmenés à Angers et déportés par le convoi n°8. Charles, Agnès et Claude sont emmenés au camp de La Lande. Le 22 août 1942, Charles demande à être recueilli, en vain, avec son frère et sa sœur chez une tante à Paris. Le 21 septembre 1942, ils rejoignent Drancy, et seront déportés le 23 septembre par le convoi n° 36. Ils seront gazés à leur arrivée.
  • Edouard Mizrahi, 21 ans, avait été recensé sous le prénom d’Elie. Il avait deux frères et avait été scolarisé en 1938-1939 à l’école primaire supérieure Paul-Louis Courier, avant sa classe de philosophie. Sa famille venait de Smyrne et sa mère était italienne (elle sera arrêtée le 15 juillet 1942). Après la rafle du 9 février 1942, il se réfugie à Châteauroux et réussira à gagner l’Italie, comme son père. Arrêté comme résistant à Florence le 1er mai 1944 pour faux papiers, il sera déporté dans les camps d’Auschwitz, Struthof et Dachau, et survivra.
  • Suite à l’attentat de la rue du Hallebardier, Pierre Minne, professeur de philo, soupçonné d’être juif sera arrêté et libéré au bout de trois jours, mais son épouse, juive, sera livrée à la Gestapo.
  • Au lycée Balzac, autre grand lycée, un professeur d’allemand, juive, est rayée des cadres de l’Education nationale, en avril 1943, suite à un congé sans solde pris à la rentrée 1941. Elle sera réintégrée à la Libération, avec dédommagement pour les salaires non perçus.
  • Un autre professeur, agrégée de sciences, mariée à un non-juif, devra quitter le lycée, et se réfugiera sous un faux nom dans la famille de son mari.
  • Une élève sera tuée accidentellement, par un véhicule allemand, au carrefour de la rue Chanoineau et du boulevard Béranger.

01/04/2013
Lien : La Shoah à Tours : sur les chemins de la mémoire

[Compléter l'article]

L'école primaire supérieure Paul-Louis Courier

Au moins huit élèves juifs ont été scolarisés à l’école primaire supérieure Paul-Louis Courier, aujourd'hui un grand lycée au pied de la cathédrale, connu pour sa maison dite du Curé, immortalisée par Balzac.

Quatre étaient de Tours :
  • Elie Mizrahi (également scolarisé au lycée Descartes en 1940-1941).
    Son frère, Joseph Mizrahi était scolarisé à Paul-Louis Courier de 1934 à 1938. Il poursuivra sa scolarité au lycée Descartes. Il rejoindra aussi l’Italie, via Issoudun, et suivra une formation de pilote aux Etats-Unis. Un troisième frère, Edouard, rejoindra la zone libre en 1941, puis l’Algérie et participera au débarquement de Provence le 15 août 1944.
  • Elie Gattegno, né à Bourges en 1924, sa famille venait de Salonique, en Grèce, et habitait rue Victor-Hugo. Otage, suite à l’attentat de la rue du Hallebardier du 5 février 1942, ce jeune comptable de 18 ans, est déporté à Auschwitz par le convoi n° 36 du 23 septembre 1942.
  • Abraham Goldberg, 17 ans, habitait 13 rue de l’Hôpiteau, près de l’école. Il était ajusteur. Déporté à Auschwitz par le convoi n° 42 du 6 novembre 1942, avec sa mère et sa grand-mère.
  • Edouard Leszczynski, 20 ans, venait de La Lande. Il a pu se cacher et échapper à la déportation.
Quatre venaient de l’est de la France :
  • Osaias Bienenstock, 14 ans, né à Strasbourg, déporté par le convoi n° 31 le 11 septembre 1942. Sa famille venait de Galicie en Pologne. Expulsée d’Alsace vers Bordeaux, elle sera internée à La Lande et déportée.
  • David Pravidlo, né à Varsovie, n’avait pas encore 14 ans. Il est déporté à Auschwitz par le convoi n° 36 du 23 septembre 1942. Ses parents avaient été employés chez Pierre Massoteau, fermier à Monts, jusqu’à leur retour au camp de La Lande en septembre 1941.
  • Joseph Gerszonowicz, 15 ans, né à Szeszerowice en Pologne. Déporté à Auschwitz par le convoi n° 8 du 20 juillet 1942.
  • Roger Sobel, 14 ans, né à Metz, vivait à La Lande, avec ses parents (son père a été ouvrier tôlier au garage de la rue Origet et sa mère élevait ses trois frères) . Il seront tous déportés à Auschwitz par le convoi n° 8 du 20 juillet 1942.

01/04/2013
Lien : La Shoah à Tours : sur les chemins de la mémoire

[Compléter l'article]

L'école Pigier, rue du Cygne

Nelly Frankfurter avait été expulsé de Bordeaux, avec sa famille polonaise, et vivait au camp de La Lande.
A partir de novembre 1941, elle obtient l’autorisation de suivre des cours de sténographie à l’école Pigier. Son père avait été directeur commercial chez Massey-Harris à Bordeaux.
Le 31 mai 1942, Nelly adresse une lettre au général-chef de la Kommandantur de Paris pour demander une exemption de l’étoile jaune : «  Je m’adresse donc à votre bonté, à vos sentiments humains qui, j’en suis sûre, sont aussi forts qu’en moi » écrit-elle. Elle n’obtiendra aucune réponse, sera arrêtée et déportée par le convoi n° 8 du 20 juillet 1942, avec sa mère de 54 ans.
Ce convoi, formé à Angers, comptait 824 juifs, au lieu des 1000 habituels. Un accord du 2 juillet 1942 assurait le report temporaire de la déportation des juifs français. Dans le convoi, 288 juifs venaient de La Lande (132 hommes et 156 femmes). Parmi eux se trouvait également le Dr Abraham Lettich, 34 ans, domicilié 112 rue Origet, raflé avec sa femme Edith et leur fils Jean, 5 ans, qui mourront en déportation. Seul rescapé, il témoignera de son odyssée de « 34 mois dans les camps de concentration ».

01/04/2013
Lien : La Shoah à Tours : sur les chemins de la mémoire

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L'école Mirabeau

Le soir du 15 juillet 1942, cinq enfants scolarisés à l’école Mirabeau sont arrêtés :
  • Norbert Kronenberg, 12 ans, né à Stuttgart, et son petit frère René, 8 ans, né à Strasbourg ;
  • Joseph Zomersztajn, 12 ans, et ses deux petites sœurs Estelle, 8 ans et Paulette, 5 ans, tous nés à Nancy.
Leurs parents ont quitté la Pologne. Etrangers, ils sont évacués d’Alsace-Lorraine vers la Gironde.
Tous se retrouvent au camp de La Lande à partir du 5 décembre 1940.
La famille Kronenberg est autorisée à travailler à Tours et s’installe au 19 rue Jules Moineaux. La mère Léa s’occupe du foyer, le père, Chaïm est aide-horloger. Les Zomersztajn, Alta et Liber, s’installent au 17 de la même rue. Le père est aide-cordonnier. Jacques, le fils aîné, est apprenti coiffeur, et Maurice, le second, entre à l’école Pigier.
Tous, à l’exception de Chaïm, parti acheter des cigarettes, au moment de la rafle, seront arrêtés.
Liber est ramené à La Lande avec son aîné. Léa, Alta et leurs enfants sont enfermés à l’école normale de jeunes filles de Saint-Symphorien, et transférés à La Lande. Sur place, les familles sont séparées avec brutalité par les gendarmes français. Hommes, adolescents, femmes et jeunes filles « aptes au travail » sont envoyés sur Angers, et seront du convoi n° 8 du 20 juillet 1942.
Les plus jeunes restent au camp…
Le 4 septembre, des internés partent pour Drancy, dont Jacques Zomersztajn, 17 ans. Le 21, c’est le tour de René, Norbert, Maurice, Joseph, Estelle et Paulette.
Le 23, ils seront 135 de La Lande à partir par le convoi n° 36 vers Auschwitz.
Parmi eux :
  • Arlette et Frédérique Feldman, 1 et 2 ans, nées à Tours, domiciliées 103 rue Lakanal ;
  • Edith Viola, 37 jours, née à La Lande ;
  • Nicole Mantel, 21 jours, née à La Lande… 
  • Osias Bergman, 5 ans ;
  • Simon Blady, 8 ans ;
  • Anna et Franja Fiszbin, 10 et 15 ans ;
  • André, Dora et Yvette Inventarz, 6, 9 et 2 ans ;
  • Léone Ihul, 10 ans ;
  • Céline Koper, 4 ans ;
  • Agnès, Charles et Claude Kritzler, 9 , 15 et 7 ans ;
  • Jean Lettich, 5 ans ;
  • Fernand et Raymond Mazur, 7 et 2 ans ;
  • Albert, Buena et Rebecca Nahmias, 9, 12 et 14 ans ;
  • Jacques Rosenbaum, 3 ans ;
  • Sylvie Rosenthal, 12 ans ;
  • David Rozenzwajg, 12 ans ;
  • Claire, Hélène, Max Sperling, 13 ans, 20 mois et 13 ans ;
  • Ida Wajnstein, 10 ans ;
  • Maurice Zomersztajn, 14 ans.
Etaient partis par le convoi n° 31 du 11 septembre 1942 :
  • Isaac et Pierre Dzialoszinski, 5 et 9 ans ;
  • Sylvain Kozubski, 4 ans ;
  • Georges Laub, 11 ans ;
  • Balcia et Maurice Schandor, 13 et 10 ans ;
  • Ida Wajnsztein, 12 ans.
Par le convoi n° 32 du 14 septembre 1942 :
  • Cécile, Charles et Fanny Basista, 2, 6 et 10 ans.
D’autres enfants suivront :
  • Abraham et Jacqueline Goldberg, 17 et 12 ans, dans le convoi n° 42 du 6 novembre 1942 ;
  • Claudette, Ginette, Suzanne Schwimmer, 20 mois, 3 et 4 ans, dans le convoi n° 45 du 11 novembre 1942 ;
  • Rosa, Salomé, Suzy Alter, 6, 2 et 5 ans, dans le convoi n° 48 du 13 février 1943 ;
  • Achille Herc, 6 ans, dans le convoi n° 59 du 2 septembre 1943 ;
  • Anny Sussmann, 4 ans, Monique Loew, 10 ans, dans le convoi n° 68 du 10 février 1944 ;
  • Jacqueline Vernet, 15 ans, (seule survivante à la libération d’Auschwitz), dans le convoi n° 76 du 30 juin 1944 ;
  • Marc Goldrach, 17 ans, dans le convoi n° 76 du 30 juin 1944 ;
  • Paul Jakubowicz, 6 ans, arrêté à l’orphelinat de la Varenne Saint-Hilaire, dans le convoi n° 77 du 31 juillet 1944.
  • Ida Yedinak, née le 7 septembre 1942, à la maternité de Tours, morte à Drancy le 12 mars 1943 à 6 mois.
La plaque commémorative, installée à l'entrée de l'école, sur la rue, a été posée en mai 2008, en présence du maire, du député, de l'inspecteur d'académie, du président de la communauté juive, à l'initiative de l'AREHSVAL. Juste en dessous, une autre plaque rappelle la mémoire de Marcel Rabache, instituteur torturé par la Gestapo, déporté à Buchenwald, où il mourra.

01/04/2013
Lien : La Shoah à Tours : sur les chemins de la mémoire

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bonjour afin de remettre la medaille des Justes parmi les Nations a 2 medecins,ou leurs descendants,,je recherche les familles Mangini , Huck ou Huguerie,ayant professe a l hopital de Tours de 1942 a 1945. ces medecins nous ont cache, ma maman mon frere et moi aux prix de leurs vies|| Sylvain Burstin jerusalem

19/05/2017

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bonjour afin de remettre la medaille des Justes parmi les Nations a 2 medecins,ou leurs descendants,,je recherche les familles Mangini , Huck ou Huguerie,ayant professe a l hopital de Tours de 1942 a 1945. ces medecins nous ont cache, ma maman mon frere et moi aux prix de leurs vies|| Sylvain Burstin jerusalem

19/05/2017

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19/05/2017

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bonjour afin de remettre la medaille des Justes parmi les Nations a 2 medecins,ou leurs descendants,,je recherche les familles Mangini , Huck ou Huguerie,ayant professe a l hopital de Tours de 1942 a 1945. ces medecins nous ont cache, ma maman mon frere et moi aux prix de leurs vies|| Sylvain Burstin jerusalem

19/05/2017

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Les camps et les lieux d'internement de l'Indre-et-Loire

203e CTE Cinq-Mars la Pile 37130 Cinq-Mars la Pile
Camp de La Lande à Monts 37260 Monts
Camp de la Morellerie 37340 Avrillé-les-Ponceaux
Centre Ruchard 37220 Avon-les-Roches
École Normale de Saint-Symphorien 37000 Tours
École-prison Michelet 37000 Tours
Frontstalag 180 Amboise 37400 Amboise
Frontstalag 180 Tour 37000 Tours

Les lieux de sauvetage de l'Indre-et-Loire

Château de la Rochedain 37330 Souvigné
Couvent d'Abilly-Descartes 37160 Descartes
Soeurs de Saint-Martin de Bourgueil 37140 Bourgueil


Les 43 Justes parmi les Nations de l'Indre-et-Loire


Maires de Tours

Ferdinand Morin   (1925-1942)
René Guerrier   (1942-1944)
Jean Meunier   (1944-1947)

Cultes à Tours

Louis Joseph Gaillard  Évêque de Tours ( 1931-1956 )

1 Familles réfugiées à Tours [Compléter]
1942
Famille Knopf - Mr et Mme Knopf et leur fils (4 ans en 1942) passèrent prés de six mois dans la ferme des Bausen à Tours où travaillait Marcelle Blain*.

22 Familles arrêtées (Tours) [Compléter]
1943
Famille Alexandre - Adolphe est né à Tours le 27 juin 1889. Arrêté parce que Juif, il est déporté sans retour par le convoi n° 48 de Drancy vers Auschwitz le 13 février 1943.
Déportation :
13/02/1943   convoi no 48

15/07/1942
Famille Bienenstock - Elisha Bienenstock, né en 1882 à Kolbuszowa, commerçant, et son épouse Sara née Veis en 1885 à Kolbuszowa, étaient originaires de Galicie (Pologne). Expulsés de Strasbourg, ils étaient arrivés à Bordeaux et s'étaient installés 11, place Fernand Lafargue avec leurs enfants, Germaine, née en 1924 à Strasbourg, et Osias, 14 ans, né le 31/03/1928 à Sarrebourg. Déplacés au camp de La Lande, Osias était scolarisé à l’école primaire supérieure Paul-Louis Courier à Tours. Arrêtés parce que juifs, ils seront déportés sans retour. Germaine sera déportée seule par le convoi n° 8 d'Angers à Auschwitz qui transporte 827 personnes, dont 118 enfants le 20/07/1942. Elisha, Sarah et leur fils Osias seront déportés sans retour de Drancy à Auschwitz par le convoi n° 31 le 11/09/1942 qui transporte 1 000 personnes, dont 189 enfants.
Déportation :
20/07/1942   convoi no 8 et 31

1942
Famille Bladdy - Paul est né à Pabianice (Pologne) le 12 octobre 1896. Il était marié à Laia. Réfugié à Tours, il est arrêté parce que Juif et déporté sans retour vers Auschwitz.    
Date d'exécution :
18/09/1942

16/06/1942
Famille Danemans - Patrick et Sonia, originaires de Lettonie, sont arrêtés parce que juifs le 16 juin 1942 chez eux, rue Origet à Tours. Emmenés à l'École Normale de Saint-Symphorien (Tours), internés à Angers, ils seront déportés sans retour vers Auschwitz.    

Famille Feuermann - Paul, 15 ans, né le 30/09/1929 à Caudéran, et Emmanuel, 18 ans, né le 17/02/1925 à Bucarest, sont internes au lycée Descartes de Tours. Leurs parents habitent 23, boulevard Paul Doumer à Le Lude. Arrêtés parce que juifs, ils sont déportés par le convoi n° 48 du 13/02/1943 qui transporte 1 000 personnes, dont 151 enfants.
Déportation :
13/02/1943   convoi no 48

>> Voir les 22 familles arrêtées dans la commune <<


Chronologie [Ajouter]

10/06/1940 - Le gouvernement quitte Paris pour Tours où il restera jusqu'au 14 juin 1940, avant de rejoindre Bordeaux.
30/06/1940 - Les troupes allemandes évacuent le département de l'Indre.
02/11/1940 - Le gouvernement de Vichy révoque 3 préfets et les place en disponibilités. M. Jouany, préfet d'Ille-et-Vilaine, M. Moulin, préfet d'Eure-et-Loir, et M. Morel, préfet dans les Hautes-Alpes.
05/02/1942 - Une sentinelle allemande est abattue d'un coup de feu à Tours. En représailles, un couvre feu est fixé à Tours et dans la région de 20 h à 4 h du matin.
15/07/1942 - Les 15 et 16 juillet 1942, arrêtés par la police nazie, avec la collaboration des autorités françaises, 200 juifs de Touraine, hommes, femmes et enfants furent internés à l'École Normale avant leur déportation et leur extermination à Auschwitz Birkenau.
07/03/1944 - Du 7 au 12 mars 1944, bombardements aériens alliés sur Tours.


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Autres articles parus dans le site de l'AJPN

1 Emile Aron, professeur de médecine (Emile Aron, né au Boulay (Indre-et-Loire) en 1907, professeur de médecine depuis 1937, est exclu de l’hôpital de Tours en raison du statut des Juifs de Vichy et est désigné en premier sur la liste des otages en cas de représailles allemandes. )
2 Témoignage de l'abbé Henri Dupont, du diocèse de Tours (Témoignage de l'abbé Henri Dupont, du diocèse de Tours et rapport sur le service religieux dans le Camp d'Oranienburg près de Berlin, demandé par le pape Pie XII à l'Abbé Henri Dupont du diocèse de Tours. )

Liens externes [Ajouter un lien vers un article d'intérêt ou un site internet]
1 Tours sur Wikipedia 
2 Site Communal (Site officiel de la Mairie de Draché )
3 A Bléré, la ligne de démarcation est toujours dans les mémoires (Cet article résume bien la position de Bléré et le role heroique de ses habitants Journal La Nouvelle République. 25 Aout 2007 )
4 L'abbé Henri Péan Chef méconnu de la Résistance en Touraine (Le curé de Draché à partir de 1930 sous l'occupation, l'âme de la résistance en Sud Touraine et Nord de la Vienne.
144 pages format 16x23cm 60 illustrations (inédites pour la plupart) ISBN : 978-2-914818-49-0 )
5 Honneur à des résistants (résistants à Esvre et déportation en camps de la mort. )
6 bombardements à Beaujardin Tours (Chateau de Beaujardin à Tours , bombardements. )

Annonces de recherche
[Déposer une annonce]

***  Joseph BELL

    Bonjour,
    Je recherche des informations sur le vrai père de ma mère, Joseph Bell, notable de Tours, grand résistant en 40/45 pendant la seconde guerre mondiale, a eu les membres sectionnés pour avoir fabriqué une bombe artisanale. Si quelqu'un peut m'en dire plus, merci infiniment.
    [répondre]

***  Recherche information sur Marie Travers

    Bonjour,

    Je recherche trace du parcours de Mme Marie Travers, l'une des 298 communistes gardées au camp de la Lande.
    Qui était-elle ?
    Qu'est-elle devenue après son évasion en 1943 ?

    Merci de votre aide.
    [répondre]

***  Recheche Famille Marchand de Grez en Bouère

    Bonjour,
    Je recherche pour une reconnaissance en tant que Justes par le mémorial de Yad Vashem les descendants de :
    - Auguste René Joseph MARCHAND

    et
    - Hortense Marie MARCHAND, son épouse, née Rezeau en février 1900 et décédée à Tours le 5 août 1983.
    Originaires de la commune de Grez en Bouère (53), où il se sont mariées en 1923, ils ont eu deux filles nées dans les années 30.
    La première probablement autour de 1934, la seconde autour de 1936.
    De 1939 à 1945, ils vécurent dans la commune de Monts (37), dans une ferme appelée La Gagneraie, où ils cachèrent mon père, Jean-Louis, et sa sœur, Solange.
    Leur reconnaissance en tant que Justes venant d'aboutir, je suis à la recherche de toutes informations ou contacts qui me permettraient de retrouver leurs deux filles ou leurs enfants.
    Vous comprendrez l'importance toute particulière qu'à pour moi cette démarche.
    Merci d'avance et de tout cœur pour votre aide.
    E. Dreyfuss
    [répondre]


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