Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne, le 1er septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
520 000 français sont évacués des zones frontalières comprises entre la ligne Maginot et l’Allemagne.
L'Allemagne nazie envahit la France, la Belgique, le Luxembourg, pourtant neutre, et les Pays-Bas le 10 mai 1940.
Le 22 juin 1940, la France écrasée signe l'Armistice. Les Allemands mettent en place toute une série de mesures pour limiter sur le territoire la circulation des personnes et des marchandises et le trafic postal entre deux grandes zones délimitées par la ligne de démarcation qui sépare la zone libre où s’exerce l’autorité du gouvernement de Vichy, de la zone occupée par les Allemands.
Les proscrits du régime
Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, français ou étrangers, sont pourchassés et persécutés parce que Juifs. Ils seront massivement déportés vers l'Est et exterminés. Très peu survivront. Les Tsiganes sont internés dans les camps français.
Les Francs-maçons et les Communistes, considérés comme "indésirables" sont démis de leurs fonctions au sein de l'administration, pourchassés, arrêtés et internés.A partir de 1943, les réfractaires du STO entrent dans la clandestinité. Certains rejoignent les résistants également pourchassés.
Sur 899 Juifs recensés dans le département, 550 ont été raflés et déportés vers Sobibor, Maïdanek et Auschwitz.
Entre 1942 et 1944, 52 personnes sont raflées à Rodez. 46 juifs seront déportées, parmi lesquels 8 enfants.
37 d'entre elles dont 7 enfants sont raflés le 22 avril 1944 par la Gestapo "grâce aux fichiers de la police de la collaboration", internées à la caserne Burloup avant d'être toutes déportées vers les camps d'extermination.
Près de 76 000 Juifs dont plus de 11 000 enfants seront arrêtés et déportés de France, dont 38 000 à Paris.
Témoignage d’une jeune juive raflée en Aveyron ayant survécu à Auschwitz « En 1940, Suzanne Waligora, jeune fille juive, son jeune frère et sa mère s’installent à Rodez, fuyant Paris et la progression fulgurante de l’armée allemande. Le choix de la capitale du Rouergue est fort simple, explique Suzanne : « Mes parents, qui étaient dans le commerce de vêtements de confection, avaient noué de bonnes relations avec un client ruthénois »… Ce dernier va d’ailleurs employer la mère de la jeune réfugiée. Engagé volontaire, le père est, lui, prisonnier de guerre. La maman de Suzanne Waligora loue un appartement rue d’Armagnac, en plein centre ville où elle ouvrira bientôt un commerce. La vie reprend et, miracle, le père de Suzanne parvient à s’évader et à les rejoindre. La jeune fille va au lycée des filles Joseph-Fabre, fait du scoutisme. Ce bonheur retrouvé va être brisé en avril 1944. Le 22 avril, la Gestapo frappe à la porte, rue d’Armagnac. Il est 8 heures. Suzanne est seule avec son père dans la pièce où le petit déjeuner est servi ; son frère est déjà à l’école ; sa mère est montée à l’étage apporter un café à la grand-mère et se garde bien de se montrer. Les Allemands embarquent Suzanne et son père, laissant à l’épouse et à la mère un message : présentez-vous au plus vite à nos services sous peine de représailles. Dans le landernau, la rafle a ému, rapporte Suzanne qui se souvient que la Résistance a caché sa mère - laquelle a renoncé à se présenter - et qu’elle est allée chercher son petit frère à l’école pour l’expédier chez des paysans sûrs du côté de Rieupeyroux. La Gestapo ne touchera pas à un seul cheveu de Suzanne mais tabassera son père. Le père et la fille resteront deux semaines, enfermés, à la caserne Burloup. Et puis, c’est le départ pour Toulouse, simple étape vers Drancy. « On ne se doutait de rien », témoigne Suzanne qui, ignorante de la « solution finale », croyait au plus que les juifs pourraient être regroupés à l’est de l’Europe… Son père sera du convoi n° 73. Il sera un des quatre survivants d’un convoi de 800 personnes. Suzanne et ses amies scoutes, dont deux sœurs internes à Fabre, embarquent le 20 mai dans le convoi 74 pour Auschwitz-Birkenau. « J’ai survécu parce que j’étais jeune et robuste et que, avec mes amies scoutes, nous nous sommes serré les coudes », raconte Suzanne qui, lors de la « sélection », sera choisie pour un kommando quand d’autres iront à la mort. Suzanne accomplit d’épuisants travaux de terrassement, évite la dysenterie mais pas les furoncles peut-être provoqués par une eau impropre à la consommation. En octobre 1944, elle est dirigée vers Bergen-Belsen puis affectée à une usine d’armement du côté de Leipzig. Les conditions y sont rudes mais « la hantise des chambres à gaz s’est éloignée ». Suzanne va bientôt être désignée pour un nouveau convoi. Direction : le ghetto de Theresienstadt. Ne descendront de ces wagons, après douze jours et autant de nuits, que quelques petites dizaines de survivants. Suzanne a pris un méchant coup de crosse qui ne lui était pas destiné. Elle a une sévère plaie à la tête et semble condamnée. Libérée par les Russes et opérée par eux, Suzanne est rapatriée par un avion américain jusqu’à Lyon où un médecin pronostique qu’elle ne passera pas la nuit. Le lendemain, Suzanne respire encore. Mais il lui faudra trois ans d’hospitalisation pour triompher, progrès après progrès, de graves séquelles dont la tuberculose. Le temps a-t-il pansé les plaies ? « Je hurle encore, la nuit, parce que les sélections avaient lieu la nuit. » Propos recueillis par J.P.Lagrange
24/08/2009 Auteur : J.P.Lagrange Source : La Dépêche du Midi, 26 avril 2008
Raymond Bonnefous
(1935-1944) Sénateur de l'Aveyron
Georges Subervie
(1944-1953)
Cultes à Rodez
Idebert Exbrayat
*
Pasteur de l'Église réformée ( 1938 )
Charles Challiol
Évêque de Rodez et de Vabres ( 1925-1948 )
Familles réfugiées à Rodez[Compléter]
Article non renseigné. Si vous avez connaissance de personnes hébergées, sauvées ou cachées dans la commune, cliquez ci-dessus sur “Compléter” et ajoutez leur nom, prénom, leur date de naissance, les circonstances du sauvetage, si possible. 4 Familles arrêtées (Rodez)[Compléter]
23/04/1944Famille Blum - Janine, 14 ans, et Madeleine, 16 ans, née le 27 juin 1928 à Belfort, filles de Marthe et René, sont arrêtées au lycée alors qu'elles étaient en cours d'anglais, par la Gestapo et la milice. Elles seront déportées à Theresienstadt (Tchécoslovaquie). Madeleine décédera du typhus le 15 mai 1945. Seule Janine reviendra. Date d'exécution : 15/05/1945
1943Famille Piernik - Berko est né à Brest Litovsk (Pologne) en 1883. Fils de Morduchaj et Esther née Vidomlanskaya, il était épicier et marié à Léa. Il habitait Paris, 211, rue de la Convention à Paris dans le 15e arrondissement. Réfugié à Rodez, il est arrêté parce que juif et sera déporté sans retour par le convoi n° 50 (environ 1000 déportés, 3 survivants en 1945). Déportation : 04/03/1943 convoi no 50
01/1944Famille Toublanc - Stefania, dite Stefkia, née Rosenman le 16 août 1906 à Lwow (Pologne), marié, mère d'un enfant était réfugiée de Paris à Laissac (Aveyron). Arrêté parce que juive et résistante, elle est assassinée par la Gestapo à Rodez Date d'exécution : 02/01/1944
22/04/1944Famille Waligora - Suzanne, 17 ans, née à Paris le 27 mars 1927 est réfugiée à Rodez depuis 1940 avec son petit frère et ses parents et habite rue d'Armagnac. Le 22 avril 1944, Suzanne, lycéenne, et son père sont arrêtés parce que juifs. Elle est déportée le 20 mai de Drancy à Auschwitz par le convoi n° 74 (1200 déportés, 157 survivants en 1945), tandis que son père a été déporté par le convoi n° 73.
Libérés par les Soviétiques le 8 mai 1945, le père et la fille retrouveront leur famille en France. convoi no 73 et 74
15/09/1941 -Dénombrement des Juifs en Aveyron. 346 Français et 362 étrangers 17/03/1942 -Dénombrement des Juifs en Aveyron : 441 Français et 477 étrangers dont 247 Polonais. 22/04/1944 -Rafle des Juifs de Rodez.
Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]
1 Rodez sur
Wikipedia 2 Les maquis en Cévennes (Pour la Mémoire, dans cet historique de la Résistance en Cévennes, il y a la saga d’une bonne partie de la Résistance M.U.R. du Gard, concernant ses maquis de l’Aigoual, mais aussi leur mouvance, de Nîmes, Le Grau du Roi, Sommières et même Ganges, étroitement uni à Lasalle, Saint Hippolyte du Fort et Valleraugue. C’est la mémoire d’une résistance populaire, encadrée par des hommes courageux, volontaires, qui n’étaient pas préparés à ces lourdes responsabilités et qui surent les assumer, avec raison et sans défaillance.
La montée en puissance de cette résistance, surestimée par l’adversaire, lui donna un grand rayonnement dans notre département. C’est aussi, la mémoire d’un pays de montagne moyenne, mais très accidentée, sorte de refuge dans lequel s'’est perpétuée une tradition d’accueil et de liberté. Les Cévennes. )
Jean Moulin
(01/06/1938 - 21/02/1939) Préfet de l'Aveyron
M. Destarac
(21/02/1939 - 25/09/1940) Préfet de l'Aveyron
Pierre Marion
(17/09/1940 - 11/1943) Préfet de l'Aveyron
Pierre Olivier de Sardan
(1941 - 1942) Préfet de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales)
Alfred Hontebeyrie
(11/10/1942 - 16/07/1944) Alfred Roger Hontebeyrie, Préfet de l'Hérault et de la région de Montpellier (Aude, Aveyron, Hérault, Lozère et Pyrénées-Orientales) (1895-1969)
M. Dupiech
(06/02/1944 - 07/1944) Préfet de l'Aveyron
Marcel Chapron
(07/1944 - 18/08/1944) Préfet de l'Aveyron
M. Moisset
(18/08/1944 - 24/08/1944) Préfet de l'Aveyron
Édouard Laguerre
(24/08/1944 - 01/02/1945) Préfet de l'Aveyron
Avertissement Les informations affichées sur le site de l'AJPN sont fournies par les personnes qui contribuent à l'enrichissement de notre base de données. Certaines, notamment les témoignages, ne peuvent être vérifiées par l'AJPN et ne peuvent donc pas être considérées d'une fiabilité totale. Nous citons les sources de ces informations chaque fois qu'elles nous sont communiquées. Toutes les demandes de rectification de données erronées sont bienvenues et, dans ce cas, les corrections nécessaires sont appliquées dans les meilleurs délais en citant la source de ces corrections. C'est par cette vigilance des visiteurs de notre site que nous pouvons assurer la qualité des informations conservées dans notre base de données.
Justes parmi les Nations -
Righteous among the Nations
- De Gerechten mank de Völker -
Giusti tra
le nazioni - Drept între
popoare -
Gerechter unter den Völkern - Sprawiedliwy
wsród Narodów Swiata -
Rechtvaardige onder de Volkeren -
Justuloj inter la popoloj - Rättfärdig bland folken - Spravodlivý medzi národmi - Spravedlivý mezi národy
-
Vanhurskaat kansakuntien joukossa - Világ Igaza - Justos entre as nações - Justos entre las Naciones - Justos
entre les Nacions